Benoît XI

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Benoît et Saint Benoît.
Benoît XI
Image illustrative de l'article Benoît XI
Biographie
Nom de naissance Nicolas Boccasini
Naissance 1240
Trévise
Ordre religieux Ordre des Prêcheurs
Décès
Pérouse
Bienheureux de l’Église catholique
Béatification 24 avril 1736
Pape de l’Église catholique
Élection au pontificat
Intronisation
Fin du pontificat
Précédent Boniface VIII Clément V Suivant

Blason
(en) Notice sur www.catholic-hierarchy.org

Benoît XI, Nicolas Boccasini, né en 1240 à Trévise dans le Saint Empire Romain Germanique et mort en 1304 à Pérouse, a été pape de 1303 à 1304.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils d'un berger de Trévise, il avait été maître d'école. Entré chez les dominicains, il devint Maître général de l'ordre des Prêcheurs. Il est créé cardinal en 1298 par Boniface VIII. Il est élu pape en octobre 1303 à la mort de Boniface VIII.

Par amour de la paix, il chercha à réconcilier la papauté avec Philippe le Bel : annulation des bulles lancées par son prédécesseur ; amnistie accordée aux frères Jacques Colonna et Pierre Colonna sans pour autant les réintégrer au Sacré Collège. Cependant il écarta de l'amnistie les coupables directs de l'attentat d'Anagni : Sciarra Colonna et Nogaret, en fulminant contre eux la bulle d'excommunication Flagitiosum Scelus, du 7 juin 1304, les citant à comparaître devant son tribunal, dans le délai d'un mois, à Pérouse, sous peine d'être condamnés par contumace. Nogaret, pour sa part, ne se présentant pas, est resté canoniquement sous le coup de la sentence d'excommunication.

Après cinq mois de présence à Rome, il décida de s'établir à Pérouse où il mourut le 7[1] juillet 1304.

Peu avant sa mort, Benoît XI avait annulé presque toutes les mesures prises par son prédécesseur Boniface VIII contre Philippe le Bel (dont une menace d'excommunication), mais en gardant dans sa mire quelques mandataires du roi, notamment Guillaume de Nogaret, qu'il avait cité à comparaître, mais qui s'abstint de se présenter. Le pape s'apprêtait à le condamner par contumace au moment où il mourut[2]. Des mauvaises langues de l'époque ont prétendu qu'il avait été empoisonné par des figues envoyées par Nogaret, mais cette accusation n'est pas prouvée. Jean Favier, dans Les Papes d'Avignon, parle simplement d'indigestion pour avoir trop mangé de figues fraîches[3].

Il a été béatifié le par le pape Clément XII[4].

Anecdote[modifier | modifier le code]

Dans la prophétie de saint Malachie, il est connu sous la devise « Concionator pataraeus » (Le prêcheur de Patare).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/mefr_0223-4874_1894_num_14_1_6785
  2. Georges Bordonove, La tragédie des templiers, Tallandier, 2011, p. 88
  3. Jean Favier, Les Papes d'Avignon, p. 36
  4. Site The Cardinals of the Holy Church

Source[modifier | modifier le code]

  • Cet article comprend des extraits du Dictionnaire Bouillet. Il est possible de supprimer cette indication, si le texte reflète le savoir actuel sur ce thème, si les sources sont citées, s'il satisfait aux exigences linguistiques actuelles et s'il ne contient pas de propos qui vont à l'encontre des règles de neutralité de Wikipédia.
  • Dictionnaire encyclopédique Grolier 1960

Sur les autres projets Wikimedia :