Tombeau vide

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

Les récits du tombeau vide relatent, dans les quatre évangiles canoniques, l'épisode au cours duquel des femmes trouvent la tombe de Jésus de Nazareth vide, sans le cadavre de celui-ci, au cours du dimanche suivant son crucifiement.

Cet épisode, qui, dans les récits évangéliques, se déroule avant les apparitions de Jésus aux disciples, est un élément important dans la croyance chrétienne en la résurrection de Jésus.

La critique historique est de nos jours plutôt favorable à l'historicité de l'épisode,[réf. nécessaire] sous diverses interprétations, qui demeure cependant impossible à démontrer[1].

Il a été fréquemment représenté dans les arts, notamment dans la peinture occidentale.

Sources évangéliques[modifier | modifier le code]

Les 4 évangiles canoniques relatent la résurrection de Jésus :

  • Matthieu, au chapitre 28, 1-10 : Marie de Magdala et l'autre Marie se rendent au tombeau, un ange roule la pierre, endort les gardes et annonce la résurrection. Puis Jésus leur apparaît et leur demande de dire à ses frères d'aller en Galillée où ils le verront.
  • Marc, au chapitre 16, 1-8 : Marie de Magdala et Marie mère de Jacques et Salomé se rendent au tombeau, un ange annonce la résurrection leur demande de dire à ses disciples d'aller en Galilée où ils le verront.
  • Luc, au chapitre 24, 1-12 : Marie de Magdala et Jeanne et Marie mère de Jacques et d'autres femmes se rendent au tombeau qu'elles trouvent ouvert. Deux hommes s'y trouvent qui annoncent la résurrection, elles vont l'annoncer aux disciples qui doutent. Pierre se rend lui aussiau tombeau et constate qu'il est vide;
  • Jean, au chapitre 20, 1-17 : Marie de Magdala se rend au tombeau, le trouve vide et prévient Pierre et le disciple que Jésus aimait. Ceux-ci courent au tombeau et le trouvent vide et s'en retournent. Marie de Magdala pleure et voit deux messagers qui lui demandent pourquoi elle pleure, puis Jésus qu'elle confond avec un jardinier et à qui elle demande de restituer le corps. Jésus l'appelle par son prénom, elle le reconnait et il lui annonce qu'il retourne vers son père.

Historicité[modifier | modifier le code]

Représentation dans les arts[modifier | modifier le code]

Peinture[modifier | modifier le code]

Durant toute l'Antiquité et les deux premiers tiers du Moyen-Âge, la Résurrection est représentée par des images fidèlement inspirées du texte même de l'Évangile : soldats endormis près d'un tombeau ouvert, saintes femmes myrrhophores arrivées en présence d'un ange qui leur montre le linceul et le suaire plié à part, Thomas (apôtre) avançant le doigt vers le côté blessé de Jésus, le Christ apparaissant à Marie de Magdala (Noli me tangere !).

À partir de la fin du XIIIe siècle, et probablement sous l'influence profane et non liturgique des mystères (représentations théâtrales), les artistes d'Occident commencent à laisser aller leur imagination et conçoivent des scènes qu'aucun témoin n'est censé avoir jamais vues : le Christ sortant triomphalement du tombeau, Jésus élevé dans les airs au-dessus de soldats endormis. En Orient, Jésus est représenté descendant aux enfers pour y délivrer Adam, Ève et les justes de l'Ancien Testament et de l'Antiquité païenne[2].


Musique[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Camille Focant, « La Résurrection », in Michel Quesnel et Philippe Gruson (dir.), La Bible et sa culture, éd. Desclée de Brouwer, 2011, vol. II, p. 149
  2. André Grabar, Les Voies de la création en iconographie chrétienne, Antiquité-Moyen-Âge, Flammarion, Paris 1972 et 2009.

Articles connexes[modifier | modifier le code]