Jacques le Juste

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Jacques le Juste.

Jacques surnommé le Juste par Hégésippe et Clément d'Alexandrie (hé: Ya'akov haTsadik יעקב הצדיק ), frère du Seigneur par Paul et frère de Jésus par Flavius Josèphe, mort en 62, est un juif de Galilée, et l'un des quatre « frères » de Jésus cités dans les Évangiles (cf. Mt 13, 55). C'est probablement le même que Jacques le mineur, frère de Jude (cf. Ju v. 1 et Mt 13, 55), appelé « Juda le Zélote » et lui aussi qualifié de frère de Jésus, dans de nombreux textes chrétiens jusqu'au VIe siècle. Ils sont tous deux donnés comme frères de Simon le Zélote. Tous trois sont mentionnés comme membres du groupe des douze dans les traditions orientales et environ jusqu'au Ve siècle dans les traditions occidentales. Ils figurent d'ailleurs dans cet ordre dans les listes des douze mentionnés dans les évangiles synoptiques et dans des évangiles qualifiés d'apocryphes comme l'évangile de Thomas.

Après la crucifixion de Jésus sous Ponce Pilate, et l'annonce de sa résurrection par ses disciples, Jacques le Juste a été le premier chef de la communauté de Jérusalem des membres du « mouvement de Jésus » (qui ne s'appelaient pas encore chrétiens et constituaient un mouvement parmi d'autres dans le judaïsme diversifié du Ier siècle). Saint Paul indique dans l'une de ses lettres que le mouvement est dirigé par trois « colonnes », Simon-Pierre (saint Pierre), Jean, et « Jacques, le frère du Seigneur », qui apparaît clairement comme l'autorité suprême.

Son personnage a été quelque peu occulté par la tradition chrétienne, notamment dans l'Église latine d'occident, parce que son état de frère de Jésus devenait incompatible avec la doctrine de la virginité perpétuelle de Marie, la mère de Jésus. Il a alors été considéré comme un demi-frère (par Joseph) ou un cousin de Jésus.

Au IVe siècle, après le concile de Nicée, saint Jérôme a proposé d'en faire le fils de Marie de Clopas (ou Cléophas) et de ce même Cléopas. Marie de Clopas étant d'après lui une sœur de la vierge Marie, elle aussi appelée Marie. Cette proposition de Jérôme de Stridon n'a été adoptée par l'Église catholique que 80 ans plus tard, alors que Jérôme était mort et n'a jamais été adoptée par les églises orientales.

L'occultation de son personnage en Occident a été favorisée par la promotion de l'autre apôtre Jacques, « le Majeur », fils de Zébédée, dont le pèlerinage à Compostelle s'est développé à partir du Xe siècle et a connu une grande vogue durant tout le Moyen Âge. Celui-ci est en effet censé être enterré à Compostelle, alors que les textes chrétiens, dont les Actes des Apôtres (Nouveau Testament), indiquent que celui-ci est mort en Palestine « par l'épée », sur l'ordre d'un Hérode qui est probablement un des deux rois Agrippa. Même l'appellation de « Mineur », par opposition à celle de Jacques le Majeur vise à minorer son rôle, alors que dans les évangiles il est appelé « Jacques le petit » — et pas Jacques le Mineur — ce qui devait simplement indiquer qu'il était plus jeune que Jacques de Zébédée.

La Tradition lui attribue la première épître « catholique » (c'est-à-dire qui ne s'adresse pas à une personne ou une communauté particulière) du Nouveau Testament. Dans celle-ci, il exalte les pauvres (ebyon en hébreu) et annonce que « les riches vont trembler ».

Sommaire

Sources[modifier]

Les Jacques des évangiles canoniques[modifier]

En apparence, quatre Jacques sont cités dans les écrits néotestamentaires, dont deux Jacques parmi les listes « des douze » des trois évangiles synoptiques (Mc 3. 16-19 et ses parallèles Mt 10. 2-4 et Lc 6. 13-16, l'évangile selon Jean ne donne pas de liste, et ne cite aucun Jacques[1] :

  • Jacques, fils de Zébédée (apôtre, surnommé plus tard le Majeur), frère de Jean, qui apparaît à plusieurs reprises dans les synoptiques parmi les apôtres les plus proches de Jésus[1] : quand Jésus rassemble ses disciples : (Mc 1. 19-20 et ses parallèles Mt 4. 21-22 et Lc 5. 10), lors de la résurrection de la fille de Jaïre (Mc 5. 37 et Lc 8. 51-60), de la Transfiguration (Mc 9. 1-13, parallèles Mt 17. 1-13) et Lc 9. 28-36). Il demande avec son frère Jean à siéger à la droite et à la gauche du seigneur (Mc 10. 35-45 et Mt 20. 23), et propose à Jésus de faire tomber le feu du ciel sur des Samaritains qui refusent de les accueillir (Lc 9. 51-56). Avec Pierre, sur le mont des oliviers, ils demandent à Jésus quels seront les signes de la fin des temps (Mc 13. 3-4), et ils s'endorment pendant que Jésus fait sa dernière prière (Mc 13. 33-43). D'après les Actes des apôtres il est exécuté sur l'ordre du roi Hérode Agrippa Ier[2], en 43 ou 44[3].
  • Jacques le fils d'Alphée (apôtre, surnommé plus tard le Mineur), qui apparaît dans les listes des apôtres et dont on ne sait rien d'autre (cf. Mt 10, 3; Mc 3, 18; Lc 6, 13; Ac 1, 13).
  • Jacques, fils de Marie, la mère de Jacques et de Joseph, une des femmes citée dans les évangiles de Marc et Matthieu, qui assistent à la mort de Jésus : « Parmi elles étaient Marie de Magdala, Marie, mère de Jacques le mineur [ou le jeune] et de Joses [ou Joseph], et Salomé » (Mc 15. 40-41, sans le surnom Mt 27. 55-56 et mère de Joses sans Jacques Mc 15. 46-47). Marie, mère de Jacques est également dans les synoptiques, une des femmes au sépulcre Mc 16. 1,LC 24. 10,Mt 27. 61,Mt 28. 1[4]. À la confusion sur les différents Jacques s'ajoute celle sur les Marie du Nouveau Testament, car pour la scène du Calvaire l'évangile de Jean dit : « Près de la croix de Jésus se tenaient sa mère et la sœur de sa mère, Marie, femme de Clopas, et Marie de Magdala » Jn 19. 25.
  • Jacques, frère de Jésus, cité parmi les frères et sœurs de Jésus dans les évangiles de Marc et Matthieu : « N'est-ce pas le charpentier, le fils de Marie, le frère de Jacques, de Joses, de Jude et de Simon ? et ses sœurs ne sont-elles pas ici parmi nous ? »[5]. Si ce Jacques est en retrait dans les évangiles canoniques, comme les autres membres de la famille de Jésus, les Actes des apôtres et les lettres de Paul de Tarse lui donne un rôle important au sein de la communauté des disciples durant les premières décennies qui suivent la mort de Jésus.

L'auteur de l'évangile selon Luc et des actes, précise par ailleurs que le père d'un des douze, Jude, s'appelait également Jacques (Lc 6. 16 et Ac 1. 13. Il « est inconnu par ailleurs et la tradition [chrétienne] ne s'y est pas intéressé »[1]

Jacques, frère de Jésus[modifier]

La liste des apôtres est reprise au début des Actes des Apôtres Ac 1. 13. Jacques n'apparaît jamais individuellement dans les évangiles canoniques, mais Paul de Tarse raconte dans l'épître aux Galates sa rencontre avec Jacques, « le frère du Seigneur », à Jérusalem. Il apparaît comme un personnage important dans les Actes des Apôtres où il préside la réunion appelée par la suite « concile de Jérusalem » et dans laquelle il donne l'arbitrage final en se basant sur le point de vue de Simon-Képha (Pierre)[6]. Tous les évangiles synoptiques le font figurer en tête de la liste des frères de Jésus qu'ils mentionnent.

Dans la tradition orthodoxe qui suit le Protévangile de Jacques, les frères de Jésus, seraient en fait des demi-frères, fils d'une précédente union de Joseph. Jacques y est donc reconnu comme demi-frère de Jésus.

L'évangile des Nazaréens ne nous est plus connu que par quelques extraits, du fait des ordre de destructions dont il a été victime aux côtés de nombreux autres évangiles apocryphes. Toutefois, quelques extraits en sont connus par des citations qu'en font les pères de l'Église, souvent pour le dénigrer. Dans cet évangile, Jacques bénéficie d'une apparition de Jésus après sa résurrection, qui semble bien être la première de ces apparitions, marquant ainsi l'importance du personnage, dont témoigne d'ailleurs tous les textes chrétiens du IIe siècle.

L'évangile selon Thomas est l'un des plus anciens évangiles apocryphes. Il a été retrouvé en 1945 dans une jarre enterrée à Nag Hammadi (Égypte), survivant ainsi aux décrets de destruction et notamment à celui d'Athanase d'Alexandrie qui venait d'être pris. Des mains inconnues ont préféré enterrer soigneusement un ensemble d'écrits dit gnostiques plutôt que d'obéir à l'ordre de destruction qui avait été donné. Dans cet évangile, Jacques le Juste est celui vers qui Jésus demande à ses disciples de se tourner lorsqu'il sera parti, conformément à la position qu'il semble avoir eu jusqu'à sa mort en 62.

Jacques, frère de Jésus[modifier]

Il fut un personnage important de l’Église primitive[7] qui a dirigé la première communauté chrétienne de Jérusalem.

Jacques est également cité dans l'Évangile selon Thomas, retrouvé en 1945 en Égypte. Il est mentionné ainsi au verset 12 : « Les disciples dirent à Jésus : nous savons que tu nous quitteras ; qui se fera grand sur nous ? Jésus leur dit : Au point où vous en serez, vous irez vers Jacques le Juste : Ce qui concerne le ciel et la terre lui revient ».

Selon une tradition ancienne interprétant Paul (I Co 15:7), il serait le compagnon anonyme de Cléophas qui, le soir de la Résurrection, en quittant Jérusalem fut rejoint sur la route par Jésus. Témoin de la Cène dite d'Emmaüs il fut investi, de fait, d'un rôle particulier au sein de la première assemblée.

Il était fortement ancré dans le judaïsme de son temps et restait fidèle à la loi de Moïse, s'opposant au point de vue de Paul qui pensait nécessaire de propager auprès des non-juifs la foi en la messianité de Jésus sans imposer l'observance de la loi de Moïse.

Flavius Josèphe (Antiquités judaïques, XX, 197-203) et Hégésippe ont rapporté deux versions de la mort de Jacques, en 62, décidée par le grand-prêtre Anan le Jeune, inflexible en matière de respect de la loi juive. Anan profita de la vacance du poste de procurateur romain pour traduire Jacques devant le Sanhédrin, l'accusant d'avoir transgressé la loi. Jacques fut condamné et lapidé.

Il fut remplacé dans sa charge de chef de la communauté de Jérusalem par Siméon, fils de Clopas, cousin de Jésus (Eusèbe de Césarée, 3, 11, 32).

Pour les chrétiens orthodoxes, Jacques « frère du Christ » compte au nombre des Septante disciples (Luc, X, 1).

Identité[modifier]

Le sens exact dans lequel Jacques était frère de Jésus fait l'objet de discussions. (Pour une étude plus approfondie du sens du mot frères dans l'expression frères de Jésus, voir l'article Frères de Jésus.)

Au IVe siècle, trois hypothèses sont en présence :

  • Soit il est un « frère » de Jésus au sens occidental actuel du terme : Jacques et Jésus ont la même mère. C'est une thèse acceptée par Helvidius, un auteur chrétien de la fin du IVe siècle[8], et qui est souvent reprise par les exégètes modernes.
  • Soit il est un « frère » au sens large et oriental du terme, c'est-à-dire un « cousin ». C'est la thèse de Saint Jérôme, défendue en réaction au livre de Helvidius, thèse permettant de préserver la virginité de Marie, et incidemment, de Joseph. Cette thèse est devenue la thèse de l'Église catholique[8].
  • Soit il est un « frère » par alliance : Jacques serait le fils d'un premier mariage de Joseph: il serait alors le demi-frère de Jésus. Cette thèse a d'abord été présentée par le Protévangile de Jacques, un récit apocryphe du IIe siècle, puis a été reprise ensuite par d'autres auteurs, comme Épiphane de Salamine[8]. C'est la thèse retenue par la tradition orthodoxe.

Paul, dans Ga 2. 9, décrit Jacques ainsi : « ... Jacques, Cephas, et Jean, qui apparaissaient comme des piliers... ». Il est décrit dans le Nouveau Testament comme un « frère de Jésus » et « dans la liturgie de saint Jacques, le frère de Jésus est élevé à la dignité du frère de Dieu lui-même (Adelphotheos) » (Philip Schaff : History of the Christian Church, chapitre 4, section 29). Jacques est cité par Matthieu | Mt 13. 55, par Marc | Mc 6. 3 et Mc 15. 40, par l'Épître de Jude (1), par Flavius Josèphe.

Dans son Épître aux Galates | Ga 1. 19, Paul de Tarse signale que Jacques est un apôtre, ce qui explique l'identification parfois proposée avec Jacques fils d'Alphée[réf. souhaitée].

Voici ce que dit à son propos le sanctoral de la Conférence des évêques de France : « Les exégètes distinguent plusieurs Jacques autour du Seigneur. Jacques le Majeur, fils de Zébédée et frère de Jean. Jacques fils d'Alphée dont on sait seulement qu'il fut apôtre, et celui-ci, Jacques, frère du Seigneur, de sa parenté et originaire de Nazareth. » La notion de frère devrait être comprise au sens large sans doute utilisé à l'époque. Celle-ci pouvait signifier une parenté plus éloignée, comme celle de cousin germain, ou bien indiquer une double parenté (des deux souches).

Une autre hypothèse est avancée par l'historien James Tabor dans son livre "La véritable vie de Jésus; une enquête scientifique" qui dit que Jacques est le "frère" par alliance : Jacques serait le fils du deuxième mariage de Marie (mère de Jésus) Joseph étant décédé, celle-ci se serait mariée avec Clopas, le frère de Joseph, coutume courante chez les juifs de l'époque. De cette union seraient aussi nés Simon, Joseph et Jude (Matthieu 13,55-56 Marc 6,3 ). Cette hypothèse n'est justifiée par aucun texte et même est contradictoire avec celui de Jn 19. 25 dans lequel la mère de Jésus et Marie de Clopas sont deux personnes différentes qui se trouvaient toutes deux près de la croix.

L'exécution de Jacques à Jérusalem[modifier]

« Jacques a été exécuté par lapidation en 62 sur ordre du grand prêtre Ananius ben Anân (le beau-frère de Joseph Caïphe) pendant la période d'anarchie qui a régné à Jérusalem après la mort du procurateur romain Festus (60 – 62) et avant l'arrivée de son successeur Albinus (62 – 64)[9]. »

L'exécution de « Jacques, frère de Jésus, appelé Christ » est mentionnée « par Flavius Josèphe[10], mais aussi par de nombreuses sources chrétiennes transmises par Eusèbe de Césarée[11] ou indépendantes de lui, notamment les Ascensions de Jacques — texte de provenance ébionite transmis dans les Reconnaissances[12] — , où Paul, désigné par l'expression « homme ennemi », joue un rôle important dans la mort de Jacques[9]. »

« Ananius, qui appartient au courant Sadducéen, a sans doute pensé rendre service à Rome en supprimant Jacques, car il a dû estimer qu'il est alors sous influence des Zélotes — son initiative a été mal appréciée, et lui a valu d'être destitué de sa charge de grand prêtre[13] » à la demande du nouveau procurateur romain sitôt entré en fonction[13]. Pierre-Antoine Bernheim se pose la question: « Qui était donc Jacques », dans la société de Jérusalem ? En effet, pour que cette exécution provoque le renvoi du Grand-Prêtre qui venait à peine d'être nommé, il faut que Jacques ait été un personnage considérable[14].

« L'exécution de Jacques montre l'influence du mouvement nazôréen à cette époque, et sa perception comme un danger par les autorités du Temple de Jérusalem qui sont saducéennes[13]. » Robert H. Eisenman note qu'Agrippa II a profité du vide provoqué par le procurateur Porcius Festus avant l'arrivée de son remplaçant Albinus pour démettre Joseph Cabi et nommer Ananius ben Anân comme grand-prêtre. Celui-ci a immédiatement arrêté Jacques et quelques-uns de ses partisans. Il en conclut qu'Agrippa a probablement « saisi la première opportunité après l'affaire du mur du Temple pour se débarrasser de Jacques[15]. »

« La figure de Jacques a été diversement exploitée, aussi bien par les chrétiens d'origine juive que d'origine païenne. On la retrouve dans des écrits nazôréens ou ébionites, mais aussi dans des écrits gnostiques de Nag Hammadi — ce qui montre son emploi polysémique[13]. »

L’affaire de l'ossuaire[modifier]

Voir Ossuaire de Silwan

En octobre 2002, l'épigraphiste français André Lemaire découvre sur le flanc d’un ossuaire en calcaire du premier siècle de notre ère, une inscription en araméen, la langue courante de la Palestine à l'époque de Jésus. L’ossuaire est une petite urne de pierre, couramment utilisée par les Juifs de l'époque pour conserver les ossements d’un défunt, un an après sa mort, lorsque les chairs ont disparu, et que les os ont été purifiés par la terre d'Israël. De tels ossuaires ont été utilisés du Ier siècle av. J.-C. au IIe siècle. L’ossuaire en question a été découvert dans le village arabe de Silwan, près de Jérusalem, et comportait l'inscription suivante : « Ya'akiv bar Yosef akhui di Yeshua » ce qui signifie « Jacques, fils de Joseph, frère de Jésus ». Même si les noms de Jacques, Joseph et Jésus étaient très courants à l'époque, un simple calcul permet d'évaluer à une vingtaine le nombre d'habitants de Palestine, qui au premier siècle pouvaient s'appeler Jacques, avoir un père nommé Joseph et un Jésus pour frère. Par contre, il était très inhabituel de mentionner le nom d'un frère sur un ossuaire après celui du père (il n’existe qu’un seul autre cas de cette pratique). En juin 2003, le département des antiquités israéliennes, à la suite d'une analyse au microscope électronique, déclare l’urne authentique, mais les inscriptions récentes. Le propriétaire de l'objet, l'antiquaire Oded Golan, est accusé d'escroquerie, et arrêté par la police israélienne. L’antiquaire fut relâché, sans publicité, dès le 24 juillet et sans qu'aucune charge soit retenue, ni aucune poursuite engagée contre lui. Lors de la perquisition, on aurait également trouvé[réf. nécessaire] dans son atelier un deuxième ossuaire en cours de gravure.

Œuvres[modifier]

  • Épître de Jacques : bien que publiée dans les années 80 et 90, celle-ci aurait été rédigée selon ses indications et avec son approbation (c'est une des hypothèses débattues sur l'auteur de l'épître).
  • Protévangile de Jacques : ce texte apocryphe, qui n'a probablement pas été écrit par lui, bien qu'il se dise écrit par Jacques, relate des faits antérieurs aux récits des Évangiles canoniques (d'où le nom de « protévangile »). Il a été re-publié au XVIe siècle, et a exercé une profonde influence sur la liturgie romaine, ceci comprenant l’établissement de la fête de la Présentation de Marie au Temple, le 22 novembre.

Culte[modifier]

Voir aussi[modifier]

Bibliographie[modifier]

  • Pierre-Antoine Bernheim, Jacques, frère de Jésus. Noèsis, 1996, (OCLC 36873515). Réédition Albin Michel, 2003, (OCLC 53483403). cf recension par Paul-Hubert Poirier, Jacques, le frère de Jésus, dans trois livres récents, in Laval théologique et philosophique, vol.56, no 3, 2000, p. 531-541 en ligne;
  • Jeffrey J. Butz, Le Frère de Jésus et les enseignements perdus du christianisme. Éditions Exclusif, 2006, (OCLC 145849082).
  • André Lemaire, Jacques et les chrétiens de Jérusalem in Les premiers temps de l'Église, Folio histoire, Gallimard, 2004
  • Wilhelm Pratscher, Der Herrenbruder Jakobus und die Jakobustraditionen: FRLANT 139 (Göttingen: Vandenhoeck & Ruprecht, 1987).
  • Richard Bauckham: The relatives of Jesus ; James: Wisdom of James, disciple of Jesus the sage. New Testament Readings (London/New York: Routledge, 1999)
  • Robert Eisenman, James the Brother of Jesus: The Key to Unlocking the Secrets of Early Christianity and the Dead Sea Scrolls, 1997
  • Article Un mot de trop, Jésus, faux frère ?, dans Sciences et Avenir, décembre 2002.
  • John Painter, Just James. Columbia: University of South Carolina, 1997 Hershel Shanks and Ben Witherington, The Brother of Jesus. New York: HarperSanFrancisco, 2003.

Articles connexes[modifier]

Liens externes[modifier]

Notes et références[modifier]

  1. a, b et c André Benoit, « Les personnages de l'Évangile nommé Jacques » in Aux origines du christianisme, textes présentés par Pierre Geoltrain, Gallimard et Le Monde de la Bible, coll. Folio/Histoire, 2000, pp. 246-250
  2. Ac 12. 1-2
  3. Paul-Hubert Poirier, Jacques, le frère de Jésus, dans trois livres récents, in Laval théologique et philosophique, vol.56, n°3, 2000, pp. 531-541 en ligne
  4. Dans ces deux derniers passages elle est appelée "l'autre Marie" en référence à Mt 27,56.
  5. Mc 6. 3) et Mt 13. 55
  6. Ac 15. 13-21 Ac 15. 13-21
  7. André Lemaire, Jacques et les chrétiens de Jérusalem in Les premiers temps de l'Église, Folio histoire, Gallimard, 2004
  8. a, b et c Gérard Mordillat et Jérôme Prieur, Jésus après Jésus, Éditions du Seuil, mars 2004, pages 59-60, (ISBN 2020512491).
  9. a et b Simon Claude Mimouni, Les chrétiens d'origine juive dans l'antiquité, Ed. Albin Michel, Paris, 2004, p. 137.
  10. Flavius Josèphe, Antiquités judaïques XX, § 197-203.
  11. Eusèbe de Césarée, Histoire ecclésiastique, II, 1, 4-5 ; [témoignage originaire de Clément d'Alexandrie ; II, 23, 4-18 [témoignage originaire d'Hégésippe]
  12. Ascensions de Jacques, Littérature pseudo-clémentine, Reconnaissances, I, 70, 1-8 ; 71, 1.
  13. a, b, c et d Simon Claude Mimouni, Les chrétiens d'origine juive dans l'antiquité, Ed. Albin Michel, Paris, 2004, p. 138.
  14. Pierre-Antoine Bernheim, Jacques, frère de Jésus,  éd. Noêsis-Agnès Viénot, 1996.
  15. (en) en:Robert H. Eisenman, James the Just in the Habakkuk Pesher, p. 14, note n° 32.
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