Caïus (pape)

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Caïus
Image illustrative de l'article Caïus (pape)
Le pape Caïus
Biographie
Pape de l’Église catholique
Élection au pontificat 12 décembre 283
Fin du pontificat 22 avril 296
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Blason

Saint Caïus, né à Salone (près de Split) en Dalmatie Croatie est, selon l'Église catholique, le 28e évêque de Rome du 12 décembre 283 à sa mort, le 22 avril 296.

Biographie[modifier | modifier le code]

Son père se prénomme Caïus. Il est membre d'une famille noble liée à l'empereur Dioclétien[1]

Alors qu'il était Évêque, Caïus, pourrait avoir été emprisonné avec le pape Étienne Ier[2].

Il existe peu d'information sur Caius en dehors de celles données par le Liber Pontificalis, qui s'appuie sur un récit légendaire, de la martyre Sainte-Susanna. Selon la légende, Caius baptise les hommes et les femmes convertis par Saint-Tiburce (qui est vénéré avec saint Susanna) et Saint-Castulus[3]. Les légendes affirment que Caius se réfugie dans les catacombes de Rome et y meurt en martyr[4].

Selon le Catalogus Liberianus, le pape Caïus aurait régné durant douze ans, quatre mois et sept jours, du 12 décembre 283 au 22 avril 296[5]. Le théologien Eusèbe de Césarée évalue le pontificat à quinze années. Caïus est mentionné au cours du IVe siècle dans le Depositio Episcoporum mais n'est pas cité en tant que martyr : « X kl maii Caii in Callisti » dans CALLISTI". Il a été enterré dans la crypte papale du cimetière de Calliste[6]. Selon un certain Anastasius, Caïus n'aurait régné qu'onze années[7]. Il n'y a pas d'autres détails connus de sa vie.

On lui attribue le décret en vertu duquel personne ne peut accéder à l'épiscopat sans avoir reçu les ordres de portier, lecteur, acolyte, exorciste, sous-diacre, diacre et prêtre. Il a également divisé les quartiers de Rome parmi les diacres[4],[8]. Au cours de son pontificat, les mesures anti-chrétiennes ont augmenté, bien que de nouvelles églises aient été construites et les cimetières élargis. Saint Caius peut ne pas avoir été martyrisé : la persécution des chrétiens par Dioclétien a commencé en l'an 303, après la mort présumée de Caius, Lorsque Dioclétien est devenu empereur, il n'a pas été immédiatement hostile au christianisme[1],[4].

La maison de Caïus[modifier | modifier le code]

Vers l'an 280, au début de culte chrétien, une maison est construite sur le site de Santa Susanna qui comme beaucoup de lieu de réunion chrétien était dans une maison (domus ecclesiae). Le domus appartenait, selon l' acta du VIe siècle, aux frères nommé Caius et Gabinus, des chrétiens éminents. Caïus peut être ce pape, le prêtre Caius, ou celui qui affirme avoir préservé les corps de St Pierre et de St Paul[9]. Gabinus est le nom donné au père de Sainte Susanna. Ainsi, les sources peuvent laisser à croire que Caïus était l'oncle de Sainte Suzanne.

Culte[modifier | modifier le code]

Le martyr du pape Caïus de Lorenzo Monaco-1394-1397

Caïus pourrait également avoir été le neveu de l'empereur Dioclétien. Il subit sans doute le martyr par décapitation, non sur ordre de son oncle, mais de l'empereur Maximien.

La tombe de Caïus a été découverte dans la catacombe de Saint-Calixte avec la bague que le pontife utilisait pour sceller ses propres lettres. Ses reliques ont été transférées et conservées dans une chapelle privée des Barberini à Rome.

Saint Caïus est fêté le 22 avril. Il a également été représenté coiffé de la tiare avec Saint Nérée. Le pape Caïus est vénéré en Dalmatie ainsi qu'à Venise.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (it) Biagia Catanzaro, Francesco Gligora, Breve Storia dei papi, da San Pietro a Paolo VI, Padova 1975, pag. 49
  • (en)Catholic Encyclopedia, Volume III, Robert Appleton Company, New York, 1908, Nihil obstat, 1908. Remy Lafort, S.T.D., Censor. Imprimatur +Cardinale John Murphy Farley, Archevêque de New York
  • (it) Arringhi, Roma subterr., 1. iv. c. xlviii. p. 426
  • (it) Giovanni Sicari, Reliquie Insigni e "Corpi Santi" a Roma, collana Monografie Romane a cura dell'Alma Roma, 1998
  • (it) Claudio Rendina, I Papi. Storia e segreti, Newton & Compton, Roma, 1983