Henryk Sienkiewicz

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

Henryk Sienkiewicz

alt=Description de cette image, également commentée ci-après

Portrait d'Henryk Sienkiewicz par Kazimierz Mordasewicz, 1899

Nom de naissance Henryk Adam Aleksander Pius de Oszyk-Sienkiewicz
Naissance 5 mai 1846
Wola Okrzejska, voïvodie de Lublin
Décès 15 novembre 1916 (à 70 ans)
Vevey, Suisse
Langue d'écriture Polonais
Genres Romans historiques
Distinctions Prix Nobel de littérature (1905)

Œuvres principales

Henryk Adam Aleksander Pius de Oszyk-Sienkiewicz, né le 5 mai 1846 à Wola Okrzejska (Pologne), et mort le 15 novembre 1916 à Vevey (Suisse), est un écrivain polonais, lauréat du Prix Nobel de littérature en 1905. Il est le neveu du poète polonais Karol Sienkiewicz.

Biographie[modifier | modifier le code]

Henryk Sienkiewicz est issu d'une famille de nobles appauvris, qui possèdent un petit domaine à Wola Okrzejska, petit village de voïvodie de Lublin, dans le royaume de Pologne, placé depuis 1815 sous administration russe. Il est éduqué par un précepteur, en compagnie de son frère aîné et de ses quatre sœurs cadettes. Sa mère écrit des vers qu'elle publie dans divers journaux ; elle lui donne très jeune le goût de la littérature.

Au mois de septembre 1858, Henryk, âgé de douze ans, est envoyé à Varsovie, où il entre au collège. Trois années plus tard, ses parents, ruinés, l’y rejoignent après avoir cédé leurs terres. En 1864, au terme d’études peu brillantes, Sienkiewicz, sans diplôme, décide d'essayer de vivre de sa plume. Il se fait précepteur auprès d’une riche famille de Plonsk, où il prépare seul son baccalauréat, qu'il obtient au mois de septembre 1866. Ce diplôme lui permet peu après d’entrer à l’université, en médecine puis en droit, enfin en lettres au mois de février 1867.

Tout en poursuivant ses études universitaires, Sienkiewicz entame une carrière de journaliste, ce qui lui réussit plutôt bien. Il attendra pourtant deux années et le 18 avril 1869 pour voir son premier article publié dans la presse polonaise, une critique théâtrale pour le Przegląd Tygodniowy. Au cours de l’été 1872, un autre journal, Wieniec, publie cette fois-ci un de ses récits, En Vain. La même année, alors qu'il abandonne l’université, le Przegląd Tygodniowy édite deux volumes de ses nouvelles, intitulés Les Humoresques.

Ses activités de chroniqueur pour la Gazeta Polska lui offrent quelques revenus, lui permettant d'entreprendre un premier voyage à l’étranger, en Belgique et en France en 1874. Puis il entreprend en 1876 un voyage aux États-Unis. De ce périple de deux ans, au cours duquel il vivra de petits boulots et du soutien de la diaspora polonaise, notamment en Californie, il rapporte ses Lettres d’Amérique ainsi que de nombreuses nouvelles. Il fait de nombreux séjours en Italie et en France.

Au mois de septembre 1879, Henryk Sienkiewicz est à Venise, où il fait la connaissance de sa future épouse, Maria Szetkiewicz. Leur mariage est célébré le 18 septembre 1881. Après la naissance de deux enfants, Maria contracte la tuberculose, dont elle meurt le 19 octobre 1885, à Francfort-sur-le-Main, en Allemagne.

En 1883 commence la rédaction de ses grands romans nationaux, Par le fer et par le feu[1], Le Déluge et Messire Wolodyjowski. Ce cycle forme une trilogie dans laquelle revit le passé de la Pologne du XVIIe siècle et qui vaut à son auteur l’admiration sans bornes de ses compatriotes, puis du public étranger. Sienkiewicz devient le plus grand romancier polonais de son époque. Il écrit ensuite deux romans de mœurs, Sans Dogme et La Famille Polaniecki.

C'est en mars 1895 qu'il commence à publier en feuilleton le fameux Quo vadis ? dans la Gazeta Polska, journal pour lequel il avait travaillé plus jeune en tant que journaliste. Ce roman lui vaudra en 1905 le prix Nobel de littérature.

Il revient ensuite à l’histoire de la Pologne avec les Chevaliers teutoniques, considéré comme sa dernière grande œuvre.

Pour Sienkiewicz, la littérature doit aider le lecteur : l'écrivain, disait-il, doit toujours se demander si « au lieu de pain, il n'a pas procuré du poison ». Il sera, à ce sujet, très critique du roman français. Visant en particulier le courant dont Zola est l'un des plus illustres représentant, il dénoncera la complaisance dans la description de situations trop noires, ne rendant pas suffisamment compte de la beauté de la vie : « L'analyse ! On analyse au nom de la vérité qui doit être dite, mais on analyse le mal, la saleté, la pourriture humaine et la laideur ». Il s'agit-là d'une « propension maladive à la pourriture » qui faisait de l'écrivain français « un commis voyageur en pourriture »[2].

Pendant la Première Guerre mondiale, Sienkiewicz se réfugie en Suisse, à Vevey. Il y organise des secours pour ses frères polonais. Il meurt d'une embolie le 15 novembre 1916, avant d’avoir pu assister à l'indépendance de la Pologne, pour laquelle il avait tant combattu. Ses cendres retourneront en Pologne libre en 1924.

Au nombre des auteurs symboliques décrivant les périodes de guerre et l'héroïsme polonais, il a figuré sur les billets de 500 000 złotys au début des années 1990.

Distinctions et honneurs[modifier | modifier le code]

Œuvres[modifier | modifier le code]

Adaptations de ses œuvres[modifier | modifier le code]

Au cinéma

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Adapté au théâtre et mis à la scène en 1904 par Maurice Bernhardt.
  2. Daniel Beauvois, Prologue de Quo Vadis, Éditions GF Flammarion, Paris, 2005
  3. (pl) Doktorzy honoris causa, sur le site de l'Université Jagellonne

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :