Denys (pape)

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Denys
Image illustrative de l'article Denys (pape)
Biographie
Nom de naissance Dionysius
Naissance ?
Grèce
Décès 26 décembre 268
Rome
Pape de l’Église catholique
Élection au pontificat 22 juillet 259
Fin du pontificat 26 décembre 268
Précédent Sixte II Félix Ier Suivant

Blason

Denys, en latin : Dionysius, est le 25e pape de l'Église catholique de 260 à 268. Il succède à Sixte II, en juillet 260, après une vacance de deux ans du siège épiscopal, suite à la persécution engagée par l'empereur Valérien.

Histoire[modifier | modifier le code]

Denys, est probablement né à Terranova da Sibari en Grande-Grèce. Durant le pontificat d'Étienne Ier (254 - 257) il est prêtre de l'Église catholique[1] et apparaît dans la controverse sur la validité du baptême des hérétiques[1]. Cela conduit Denys d'Alexandrie, évêque d'Alexandrie, à lui écrire au sujet du baptême, lettre dans laquelle il est décrit, par Eusèbe de Césarée, comme étant un homme instruit[2].

Après le martyr de Sixte II, le 6 août 258, le siège épiscopal reste vacant deux ans. Gallien devient unique empereur en 260. C'est le début de la période appelée petite paix de l'Église (en). Le 22 juillet 260, le prêtre Denys, connu pour son zèle au sein de l'Église, est élu évêque de Rome. Quelques mois plus tard, Gallien rassure les chrétiens par un édit de tolérance, adressé à des évêques d’Égypte, qui met fin aux persécutions et leur rend en particulier leurs lieux de culte et cimetières[3].

Pontificat[modifier | modifier le code]

Denys s'efforce de réorganiser l'Église, localement très éprouvée et renforce le rôle des prêtres au détriment de celui des diacres. Il renoue ensuite le contact avec les Églises d'Afrique et d'Asie. Une de ses lettres redéfinit la position de Rome sur la validité du baptême des hérétiques et sur la doctrine de la Trinité. Denys gère avec habileté le conflit intervenu dans l'Église d'Alexandrie entre le patriarche et une partie de son clergé. Le patriarche, accusé d'hérésie, se disculpe auprès de Denys. Celui-ci était resté très mesuré dans sa lettre relevant les griefs a l'encontre du patriarche. Suite à ces accusations, Denys tient, à Rome vers 260, un concile[1] où est anathématisée le modalisme de Sabellius.

Denys porte attention aux Églises éloignées, notamment celle de Cappadoce dévastée par les invasions de Goths. Il adresse une lettre de réconfort à l'Église de Césarée ainsi qu'un soutien financier[1].

Suite à l'excommunication de Paul de Samosate, le Concile d'Antioche, en 269, adresse une lettre au pape mais aussi à l'évêque d'Alexandrie[1].

Denys meurt le 26 décembre 268. Il est le premier pape à ne pas être martyr. Saint de l'Église catholique, il est fêté le 26 décembre[4].

Il est inhumé dans la crypte des Papes de la catacombe de Saint-Calixte bien que sa pierre tombale ne fut jamais retrouvée. Ses reliques auraient été transférées, en 1601, dans l'autel de la basilique Saint-Silvestre-de-la-Tête, aux-côtés de celles de Sylvestre Ier et Étienne Ier.

Denys de Rome est ainsi cité dans le martyrologe romain[4] : « À Rome, au cimetière de Calliste sur la voie Appienne, en 268 ou 269, saint Denys, pape. Après la persécution de l’empereur Valérien, il brilla par la rectitude de sa foi et de sa vertu : il consola les chrétiens dans l’affliction par ses lettres et sa présence ; il racheta, moyennant rançon, ceux qui étaient captifs, et enseigna aux ignorants les bases de la foi. »

Références[modifier | modifier le code]

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Source[modifier | modifier le code]

(en) Le pape Saint Denys - Catholic Encyclopedia - 1913 - Johann Peter Kirsch - Volume 5

Liens externes[modifier | modifier le code]

[PDF] (la) Textes du pape Denys - Documenta catholica omnia - 2006

Bibliographie[modifier | modifier le code]