Simon le Magicien
|
|
Cet article est une ébauche concernant le christianisme.
Vous pouvez partager vos connaissances en l’améliorant (comment ?) selon les recommandations des projets correspondants.
|
Simon le Magicien ou Simon le Mage, selon les chrétiens, ou Simon de Samarie, né à Gitton (Palestine actuelle) et mort probablement à Rome au Ier siècle, est un chrétien gnostique, considéré comme hérétique par l’Église.
Sommaire |
Biographie [modifier]
Les Actes des apôtres, chapitre 8 (4-25), présentent Simon comme un magicien à succès en Samarie et comme une sorte d’émanation divine. Il aurait séduit la foule en volant dans le ciel. (Actes de Pierre, 32).
Selon les Actes des Apôtres, après avoir été baptisé par Philippe, Simon le Magicien voulut acheter à Pierre son pouvoir de faire des miracles (Actes, VIII.9-21), ce qui lui valut la condamnation de l'apôtre : « Que ton argent périsse avec toi, parce que tu as pensé acquérir avec de l'argent le don de Dieu ».
Justin et Irénée de Lyon nous donnent d'autres détails. Selon eux, Simon vient du village samaritain de Gitta et il est appelé Zeus par les simoniens, et sa compagne Hélène est appelée Athéna.
Ils déclarent également qu'une statue à Simon a été érigée par Claude sur une île du Tibre, là où deux ponts croisent, avec l'inscription « Simoni Deo Sancto », « à Simon Dieu saint ». Au XVIe siècle, une statue a effectivement été mise au jour sur l'île décrite. En revanche, l'inscription est adressée à « Semo Sancus », une divinité sabine. Ceci conduit les historiens à penser que Justin le Martyr a confondu Semo Sancus et Simon.
Ses débats et polémiques avec Pierre sont abondamment cités dans les pseudo-clémentines.
Comme pour de nombreux penseurs antiques, deux versions de sa mort existent, toutes deux légendaires et destinées à en faire le prolongement de sa vie[1].
De son nom vient le mot « simonie ».
Le juron québécois "simonac" (prononciation populaire de simoniaque) provient de son nom et n'est donc pas un blasphème pour l'Église catholique.
Références littéraires à Simon le magicien [modifier]
- Dante cite Simon le magicien au Chant XIX de l'Enfer, première partie de la Divine Comédie
« Ô Simon le magicien ! ô misérables qui suivez ses traces ! vous dont la rapacité prostitue, pour de l’or et pour de l’argent, les choses de Dieu, épouses destinées aux bons ; il convient que pour tous sonne maintenant la trompette, puisque vous êtes dans la troisième bolge ; car déjà nous étions montés à l’autre arche, en cette partie du roc qui surplombe exactement le milieu de la fosse[2]. »
- Guillaume Apollinaire cite Simon le magicien dans le poême Zone, du recueil Alcools:
Pupille Christ de l'oeil
Vingtième pupille des siècles il sait y faire
Et changé en oiseau ce siècle comme Jésus monte dans l'air
Les diables dans les abîmes lèvent la tête pour le regarder
Ils disent qu'il imite Simon Mage en Judée
Ils crient s'il sait voler qu'on l'appelle voleur
Les anges voltigent autour du joli voltigeur
Voir aussi [modifier]
Articles connexes [modifier]
- L'article « simonisme », courant de pensée créé par Simon le magicien souvent cité comme l'un des fondateurs du courant gnostique.
Liens externes [modifier]
Bibliographie [modifier]
- Michel Onfray, Contre-histoire de la philosophie, vol. 2 : Le christianisme hédoniste, Paris, Grasset, 2006 [détail des éditions]
, p 47-53.
Notes et références [modifier]
- Michel Onfray, Contre-histoire de la philosophie, vol. 2 : Le christianisme hédoniste, Paris, Grasset, 2006 [détail des éditions] , p 49-50
- Commedia, Inf. XIX, 1 (texte original) - Trad. Lamennais