Pontien
| Pontien | ||||||||
| Biographie | ||||||||
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| Naissance | ? |
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| Décès | 30 octobre 235 Sardaigne |
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| Pape de l’Église catholique | ||||||||
| Élection au pontificat | 21 juillet 230 | |||||||
| Fin du pontificat | 28 septembre 235 | |||||||
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| Autre(s) antipape(s) | Hippolyte de Rome | |||||||
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Pontien (en latin Pontianus), est le 18e pape de l'Église catholique romaine de 230 à 235. Sa vie est très mal connue. Il est vénéré comme saint par les Églises catholiques et orthodoxes chrétiennes. Sa fête est le 19 novembre[1], déplacée ensuite au 13 août, conjointement avec Hippolyte de Rome, pour les catholiques[2].
Sommaire |
Histoire et tradition [modifier]
Selon le Liber Pontificalis, Pontien est d'origine romaine et le fils d'un dénommé Calpurnius et occupe le trône de Pierre pendant cinq ans, deux mois et 22 jours[3]. Eusèbe de Césarée indique seulement qu'il est évêque de Rome pendant six ans[4].
Les seuls faits historiques attestés portent sur le synode qu'il tient à Rome en 231 pour approuver la condamnation d'Origène par Démmétrius, évêque d'Alexandrie[1]. La position de Pontien via-à-vis du schisme d'Hippolyte de Rome, débuté sous Calixte Ier, n'est pas connue[1].
L'accession au trône de l'empereur Maximin le Thrace en mars 235 marque le début d'une nouvelle persécution contre les chrétiens : Pontien et Hippolyte sont déportés dans des mines en Sardaigne[1] – le Liber Pontificalis précise qu'il s'agit de l'îlot Molara, alors dénommée Buccina, près de Tavolara au sud de l'archipel de La Maddalena[5],[3]. Pontien renonce à son siège épiscopal le 28 septembre 235 pour permettre l'élection d'un nouvel évêque – c'est la première date attestée dans l'histoire de la papauté[1]. Il est possible qu'Hippolyte ait renoncé à sa contestation en même temps[6]. Les deux hommes semblent également s'être réconciliés au cours de leur déportation commune[6].
Pontien décède peu après le 29 ou 30 octobre 235, probablement de mauvais traitements comme le mentionne le Liber Pontificalis[1]. Fabien, l'un de ses successeurs, fait rapatrier son corps ainsi que celui d'Hippolyte en 236 ou en 237[1]. Il est inhumé, le même jour que celui d'Hippolyte, le 13 août 236 dans la catacombe de Saint-Calixte inaugurant une tradition qui continuera jusqu'à Eutychien et donnant naissance à la crypte des Papes. Sa tombe est attestée par l'inscription ΠΟΝΤΙΑΝΟΣ ΕΠΙΚ[ΟΠΟΣ], c'est-à-dire « Pontien, évêque »[1].
Références [modifier]
- Martin 2003, p. 1377.
- Nominis : Saint Pontien, pape.
- Liber Pontificalis, XIX.
- Eusèbe de Césarée, Histoire ecclésiastique, VI, 23, 3 ; 29, 1.
- Gobry 2008, empl. 6992.
- Jurgens 1970, p. 162.
Bibliographie [modifier]
- (en) William A. Jurgens, Faith of the Early Fathers, vol. I, Collegeville, Liturgical Press, 1970 (ISBN 978-0814604328), p. 162
- Jean-Pierre Martin, « Pontien », dans Philippe Levillain (s. dir.), Dictionnaire historique de la papauté, Paris, Fayard, 2003 (1re édition 1994) (ISBN 2-213-618577), p. 1377
- Ivan Gobry, Dictionnaire des Papes, Paris, Pygmalion, 2008 (ISBN 978-2-7564-0150-8)
Voir aussi [modifier]
Liens externes [modifier]
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