Grégoire XV

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Grégoire XV
Image illustrative de l'article Grégoire XV
Biographie
Naissance 9 janvier 1554
Bologne, Flag of the Papal States (pre 1808).svg États pontificaux
Décès 8 juillet 1623 (à 69 ans)
Rome, Flag of the Papal States (pre 1808).svg États pontificaux
Pape de l’Église catholique
Élection au pontificat 9 février 1621 (67 ans)
Intronisation 12 février 1621
Fin du pontificat 8 juillet 1623
(2 ans, 4 mois et 29 jours)
Précédent Paul V Urbain VIII Suivant

Blason

Alessandro Ludovisi (Bologne, 9 janvier 1554Rome, 8 juillet 1623) fut le 234e pape de l'Église catholique.

Élu le 9 février 1621, il prit le nom de Grégoire XV (en latin Gregorius XV, en italien Gregorio XV) en hommage à Grégoire XIII qui l'avait introduit dans les affaires ecclésiastiques. Son pontificat qui dura à peine 30 mois n'en fut pas moins fécond et décisif pour l'organisation interne de l'Église catholique.

Un pape de transition[modifier | modifier le code]

Quand un conclave hésite entre deux candidats, il porte souvent son choix sur un troisième, âgé de préférence, qui occupera le trône de Pierre juste le temps de faire retomber les passions. On parle alors d'un pape de transition. Tel était le cas d'Alessandro Ludovisi, élu à l'âge de 66 ans et déjà très malade.

Ancien élève des Jésuites, homme instruit, prudent et discret, cet archevêque de Bologne depuis 1612, témoigna une vive reconnaissance à l'égard de ses anciens formateurs. Il canonisa Ignace de Loyola, François Xavier, Louis de Gonzague et Stanislas Kostka, tous membres de la Compagnie de Jésus. Il confia aussi à la Compagnie le soin de gérer l'université pontificale grégorienne.

En 1616, il intervint en tant que nonce dans la guerre de succession de Montferrat pour faire respecter le traité d'Asti, signé un an plus tôt, pour rapprocher les deux parties

Un règne court, mais bien rempli[modifier | modifier le code]

Grégoire XV prit pour collaborateur son jeune neveu Ludovico Ludovisi (1595-1632) qu'il fit cardinal et secrétaire d'État. Celui-ci révéla aussitôt des dons de diplomate et d'organisateur, réglant un différend délicat entre la France de Richelieu et l'Espagne des Habsbourg au sujet de la Valteline.

Le pape améliora aussi le processus des élections pontificales et créa la congrégation pour la propagation de la Foi (Sacra congregatio de propaganda fide) par la bulle « Inscrutabili divinae providentiae » le 22 juin 1622. Cette institution constituait le point d'orgue du Concile de Trente en assurant la pérennité de la Contre-Réforme. L'oncle et le neveu Ludovisi ramenèrent la Bohême et la Moravie hussites dans le giron de l'Église catholique.

En soutenant financièrement et politiquement la ligue des princes catholiques fondée par le duc de Bavière Maximilien Ier, il permit à l'empereur Ferdinand II de reconquérir le Palatinat. En remerciement, l'empereur fit don au Vatican de la bibliothèque palatine, la plus riche d'Europe. En 1622, il gratifia les ressortissants Lorrains demeurant à Rome d'une église nationale qui prit le nom de Saint Nicolas des Lorrains.

Enfin le pape érigea l'évêché de Paris en archevêché, promotion digne du diocèse d'une grande capitale et conféra à Richelieu, encore protégé par la reine-mère Marie de Médicis, le chapeau de cardinal.

"In tribulatione pacis" dans la prophétie de saint Malachie.

Le mécénat[modifier | modifier le code]

Chapelle Ludovisi et tombe de Gregoire XV à église Saint-Ignace

Le pape et son cardinal-neveu entamèrent de grands travaux qui bien sûr ne purent être finalisés sous un pontificat aussi bref : l’église Saint-Ignace confiée aux Jésuites, la Villa Ludovisi avec ses magnifiques jardins sur les pentes du Monte Pincio, et le Palais Montecitorio, dû au génie du Bernin, siège actuel de la Chambre des députés italienne.

Le pontificat de Grégoire XV s'acheva le 8 juillet 1623 en pleine canicule. Il fut inhumé dans l'église Saint-Ignace. Le conclave qui se réunit à sa mort fut décimé par la malaria.

Bulles[modifier | modifier le code]

(liste non exhaustive)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Günther Wassilowsky, Hubert Wolf: Päpstliches Zeremoniell in der Frühen Neuzeit – Das Diarium des Zeremonienmeisters Paolo Alaleone de Branca während des Pontifikats Gregors XV. (1621–1623). Rhema-Verlag, Münster 2007, ISBN 978-3-930454-80-8

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Hugues Du Tems, Le Clergé de France, ou tableau historique et chronologique des archevêques..., chez Delalaim, Paris, 1774, p. 57.


Articles connexes[modifier | modifier le code]