Agrippa II

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Agrippa II par Guillaume Rouillé Promptuarii Iconum Insigniorum

Agrippa II (27/28 - 93 ou 101) est le fils d'Agrippa Ier, lui-même petit-fils d'Hérode le Grand. L'empereur Claude le nomme roi de Chalcis en 48. Vers 53-54, il reçoit aussi les anciennes tétrarchies d'Philippe le Tétrarque et de Lysanias, mais il est dépossédé du territoire de Chalcis. Néron lui donne par la suite une partie de la Pérée et de la Galilée. Il aide les romains à réprimer la Grande révolte juive de 66-70 jusqu'à la prise de Jérusalem et la destruction de son Temple (70). Toutefois, Agrippa ne joue qu'un rôle secondaire dans les événements de son règne. Il n'y assiste le plus souvent qu'en spectateur et ses tentatives d'influer sur le cours des événements demeurent infructueuses. Il est le dernier roi des dynasties hérodienne et hasmonéenne.
Il est parfois aussi appelé Hérode Agrippa II.

Éléments de biographie[modifier | modifier le code]

Origines[modifier | modifier le code]

Agrippa II est né en 27/28[1] et descend des dynasties Hérodienne et Hasmonéenne[2], par son père Hérode Agrippa Ier et par sa mère Cypros[3],[4]. Celle-ci est une fille de Phasaël — dont le père, frère d'Hérode le Grand, s'appelle aussi Phasaël — et de Salampsio, une des filles d'Hérode et de Mariamne l'Hasmonéenne.

Le père d'Agrippa II est lui-même un petit-fils d'Hérode le Grand et de Mariamne l'Hasmonéenne[3],[5]. Agrippa a trois sœurs plus jeunes que lui Bérénice (née vers 28), Mariamne (née vers 34) et Drusilla (née vers 38)[6]. Un frère, Drusus est mort alors qu'il n'était qu'un enfant[7].

Comme c'était fréquent pour les enfants des rois clients, le jeune Agrippa est élevé à la cour impériale[8]. Il a seize-dix sept ans[9] et se trouve à Rome[9] lorsque son père meurt brusquement vers 44[10],[11], peut-être empoisonné par le légat de Syrie Marsus[12],[8]. Il est alors jugé trop jeune pour lui succéder et l'empereur Claude nomme Cuspius Fadus comme procurateur de Judée[13]. La Palestine — c'est-à-dire l'ensemble du territoire d'Hérode Agrippa Ier dans ses frontières hérodiennes — redevient une province romaine mais procuratorienne et entre dans la juridiction du gouverneur de Syrie[9].

La nomination des prêtres et le contrôle du Temple de Jérusalem reviennent alors à son oncle Hérode de Chalcis[12]. C'est également ce dernier qui devient l’intermédiaire privilégié entre les Juifs et les Romains jusqu'à sa propre mort[14].

La disparition du royaume de Judée « provoque un regain d'agitation politique dans les années qui suivent[15] . »

Dans l'entourage de Claude[modifier | modifier le code]

Après la mort de son père, Agrippa continue à vivre Rome dans l'entourage de Claude. Comme son père, il joue le rôle d'intercesseur en faveur des Juifs[16]. En 45, « il intervient avec succès, lorsque Fadus, gouverneur de Judée, [veut] faire déposer les habits pontificaux à l'intérieur de la forteresse Antonia[16]. » Cette intercession permet aux Juifs de conserver la garde de ce vêtement « dont la possession devait constituer un des rares symboles qui leur restât de leur souveraineté[16]. »

Agrippa doit attendre la mort de son oncle Hérode (48)[17] pour lui succéder comme roi de Chalcis (Liban) un an plus tard (49)[9]. Il reçoit aussi l'administration du Temple de Jérusalem et le pouvoir de désigner les grand-prêtres détenu auparavant par Hérode de Chalcis[18], avec le titre d'épimélète (administrateur)[9].

Roi[modifier | modifier le code]

Sous les gouvernorats de Tibère Alexandre (46 -48)[19] et de Cumanus (48 - 52)[19], plusieurs émeutes et affrontements violents se produisent en Judée, Samarie et Galilée, durement réprimés par les romains[14]. À deux reprises l'empereur Claude doit se prononcer directement pour rendre un arbitrage. À chaque fois l'empereur consulte Agrippa qui réside à Rome et suit ses conseils[20].

La région Palestine à partir de 53[21] avant l'agrandissement des territoires d'Agrippa (en 55 ou 61[22])
  •      Province romaine de Judée
  •      Territoires sous l'autorité d'Agrippa II
  • En 55 ou 61[22], le territoire du royaume d'Agrippa est augmenté des villes de Tibériade, Tarichée (Galilée) et Julias (Pérée) ainsi que de leurs régions. (Les frontières, notamment celles du royaume d'Agrippa, sont approximatives, de même que la position précise de la Batanée, la Gaulanitide, l'Hauranitide, la Trachonitide et l'Iturée)

L'année qui suit son accession au trône, Néron procède à des redistributions de territoires. L'empereur donne le territoire de Chalcis à Aristobule, le cousin d'Agrippa, qui devient donc roi de Chalcis comme l'avait été son père[17] ainsi que roi de Petite Arménie[23]. Agrippa reçoit à ce moment-là (54-55) une partie des anciennes tétrarchies de Philippe le Tétrarque (la Batanée, la Trachonitide, l'Auranitide), plus les tétrarchies de Lysanias et de Varus (Ouaros / Noaros)[9]. Dans les Antiquités judaïques (XX, VIII, 4, (158)), Flavius Josèphe indique qu'Agrippa reçoit aussi à ce moment-là une partie de la Pérée et de la Galilée[17]: les villes de Tibériade et Tarichée en Galilée et la ville de « Julias en Pérée et quatorze bourgs situés dans son voisinage. »[24], mais les indications qu'il donne dans d'autres parties de son œuvre « hésitent entre 54-55 et 61[22] ». Pour Simon Claude Mimouni, Agrippa ne reçoit cette deuxième partie des territoires qu'en 61[9].

Bérénice et les mariages de ses sœurs[modifier | modifier le code]

On ne sait rien de l'épouse d'Agrippa II, c'est sa sœur Bérénice, à nouveau veuve en 48[17], qui joue le rôle de reine à ses côtés[17]. À cause des rumeurs d'inceste entre lui et sa sœur qui circulent à leur sujet, Bérénice propose à Polemon II[25], roi client du Pont et de Cilicie (sud de la Turquie), de l'épouser. Polémon accepte car Bérénice a le statut de reine et surtout d'après Flavius Josèphe, parce qu'elle est très riche[17]. Des deux côtés, il ne s'agit que d'une alliance pour accroître leur pouvoir. Polémon fait toutefois une concession de taille, il se convertit au judaïsme et se fait circoncire[17] (54). Mais très vite, Bérénice l'abandonne pour revenir aux côtés de son frère.

Vers 53, Agrippa II, alors encore roi de Chalcis[17], donne sa sœur Mariamme à Archélaüs, fils d'Helcias[26], auquel son père Agrippa Ier l'avait fiancée. De ce mariage naîtra une fille nommée Bérénice[27]. »

Au moment où Bérénice quitte son mari Polémon, sa sœur « Mariamne, après avoir quitté Archelaüs, s'unit à Démétrius, le premier des Juifs d'Alexandrie par la naissance et la fortune, qui était alors Alabarque[28] » de la ville[26]. Un peu comme si la sœur cadette essayait d'égaler son aînée, le premier mari de Bérénice, Marcus Alexander était aussi Alabarque.

Vers 49/50, Drusilla avec l'accord de son frère Agrippa, a cassé l'engagement qui avait été pris par Agrippa Ier à l'égard d'Antiochus Épiphane de Commagène, car celui-ci refusait de se faire circoncire[17]. En 53, elle s'est alors mariée à Aziz d'Émèse, à la condition posée par Agrippa II qu'il se fasse circoncire[29]. « Extrêmement belle, Drusilla ne tarde pas à séduire Antonius Felix selon Flavius Josèphe[17]. » , Celui-ci est le frère de Pallas et comme ce dernier un affranchi[30] d'Antonia Minor, devenu procurateur romain de Judée[29], dont il prend le nom (Flavius Josèphe en l'appelant Claudius Felix le considère comme affranchi de Claude[31]). « Mais Félix n'a pas à subir la circoncision ; c'est Drusilla qui renie sa religion[17]. » Drusilla s'est enfuie avec lui et l'a épousé quelque temps plus tard[32]. Ces événements ont fait scandale à l'époque[33].

Pour Christian-Georges Schwentzel, « tous ces mariages résultent d'une même stratégie matrimoniale d'ensemble qui consiste à trouver l'époux le plus riche et le plus puissant. Selon Flavius Josèphe, les trois sœurs d'Agrippa II auraient sans cesse été en concurrence et Bérénice aurait été particulièrement jalouse de Drusilla lors de l'union de celle-ci avec Félix[26]. »

Sa sœur Bérénice joue un rôle important dans la propagande d'Agrippa II[34]. Elle semble jouir d'une certaine popularité que son frère ne manque pas d'exploiter à son profit[34], surtout que lui semble plutôt méprisé de ses compatriotes[35]. Bérénice accompagne son frère dans ses déplacements importants.

Arrestation de Paul de Tarse à Jérusalem[modifier | modifier le code]

Dans les Actes des Apôtres[36], il est rapporté que lors de son dernier séjour à Jérusalem en 58[18], Paul a été accueilli très froidement par Jacques le Juste[37], le « frère du Seigneur » et chef de la communauté des nazôréens, ainsi que par les anciens. Ceux-ci lui font savoir que, selon des rumeurs, il a enseigné aux Juifs de la diaspora l'« apostasie » vis-à-vis de « Moïse », c'est-à-dire le refus de la circoncision de leurs enfants et l'abandon des règles alimentaires juives[37]. Cette accusation est confirmée par le contenu de ses épîtres, telles qu'elles figurent dans le Nouveau testament. Jacques et les anciens suggèrent à Paul un expédient qui doit montrer aux fidèles son attachement à la Loi[37] : il doit entamer son vœu de naziréat et payer les frais pour quatre autres frères qui ont fait le même vœu. Puis ils lui citent les clauses du « décret apostolique » émis pour les chrétiens d'origine païenne, que Paul n'a pas remplies[37].

Un mouvement de contestation houleux, soulevé par des Juifs d'Asie entraîne l'arrestation de Paul alors qu'il se trouve dans le Temple[38],[39]. Paul est accusé d'avoir fait pénétrer un « païen », Trophime d'Éphèse, dans la partie du Temple où ceux-ci sont interdits sous peine de mort. « Apparemment, Jacques et les anciens ne font rien pour lui venir en aide, ni pour lui éviter son transfert à Césarée[39] » puis plus tard à Rome[39]. Selon Simon Claude Mimouni, cet incident montre un certain durcissement du groupe de Jacques le Juste en matière d'observance[39], probablement lié à la crise provoquée par les Zélotes, qui aboutira en 66 « à une révolte armée des Juifs contre les Romains »[39].

Le procès de l'apôtre Paul par Nikolai Bodarevsky, 1875. Agrippa et Bérénice sont assis face à Paul.

Paul comparait devant Antonius Félix[40], alors que le grand-prêtre Ananie[41], soutient l'accusation contre lui[18]. Toutefois Felix ne statue pas sur son cas et le maintient en prison à Césarée[40]. Pour décider du sort de Paul, Porcius Festus organise en 60 une autre comparution devant lui, en y associant Agrippa II et sa sœur Bérénice[40].

Selon le récit des Actes des Apôtres cité par Schwentzel, Bérénice « fait son entrée en grande pompe dans la salle d'audience où elle siège aux côtés d'Agrippa II, lors de la comparution de Paul de Tarse à Césarée. Après le procès, elle participe à la délibération entre le roi et le gouverneur Porcius Festus[42],[34] (procurateur de Judée de 60 à 62[19]). »

Ayant fait « appel à César » en tant que citoyen romain, Paul est renvoyé à Rome pour y être jugé. (Actes 25-26)

La situation en Judée[modifier | modifier le code]

Lorsqu'il est nommé procurateur de Judée en 60, Porcius Festus hérite des problèmes rencontrés par son prédécesseur. En dépit de ses efforts, « la confusion et l'insécurité règnent toujours en Judée. Outre le fort sentiment anti-romain qui pousse les Juifs à se révolter contre l'occupant, c'est aussi une guerre civile qui couve entre les différentes factions juives[43]. » En raison de l'insécurité, chaque groupe prend les armes, les personnalités des différents partis s'entourent de gardes du corps[43] et chacune des quatre familles de grand-prêtre possède sa propre bande armée.

En 55 ou 61[44], Agrippa reçoit de Néron certaines parties de la Galilée, autour de Tibériade et de Tarychée (Magdala), et de la Pérée, autour d'Abila et de Livias, pour lesquelles il n'obtient pas le titre de roi mais seulement celui de tétrarque[9].

Les troubles entre Juifs et Samaritains renaissent sur le statut des Juifs à Césarée. Régulièrement, entre les populations juive et grecque de la ville on passe des insultes aux jets de pierres et parfois à des affrontement plus importants[43]. Lorsque Néron décide que Césarée est une ville grecque — ce qui a pour effet de déchoir du droit de citoyenneté les Juifs de la ville, qui faisaient d'eux les égaux des Grecs[43] — les affrontements reprennent de plus belle. Ce sont alors tous les juifs, non seulement ceux de Palestine, mais aussi ceux de la diaspora, qui vivent cette décision comme une profonde injustice qui accroît un peu plus « la souillure » que les païens font subir à la terre d'Israël. Malgré la répression que les forces de Festus et de ses successeurs exercent, les affrontements sur cette question se poursuivront jusqu'au déclenchement de la grande révolte juive en 66.

Sous le gouvernorat de Festus, les querelles n'épargnent même pas l'administration du Temple[18]. En 59 Agrippa a désigné Ishmael ben Phabi comme grand-prêtre pour remplacer Ananias de Zébédée, qui avait été nommé par son oncle Hérode de Chalcis[18]. Fait exceptionnel, le choix est contesté par les prêtres de moindre importance et les lévites[18]. Les causes du conflit semblent principalement économiques[18] et concerner la perception des dîmes. « Le grand prêtre envoie ses hommes de main piller les granges des lévites pour y dérober les grains de blé contestés[18]. »

Même si les légions romaines ont réussi à les réduire, des bandes de Zélotes, que Flavius Josèphe appelle des « brigands[45] », contrôlent encore certaines zones reculées de la province et font régulièrement des incursions dans des zones plus riches.

« Les conflits qui secouent la Judée sont donc multiples : Grecs contre Juifs, Juifs contre Romains, haut clergé juif contre prêtres ordinaires, Sadducéens et Pharisiens contre chrétiens[40]. »

Dans ce contexte compliqué, Agrippa provoque un inutile regain de tension, lorsqu'au sommet de son palais de Jérusalem, il se fait emménager un somptueux appartement, d'où il observe souvent ce qui se passe dans le Temple[40]. Les juifs indignés et le grand prêtre Ishmaël font alors édifier un haut mur pour préserver le sanctuaire du regard d'Agrippa, mais ce dernier ordonne qu'il soit abattu[40]. Ishmael ben Phabi qui a pourtant été nommé par le roi, se rend alors à Rome, à la tête d'une délégation pour demander l'arbitrage de l'empereur. Néron désavoue alors Agrippa, mais probablement à sa demande, il empêche le grand-prêtre de retourner en Judée[40]. Agrippa ne peut faire autrement que se soumettre à la décision impériale. Il nomme Joseph Kabi, fils de Simon comme nouveau grand prêtre, « mais son crédit auprès des Juifs est devenu quasiment nul[40]. »

Bâtisseur[modifier | modifier le code]

Agrippa II agrandit Panéas (aussi appelée Césarée de Philippe) qu'il refonde sous le nom de Néronias en l'honneur de l'empereur[46],[9]. En 62, il y installe sa capitale[9]. Des fouilles archéologiques ont probablement retrouvé des traces de son palais[9]. Il mène la vie d'un prince hellénistique, frappant des monnaies ornées de la face des empereurs et pratiquant l'évergétisme comme son père (Antiquités judaïques, XX, § 211-212)[9]. Il fait ainsi construire un magnifique théâtre à Bérytos (Beyrouth) et procède à des distribution de blé et d'huile aux habitants[46]. Bien qu'ainsi, il ait agi exactement comme son père, « Flavius Josèphe fait remarquer que ces dépenses le rendirent odieux à ses sujets[46]. » Pour Christian-Georges Schwentzel, « il n'y avait nulle différence politique de fond entre les deux Agrippa, seulement une plus grande habileté et un meilleur usage de la propagande de la part du père[47]. »

Exécution de Jacques, le frère de Jésus[modifier | modifier le code]

En 62, le procurateur de Judée Porcius Festus meurt. Lucceius Albinus, le nouveau procurateur met quelque temps pour arriver à Jérusalem. Agrippa II démet alors le grand-prêtre Joseph Kabi et nomme Ananius ben Anân (le beau-frère de Joseph Caïphe) pour le remplacer[48]. Alors qu'Albinus est sur la route d'Alexandrie à Jérusalem, le nouveau grand prêtre profite de ce vide pour faire arrêter Jacques le Juste, le frère de Jésus, qui dirige le mouvement nazôréen héritier du mouvement fondé par Jésus[39].

Selon l'auteur chrétien du IIe siècle Hégésippe, cité par Eusèbe de Césarée, Ananius demande à Jacques de désavouer les messianistes (chrétiens), désignant probablement ainsi les Zélotes qui sont de plus en plus actifs. Jacques refuse et Anan saisi un prétexte, peut-être une invocation de Dieu dans son discours, pour le faire condamner à mort, en disant qu'il a violé la loi (Torah). Jacques est alors exécuté par lapidation[39] et achevé à coups de bâton de foulon selon Hégésippe.

L'exécution de « Jacques, frère de Jésus, appelé Christ » est mentionnée « par Flavius Josèphe[49], mais aussi par de nombreuses sources chrétiennes transmises par Eusèbe de Césarée[50] ou indépendantes de lui, notamment les Ascensions de Jacques — texte de provenance ébionite transmis dans les Reconnaissances[51] — , où Paul, désigné par l'expression « homme ennemi », joue un rôle important dans la mort de Jacques[39],[52]. »

Selon Simon Claude Mimouni, « Ananius, qui appartient au courant Sadducéen, a sans doute pensé rendre service à Rome en supprimant Jacques, car il a dû estimer qu'il est alors sous influence des Zélotes — son initiative a été mal appréciée, et lui a valu d'être destitué de sa charge de grand prêtre[53] » à la demande du nouveau procurateur romain sitôt entré en fonction[53]. Pierre-Antoine Bernheim se pose la question: « Qui était donc Jacques », dans la société de Jérusalem ? En effet, si cette exécution provoque le renvoi du Grand-Prêtre aussi puissant qu'Anan qui venait à peine d'être nommé, cela ne signifie-t-il pas que Jacques était un personnage important, bénéficiant d'alliés puissants à Jérusalem[54] ?

« L'exécution de Jacques montre l'influence du mouvement nazôréen à cette époque, et sa perception comme un danger par les autorités du Temple de Jérusalem qui sont saducéennes[53]. » Robert H. Eisenman note que le changement de grand-prêtre par Agrippa, dans cette période de vacance du pouvoir romain, est immédiatement suivi par l'arrestation de Jacques et de quelques-uns de ses partisans. Il en conclu qu'Agrippa a probablement « saisi la première opportunité après l'affaire du mur du Temple pour se débarrasser de Jacques[48]. »

Agrippa ne peut pas faire autrement que de céder à l'injonction du nouveau procurateur romain. Peu après l'arrivée de ce dernier, il démet donc Anan et désigne Jésus, fils de Damnaios pour le remplacer[55].

La révolte de 66 - 70[modifier | modifier le code]

Début de la révolte à Jérusalem[modifier | modifier le code]

Agrippa est absent et se trouve à Alexandrie[56] lors de la répression qui va être le déclencheur de la révolte (printemps 66). Gessius Florus envoie des hommes prélever dix-sept Talents dans le trésor du Temple[56] « prétextant le service de l'empereur »[56] dit Flavius Josèphe[57]. Les Juifs protestent et insultent le procurateur qui réagit en faisant arrêter trois-mille six cents manifestants selon Josèphe, qui exagère peut-être[56]. Nombre d'entre-eux sont flagellés puis crucifiés. Parmi eux des femmes et surtout des citoyens romains appartenant à l'ordre équestre[56], ce qui viole l'usage romain qui veut que les citoyens romains relèvent de la justice impériale. Présente à Jérusalem, Bérénice, la sœur d'Agrippa « intervient au péril de sa vie auprès du procurateur de Judée, Gessius Florus[58]. » Elle vient elle-même devant le tribunal du procurateur, pieds nus comme une suppliante, alors que les soldats romains ne ralentissent en rien leur action du fait de sa présence, mais rien n'y fait[56]. Lorsqu'il arrive à Jérusalem Agrippa a une toute autre attitude. Dans un premier temps il parvient à convaincre certaines autorités de l'aider à collecter dans la région de Jérusalem les impôts qui n'étaient pas payés. Flavius Josèphe « compose à cette occasion une longue harangue qu'il attribue au roi[16] », mais qui semble « refléter les positions de Josèphe lui-même[16]. » Puis dans un second discours, Agrippa invite la population de Jérusalem à obéir à Gessius Florus, en faisant confiance à l'arbitrage de l'empereur[59]. Il est immédiatement conspué par la foule, qui se rappelle les morts et les exactions commises, des pierres volent même dans sa direction[59]. Il est contraint de quitter précipitamment Jérusalem et sa sœur l'accompagne[59]. « La cohorte romaine laissée par Florus se retrouve assiégée à l'intérieur des tours des murailles de la ville[59]. »

Agrippa tente alors d'enrayer la révolte en envoyant, 2000 archers à cheval commandés par Philippe, fils de Joachim, pour s'opposer à la sédition. Toutefois, Philippe et nombre de ses cavaliers appartiennent au même clan, voire aux mêmes familles que nombre des chefs de la révolte et partagent probablement leurs sentiments anti-romains. Assiégés dans une forteresse de Jérusalem, ils saisissent la proposition qui leur est faite de partir avec la vie sauve, laissant la cohorte romaine à ses seules forces. Les romains, dans une situation très délicate, sont contraints d'accepter quelque temps plus tard de se laisser désarmer, avec l'assurance de la part des insurgés qu'ils pourront se replier et rejoindre leur légat avec la vie sauve. Ils sont toutefois massacrés et seul leur chef, Metillius, est épargné car il promet de se convertir au judaïsme et accepte de se faire circoncire, ce qui souligne un trait caractéristique de « l'idéologie des assaillants, très attachés aux traditions ancestrales[60]. » L'intervention d'Agrippa, puis celle de ses forces pour enrayer la révolte ont été un échec total.

« Le gouverneur de Syrie Cestius Gallus, se décide à agir en automne 66[61]. » Il réunit une forte armée de campagne d'environ 30 000 hommes[61], à laquelle s'ajoutent 6 000 hommes tirés des trois autres légions, ainsi que les forces des rois Sohaemus d'Émèse et Antiochos de Commagène. Pour sa part, Agrippa fournit 3 000 fantassins et un peu moins de deux mille chevaux[62].

En Galilée et sur les terres d'Agrippa[modifier | modifier le code]

Le siège et la destruction de Jérusalem, par David Roberts (1850).

Agrippa aide les Romains pendant la Grande révolte juive. Durant la campagne en Galilée (67-68), il est présent aux côtés de Vespasien et Titus à la tête de troupes auxiliaires[63]. C'est probablement à cette occasion que Titus se lie avec Bérénice[63].

Agrippa tente une médiation lors du siège de Gamala[64]. « Il se serait approché des remparts de la ville pour exhorter les assiégés à se rendre[46] » Mais son initiative est totalement infructueuse[64] et il est même blessé[65],[46] par un frondeur alors qu'il s'adresse aux assiégés[66],[46]. « Flavius Josèphe constate à cette occasion, combien les Juifs méprisaient le souverain; c'est à ce titre qu'ils essayent de le lapider[46]. »

Il soutien les forces romaines lors du siège de Jérusalem (69-70), la chute de la ville et la destruction du Temple de Jérusalem (70). En 67, il reçoit magnifiquement Vespasien à Césarée de Philippe, sa capitale, puis Titus en 70 où il célèbre de grands jeux en l'honneur de la toute récente prise de Jérusalem[65]. Après la défaite des révoltés juifs, pour le remercier, Vespasien lui octroie de nouveaux territoires au nord qui n'ont pratiquement aucun habitant juif[65].

À la demande de Bérénice, après la reconquête de la Galilée par les romains, Agrippa protège Juste de Tibériade dont Vespasien réclame l'exécution, pour son engagement aux côtés des révoltés juifs. Bérénice obtient alors de son frère que celui-ci en fasse son secrétaire pour le mettre à l'abri. D'après son ennemi Flavius Josèphe, il s'en séparera peu après[67].

Selon Christian-Georges Schwentzel, Agrippa ne joue qu'un rôle secondaire dans les événements de son règne. Il n'y assiste le plus souvent qu'en spectateur et ses tentatives d'influer sur le cours des événements demeurent infructueuses[35].

Fin de règne[modifier | modifier le code]

Agrippa vient à Rome avec sa sœur Bérénice vers 75. À la suite de ce voyage à caractère officiel, Bérénice s'installe au palais où elle vit maritalement avec Titus[68]. Toutefois en 79, quand Titus devient empereur après la mort de son père Vespasien, il demande à Bérénice de quitter Rome[63] et elle retourne auprès de son frère en Galilée.

Selon Flavius Josèphe, Agrippa et lui entretiennent alors une correspondance régulière. Le roi lui aurait « envoyé soixante et deux lettres qui rendent témoignage de la vérité des choses qu['il a] rapportées[69]. »

En 85-86 ou 92-93, l'empereur Domitien lui retire les régions peuplées de juifs[70], notamment celles de Galilée, probablement pour des raisons de sécurité[71],[65].

Jusqu'à la découverte d'une inscription, il y avait consensus pour estimer qu'Agrippa II était mort en 93/94[1]. Depuis la découverte de l'épitaphe d'un soldat dans le Hauran qui indique indirectement qu'Agrippa est mort sous Trajan[72],[73], certains historiens reprennent l'indication de Photios Ier de Constantinople qui cite Juste de Tibériade[74],[72] et situent sa disparition en 101 ap. J.-C. troisième année du règne de Trajan[72]. Il ne laisse pas d'héritier et ce qui reste de son royaume est alors rattaché à la province de Syrie[65].

Arbre généalogique[modifier | modifier le code]

 
 
 
Hérode le Grand
 
 
 
Mariamne l'Hasmonéenne
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Bérénice, fille de Salomé, sœur d'Hérode le Grand
 
Aristobule IV
 
Alexander
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Agrippa Ier
 
Aristobule le Mineur
 
Mariamne
 
Hérodiade
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Hérode de Chalcis
 
Bérénice
 
Agrippa II
 
Mariamne
 
Drusilla
 


Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b (en) Rajak, Tessa (1996), "Iulius Agrippa (2) II, Marcus", in Hornblower, Simon, Oxford Classical Dictionary, Oxford: Oxford University Press
  2. Christian-Georges Schwentzel, "Hérode le Grand", Pygmalion, Paris, 2011, p. 268.
  3. a et b Christian-Georges Schwentzel, "Hérode le Grand", Pygmalion, Paris, 2011, p. 225.
  4. Christian-Georges Schwentzel, "Hérode le Grand", Pygmalion, Paris, 2011, p. 47.
  5. (en) Mason, Charles Peter (1867), Agrippa, Herodes I, in Smith, William, Dictionary of Greek and Roman Biography and Mythology, 1, Boston: Little, Brown and Company, pp. 77–78.
  6. Flavius Josèphe, Guerre des juifs, Livre II, § 11.
  7. Flavius Josèphe, Antiquités judaïques, livre XVIII, § V, 4, (132).
  8. a et b Mireille Hadas-Lebel, Rome, la Judée et les Juifs, éd. Picard, 2009, p. 89.
  9. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k et l Simon Claude Mimouni, Le judaïsme ancien du VIe siècle avant notre ère au IIIe siècle de notre ère, § Hérode Agrippa II (49 - 100 de notre ère), Paris, 2012, éd. PUF, p. 410.
  10. Christian-Georges Schwentzel, "Hérode le Grand", Pygmalion, Paris, 2011, p. 240.
  11. Flavius Josèphe, Antiquités judaïques, XIX. IX, § 2, (360).
  12. a et b Simon Claude Mimouni, Le judaïsme ancien du VIe siècle avant notre ère au IIIe siècle de notre ère : Des prêtres aux rabbins, éd. P.u.f./Nouvelle Clio, 2012, p. 409.
  13. Christian-Georges Schwentzel, Hérode le Grand, Pygmalion, 2011, Paris, p. 253.
  14. a et b Christian-Georges Schwentzel, Hérode le Grand, éd. Pygmalion, 2011, p. 254
  15. Simon Claude Mimouni, Le judaïsme ancien du VIe siècle avant notre ère au IIIe siècle de notre ère, § Hérode Agrippa Ier (37 - 44 de notre ère), Paris, 2012, éd. PUF, p. 409.
  16. a, b, c, d et e Christian-Georges Schwentzel, Juifs et nabatéens: Les monarchies ethniques du Proche-Orient hellénistique et romain, Presses Universitaires de Rennes, 2013, Rennes (France), p. 164.
  17. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j et k Christian-Georges Schwentzel, Hérode le Grand, Pygmalion, Paris, 2011, p. 255.
  18. a, b, c, d, e, f, g et h Christian-Georges Schwentzel, "Hérode le Grand", Pygmalion, Paris, 2011, p. 258.
  19. a, b et c Jean-Pierre Lémonon, Ponce Pilate, éd. Atelier, 2007, p.  264.
  20. Christian-Georges Schwentzel, Hérode le Grand, Pygmalion, 2011, Paris, p. 254-255.
  21. Pour la carte de la Judée, voir Jean-Pierre Lémonon, Ponce Pilate, éd. Atelier, 2007, p. 43.
  22. a, b et c Jean-Pierre Lémonon, Ponce Pilate, éd. Atelier, 2007, p. 43-44.
  23. Claude Mutafian et Éric Van Lauwe, Atlas historique de l'Arménie, Autrement, coll. « Atlas / Mémoires », 2005 (ISBN 978-2746701007), p. 30.
  24. Flavius Josèphe, Antiquités judaïques, livre XX, VIII, 4, (158).
  25. Fils de Marcus Antonius Polemo Ier, prêtre de Laodicée du Lycos, dynaste d'Olba puis roi en Cilicie.
  26. a, b et c Christian-Georges Schwentzel, "Hérode le Grand", Pygmalion, Paris, 2011, p. 256.
  27. Flavius Josèphe, Antiquités judaïques, livre XX, § VII, 1, (140).
  28. Flavius Josèphe, Antiquités judaïques, livre XX, § VII, 3, (147).
  29. a et b (en) E. Mary Smallwood, The Jews under Roman Rule: From Pompey to Diocletian: A Study in Political Relations, Brill, 2001 (ISBN 9780391041554), p. 273.
  30. (en) E. Mary Smallwood, op. cit., p. 266.
  31. Flavius Josèphe, Antiquités Judaïques, livre XX, VI
  32. Flavius Josèphe, Antiquités judaïques, XX, 7.1.
  33. Jean-Marie Guillaume, Jésus-Christ en son temps, éd. Médiasâul, Paris, 1997, p. 123.
  34. a, b et c Christian-Georges Schwentzel, "Hérode le Grand", Pygmalion, Paris, 2011, p. 269.
  35. a et b Christian-Georges Schwentzel, "Hérode le Grand", Pygmalion, Paris, 2011, p. 267.
  36. Nouveau testament, Actes des Apôtres, 21, 17-26.
  37. a, b, c et d Simon Claude Mimouni, Les chrétiens d'origine juive dans l'antiquité, Ed. Albin Michel, Paris, 2004, p. 136.
  38. Nouveau testament, Actes des Apôtres, 21, 27-36.
  39. a, b, c, d, e, f, g et h Simon Claude Mimouni, Les chrétiens d'origine juive dans l'antiquité, Ed. Albin Michel, Paris, 2004, p. 137.
  40. a, b, c, d, e, f, g et h Christian-Georges Schwentzel, "Hérode le Grand", Pygmalion, Paris, 2011, p. 259.
  41. Certaines sources chrétiennes identifient cet Ananie avec Ananias de Zébédée qui n'est plus grand-prêtre depuis 6 ans au moment de la comparution de Paul de Tarse. Il existe de nombreux autres grands-prêtres qui s'appellent Anan, Ananie ou Ananias.
  42. Nouveau Testament, Actes des apôtres, XXVI, 30-31.
  43. a, b, c et d Christian-Georges Schwentzel, "Hérode le Grand", Pygmalion, Paris, 2011, p. 257.
  44. Selon Jen-Pierre Lémonon, les sources sont contradictoires et hésitent entre 54-55 et 61. cf. Jean-Pierre Lémonon, Ponce Pilate, éd. Atelier, 2007, p. 43-44.
  45. E. Mary Smallwood, utilise le terme de terroristes pour parler de ceux que Flavius Josèphe appelle des « brigands » (grec lestaï).
  46. a, b, c, d, e, f et g Christian-Georges Schwentzel, Juifs et nabatéens: Les monarchies ethniques du Proche-Orient hellénistique et romain, Presses Universitaires de Rennes, 2013, Rennes (France), p. 165.
  47. Christian-Georges Schwentzel, Juifs et nabatéens: Les monarchies ethniques du Proche-Orient hellénistique et romain, Presses Universitaires de Rennes, 2013, Rennes (France), p. 165-166.
  48. a et b (en) Robert H. Eisenman (en), James the Just in the Habakkuk Pesher, p. 14, note no 32.
  49. Flavius Josèphe, Antiquités judaïques XX, § 197-203.
  50. Eusèbe de Césarée, Histoire ecclésiastique, II, 1, 4-5 ; [témoignage originaire de Clément d'Alexandrie ; II, 23, 4-18 [témoignage originaire d'Hégésippe]
  51. Ascensions de Jacques, Littérature pseudo-clémentine, Reconnaissances, I, 70, 1-8 ; 71, 1.
  52. Selon Simon Claude Mimouni, « La figure de Jacques a été diversement exploitée, aussi bien par les chrétiens d'origine juive que d'origine païenne. On la retrouve dans des écrits nazôréens ou ébionites, mais aussi dans des écrits gnostiques de Nag Hammadi — ce qui montre son emploi polysémique. cf. Simon Claude Mimouni, Les chrétiens d'origine juive dans l'antiquité, Ed. Albin Michel, Paris, 2004, p. 138. »
  53. a, b et c Simon Claude Mimouni, Les chrétiens d'origine juive dans l'antiquité, Ed. Albin Michel, Paris, 2004, p. 138.
  54. Pierre-Antoine Bernheim, Jacques, frère de Jésus,  éd. Albin Michel, 2003, p. 13.
  55. Christian-Georges Schwentzel, "Hérode le Grand", Pygmalion, Paris, 2011, p. 260.
  56. a, b, c, d, e et f Christian-Georges Schwentzel, "Hérode le Grand", Pygmalion, Paris, 2011, p. 261.
  57. Flavius Josèphe, Guerre des Juifs, livre II, XIV, 6.
  58. Christian-Georges Schwentzel, "Hérode le Grand", Pygmalion, Paris, 2011, p. 271.
  59. a, b, c et d Christian-Georges Schwentzel, "Hérode le Grand", Pygmalion, Paris, 2011, p. 262.
  60. Simon Claude Mimouni, Le judaïsme ancien du VIe siècle avant notre ère au IIIe siècle de notre ère, Paris, 2012, éd. PUF, p. 461.
  61. a et b Simon Claude Mimouni, Le judaïsme ancien du VIe siècle avant notre ère au IIIe siècle de notre ère, Paris, 2012, éd. PUF, p. 462.
  62. Flavius Josèphe, Guerre des Juifs, II, XVIII, 9, (499).
  63. a, b et c Christian-Georges Schwentzel, "Hérode le Grand", Pygmalion, Paris, 2011, p. 276.
  64. a et b Christian-Georges Schwentzel, "Hérode le Grand", Pygmalion, Paris, 2011, p. 264.
  65. a, b, c, d et e Simon Claude Mimouni, Le judaïsme ancien du VIe siècle avant notre ère au IIIe siècle de notre ère, § Hérode Agrippa II (49 - 100 de notre ère), Paris, 2012, éd. PUF, p. 411.
  66. Flavius Josèphe, Guerre des Juifs, livre II, § 523-525, cité par Simon Claude Mimouni, 2012, op. cit., p. 411.
  67. Martin Goodman, Rome et Jérusalem, éd. Perrin/Tempus, 2009, p. 498.
  68. Christian-Georges Schwentzel, "Hérode le Grand", Pygmalion, Paris, 2011, p. 277.
  69. Flavius Josèphe, Vita, 363.
  70. M.-T. Frankfort, Le royaume d'Agrippa et son annexion par Domitien, dans M; Renard (éd.), Mélanges . Grenier, III, Bruxelles, 1992, p. 659-672, cité par Simon Claude Mimouni, 2012, op. cit., p. 411.
  71. Nikos Kokkinos, The hérodian dynasty. Origins, Role in sociéty, and Eclipse, Sheffield, 1998, p. 738-739, cité par Simon Claude Mimouni, 2012, op. cit., p. 411.
  72. a, b et c Christian-Georges Schwentzel, "Hérode le Grand", Pygmalion, Paris, 2011, p. 278.
  73. Henri Seyrig, Un officier d'Agrippa II, Antiquités syrienne, vol. 42, 1965, p. 31-34.
  74. Photios Ier de Constantinople, Bibliothèque de Photios, codex 33.

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