Raie

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Raie (homonymie).
Raie
Nom commun ou
nom vernaculaire ambigu :
L'expression « Raie » s'applique en français à plusieurs taxons distincts. Page d'aide sur l'homonymie
Raie léopard (Aetobatus narinari)
Raie léopard (Aetobatus narinari)
Taxons concernés

Plusieurs espèces dans le super-ordre Rajomorphii
parmi les ordres :

Raie [ʀɛ] est un nom vernaculaire ambigu qui correspond en français à de nombreuses espèces de poissons, regroupées dans plusieurs ordres du super-ordre Euselachii. Les rajiformes sont quelquefois qualifiés de « Raie vraie » ; ce sont des requins au corps aplati. Ces ordres regroupent d'autres types de poissons cartilagineux comme les poissons scies, torpilles, poissons guitares... Le terme raie dérive du latin raia, terme qui désignait ce type de poisson[1].

Description[modifier | modifier le code]

Les raies se distinguent donc par leur corps plat avec des nageoires en forme d'aile. La plupart vivent sur le fond de la mer. Seules quelques espèces évoluent en eau libre ou non salée. Les raies se nourrissent de crustacés ou de poissons, en fonction des espèces. Certaines espèces disposent d'un dard dont les piqûres sont souvent douloureuses et parfois mortelles pour l'Homme. Toutes les espèces ne comportent pas le terme "raie" dans leur nom vernaculaire, c'est le cas par exemple des pocheteaux.

Reproduction[modifier | modifier le code]

Si certaines raies sont ovovivipares comme la raie manta, celles des côtes françaises sont souvent ovipares. Chaque œuf est contenu dans une capsule très résistante (oothèque). Des mois après la ponte, une raie miniature va en sortir. On retrouvera la capsule vide sur le rivage, sous forme de sac noir à 4 cornes.

Espèce menacée[modifier | modifier le code]

Les raies, à durée de vie longue et à la reproduction lente, sont très sensibles à la pression humaine. Les derniers rapports de l'UICN sont alarmants : 26 % de ces espèces friseraient l'extinction dans l'Atlantique Nord, contre 42 % en Méditerranée, considérée comme la mer la plus dangereuse au monde pour cette faune, notamment pour la mante géante et la raie de Malte. Au banc des accusés : la surpêche, qu'elle soit accidentelle ou ciblée. À l'échelle internationale, la législation limitant la capture de ces poissons est quasi inexistante.

Les ailes de raies sont consommées par l'Homme. La pêche au chalut, la surpêche, la pollution marine, la pêche électrique (interdite en Europe car ayant montré des effets négatifs sur les raies[2]) la menacent.

Liste[modifier | modifier le code]

Liste des noms vernaculaires utilisant le terme raie :

Représentations picturales[modifier | modifier le code]

La Raie
1728 (114 × 146 cm)
Musée du Louvre (Paris)

L'une des plus célèbres est celle de Jean Siméon Chardin (1699-1779), dans un tableau de 1728 (musée du Louvre) où la raie est représentée dans une nature morte, suspendue à un crochet.

Chaïm Soutine (1893-1943) a repris la même thématique dans plusieurs tableaux en 1920 (Musée Calvet à Avignon) et vers 1924 (Perls galleries à New-York).

James Ensor (1860-1949) reprend ce thème dans un tableau de 1892[3].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Définitions lexicographiques et étymologiques de « Raie » du TLFi, sur le site du CNRTL.
  2. Schark Alliance ; [ http://www.sharkalliance.org/do_download.asp?did=28594 Le point de vue de Shark Alliance sur l’élaboration d’un Plan d’action européen pour la conservation des requins], 2 pages.
  3. La Raie de James Ensor, huile sur toile, Musées royaux des beaux-arts de Belgique