Christianisme

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Le christianisme est la religion de ceux qui se sont mis à la suite de Jésus-Christ. Il se présente comme une religion monothéiste, rapportée par les apôtres et les premiers disciples de Jésus.

Les chrétiens croient que Jésus de Nazareth est le Messie que prophétise la Bible hébraïque, qu'il est mort sur la croix pour le salut de l'humanité puis est ressuscité des morts trois jours après. Les premières communautés chrétiennes sont apparues au sein du judaïsme après la crucifixion de Jésus de Nazareth par les autorités romaines de la province de Judée au Ier siècle.

Plus de deux millénaires après, le nombre de chrétiens s'élève à 2,355 milliards (dont la moitié de catholiques, 37 % de protestants et 12 % d'orthodoxes) à la fin 2013 ; les trois principales Églises chrétiennes sont l'Église catholique, les Églises des sept conciles appelées aussi Églises Orthodoxes et les Églises issues de la Réforme.

Le christianisme reste la religion la plus répandue dans le monde, et a profondément marqué différentes civilisations au cours de l'histoire, alors qu'il était initialement considéré comme une secte juive parmi d'autres. Il est présent sur tous les continents.

La Bible hébraïque est l'un des deux textes fondateurs du christianisme, qui la nomme Ancien Testament. Le Nouveau Testament, centré sur la personne de Jésus-Christ, est le second texte fondateur.

Étymologie[modifier | modifier le code]

Le terme de « Christ » vient du grec Χριστός, l'équivalent du terme sémitique Messie (de l'hébreu מָשִׁיחַ - mashia'h), littéralement « celui qui est oint », et de lui découle l'appellation « Jésus-Christ ». Le nom de Jésus-Christ a été donné par les chrétiens à Jésus, qu'ils considèrent comme étant le Messie prophétisé dans l'Ancien Testament. Le terme est repris par les chrétiens arabophones pour désigner le Christianisme المسيحية (al-massihiya). "Christ" est donc un adjectif et non un nom propre.

Le mot « chrétien » n'est pas le mot utilisé habituellement par le Nouveau Testament pour désigner les disciples de Jésus. Ceux-ci s'appellent, ou sont appelés, la « Voie », « l'Église », « les Églises » ou les « Nazaréens » (du nom de Nazareth, la ville d'origine de Jésus).

Dans le Nouveau Testament, texte propre au christianisme, les Actes des Apôtres indiquent que le nom de « chrétien », dérivé de « Christ », signifiant « partisan du Christ », fut attribué aux disciples de Jésus de Nazareth à Antioche au milieu du Ier siècle[B 1]. Antioche, dans l'actuelle Turquie, était à l'époque une ville de langue grecque. Sans doute ce nom n'a-t-il servi à l'origine que pour désigner ceux des disciples de Jésus qui étaient de langue grecque (« chrétien » signifie « disciple du christos », terme grec équivalent à messie). La référence la plus ancienne connue pour le terme christianisme se trouve dans la lettre d'Ignace d'Antioche aux Magnésiens à la fin du Ier siècle[1].

Histoire du christianisme[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Histoire du christianisme.

Les origines juives du christianisme[modifier | modifier le code]

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Article détaillé : Origines du christianisme.

D'après les Évangiles, Jésus « n'est pas venu abolir la Loi, mais accomplir ». Sa perspective est donc celle d'un accomplissement de la foi juive, dans une interprétation particulière à Jésus lui-même, et non la création d'une nouvelle religion : Jésus, les apôtres, Marie la mère de Jésus, tout le groupe primitif était juif. Cette perspective se retrouve dans de nombreuses phrases de Jésus rapportées par les évangiles ; Si le salut est apporté á tous, c'est d'abord aux siens -« aux brebis perdues d'Israël » (Matth. 10:6)- qu'il réserve le privilège de son enseignement[2]. D'ailleurs la plupart de ses interlocuteurs sont juifs, à quelques exceptions près, comme le centurion romain de Capharnaüm ou la femme samaritaine[3].

Le christianisme a repris, de façon plus ou moins importante selon ses courants, plusieurs éléments présents dans le judaïsme de la période suivant la destruction du Second Temple, tels que :

  • l'adaptation de la forme du culte synagogal aux églises de paroisses, (le culte synagogal était déjà présent en Galilée) ;
  • l'utilisation de l'ensemble des textes bibliques, au premier rang desquels les psaumes juifs, issus du livre des Louanges ; ces textes peuvent être lus sur des cycles variables, pouvant atteindre jusqu’à trois ans pour l'Église catholique ;
  • un calendrier religieux, partiellement mobile, dans lequel certains évènements notables ou certains points de foi donnent lieu à des célébrations annuelles ;
  • l'utilisation de chants et d'hymnes dans la prière ;
  • dans les célébrations et les réunions communautaires, l'utilisation de certains mots venant de l'hébreu biblique (par exemple : amen, hosanna, alléluia).

Pour les chrétiens, la ligne de partage avec le judaïsme passe par la reconnaissance ou non du Messie en la personne de Jésus. Du point de vue juif, le christianisme s'écarte fondamentalement du judaïsme ; il ne « l'accomplit » donc pas - en rejetant le « joug de la Torah et des mitsvot » – et ne respecte pas non plus le monothéisme. Marcion, au IIe siècle, va plus loin que l'Église chrétienne : il conteste la filiation judaïsme-christianisme et souligne l'origine autonome du christianisme vis-à-vis du judaïsme. Il fut qualifié d'hérétique par l'Église. La séparation effective des deux religions, aussi bien parmi les premiers chrétiens que vis-à-vis des autorités romaines, occupa au minimum deux siècles, peut-être davantage, selon les historiens.

Le christianisme s'est développé à partir du Ier siècle dans le contexte des communautés juives du Moyen-Orient et en particulier les communautés juives hellénisées. Le nom « christianisme » vient du mot grec Christos, qui traduit l'hébreu Messie (« celui qui a reçu l'onction »). Ce mot, originellement appliqué à différents personnages de la Bible (prophètes et rois), désigne dans le judaïsme tardif un personnage qui viendra à la fin des temps restaurer la royauté de Dieu en Israël. Il est, depuis, quasi-exclusivement réservé à Jésus.

Jésus est la figure fondatrice du christianisme, sans toutefois en être le fondateur au sens historique : le débat est encore ouvert sur le fondateur du christianisme « Paul ou Jésus », d'un point de vue théologique ; mais surtout, d'un point de vue historique, le christianisme en tant que religion séparée du judaïsme ne naît pas du vivant du ou des prophètes historiques inconnus, qui ont servi de modèle au personnage évangélique de Jésus. Deux écoles se partagent chacune un consensus : pour d'aucuns, le christianisme naît avec la reformulation de la Birkat haMinim (la 12e bénédiction de la Amida) ; pour d'autres, il commence avec le tournant du IIe ‑ IIIe siècle avec le début d'établissement d'un canon du Nouveau Testament, pères apologètes, début d'une théologie chrétienne (rencontre entre le mythe chrétien et la philosophie grecque)[4].

À l'exemple de la diversité régnant dans le judaïsme (saducéens, pharisiens, esséniens, baptistes...), le paléochristianisme recouvre différentes communautés comme, par exemple : 1. la communauté (postpascale) judéo-chretienne de Jérusalem autour de Jacques, frère de Jésus, appartenant au judaïsme mais reconnaissant le messianisme de Jésus et vivant dans l'attente du Royaume de Dieu ; 2. la communauté galiléenne regroupée autour d'une interprétation prépascale et sapientale de la vie de Jésus, probablement à l'origine de la source Q commune aux évangiles de Luc et de Matthieu ; 3. la communauté helléno-chrétienne autour des figures emblématiques des sept préposés au service de table et d'entretien des veuves, et d'Étienne, à l'origine probable de l'évangile de Matthieu ; 4. la communauté apocalyptique qui sera à l'origine, probablement en recueillant des éléments esséniens après la chute du Temple, de l'évangile de Jean ; 5. la communauté paulinienne qui permettra dans le sillage des hellénistes, l'ouverture aux gentils (notamment après la rupture entre Paul et l'église de Jérusalem en 48/49), et un début de divergence théologique (centralité et prééminence de la Croix sur la Loi, et de la Foi sur les Œuvres). Ces communautés paléo-chrétiennes (car toujours incluses dans le judaïsme) vont progressivement soit quasiment disparaître comme les judéo-chrétiens, soit diverger du judaïsme à la faveur d'interprétation différentes des Écritures, de l'intégration de nouvelles traditions orales puis textuelles (paléo-évangiles, épîtres), de facteurs historiques (soulèvements de 66-70 puis de 135), changement de langue (de l'araméen/hébreu au grec/latin), de centre démographique (de la Palestine vers la totalité de l'Empire romain), des relations politiques avec Rome pour rester religio licita...., et des relations conflictuelles avec le judaïsme rabbinique qui prolonge le pharisianisme après la chute du Temple (70).

La divergence d'avec le judaïsme s'accélèrera au tournant du premier siècle.

Graffiti du IIe siècle représentant un âne crucifié. Le commentaire est Alexamenos respecte dieu.[réf. nécessaire]

« Nous ne sommes que d'hier et nous avons déjà conquis la terre » dit le philosophe Tertullien au IIe siècle. Les chrétiens, d'abord petite minorité de disciples de Jésus ainsi que les apôtres, se répandirent surtout à l'ouest de l'Empire romain en Occident, en s'appuyant sur les communautés juives préexistantes de l'Empire.

Ensuite un problème se posa : doit-on convertir les non-juifs ? Rapidement, Paul de Tarse décide d'ouvrir la nouvelle religion aux autres (à la gentilité), et sa renonciation à la circoncision leva les réticences de beaucoup d'hommes pubères.

Les apôtres disent alors propager la "Bonne Nouvelle" (la résurrection de Jésus). Au Ier siècle, les chrétiens sont très peu nombreux en Occident. Ils grossissent la communauté d'Alexandrie déjà importante, puis traduisent la Bible en plusieurs langues (grec et latin) afin d'assurer la communauté chrétienne. Alors ils s'installent de l'Afrique du nord à l'Espagne[n 1] et en Gaule.

Dans l'Empire romain, les autorités ne font pas au début une différence très nette entre juifs et chrétiens, ces derniers n'étant qu'une secte juive parmi d'autres[5], jusqu'à ce qu'ils commencent à être accusés de troubles à l'ordre public[6].

La religion de l'Empire[modifier | modifier le code]

Avec l'édit de Milan en 313, les persécutions contre les chrétiens s'arrêtèrent. Vers la fin du IVe siècle, le christianisme devient la religion officielle de l'Empire romain, remplaçant ainsi le culte romain antique et retournant la persécution. Cette date marque symboliquement le début de la chrétienté : période de l'histoire de l'Europe où le christianisme est la seule religion admise dans la mesure où il persécute les autres (depuis Justinien), et d'abord ses propres dissidents puis le judaïsme[7].

Le christianisme est né et s'est d'abord développé dans la partie orientale de l'Empire romain. Les villes de Jérusalem, d'Antioche et d'Alexandrie jouent le rôle de capitales ecclésiastiques.

En 301 (ou 314) l'Arménie se convertit au christianisme. Ainsi, ce pays devient le premier état officiellement chrétien, avant même l'Empire romain. En 330, l'empereur Constantin Ier transfère la capitale de l'empire de Rome à Constantinople (rebaptisée Nea Roma, « Nouvelle Rome »), qui devient un grand foyer intellectuel. Avec l'accès du culte chrétien parmi les cultes reconnus de l'Empire, le pouvoir politique a pris l'initiative de réunir des assemblées d'évêques (conciles) pour régler les différends. Lorsque la majorité des évêques s'accordait sur un point, les évêques minoritaires ne choisissaient pas forcément d'adopter la formulation retenue. À Rome, première capitale impériale, l'évêque de la capitale impériale (qui fait remonter la fondation de son Église à l'apôtre Pierre) a rang de patriarche, avec les titres (initialement purement honorifiques) de « pontife » et de « premier parmi ses pairs » (en latin Primum inter pares). Le premier concile de Constantinople en 381 place le siège de Constantinople au second rang, juste après celui de Rome.

On aboutit alors à ce qui est connu sous le nom de Pentarchie : les cinq centres historiques de Rome, Constantinople, Alexandrie, Antioche et Jérusalem (dans leur ordre de préséance et de primauté). En dehors de l'Empire romain, les chrétiens étaient libres de s'organiser en Églises indépendantes. Ce fut notamment le cas de l'Église arménienne et de l'Église géorgienne. Au fil des siècles et des conciles, le monde chrétien va ensuite connaître plusieurs controverses christologiques, ainsi que des crises et bouleversements idéologiques et politiques.

Cette victoire sur le paganisme antique s'accompagna d'une réinterprétation de la philosophie, notamment celle de Platon, dans le sens de la nouvelle religion, et de l'utilisation de nombreux motifs mythiques du monde ancien pour l'inculturation du christianisme dans le respect de la tradition apostolique.

Christianisme oriental et occidental au Moyen-Age[modifier | modifier le code]

  • 424 : les Églises chrétiennes de l'Empire perse se proclament indépendantes, pour ne plus être soupçonnées de soutenir l'Empire romain.
  • 431 : les thèses nestoriennes sont considérées comme hérétiques au concile d'Éphèse. Les nestoriens affirment que deux personnes différentes coexistent en Jésus-Christ : l'une divine et parfaite, l'autre humaine et faillible (Eli, Eli, lama sabachtani : « mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'as-tu abandonné »). Le concile d'Éphèse proclame que le Christ n'a qu'une seule nature et qu'elle est divine, cette dernière ayant absorbé sa nature humaine.
  • 451 : le concile de Chalcédoine proclame l'unique personne du Christ, de nature à la fois divine et humaine. Ce dogme, accepté par la majorité des églises tant en Occident qu'en Orient (de la Grèce au Caucase), est rejeté par certaines églises d'Orient : ce sont celles dites « des trois conciles », et appelées « monophysites » car elles considèrent, comme le concile d'Éphèse, que le Christ n'a qu'une seule nature, divine. C'est le cas, entre-autres, des Égyptiens, des Éthiopiens et de la majorité des Arméniens. On appelle « chalcédoniens », « orthodoxes » ("de la juste foi") ou « melkites » ("partisans de l'empereur") les chrétiens acceptant les dogmes du concile de Chalcédoine, par opposition aux monophysites. Le concile de Chalcédoine marque une étape décisive dans l'histoire du christianisme en ce sens que la doctrine sur la Trinité et sur la double nature du Christ y est définie. À partir de cette date, elle ne variera plus.
  • 484 : les chrétiens de l'Empire perse adoptent le nestorianisme comme doctrine officielle (c'est l'origine des Églises des deux conciles et de l'Église catholique chaldéenne).
  • VIIe - VIIIe siècles : trois des centres du christianisme oriental (Alexandrie, Antioche et Jérusalem) tombent aux mains des musulmans : la vie chrétienne y continue, avec le statut de « dhimmis » ("protégés"), mais seules Constantinople et Rome gardent leur liberté politique.
  • 687 : l'Église maronite (bien que chalcédonienne) rompt avec Constantinople.
  • IXe siècle : évangélisation des peuples slaves : les slaves occidentaux (au sens géographiques, non linguistique : polonais, tchèques, slovaques, slovènes, croates) se rattachent à Rome, les slaves orientaux (serbes, bulgares et Rus' de Kiev) à Constantinople.

Séparation de l'Orient et de l'Occident[modifier | modifier le code]

On retient souvent la date de 1054 comme celle de la séparation des Églises d'Orient et d'Occident, mais l'éloignement des deux églises commence bien avant, car la chute de l'Empire romain d'Occident a amené un rapprochement progressif entre l'Église de Rome et les royaumes germaniques (Ostrogoths, Lombards, Francs), et son éloignement de l'Empire romain d'orient, officiellement son protecteur, mais trop éloigné. Au IXe siècle, les papes rompent politiquement avec les empereurs de Constantinople et recherchent la protection des empereurs ou des rois Francs. En 1054, deux évêques furent envoyés par Rome à Constantinople. Après un certain nombre de malentendus, ils lancèrent l'anathème (excommunication) contre le patriarche Michel Cérulaire, qui réplique par un anathème contre ces deux évêques.

Sur le plan politique, la rupture a été définitivement consommée en 1204 lorsque les Croisés latins ravagèrent Constantinople et déposèrent le patriarche. Depuis lors, Rome et Constantinople se traitent réciproquement de « schismatiques et anathèmes ». La tentative de réunion de Jean Bessarion au Concile de Florence au XVe siècle échoua. L'affaiblissement de l'Empire romain d'orient par les Croisés a permis, deux siècles après, la prise de Constantinople par les Turcs, ce qui a aggravé le ressentiment qui s'était installé entre les Églises, catholiques d'un côté, orthodoxes de l'autre.

Expansion coloniale[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Christianisme par pays et Chrétienté.
Répartition du christianisme dans le monde, toutes tendances confondues

À partir de la découverte de l'Amérique par les Européens en 1492, l'expansion du christianisme a été parallèle à l'expansion coloniale. L'activité de mission a souvent été considérée par les puissances coloniales comme un instrument permettant d'introduire les intérêts occidentaux, voire de légitimer des interventions politiques ou militaires. Mais cette cohabitation n'alla pas sans heurts, l'Église heurtant directement de front les intérêts coloniaux quand elle affirme que la dignité de l'Homme doit être défendue (comme dans la célèbre controverse de Valladolid). En Martinique, les âmes pieuses durent se battre pour obtenir que les secours de la religion soient apportés aux esclaves.

Les rites indiens ou africains ne furent plus officiellement tolérés, mais le candomblé et nombre de cultes vaudous témoignent d'un syncrétisme et de la perduration des cultes africains ou amérindiens. Spécifiquement, les christologies afro-américaines témoignent que ces cultes n'ont jamais disparu. Aujourd'hui la religion chrétienne est la religion la plus répandue dans le monde[8].

La Réforme[modifier | modifier le code]

Le protestantisme tire son origine dans la Réforme instaurée par Martin Luther au début du XVIe siècle. Martin Luther était un moine révolté par les abus de l'Église catholique et proposant une réinterprétation de la foi chrétienne fondée sur un retour à la Bible. Par la suite de nombreux personnages historiques ont instauré la réforme des églises se démarquant alors de l'Église catholique qu'ils considéraient en dérive. Les protestants refusent alors l'autorité du pape, et décident de ne dépendre d'aucune institution hiérarchique.

Recul dans les pays industriels[modifier | modifier le code]

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Depuis une cinquantaine d'années, les média évoquent un recul progressif de la pratique régulière du christianisme dans les pays les plus développés. Il est impossible de quantifier un recul de la croyance intime au christianisme, mais l'obéissance passive aux préceptes et la pratique régulière des rites ont décru de manière conséquente. Ce recul est cependant moins net sur le plan culturel : de nombreuses personnes se déclarent toujours « chrétiennes par tradition familiale ». Le christianisme demeure une référence historique, culturelle et éthique. Les épiscopats nationaux sont souvent consultés par les gouvernants avant le vote de lois qui engagent le sens et la valeur de la vie humaine (débat sur l'euthanasie, bioéthique...).

Ce que les média ont appelé l'indifférence religieuse, étudiée par différentes personnalités de l'Église catholique[9] concerne surtout les confessions historiques majoritaires, tandis que les religions nouvelles et minoritaires, de même que le néo-paganisme, semblent progresser, mais ce n'est peut-être qu'un effet secondaire de la liberté de conscience et d'expression (possible grâce à la laïcité). D'antiques critiques, chez certains intellectuels, reviennent au goût du jour, à l'instar du Contre les chrétiens du philosophe Celse et des écrits de l'empereur romain Julien, mais l'athéisme ou l'antithéisme militant sont eux aussi en recul, comme le montre la diminution régulière du nombre de libres-penseurs et l'augmentation de leur âge moyen[10].

Le Christianisme aujourd'hui[modifier | modifier le code]

Le christianisme est la première religion du monde. En effet, le christianisme compte environ 2,355 milliards de fidèles en 2013[11] et ceux-ci sont répartis pour la plupart dans les trois principales Églises de la manière suivante:

  • Catholiques: 1,214 milliard[12]
  • Protestants: 875 millions
  • Orthodoxes : 280 millions

Les différentes Églises chrétiennes[modifier | modifier le code]

Le développement historique des principales églises ; dans ce diagramme la position des branches n'a pas de signification autre que chronologique et démographique approximative.
Article détaillé : Branches du christianisme.

Il existe trois grands groupes d'Églises : les catholiques, les orthodoxes et les protestantes.

Dès le premier siècle du christianisme, la prédication de Jésus a été reçue de manière sensiblement différente selon les cultures et les communautés. Un écho de ces différences se perçoit dans les textes du Nouveau Testament et la diversité de leurs présentations de cette prédication. Les divergences sont plus importantes encore quand on prend en considération l'abondante littérature dite apocryphe, dans laquelle se reflètent les convictions d'Églises dont on a aujourd'hui perdu le souvenir.

Ces différences de compréhension de la prédication et de la personne de Jésus ont été à l'origine de conflits internes au christianisme et à la création de nombreuses hérésies, chaque Église locale considérant comme hérétiques les traditions et les dogmes retenus par les autres mais qu'elle rejetait.

La nécessité de s'entendre sur un langage commun sur Dieu et sur Jésus est donc apparue très tôt, d'où la pratique des lettres de communion, lettres délivrées par une Église pour s'assurer qu'un de ses membres en voyage est bien dans la communion de toute l'Église.

L’Église catholique romaine[modifier | modifier le code]

Les Églises orthodoxes[modifier | modifier le code]

Les choses auraient pu en rester là et les anathèmes auraient pu être levés, comme cela était déjà arrivé, mais, entre-temps, l'église de Rome organisa de nouveaux conciles qui l'éloignèrent de la « communion des sept conciles » jusque-là en vigueur dans toute l'Église : le Filioque, le Purgatoire, l'autorité temporelle des papes, le célibat des prêtres, l'inquisition et bien d'autres innovations doctrinales ou canoniques ont fini par rendre le schisme irréversible. Aujourd'hui, pas moins de 14 conciles séparent l'église latine de l'église orthodoxe, qui s'en tient toujours aux 7 premiers. La réconciliation et la levée des anathèmes n'intervinrent qu'en 1965 avec les déclarations du pape Paul VI et du patriarche Athenagoras Ier.

Toutefois, après une quinzaine d'années de « détente », les relations entre les deux églises se sont à nouveau progressivement tendues, surtout après l'an 2000, avec le recadrage de l'église catholique par les papes Jean-Paul II et Benoît XVI, et avec l'interdiction de tout prosélytisme catholique dans leur juridictions par des patriarcats comme ceux d'Athènes, Belgrade ou Moscou.

Protestantisme (Églises issues de la Réforme)[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Protestantisme.

Le protestantisme tire son origine dans la Réforme instaurée par Martin Luther au début du XVIe siècle. Ce courant a donné naissance à de nombreuses Églises protestantes luthériennes ou réformées ainsi qu'à de nombreuses églises évangéliques (baptistes, méthodistes, pentecôtistes...).

Dialogue œcuménique[modifier | modifier le code]

Article détaillé : œcuménisme.

La version unioniste de l'œcuménisme est la volonté de bâtir une Église unique. Ce fut un temps la pensée de l'archevêque luthérien d'Uppsala Nathan Söderblom[13], prix Nobel de la Paix en 1929. Mais ce fut d'abord la nécessité d'une meilleure coopération entre les sociétés bibliques protestantes qui amena, à la fin du XIXe siècle, les premières tentatives de dialogue inter-confessionnel. En 1948, ces dialogues ont donné naissance au Conseil œcuménique des Églises (COE).

Dès 1927[14], plusieurs Églises orthodoxes ont participé au travail œcuménique de la conférence mondiale Foi et Constitution. Elles ont rejoint en 1961 le COE.

Avec le Concile de Vatican II, en 1962, l'Église catholique s'est engagée dans le dialogue œcuménique. Elle n'est pas membre du COE pour des raisons doctrinales (par exemple, depuis la déclaration Dominus Jesus l'Église catholique ne parle plus d'« Églises » pour les protestants mais parle de « communautés ecclésiales ») et de volonté de primauté[n 2]. Cela ne l'empêche pas de participer à divers travaux de dialogue œcuménique mais sanctionne ou inquiète systématiquement ses théologiens dès qu'ils élaborent dans une théologie pluraliste[15].

Doctrine[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Dogmes chrétiens.

Révélation de Dieu comme amour[modifier | modifier le code]

""Dieu est l'Amour" et rien d'autre". Pour Balthasar, cet énoncé constitue le cœur du discours chrétien sur Dieu : "Dieu interprété comme amour : en cela consiste l'idée chrétienne."[16] "En envoyant (...) son Fils unique et l'Esprit d'amour, Dieu révèle son secret le plus intime : il est Lui-même éternellement échange d'amour."[17] ""Dieu est amour : celui qui demeure dans l'amour demeure en Dieu et Dieu en lui"(1Jn4,16). Ces Paroles de la Première lettre de saint Jean expriment avec une particulière clarté ce qui fait le centre de la foi chrétienne : l'image chrétienne de Dieu, ainsi que l'image de l'homme et de son chemin, qui en découle."[18]

Le christianisme reste centré sur l'amour. L'exclamation de T. Radcliffe est représentative : "Tout ce que j'ai écrit est, en un sens, un commentaire de ce que signifie aimer."[19]

La foi en la Résurrection[modifier | modifier le code]

Jésus-Christ est la figure centrale du christianisme. Selon l'historien des religions Mircea Eliade, le fondement historique de la religion chrétienne est la foi en sa résurrection[20]. La résurrection est pour les premiers chrétiens le "signe indubitable" de la divinité du Christ[21] parce que ressuscité Jésus "vient leur rendre le goût du passé et la lumière de l'avenir. [Ses disciples] sont toujours ses amis, ils vont annoncer sa victoire. Eux aussi ont passé par une mort, Jésus les ramène à la vie."[22] La crucifixion et la résurrection montrent "la triomphante victoire sur les pouvoirs du mal."[23] La résurrection du Christ symbolise l'idée que l'homme peut faire confiance au Bien, s'engager pour le Bien : "Le Seigneur est venu dans le monde (...) afin de détruire la tyrannie du [mal] et de libérer les hommes. (...) Par la mort, Il a détruit la mort , et réduit à rien celui qui avait le pouvoir de tuer."[24]

La loi nouvelle[modifier | modifier le code]

C'est "la foi opérant par la charité."[25] [26]qui définit le christianisme, et non la pratique de la loi mosaïque. La loi de Moïse est rendue inopérante : "Vous avez rompu avec le Christ, vous qui cherchez la justice dans la Loi"[27] proclame Paul dans la lettre aux Galates.

La foi s'exprime dans l'amour du prochain. "Nous soulignons que, dans le sens du premier commandement, la foi est toujours amour de Dieu et espérance en Lui qui s'exprime dans l'amour envers les prochains."[28] A la suite du Christ, Paul soumet toute la Loi de Moïse au critère de la charité: "Car une seule formule contient toute la Loi en sa plénitude : Tu aimeras ton prochain comme toi-même."[29]

L'élaboration du Credo[modifier | modifier le code]

Le plus ancien témoignage écrit du kérygme, le noyau de la foi chrétienne, se trouve exprimé dans la lettre aux Corinthiens : "Christ est mort pour nos péchés selon les Écritures, il a été enseveli, il est ressuscité le troisième jour selon les Écritures, il est apparu à Céphas puis au douze."[30]

Deux professions de foi sont venues préciser la foi chrétienne, le Symbole des Apôtres et le Symbole de Nicée-Constantinople (ou credo). Cependant, tous les chrétiens n'accordent pas une valeur à ces deux derniers. Ces professions de foi sont divisées en quatre parties. La première confirme la doctrine monothéiste du christianisme en stipulant qu'il n'y a qu'un seul Dieu qui est aussi le Créateur. La seconde partie énonce que Jésus-Christ est le fils unique de Dieu et qu'il a souffert, est mort, a été enseveli et est ressuscité avant de monter au ciel afin de juger les vivants et les morts. L'expression de fils relève de la continuité de la tradition biblique, mais les chrétiens proclament que c'est Dieu qui se révèle de façon unique en son fils Jésus-Christ. Les catholiques insistent davantage sur la filiation biologique dans la doctrine de la virginité perpétuelle. La troisième partie des professions de foi dit que l'Esprit Saint intercède pour les hommes et, finalement, la quatrième partie énonce que Jésus-Christ a institué une Église sur Terre.

Le plus grand nombre des chrétiens définissent leur foi par le Credo, socle de foi commun affirmant l'unicité de Dieu, la vie, la mort et la résurrection de Jésus, « la résurrection de la chair et la vie du monde à venir » (par opposition à l'au-delà des Égyptiens ou des Grecs). L'interprétation du Credo par Rome a inauguré la controverse du filioque : si le saint-esprit découle aussi du Christ, et pas seulement de Dieu, une âme ne peut être sauvée que si la personne est chrétienne, ce qui change le rapport aux autres croyances et aux incroyants[31]. Cette controverse a contribué au schisme de 1054 entre catholiques et orthodoxes. Quelques siècles plus tard, d'autres controverses ont conduit, dans le monde orthodoxe, au bogomilisme, et dans le monde catholique au catharisme et au protestantisme.

La Trinité découle directement de ces professions de foi. La Trinité est le fait que le Dieu unique se révèle en trois « personnes », le Père, le Fils et l'Esprit Saint. Le terme de personne a donné lieu à de nombreuses interprétations et saint Augustin précise que ce terme, humain, ne définit qu'imparfaitement la Trinité. La triple invocation du baptême, « au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit »[B 2] fut conceptualisée sous forme du dogme de la Trinité lors des grands Conciles du IVe siècle. Les interprétations de la Trinité sont différentes selon les chrétiens qui se réclament des Églises des deux conciles, des Églises des trois conciles ou des Églises des sept conciles. De plus, certains chrétiens tels que les unitaristes, certains groupes adventistes, les Témoins de Jéhovah et l'Église de Dieu (Septième Jour) n'admettent pas le dogme de la Trinité. Ces derniers sont appelés antitrinitaires.

Ancien et Nouveau Testaments[modifier | modifier le code]

La Bible avec un chapelet et un crucifix.

Aux Écritures issues du judaïsme, qui correspondent à ce que les chrétiens nomment l'Ancien Testament, la tradition des premiers siècles du christianisme a adjoint le Nouveau Testament. Les chrétiens précisent que le Nouveau Testament ne vient pas remplacer l'« Ancien » mais l'accomplir. L'Ancien et le Nouveau Testament sont réunis dans la Bible chrétienne.

Le canon du Nouveau Testament exclut de nombreux textes chrétiens apocryphes, parmi lesquels une douzaine d’Évangiles et, en particulier, celui de Thomas, qualifié de gnostique dans le christianisme, ce qui est loin de faire consensus parmi les chercheurs.

Le Nouveau Testament est composé de quatre évangiles (selon Matthieu, Marc, Luc et Jean), des Actes des Apôtres, des Épîtres et de l'Apocalypse (aussi appelé Révélation). On considère que la rédaction de ces textes s'étend de la seconde moitié du Ier siècle jusqu'au début du IIe siècle. Cependant, les manuscrits les plus anciens remontent au IVe siècle EC. Toutefois, l'on dispose de fragments d'évangiles antérieurs (Rylands 457: IIe siècle, Magdalen papyrus (en) II-IIIe siècle). Ces quatre livres présentent entre autres une éthique de bienveillance envers autrui. Cette bienveillance peut s'exprimer de diverses manières : le pardon[B 3], la charité[B 4], la miséricorde[B 5], le désintéressement[B 6].

On appelle « évangiles synoptiques » les évangiles de Matthieu, Marc et Luc, qui sont construits sur le même plan. L'évangile de Jean est différent.

Les épîtres de Paul de Tarse (saint Paul) semblent être les plus anciennes. On date la première d'entre elles, la 1re épître aux Corinthiens, du début des années 50. On note au chapitre 15, un court passage qui est considéré comme le dogme central de la foi, le Kérygme. Cette antériorité, ainsi que sa théologie particulière opposée notamment à Jacques le Juste, donne à Paul une place particulière, certains le considérant comme le véritable fondateur de la religion.

L'évangile selon Marc est généralement considéré comme celui qui a été rédigé en premier (vers les années 65-75 ?), et constituerait une des sources ayant servi à rédiger les deux autres synoptiques. Viendraient ensuite les autres évangiles (Matthieu et Luc, dont la rédaction commence dans les années 80, Jean après 90. Les évangiles ont été rédigés sur la base de traditions orales et de documents plus anciens, recensant des paroles de Jésus. Leur rédaction est contemporaine de la disparition des témoins directs de la vie de Jésus et de la catastrophe qu'a constitué la défaite de la Grande révolte juive de 66-70 et la destruction du Temple de Jérusalem. Ces évangiles qui se présentent comme des biographies de Jésus ont probablement été précédés par des textes qui ne contenaient que des paroles de Jésus, à l'image de la source Q, l'évangile selon Thomas ou l'hypothétique évangile de Matthieu en langue hébraïque dont parle Papias de Hiérapolis.

L'Épître aux Hébreux semble être le texte le plus récent.

Le canon ainsi constitué (ensemble des textes reconnus officiellement) écarte les textes dits apocryphes. Le Nouveau Testament est donc le fruit d'un choix parmi une multiplicité de documents témoignant de la vie et de la prédication de Jésus, ainsi que de la vie de l'Église primitive. Ce choix a été effectué au IVe siècle, lors du premier concile de Nicée.

Article détaillé : Canon (Bible).

Culte[modifier | modifier le code]

Sacrements[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Sacrement.

Calendrier liturgique[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Calendrier liturgique.

Le christianisme face au monde moderne[modifier | modifier le code]

Préceptes et règles de vie[modifier | modifier le code]

Question sociale[modifier | modifier le code]

La révolte des Canuts en 1831 fut l'un des premiers événements où se manifesta la misère ouvrière. Frédéric Ozanam en fut particulièrement bouleversé[32]. À la suite de l'apostrophe d'un saint-simonien lors de l'une de ses conférences d'histoire, il décida de fonder la société de Saint-Vincent-de-Paul pour l'aide aux pauvres[33]. Ce fut le début de l'action du catholicisme social, qui aboutit en 1891 à l'encyclique Rerum Novarum de Léon XIII, qui reconnaît les droits des ouvriers et cautionne solennellement le développement d'un mouvement social. Certains des premiers syndicats furent des syndicats chrétiens : par exemple le SECI, qui deviendra la CFTC, fut créé en 1887, trois ans seulement après la levée de l'interdiction de se syndiquer. Elle est créée après la Fédération nationale des syndicats, d'inspiration socialiste, en 1886, qui deviendra la CGT en 1895[34].

Depuis cette époque, en ce qui concerne le catholicisme, les papes ont régulièrement mis à jour la doctrine sociale de l'Église. Celle-ci comprend un ensemble de principes et de valeurs qui doivent dicter l'action des catholiques en matière sociale. L'action sociale des chrétiens peut aujourd'hui intervenir en France dans le cadre du bénévolat dans des associations.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Lettre d'Ignace d'Antioche aux Magnésiens, note 14, dans Les Pères Apostoliques, Coll. Foi Vivante, Cerf, 1998 p. 174.
  2. Lenoir, Frédéric, Comment Jésus est devenu Dieu, éd. Le Livre de Poche, 2012
  3. Lenoir, Frédéric, Socrate, Jésus, Bouddha. Trois maîtres de vie, éd. Le Livre de Poche, 2011
  4. Voir Le Judéo-christianisme dans tous ses états Actes du colloque de Jérusalem, 6-10 juillet 1998, ouvrage collectif publié au CERF; voir « the ways that never parted » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?). Consulté le 2013-03-26 colloque Oxford Princeton 2002. De même Dan Jaffé dans Le judaïsme et l'avènement du christianisme, orthodoxie et hétérodoxie dans la littérature talmudique Ier et IIe siècles , CERF, montre que l'introduction de la Birkhat Ha Minim n'est pas déterminant
  5. Michel Rouche, Les origines du christianisme: 30-451, p. 8
  6. Michel Rouche, Les origines du christianisme: 30-451, p. 16
  7. La conversion de Constantin et la christianisation de l'Empire romain
  8. (fr) (en) « Plus de deux milliards de chrétiens dans le monde », La Croix,‎ 20 décembre 2011 (consulté le 19 janvier 2012)
  9. Mgr Claude Dagens, Entre épreuves et renouveaux : La Passion de L’Évangile - Indifférence religieuse, Visibilité de l'Église et évangélisation, Paris, Bayard / Cerf / Fleurus-Mame, 2010
  10. Cf. « Association des libres penseurs de France ».
  11. Le poids des religions dans le monde, 12 février 2014, consulté le 13 février 2014
  12. Présenté au Pape l'édition 2013 de l'Annuaire Pontifical, 13 mai 2013, consulté le 9 février 2014
  13. Nathan Söderblom - Biography
  14. Concrètement des discussions sont engagées depuis le congrès des Sociétés Bibliques, le colloque de Chicago en 1893 qui crée le Parlement International des religions, à Chicago, organisé par un chrétien unitarien, Jenkin Lloyd Jones, et Swami Vivekananda
  15. Hans Küng, Yves Congar o.p., Jacques Dupuis s.j., Claude Geffré o.p.
  16. Pascal Ide, Une théologie de l'amour. L'amour centre de la Trilogie de Hans Urs von Balthasar, Lessius, Bruxelles, 2012,p. 45.
  17. Catéchisme de l'Eglise catholique, Centurion/Cerf/Fleurus-Mame/Libtrairie editrice vaticane, Paris, 1998, p. 58.
  18. Benoit XVI, Dieu est Amour. Lettre encyclique Deus caritas est, Pierre Tequi, Paris, 2006, p. 3.
  19. Timothy Radcliffe, Pourquoi donc être chrétien? (Traduit de l'anglais par D. Barrios Delgado), Les éditions du Cerf, Paris, 2006, p.14.
  20. Mircea Eliade, Histoire des croyances et des idées religieuses, t. 2, p. 316
  21. Pierre Liégé et Encyclopédie Universalis, Christianisme, dans : Encyclopédie Universalis, Paris, 1988.
  22. Jacques Guillet, Jésus dans la foi des premiers disciples, Desclée de Brouwer, Paris, 1995, p.217.
  23. Timothy Ware, L'orthodoxie, L'Eglise des sept conciles, Desclée de Brouwer, Bruges, 1968, p.309.
  24. Timothy Ware, L'orthodoxie, L'Eglise des sept conciles, Desclée de Brouwer, Bruges, 1968, p.307.
  25. Galates 5, 6.
  26. Catholiques et protestants luthériens se sont mis d'accord sur la question du salut par la foi dans une déclaration historique en 1998. Voir : http://www.vatican.va/roman_curia/pontifical_councils/chrstuni/documents/rc_pc_chrstuni_doc_31101999_cath-luth-joint-declaration_fr.html (La phrase de Galates y est citée.)
  27. Galates 5, 4.
  28. http://www.vatican.va/roman_curia/pontifical_councils/chrstuni/documents/rc_pc_chrstuni_doc_31101999_cath-luth-joint-declaration_fr.html, section 4.3. (Prise de position commune de la Commission Évangélique Unie d'Allemagne et du Comité national allemand de la Fédération Luthérienne Mondiale.)
  29. Epître aux Galates 5, 14. (Traduction La Bible de Jérusalem, 1992.) Cfr Rom 13, 10. La même conception est exprimée par le Christ en : Mt 22, 40; Lc 10, 25-28.
  30. Jacques Guillet, Jésus dans la foi des premiers disciples, Desclée de Brouwer, Paris, 1995, p.216-217.
  31. Jospeh Ratzinger : Les principes de la théologie catholique, esquisse et matériaux, éd. Paris Téqui, 2005, ISBN 2-7403-1197-4 ; Étienne Fouilloux : article « Catholicisme » dans le Dictionnaire des faits religieux de Régine Azria et Danièle Hervieu-Léger (dir.), Paris, PUF, Quadrige Dicos poche, 2010, ISBN 978-2-13-054576-7.
  32. Gérard Cholvy, Frédéric Ozanam, l'engagement d'un intellectuel catholique au XIXe siècle, p. 162-168
  33. Madeleine des Rivières, Ozanam, un savant chez les pauvres, Les Éditions Bellarmin, Montréal et Les Éditions du Cerf, Paris, 1984, p. 38 - Pour plus de détails, voir Biographie de Frédéric Ozanam
  34. (fr) Bruno Duriez, Les catholiques dans la République, 1905-2005, Éditions de l'Atelier, 2005, (ISBN 978-2708238206), 365 pages. Paragraphe « Rassembler les travailleurs chrétiens : le syndicat chrétien », pages 67-68.

Références bibliques[modifier | modifier le code]

  1. Ac XI,26
  2. fin de l'Évangile de Matthieu
  3. Voir la 7e ligne du Notre Père: « Comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés » (version œcuménique) ; « comme nous remettons à nos débiteurs » (version de l'Église orthodoxe).
  4. 1 Co 13.
  5. Mt 5, 7.
  6. 1 Th 2, 5. Voir également le Notre Père, « ne nous soumets pas à la tentation ».

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Les rois vandales prendront des décrets pour interdire aux Vandales chrétiens les cérémonies communes avec les juifs.
  2. quoiqu'elle prétende que c'est aussi une question de taille : elle représenterait à elle seule plus de fidèles que tous les autres membres du COE, alors qu'elle n'aurait comme les autres églises, qu'une seule voix.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • Mircea Eliade, Histoire des croyances et des idées religieuses, t. 2 : De Gautama Bouddha au triomphe du christianisme, Payot, coll. « Bibliothèque historique »,‎ 17 mars 1989, 525 p. (ISBN 2228881597 et 978-2228881593), « La naissance du christianisme » Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • François Blanchetière, Enquête sur les racines juives du mouvement chrétien (30-135), Paris, Éditions du Cerf, « Initiations », 2001
  • Elisabeth Dufourcq. Histoire des Chrétiennes. L'Autre Moitié de l'Evangile. Paris Bayard. 2008 1242 p. et L'Invention de la loi naturelle (Racines grecques, juives et musulmanes de la philosophie scolastique) Paris Bayard 2012. 742 p.
  • Alain Duphil, Au pays de Jésus—Les chrétiens et...la lignée d'Abraham, Éditions Amalthée
  • Dominique de La Maisonneuve, nds, « La Tora vient des cieux » : Introduction au sens du langage biblique, Parole & Silence, 2010
  • André Lemaire, La Naissance du monothéisme : Point de vue d'un historien, Bayard, 2003
  • Jean-Pierre Lémonon, sous la direction de Philippe Abadie, Le Judaïsme à l'aube de l'ère chrétienne, XVIIIe Congrès de l'ACFEB, Paris, Éditions du Cerf, « Lectio Divina, 186 », 2001
  • C. S. Lewis, Les Fondements du christianisme, (ISBN 2-85031-311-4)
  • S.-C. Mimouni (dir.), Actes du Colloque de Jérusalem, 6-10 juillet 1998 - Le Judéo-christianisme dans tous ses états, Paris, Éditions du Cerf, 2001
  • Étienne Nodet et Justin Taylor, Essai sur les origines du christianisme, Éditions du Cerf, Paris, 2002
  • Hervé Pasqua, Qu'est-ce que le christianisme?, Éditions du Cerf, Paris, 2004
  • Jaroslav Pelikan À qui appartient la Bible ? Le livre des livres à travers les âges, La Table Ronde, coll. Religions, octobre 2005
  • Collectif (dir.), Chrétiens face à l'Islam: premiers temps, premières controverses, Bayard,‎ 2009 (ISBN 978-2-227-47832-9)
  • Michel Rouche, Les origines du christianisme: 30-451, Hachette,‎ 2007 (ISBN 978-2-01-145755-4)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Textes classiques[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]