Cirque de Caligula et de Néron

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Cirque de Caligula et de Néron
Lieu de construction Plaine vaticane
Date de construction milieu du Ier siècle
Ordonné par Caligula
Type de bâtiment Cirque romain
Le plan de Rome ci-dessous est intemporel.
Planrome2b.png
Cirque de Caligula et de Néron
Localisation du Cirque de Caligula et de Néron dans la Rome antique (en rouge)
Coordonnées 41° 54′ 05″ N 12° 27′ 14″ E / 41.901494, 12.453969 ()41° 54′ 05″ Nord 12° 27′ 14″ Est / 41.901494, 12.453969 ()  
Liste des monuments de la Rome antique

Le cirque de Caligula et de Néron (cirque de Néron, Gaianum ou encore cirque du Vatican ; Circus Vaticanus) était situé entre le mont Janicule et le mont Vatican, à la périphérie de Rome, dans la plaine vaticane, le long de la Via Cornelia.

Historique[modifier | modifier le code]

Construction[modifier | modifier le code]

Sa construction débuta sous le règne de Caligula au Ier siècle de notre ère, vers 40 ap. J.-C., dans ses jardins du Vatican : propriété de sa mère Agrippine sur l'ager Vaticanus, d'où le nom de Cirque du Vatican (Circus Vaticanus).

Il fut terminé par Néron, d'où le nom de Cirque de Caligula et de Néron.

Premières persécutions des Chrétiens[modifier | modifier le code]

Néron exécutant une martyre chrétienne

On ne sait pas, si le cirque a été utilisé sous le règne de Néron, en 64 ap. J.-C., lors de la répression de chrétiens accusés d'avoir incendié Rome. Tacite parlant de tortures et exécutions publiques en disant que « Néron prêtait ses jardins pour ce spectacle, et donnait en même temps des jeux au Cirque[1] » sans plus de précision.

Mort de Saint Pierre[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Pierre (apôtre) et Nécropole du Vatican.

L'apôtre Pierre y fut aussi crucifié « la tête en bas » vers 67 - 70. Une tradition immémoriale rapporte que la crucifixion de l'apôtre Pierre, eut lieu inter duas metas (« entre les deux bornes ») de la spina, c'est-à-dire au centre du cirque et approximativement au pied de l'obélisque du Vatican qui ne se situait pas à l'époque à son emplacement actuel. Il fut enseveli à l'extérieur du cirque au pied du mont Vatican, dans une nécropole située au nord de celui-ci, dont elle était séparée par une route secondaire, la via Cornelia. La tombe fut incorporée plus tard au sein des deux basiliques qui lui furent consacrées : ancienne construction de l'Empereur Constantin et l'actuel édifice.

Fermeture puis destruction[modifier | modifier le code]

Article détaillé : antique basilique vaticane.

Vespasien, un des successeurs de Néron ferma le cirque de Néron. [réf. nécessaire]

Ce dernier tomba en ruine jusqu'à ce Constantin Ier fit détruire les derniers vestiges pour construire la première basilique constantinienne à l'emplacement de la Tombe de saint Pierre, à partir de 324 ap. J.-C.

Aujourd'hui[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Basilique Saint-Pierre et Place Saint-Pierre.

Au XVe siècle, le monument construit par Constantin Ier menace de tomber en ruine, et les papes décident de le raser pour en construire un nouveau : l'actuelle basilique Saint-Pierre.

La basilique et la place Saint-Pierre sont donc en grande partie construites sur l'ancien site du Circus Vaticanus, toujours à l'emplacement de la sépulture de saint Pierre.

Architecture[modifier | modifier le code]

Situation approximative du Circus Vaticanus, par rapport à la basilique constantinienne et la basilique actuelle. Une situation plus moderne et plus précise est disponible sur le site de la basilique saint-Pierre. L'obélisque qui se trouvait au centre du cirque de Néron a été déplacé en 1586 au centre de la Place Saint-Pierre située devant la basilique.
Articles détaillés : Obélisque du Vatican et Cirque romain.

Il mesurait environ 280 mètres de long et 90 mètres de large.

La spina était ornée en son milieu d'un obélisque que Caligula avait fait transporter à Rome en 37 ap. J.-C. sur « le plus admirable de tous les bâtiments qu’on ait jamais vus sur les mers »[2].

En 1586, le pape Sixte-Quint le fit déplacer par Domenico Fontana sur la place Saint-Pierre au Vatican.

Les courses des chars[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Course de chars.

Le Circus Vaticanus, ainsi que tous les cirques romains, était essentiellement dévolu aux courses de chars qui passionnaient les Romains, chacune des parties adoptant les couleurs d'un équipage.

De six cellules, carceres, s'échappaient de deux à six équipages menés par des cochers, aurigæ - auriges - qui laissaient sur leur gauche l'arête centrale, la spina, pour accomplir plusieurs tours. La fin de la spina était marquée aux deux extrémités par les metæ.

Les équipages originaux étaient les blancs (albata) et les rouges (russata), auxquels s'ajoutèrent bientôt les bleus (veneta) et les verts (prasina) et, pour finir, sous Domitien, les pourpres et les dorés à l'existence éphémère. Le rouge et le bleu étaient les couleurs du Sénat romain et de la noblesse, le blanc et le vert, celles du peuple.

Les courses donnaient lieu au déchaînement de vives passions entre les factions de fautores (supporters) et il n'était pas rare qu'elles finissent en émeutes. Les auriges, initialement des esclaves ou des affranchis, se recrutaient parfois parmi les citoyens, parfois même des sénateurs, voire des empereurs, tant le prestige des vainqueurs était grand. Ainsi, l'empereur Néron ne rechignait pas à concourir, revêtant pour l'occasion les couleurs du peuple.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Tacite, Les Annales, Livre XV, 44.
  2. d'après Pline l'Ancien (Histoire naturelle, XXXVI,70)