Trégarantec

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Trégarantec
L'église paroissiale Saint-Théarnec.
L'église paroissiale Saint-Théarnec.
Blason de Trégarantec
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Finistère
Arrondissement Arrondissement de Brest
Canton Canton de Lesneven
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de Lesneven et de la côte des Légendes
Maire
Mandat
Agnès Jaouen
2014-2020
Code postal 29260
Code commune 29288
Démographie
Gentilé Trégarantécois
Population
municipale
573 hab. (2011)
Densité 110 hab./km2
Population
aire urbaine
25 712 hab.
Géographie
Coordonnées 48° 33′ 05″ N 4° 17′ 38″ O / 48.5515, -4.29448° 33′ 05″ Nord 4° 17′ 38″ Ouest / 48.5515, -4.294  
Altitude Min. 32 m – Max. 87 m
Superficie 5,21 km2
Localisation

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Trégarantec

Trégarantec [tʁegaʁɑ̃tɛk] (en breton : Tregaranteg) est une commune du département du Finistère, dans la région Bretagne, en France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Étymologie et origines[modifier | modifier le code]

La paroisse de Trégarantec, citée pour la première fois vers 1329-1332, faisait partie de l'archidiaconé de Kemenet-Ily (le siège de l'archidiaconé se trouvait à Trégarantec) relevant de l'évêché de Léon. Elle est sans doute issue d'un démembrement de la paroisse primitive de Ploudaniel. Son nom est composé à partir du mot breton treb, qui signifie "subdivision d'une paroisse", et de saint Théarnec (et non de saint Carantec comme le prétendent certaines sources):

« Arnec était fils de saint Judicaël et de la reine Morone sa femme. Il embrassa la vie religieuse sous saint Judoce, son oncle, avec lequel il vécut quelque temps sur les bords de la Canche, dans le Ponthieu. À la mort de ce saint parent, il revint dans le Léon, y bâtit sur les bords de l'Élorn une cellule et une chapelle devenue célèbre sous le nom de Land-Ernoc, nom qu'a conservé la ville actuelle de Landerneau. Plus tard saint Arnec devint évêque dans le canton d'Illy. Son évêché ne renfermait que vingt ménages. Pendant son épiscopat, il fit construire deux églises dans la paroisse de Ploudaniel et les dédia aux deux meilleurs amis qu'avait eu le roi son père, l'une à saint Méen, l'autre à saint Éloi. Près de lui vivait un saint ermite nommé Guénion, Guinien ou Vinien, qui était frère de saint Judicaël et à qui saint Arnec céda son évêché. Saint Guinien est patron de Pleudaniel[1]. L'ancien petit royaume d'Illy était dans la paroisse de Trégarantec, dans la section Lysien, et contenait dix-sept villages. Saint Arnec est le patron de Trégarantec[2] »

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Roland de Neufville, puîné de la maison du Plessis-Bardoult ou Plessis-Bardoul[3], évêque de Léon de 1562 à 1613, échangea, par un contrat signé le 26 juin 1589 l'île d'Oixant (le nom de l'île d'Ouessant était fréquemment écrit Oixant au Moyen Âge) avec René de Rieux, marquis de Sourdéac, contre la terre de Porléac'h (manoir de Porz Lech Bihan) en Trégarantec[4].

Portz Lech Bihan, qui appartenait primitivement aux évêques de Léon, était passé entre les mains du seigneur de Brézal, qui venait de le vendre au seigneur de Sourdéac, René de Rieux, et l'évêque tenait à recouvrer ce bien, « situé proche le manoir principal des champs, de l'évêché, Portz lech bras, qui, sans cette acquisition, eût été si étroitement serré que les évêques n'y eussent pu bonnement demeurer, combien que leur résidence, y soit pour partie du temps fort requise, ce manoir étant à demi-lieue du siège de la justice royale (Lesneven) et au milieu de l'évêché de Léon jouxte autre bien appelé le Portz lec'h bras, en Trégarantec, appartenant audit évêché, ce qui aurait été fait et promis avec l’avis et consentement de MM. les chanoines de Léon, mais non encore rédigé par écrit comme il est requis ; pour à quoy parvenir, le seigneur Évêque, ne pouvant assister en personne, pour son absence notoire de cet évêché, aurait nommé pour le représenter noble homme Rolland Guéguen (habitant Portzlech) selon les lettres de procure lui données le 26 Juin dernier ». Le contrat est définitivement signé le 20 août 1596 et le manoir de Portz Lech Bihan est alors estimé 300 livres 8 sols 1 denier de rente annuelle[5].

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Le XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Le XXe siècle[modifier | modifier le code]

Géographie[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Langue bretonne[modifier | modifier le code]

Devise[modifier | modifier le code]

La devise de la commune : « War sao, paotred! » - « Debout les Hommes ! ».

Monuments[modifier | modifier le code]

  • Le monument le plus remarquable de Trégarantec est en tout point l' église paroissiale Saint-Théarnec, qui date du XVIIe siècle, qui fut incendiée dans la nuit du 17 au 18 août 1890, puis aussitôt reconstruite en style néogothique[6].
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  • Le manoir de Kerduden fut construit en 1874, par Antoine Miorcec, qui habitait au lieu-dit Kerdanet.
  • Le calvaire du cimetière constitue, quant à lui, un monument en lui-même, il est daté du XVIIe siècle, lui aussi, et il est considéré comme l'un des joyaux du patrimoine trégarantécois.

Démographie[modifier | modifier le code]

           Évolution de la population  [modifier]
1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851 1856
486 490 530 585 582 611 651 666 628
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
584 573 575 558 562 576 592 558 514
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
525 583 496 506 468 494 511 492 435
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011 -
378 340 377 415 429 512 524 573 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2004[8].)
Histogramme de l'évolution démographique

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. L'église paroissiale de Pleudaniel (Côtes-d'Armor) est actuellement dédiée à saint Pierre, mais était autrefois dit-on dédiée à saint Guinien mais c'est douteux car il s'agit probablement d'une confusion avec Ploudaniel, située dans le Finistère
  2. Malo-Joseph de Garaby, Vie des bienheureux et des saints de Bretagne, pour tous les jours de l'année, L. Prud'homme, Saint-Brieuc, 1839, consultable http://books.google.fr/books?id=AWqB2ci3hBQC&pg=PA253&lpg=PA253&dq=saint+Guinien&source=bl&ots=2thfZ6XIMw&sig=BUmFBXNJhQsLbDS0c7iHKVl4nwc&hl=fr&sa=X&ei=2ZnFUJjRIMWChQea1YHQDg&ved=0CFcQ6AEwBg#v=onepage&q=saint%20Guinien&f=false
  3. Le château du Plessis-Bardoul est situé à Pléchâtel (Ille-et-Vilaine)
  4. A. Kerneis, L'île d'Ouessant. Les seigneurs et les gouverneurs. Achat par le Roy en 1764, Bulletin de la Société académique de Brest, 1894, pages 137-138, consultable http://archive.org/details/bulletindelasoc59bresgoog
  5. Archives du diocèse de Quimper et de Léon, cité par http://www.infobretagne.com/ouessant.htm
  6. http://fr.topic-topos.com/eglise-saint-thearnec-tregarantec
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Voir aussi[modifier | modifier le code]

Site de la Communauté de Communes du Pays de Lesneven et de la Côte des Légendes