Innocent XII

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Innocent XII
Image illustrative de l'article Innocent XII
Biographie
Nom de naissance Antonio Pignatelli
Naissance
Spinazzola, Basilicate, Drapeau du Royaume de Naples Royaume de Naples
Décès (à 85 ans)
Rome, Flag of the Papal States.gif États pontificaux
Pape de l’Église catholique
Élection au pontificat (76 ans)
Intronisation
Fin du pontificat
(&&&&&&&&&&&033649 ans, 2 mois et 15 jours)
Précédent Alexandre VIII Clément XI Suivant

Blason

Antonio Pignatelli, né à Spinazzola, près de Bari le , et mort à Rome le , pape sous le nom d’Innocent XII (en latin Innocentius XII, en italien Innocenzo XII) de 1691 à 1700, il succède à Alexandre VIII.

Biographie[modifier | modifier le code]

Médaille annuelle en or du Vatican à l'effigie du Pape Innocent XII, 1695

Antonio Pignatelli était le fils de Francesco, marquis de Spinazzola, et de Porzia Carafa, princesse de Minervino, fille de Fabrizio Carafa duc d'Andria. Il fut baptisé dans l'église San Giovanni Battista di Regina di Lattarico (Cosenza).

Il fit ses études au Collège des Jésuites à Rome. À vingt ans, il reçut un poste à la cour du pape Urbain VIII. Pendant les pontificats suivants, il servit comme vice-légat d'Urbino, puis comme gouverneur de Pérouse.

Il devint ensuite inquisiteur dans l'île de Malte en 1646. Deux ans plus tard on le retrouve gouverneur de Viterbe, puis en 1652 nonce apostolique à Florence, en 1660 en Pologne puis en 1668 à Vienne.

En 1671, il reçut la charge de diriger le diocèse de Lecce, mais pour deux ans seulement du fait qu'il avait la charge du secrétariat de la Congrégation des évêques et des réguliers.

Le 1er septembre 1681, il fut créé cardinal par Innocent XI, puis l'année suivante il fut nommé archevêque de Faenza et légat apostolique de Bologne. En 1687, il devint archevêque de Naples. À la mort d'Alexandre VIII survenue le 1er février 1691, il fut élu le 12 juillet après un conclave de 5 mois, comme candidat de compromis entre les cardinaux français et ceux du Saint-Empire.

Immédiatement après son élection il prit position contre le népotisme qui avait longtemps été l'un des grands scandales de l'Église ; la bulle Romanum decet Pontificem, promulguée en 1692, interdisait aux papes à tout moment, de donner des propriétés, des charges ou des rentes à des parents quels qu'ils fussent ; en outre, un seul de leurs parents pouvait être élevé au cardinalat. Tout au long de son pontificat il se tint à cette décision et pas un membre de sa famille ne reçut de charge au Vatican ; il alla jusqu'à refuser la pourpre à l'archevêque de Tarente parce qu'il était son neveu.

En même temps, il tenta de lutter contre les pratiques simoniaques de la chambre apostolique et, dans ce but, il introduisit dans sa cour un mode de vie plus simple et moins coûteux. Il imposa aux prêtres le port de la soutane et l'accomplissement d'exercices spirituels quotidiens.

Il déclara lui-même : « Mes neveux, ce sont les pauvres », en comparant sa bienfaisance publique au népotisme de nombre de ses prédécesseurs.

En 1694 il fonda la Congrégation pour la discipline et la réforme des ordres réguliers dans l'intention de réformer l'Église dans le sens d'une plus grande spiritualité.

Dans les États de l'Église il procéda à plusieurs réformes nécessaires et très utiles et, pour une meilleure administration de la justice, il fit construire le Forum Innocentianum.

En 1693 il incita les évêques français à retirer la Déclaration des quatre articles de 1682 relative aux « libertés gallicanes » qui avait été formulée par l'Assemblée de 1682. Louis XIV de France renonça aux « propositions gallicanes », permettant ainsi au pape de reconnaître les évêques nommé par le roi depuis 1673, date de l'éclatement de l'affaire de la régale, auxquels ses prédécesseurs avaient refusé l'investiture canonique.

En 1699, il se prononça en faveur de Bossuet dans la controverse entre ce prélat et Fénelon sur l'Explication des maximes des Saints sur la vie intérieure que ce dernier avait écrite pour soutenir Madame Guyon.

Son pontificat contrasta avec celui de nombre de ses prédécesseurs, du fait qu'il penchait pour la France plutôt que pour l'Allemagne. Ce pape bienveillant, plein d'abnégation et pieux, mourut le 27 septembre 1700 après avoir célébré la même année le seizième jubilé.

Divers[modifier | modifier le code]

D'après la la prophétie de saint Malachie il serait rattaché à la devise Rastrum in porta.

Notes et références[modifier | modifier le code]

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