Pie X

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Pie X
Saint catholique
Image illustrative de l'article Pie X
Portait officiel du pape Pie X, le 14 septembre 1903, après son élection.
Biographie
Naissance 2 juin 1835
Riese (Autriche-Hongrie)
Ordination sacerdotale 18 septembre 1858
Décès 20 août 1914
Rome (Royaume d'Italie)
Saint de l’Église catholique
Canonisation 29 mai 1954 par Pie XII
Béatification 3 juin 1951 par Pie XII
Pape de l’Église catholique
Élection au pontificat 4 août 1903 (68 ans)
Intronisation 9 août 1903
Fin du pontificat 20 août 1914
(11 ans, 0 mois et 16 jours)
Précédent Léon XIII Benoît XV Suivant
Cardinal de l’Église catholique
Créé
cardinal
juin 1893
Titre cardinalice Cardinal-prêtre de San Bernardo alle Terme
Évêque de l’Église catholique
Consécration épiscopale 16 novembre 1884
Patriarche de Venise
15 juin 18934 août 1903
Précédent Domenico Agostini Aristide Cavallari Suivant
Évêque de Mantoue
10 novembre 188415 juin 1893
Précédent Giovanni Berengo Paolo Origo Suivant

Signature

Blason
Instaurare omnia in Christo
(en) Notice sur www.catholic-hierarchy.org

Pie X (en latin Pius X, en italien Pio X), né Giuseppe Melchiorre Sarto à Riese en Vénétie (alors en Autriche-Hongrie, maintenant Riese Pie X, dans la province de Trévise, en Italie) le 2 juin 1835, mort le 20 août 1914 à Rome, pape du 4 août 1903 à sa mort. Il a été béatifié le 3 juin 1951, puis canonisé le 29 mai 1954 : il est donc saint Pie X pour les catholiques.

Sa fête liturgique est alors fixée au 3 septembre, puis au 21 août, dans le nouveau calendrier.

Itinéraire pastoral[modifier | modifier le code]

Né dans une famille de condition modeste — son père Giovanni Battista Sarto (1792-1852) est facteur rural et appariteur de Riese[réf. souhaitée] et sa mère Margherita Sanson (1813-1894), couturière[1] —, il reçoit la tonsure en 1850 et entre au séminaire de Padoue[a 1] où ses supérieurs le chargent de diriger le chant des séminaristes[a 2]. En bénéficiant de son talent musical, il est nommé maître de chapelle et y organise une schola[a 3]. Il est ordonné prêtre en 1858.

Il devient vicaire de la paroisse de Tombolo[a 3] à laquelle il crée une petite école du chant grégorien de sorte que tous les fidèles puissent prendre part au chant de la messe[a 3].

La Vénétie devietn italienne en 1866.

L'abbé Sarto est nommé archiprêtre de Salzano en 1867, ensuite chanoine de la cathédrale de Trévise en 1875[1]. Parallèlement, il devient directeur spirituel du séminaire du diocèse.

En 1882, lors de la conférence européenne d'Arezzo pour la musique sacrée, en tant que chancelier de l'évêché et directeur spirituel du grand séminaire, il soutient les moines de l'abbaye Saint-Pierre de Solesmes en faveur de la restauration du chant grégorien, alors que le pape Léon XIII défend toujours le chant néo-médicéen, issu de celui qui a été publié à Rome de 1614 à 1615[a 3].

En 1884, il est consacré évêque de Mantoue[1].

Il effectue deux visites pastorales et organisa un synode diocésain, avant de devenir Patriarche de Venise en 1893 et de recevoir la barrette de cardinal-prêtre (pour la paroisse de San Bernardo alle Terme) lors d'un consistoire secret en juin 1893. Le gouvernement italien refuse d'abord son exequatur, sous prétexte que sa nomination a été le fait du gouvernement austro-hongrois. Sarto doit attendre 18 mois avant de recevoir son nouveau diocèse.

Il publie à Venise le 1er mai 1895, la Lettre pastorale sur le chant d'Église, en présentant des principes généraux pour l'organisation et la réalisation de la prière commune, chantée et liturgique[a 3].

Élection[modifier | modifier le code]

Le cardinal Sarto, futur Pie X
Article détaillé : Conclave de 1903.

À la mort de Léon XIII, son successeur considéré le plus probable est son secrétaire d'État le cardinal Mariano Rampolla del Tindaro, qui totalise 29 voix lors du premier scrutin mais l'Autriche-Hongrie use de son droit d'exclusive à l'encontre dudit cardinal.

Le cardinal Sarto est élu le 4 août par 50 voix contre 10 à Rampolla, et prend le nom de Pie X, en souvenir des papes du XIXe siècle qui « [avaient] courageusement lutté contre les sectes et les erreurs pullulantes ». Il est couronné le 9 août. Un de ses premiers actes est d'interdire l'exclusive, pratique qui avait empêché Rampolla d'être élu.

Pontificat[modifier | modifier le code]

Statue du pape Pie X dans la Basilique Saint-Pierre au Vatican.

Le nouveau pape avait pour particularité de n'avoir aucune expérience diplomatique, ni véritable formation universitaire. Il compensa toutefois ces handicaps en s'entourant de gens compétents, comme le cardinal Rafael Merry del Val, âgé de 38 ans, polyglotte et directeur de l'Académie des nobles ecclésiastiques, dont Pie X fait son secrétaire d'État.

Pie X, issu d'un milieu populaire, tenta de rester accessible et fit aménager un appartement particulier dans le palais des papes, pour préserver sa vie privée marquée par la personnalité de ses sœurs.

Conservateur et réformateur[modifier | modifier le code]

Le nouveau pape s'écarte de la conception conciliatrice de son prédécesseur, et affiche tout de suite une politique conservatrice. En matière administrative, il se montre pourtant réformateur : il confie à Mgr Gasparri une refonte du droit canonique, qui aboutit en 1917 à la promulgation d'un Code de droit canonique.

Il publie le Catéchisme de la Doctrine chrétienne (qui est appelé aujourd'hui Catéchisme de saint Pie X), ainsi que les Premiers éléments de la Doctrine chrétienne (ou Petit catéchisme de S. Pie X). Ce Catéchisme a fait l'objet d'un éloge pontifical public de Benoît XVI lors de l'Audience générale du 18 août 2010 :

« Depuis les années où il était curé, il avait rédigé lui-même un catéchisme et au cours de son épiscopat à Mantoue, il avait travaillé afin que l'on parvienne à un catéchisme unique, sinon universel, tout au moins italien. En authentique pasteur, il avait compris que la situation de l'époque, notamment en raison du phénomène de l'émigration, rendait nécessaire un catéchisme auquel chaque fidèle puisse se référer indépendamment du lieu et des circonstances de vie. En tant que souverain pontife, il prépara un texte de doctrine chrétienne pour le diocèse de Rome, qui fut diffusé par la suite dans toute l'Italie et dans le monde. Ce catéchisme, appelé « de Pie x », a été pour de nombreuses personnes un guide sûr pour apprendre les vérités de la foi en raison de son langage simple, clair et précis et de sa présentation concrète. » (Benoît XVI - 18 août 2010)[2]

Sur le plan financier, il réunit les revenus du Denier de Saint-Pierre et ceux du patrimoine du Vatican puis fait acheter de nouveaux bâtiments. Il réforme l'organisation de la Curie romaine par la constitution Sapienti consilio du 29 juin 1908, supprimant des dicastères devenus inutiles et en concentrant les prérogatives des différents organes.

Avec le décret « Quam Singulari » du 8 août 1910, Pie X demande que les enfants fassent leur première communion dès l'âge de 7 ans, ce qui aboutit en pratique à une inversion de l'ordre traditionnel des sacrements, en plaçant la communion avant la confirmation[3]. Rite de passage important du début de l'adolescence, l'ancienne première communion qui se célébrait vers douze ans est alors maintenue en France en se transformant en cérémonie de profession de foi ou « communion solennelle ».

Antimodernisme[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Crise moderniste.

Le modernisme est à l'époque une tendance théologique considérée par les courants intransigeants, dominant les autorités catholiques d'alors, comme déviante et menant à l'hérésie. S'appuyant sur une nouvelle lecture de la Bible, les modernistes acceptent l'idée d'une évolution dynamique de la doctrine de l'Église par opposition à un ensemble de dogmes fixes.

Dans la constitution apostolique Lamentabili sane exitu (1907), Pie X condamne formellement 65 propositions dites « modernistes », rappelées dans l'encyclique Pascendi. Celle-ci rejette notamment les thèses d'Alfred Loisy.

Le résumé de la position antimoderniste est donné dans le motu proprio Sacrorum antistitum de 1910, encore appelé serment antimoderniste que chaque prêtre est tenu de prononcer jusqu'à sa suppression en 1967 et en 1914 sont publiées 24 thèses soutenant le thomisme. Quarante ecclésiastiques refusent de prêter serment.

Parallèlement, Pie X encourage personnellement la constitution du réseau dit La Sapinière créé par Mgr Umberto Benigni et destiné à lutter contre les catholiques soupçonnés de modernisme, dans une organisation que l'historien Yves-Marie Hilaire décrit comme un système de « combisme ecclésiastique »[4].

La « question française »[modifier | modifier le code]

Il fait face à la loi française de séparation de l'Église et de l'État, votée par le parlement le 9 décembre 1905, et qui s'inscrit dans le prolongement de la politique anticléricale menée par le précédent gouvernement d'Émile Combes, qui a ordonné la dissolution des congrégations religieuses et l'expulsion des religieux réguliers : enseignants, personnel des hospices, etc. (pendant de longues années, les religieux congréganistes désireux d'enseigner devront porter la soutane du clergé séculier).

Pie X se montre moins conciliant et plus dogmatique que son prédécesseur, Léon XIII.

Bien que la majorité des évêques français conseille de se plier à la loi, Pie X interdit toute collaboration par l'encyclique Vehementer nos (11 février 1906), l'allocution consistoriale Gravissimum (21 février), et l'encyclique Gravissimo Officii Munere (10 août), que Mgr Louis Duchesne baptise malicieusement « Digitus in oculo » (« doigt dans l'œil »). Le pape affirme alors que la « loi [...], en brisant violemment les liens séculaires par lesquels [la] nation [française] était unie au siège apostolique, crée à l'Église catholique, en France, une situation indigne d'elle et lamentable à jamais »[5].

Cette opposition du pape à la loi française a pour conséquence de compromettre la création des associations cultuelles, prévues par la loi, et de faire transférer les biens immobiliers de l'Église au profit de l'État. Ce n'est qu'en 1923 que la situation est débloquée par la création des associations diocésaines.

En 1911, le concordat portugais prend pareillement fin.

Dernières années[modifier | modifier le code]

Dans l'encyclique Lacrimabili Statu du 7 juin 1912[6], Pie X s'élève contre le sort réservé aux Indiens d'Amérique du Sud et appelle les archevêques et évêques à agir en leur faveur, dénonçant les massacres, l'esclavage et les autres traitements indignes auxquels étaient soumises les populations indigènes, y compris par des catholiques, comme l'avait déjà dénoncé son prédécesseur Benoît XIV en 1741 mais sans grand effet.

Si Pie X se montre bouleversé lorsqu'éclate la Première Guerre mondiale, la question se pose de savoir s'il a tenté de la prévenir ainsi que celle du rôle de son entourage. Même si, selon une anecdote encore acceptée par Y.-M. Hilaire[7] mais mise en doute par plusieurs historiens[8], y compris des catholiques[9], le pape refuse sa bénédiction aux armées austro-hongroises, disant « Je ne bénis que la paix », Rafael Merry del Val, toujours secrétaire d'État, ne tente rien, dans le même temps, pour décourager l'Autriche-Hongrie d'entrer en guerre contre la Serbie. En tout état de cause, l'influence papale reste faible face à la montée des nationalismes[10] et l'attitude du Saint-Siège fut au moins incohérente[11].

Pie X est affecté par une bronchite et, tourmenté par les hostilités qu'il semble avoir pressenties et qui enflamment l'Europe, meurt le 20 août 1914, causant une grande émotion chez les fidèles, auprès desquels il était populaire[12].

La canonisation[modifier | modifier le code]

Le pape Pie X (carte stéréoscopique).

Après sa mort, la dévotion envers Pie X ne cesse pas. Sa cause est ouverte le 24 février 1923 et on érige à Saint-Pierre de Rome un monument en sa mémoire pour le vingtième anniversaire de son accession au pontificat. Devant l'afflux des pèlerins venus prier sur sa tombe dans la crypte de la basilique Saint-Pierre, on fait sceller une croix de métal sur le sol de la basilique, afin que les pèlerins puissent s'agenouiller juste au-dessus de son tombeau. Des messes y sont dites jusqu'à l'avant-guerre.

Le 19 août 1939, Pie XII prononce un discours à sa mémoire et le 12 février 1943, en pleine guerre, « l'héroïcité de ses vertus » est proclamée. Peu après il est déclaré « serviteur de Dieu ».

C'est alors que la Sacrée Congrégation des Rites ouvre le procès de béatification examinant en particulier deux miracles. En premier lieu, celui intervenu auprès de Marie-Françoise Deperras, religieuse qui, d'après les Acta Apostolicae Sedis, était atteinte d'un cancer des os dont elle aurait été guérie en décembre 1928[13] et en second lieu celui d'une Sœur Benedetta de Maria, de Boves (Italie), qui aurait été guérie d'un cancer de l'abdomen en 1938[14].

Ces deux miracles sont officiellement approuvés par Pie XII, le 11 février 1951 et aboutissent à la lettre de béatification de Pie X le 4 mars suivant. La cérémonie en elle-même a lieu le 3 juin 1951 en la basilique Saint-Pierre en présence de 23 cardinaux, de centaines d'archevêques et d'évêques et d'une foule de 100 000 pèlerins. Pie XII parle alors de Pie X comme du « pape de l'Eucharistie », en référence à l'accès de la communion aux jeunes enfants facilité par le nouveau bienheureux.

Le 17 février 1952 son corps est transféré de la crypte à son emplacement actuel sous l'autel de la chapelle de la Présentation, à l'intérieur de la basilique, dans un sarcophage de bronze ajouré par un vitrage.

Le 29 mai 1954, deux miracles sont reconnus par l'Église catholique, en premier lieu celui qui aurait permis la guérison d'un avocat italien - Francesco Belsami - d'un abcès pulmonaire, et l'autre celui qui aurait permis la guérison d'une religieuse - Sœur Maria-Ludovica Scorcia - affectée d'un virus du système nerveux[15]. La messe de canonisation célébrée par Pie XII est suivie par une foule de 800 000 fidèles.

Pie X est le premier pape depuis le XVIe siècle à être canonisé, le dernier ayant été en 1712 Pie V qui avait régné de 1566 à 1572.

En plus d’être considéré comme le pape de l'Eucharistie, Pie X est celui qui a autorisé la communion eucharistique de façon quotidienne.

Dans le domaine de la liturgie[modifier | modifier le code]

Avec sa connaissance profonde du chant grégorien ainsi que le mouvement dynamique de la restauration de celui-ci, Pie X paracheva une centralisation de la liturgie de l'Église romaine, jamais vue depuis l'époque de Charlemagne[16]. Il en acheva par la publication des livres en latin pour l'Église universelle, à la place des liturgies locales. Désormais, l'Église catholique célébrait ses offices à la même manière, jusqu'à ce que soit tenu la IIe concile du Vatican.

Tout d'abord, aussitôt élu, Pie X expédia son Motu proprio « Inter pastoralis officii sollicitudes[17] » le 22 novembre 1903, fête de Sainte Cécile, à savoir patronne de la musique. Dans ce motu proprio, il précisa ses instructions concernant la musique sacrée de l'Église romaine.

Ensuite le 25 avril 1904, le pape annonça la création d'une édition officielle du chant pour l'Église universelle, à la base du chant grégorien scientifiquement restauré. Pour la publication de cette Édition Vaticane, il créa une commission pontificale composée des musicologues de tout de l'Europe, et Dom Joseph Pothier, l'abbé de Saint-Wandrille, fut nommé son président. Comme la commission à Rome ne put pas accéder directement aux matériaux, un grand nombre de photographies des manuscrits anciens auprès de l'abbaye Saint-Pierre de Solesmes, Pie X dut renoncer ce projet, mais demanda à Dom Pothier de publier les livres de chant sans délai, d'après les éditions bénédictines de Solesmes[18].

Enfin, sa première publication fut achevée en 1908. Il s'agit de la nouvelle édition vaticane du graduel :

  • Graduale sacrosanctæ romanæ ecclesiæ de tempore et de sanctis SS. D. N. Pii X. pontificis maximi jussu restitutum et editum, Typis Vaticanis, Rome 1908 fac-similé

L'antiphonaire, quant à lui, parut en 1912 :

  • Antiphonale sacrosanctæ romanæ ecclesiæ pro diurnis horis SS. D. N. Pii X. pontificis maximi jussu restitutum et editum, Typis polyglottis vaticanis, Rome 1912 fac-similé

Le pape Pie X était également le fondateur de l'Institut pontifical de musique sacrée à Rome, en 1910[19]. La fondation de cet établissement avait été proposée par le théologien et musicologue de Léon XIII ainsi que vieil ami de Pie X, Dom Angelo de Santi, qui fut donc nommé le premier directeur de l'institut[20],[21].

Pie X dans la littérature[modifier | modifier le code]

En 1913, Apollinaire, exprimant la lassitude de l'antiquité gréco-romaine et lui opposant le christianisme, qui « seul en Europe n'est pas antique », écrit dans son poème Zone :
« L'Européen le plus moderne c'est vous pape Pie X »,
éloge paradoxal du pape qui avait condamné le modernisme.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c (it)http://www.treccani.it/enciclopedia/pio-x-papa-santo
  2. [1]
  3. Henri Bourgeois, « La place de la confirmation dans l'initiation chrétienne », nouvelle revue théologique, vol. 115, no 4,‎ 1993, p. 516-542 (lire en ligne)
  4. Yves-Marie Hilaire (dir.), Histoire de la papauté. 2000 ans de mission et de tribulations, éd. Seuil/Tallandier, 2003, p. 435
  5. Vehementer nos, Lettre encyclique de sa Sainteté le pape Pie X au peuple français, sur le site du Vatican : [2].
  6. (en) Texte de l'encyclique Lacrimabili statu sur le site de Vatican.
  7. Hilaire p. 436
  8. Martin Benoist, Été 1914, la Papauté face à la guerre dans La Nouvelle Revue d'Histoire HS n°8, p. 59-61
  9. Francis Latour (chargé de cours à l'Institut catholique de Paris), dans son livre La Papauté et les problèmes de la paix pendant la Première Guerre mondiale (L'Harmattan, 1996, p. 26), met au conditionnel aussi bien la demande faite par le prince Schönburg que la réponse (« je ne bénis pas les armes, mais la paix ») de Pie X. Il signale que l'historien catholique Daniel-Rops, dans son Histoire de l'Église (t. VI, vol. 2, Paris, 1963, p. 376) émet un doute très net. Charles Maurras, qui, visiblement, aurait aimé que l'anecdote fût vraie, ne la raconte qu'au conditionnel dans son livre La Démocratie religieuse (1921), rééd. 1970, Nouvelles Éditions latines, p. 11.
  10. Hilaire p. 436
  11. Francis Latour, p. 27
  12. ref Hilaire, p. 436
  13. Pierre Delooz, Les Miracles : un défi pour la science ?, éd. De Boeck Université, 1997, p. 72, en ligne
  14. Fr. Christian Thouvenot (recteur de l’Institut universitaire Saint-Pie X), Canonization of Pope Pius X by Pope Pius XII, Angelus online, 20 octobre 2006.
  15. Fr. Christian Thouvenot, loc.cit.
  16. http://palmus.free.fr/session_2004.pdf Dom Daniel Saulnier (Dr.) de l'abbaye Saint-Pierre de Solesmes, Session grégorienne 2004, p. 70-71
  17. http://www.musique-liturgique.com/gregorien/les-textes/121-motu-proprio-de-saint-leo-x-sur-la-musique-sacree
  18. http://palmus.free.fr/session_2004.pdf Dom Daniel Saulnier, Session grégorienne, p. 39
  19. http://www.vatican.va/roman_curia/institutions_connected/sacmus/index_fr.htm
  20. (it)http://www.musicasacra.va/content/musicasacra/it/note-storiche.html Notamment, la première photo est celle de Dom Angelo de Santi, dit le Père de Santi.
  21. (it)http://www.treccani.it/enciclopedia/angelo-de-santi_(Dizionario-Biografico)

Références bibliographiques[modifier | modifier le code]

  1. p. 162
  2. p. 162-163
  3. a, b, c, d et e p.  163

Annexes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Georges Buraud, Pie X - le pape de l'unité, Desclée de Brouwer, 1951
  • Yves-Marie Hilaire (s.dir), Histoire de la papauté. 2000 ans de missions et de tribulations, Tallandier, 1993.
  • Philippe Levillain (s.dir), Dictionnaire historique de la papauté, article « Pie X », Fayard, 1994.
  • Mgr Yves Marchasson, Les Papes du XXe siècle, Desclée, 1990.
  • Yves Chiron, Pie X, Courrier de Rome, 1999.
  • Christian-Philippe Chanut, L'élection de saint Pie X, Sicre éd., 2003.
  • Xavier Lecoeur, Petite Vie de Pie X, Desclée de Brouwer, 2007.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]