Basilique Saint-Paul-hors-les-Murs

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Basilique Saint-Paul-hors-les-Murs
Image illustrative de l'article Basilique Saint-Paul-hors-les-Murs
Façade de la basilique
Présentation
Nom local Basilica di San Paolo Fuori le Mura
Culte Catholicisme
Type Basilique majeure
Début de la construction IVe siècle
Fin des travaux XIXe siècle
Style dominant Architecture néoclassique
Protection  Patrimoine mondial (1980)
Site web www.vatican.va/various/basiliche/san paolo/index it.html
Géographie
Pays Drapeau de l'Italie Italie
Région Latium
Commune Rome
Coordonnées 41° 51′ 31″ N 12° 28′ 38″ E / 41.858611, 12.47722241° 51′ 31″ Nord 12° 28′ 38″ Est / 41.858611, 12.477222  

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Basilique Saint-Paul-hors-les-Murs

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Basilique Saint-Paul-hors-les-Murs

La basilique Saint-Paul-hors-les-Murs fait partie des quatre basiliques majeures de Rome avec Saint-Jean-de-Latran, Sainte-Marie-Majeure et Saint-Pierre de Rome.

Historique[modifier | modifier le code]

À sa mort, Paul est enterré dans une nécropole le long de la Via Ostiense, en dehors du Mur d'Aurélien (d'où le qualificatif « hors-les-Murs » associé au nom de l'édifice), au niveau de la Porta Ostiensis (ou "Porte Saint-Paul"). Avant l'Edit de Milan, il y avait déjà un culte secret rendu sur la tombe de Saint Paul. On y construit même un édicule (Cella Memoriae), comme sur la tombe de Saint Pierre.

Dès l'officialisation du Christianisme en 313, Constantin crée une basilique sur la tombe de Saint Paul, à environ 2 km de la muraille aurélienne qui ceinturait Rome. Ce premier édifice, occidenté, est consacré le 18 novembre 324 par le pape Sylvestre

À l’époque du règne de Théodose Ier, empereur d’Orient, il est remplacé par une basilique nouvelle, orientée cette fois, et également beaucoup plus vaste.

En 384, Valentinien II décide le début des travaux, comme en témoigne une lettre adressée par l’empereur au préfet de la ville de Rome, Sallustius, qui était chargé de l’étude des travaux.

Cet édifice est appelé Théodosina, et bien que terminé sous Honorius, il est construit par Cirade, dit "Professeur Mechanicus" qui projette le plan à cinq nefs et le portique à quatre arcades. L'édifice est consacré par le pape Sirice.

Galla Placidia, fille de Théodose, et épouse d'Honorius, fait ajouter la mosaïque de l'arc de triomphe, qui sera refaite entre les VIIIe et IXe siècles.

La basilique est ensuite saccagée par les Lombards, en 739, et par les Sarrasins en 847. Pour défendre le lieu saint, Jean VIII ordonna la construction d'un fortin, autour duquel se forma un bourg appelé Giovannipoli, dont il ne reste aujourd'hui plus aucune trace.

La basilique après l'incendie[modifier | modifier le code]

Vue intérieure de la basilique après son incendie.

Sous le pontificat de Pie VII, dans la nuit du 15 au 16 juillet 1823, un incendie détruisit la majeure partie de l'édifice, mais le cloître ne fut pas endommagé. Léon XII s'occupa de la reconstruction de l'édifice. Il fut choisi de garder le plan paléochrétien et de construire un nouveau bâtiment.

Le projet de Giuseppe Valadier fut retenu par le Saint-Siège. Mais la Commission pour la reconstruction confia les travaux à Pasquale Belli. À sa mort Luigi Poletti lui succéda à la tête des travaux.

Le résultat final, bien qu'ayant gardé la typologie basilicale paléochrétienne, est loin de l'édifice de Théodose.

On supprima toutes les irrégularités (colonnes torsadées, décors sous les arcades,...). On remplaça le pavement de marbre uniforme par un pavement géométrique. On plaça un plafond à caissons sur la nef centrale, masquant la charpente. On boucha la moitié des fenêtres de la nef centrale pour ajouter 36 fresques représentant des épisodes de la vie de saint Paul et au-dessous, une frise sur laquelle sont peints les portraits de tous les papes de Pierre au plus récent, actuellement François, le tout étant mis à jour après chaque nouvelle élection pontificale. Une superstition populaire s'inspirant de la Prophétie de saint Malachie[1] affirme qu'une fois tous les médaillons de la frise remplis le temps de l'Église prendra fin, mais de nouveaux médaillons ont été ajoutés avant que tous ne soient utilisés.

La mosaïque de la façade, du XIe siècle, fut remplacée par une nouvelle, loin des canons esthétiques paléochrétiens. Des restes de la première mosaïque sont visibles derrière l'arc de triomphe.

La basilique actuelle est ainsi un édifice néo-classique, style qui cherche ses références dans le Haut-Empire, témoin de son époque, et non plus un édifice paléochrétien, puisant dans l'art des derniers temps de l'Empire Romain.

Architecture[modifier | modifier le code]

Intérieur de la basilique

L'intérieur de la basilique mesure 131,66 mètres de long, 65 mètres de large, 29,70 mètres de haut avec 80 colonnes monolithiques en granit de Montofarno. Il est divisé en cinq nefs.

Le portique réalisé par Calderini en 1928, mesure 70 mètres de long. Le pronaos de la façade compte dix colonnes monolithiques de granit rose de Baveno, une double rangée de colonnes sur les côtés, et une triple rangée du côté du Tibre, pour un total de 146 colonnes.

Archiprêtres[modifier | modifier le code]

Le 31 mai 2005, le pape Benoît XVI ordonne que la basilique Saint-Paul-hors-les-Murs soit sous contrôle d'un cardinal archiprêtre comme les trois autres basiliques majeures.

Le premier cardinal archiprêtre en a été Andrea Cordero Lanza di Montezemolo.

Liste des archiprêtres[modifier | modifier le code]

Tombeaux et reliques[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]