Nousseviller-Saint-Nabor

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Nousseviller-Saint-Nabor
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Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Lorraine
Département Moselle
Arrondissement Forbach
Canton Behren-lès-Forbach
Intercommunalité Communauté d'agglomération de Forbach Porte de France
Maire
Mandat
Serge Starck
2014-2020
Code postal 57990
Code commune 57514
Démographie
Population
municipale
1 178 hab. (2011)
Densité 192 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 07′ 12″ N 6° 58′ 17″ E / 49.12, 6.9714 ()49° 07′ 12″ Nord 6° 58′ 17″ Est / 49.12, 6.9714 ()  
Altitude Min. 255 m – Max. 372 m
Superficie 6,13 km2
Localisation

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Nousseviller-Saint-Nabor

Nousseviller-Saint-Nabor est une commune française située dans le département de la Moselle et le bassin de vie de la Moselle-est.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situé dans le Nord-Est de la France, Nousseviller-Saint-Nabor offre à ses habitants le charme des villages, en profitant de la proximité de nombreuses villes. En effet, situés à dix kilomètres de Forbach, chef-lieu d'arrondissement, le village de Nousseviller et son annexe de Cadenbronn jouxtent Sarreguemines, à sept kilomètres, mais aussi Sarrebruck en proche Allemagne, distante seulement de quinze kilomètres. Metz, préfecture de la Moselle se situe à soixante-dix kilomètres.

Commune rurale, les habitants se rendent dans les villes environnantes pour travailler. La proximité de l'Allemagne en fait un site privilégié par ses voisins qui trouvent dans la campagne, le calme et le repos indispensables à un bon équilibre de vie.

Carte de la commune.

Géologie[modifier | modifier le code]

Le village de Nousseviller-Saint-Nabor est situé sur un plateau où les pierres calcaires jonchent le sol, d'où le nom de Steinart donné à la région. Au cours d'une balade dans les champs, il est très aisé de voir ces pierres blanchâtres qui parsèment les terres labourées, comme autant d'ossements blanchis par la pluie et le soleil.

Cette situation géographique particulière a eu deux principales conséquences :

Écarts et lieux-dits[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le village de Nousseviller est cité pour la première fois en l'an 875, sous la forme Notuwilre[1]. Il est ensuite attesté successivement: Notelvilre (962), Nochewilre (972), Notuwiller (1137), Norswiller/Noesviller/Nusweiller (1544), Nussweiller (1594), Nosweiler (XVIIIe siècle), Nousweiller (1779), Nousviler (1793), Nousweiller (1801), Noussewiller-lez-Puttelange[1], Nousseviller-lès-Puttelange[2], Nousseviller-Saint-Nabor (1961).

Il y a en Lorraine une centaine de villages dont le nom comporte l'appellatif toponymique -viller, -villers ou encore -weiler, provenant du bas latin villare, dérivé bas latin de villa « domaine rural », il signifie « ferme, propriété terrienne » et a donné l'ancien haut allemand wîler, allemand Weiler « hameau ».

Nusswiller en francique lorrain.

Histoire[modifier | modifier le code]

La commune est constituée de deux villages : Nousseviller-Saint-Nabor et son annexe Cadenbronn. On situe l'origine des deux villages au VIIe siècle ou VIIIe siècle. Leur histoire est séparée jusqu'en 1808 et 1813 ou respectivement la paroisse puis la commune de Cadenbronn sont rattachées à celle de Nousseviller.

Durant la période gallo-romaine, une route secondaire appelée diverticule, relativement importante, reliait le « Herapel », la colline sur le ban de Cocheren où les Romains édifièrent un oppidum, à Sarreguemines. Cette voie romaine passait par Cocheren, Folkling, Théding, Nousseviller et Welferding.

À l'origine, vers 875, le village de Nousseviller est rattaché à l'église-mère de Maxstadt, puis plus tard à l'abbaye de Saint-Arnouald. Sous l'Ancien Régime, l'abbaye Sainte-Glossinde de Metz possède des biens dans le village, de même que les comtes de Sarrebruck. À partir du XIIIe siècle, Nousweiller devient propriété des comtes de Salm, seigneurs de Puttelange, et ce jusqu'au XVe siècle. Le comté de Puttelange est alors dirigé par un comte, le Rhingraff. Les villages de Guebenhouse, Metzing et Nousseviller forment ce qu'on appelait la mairie de Metzing.

D'autres seigneurs, ainsi que le clergé, possèdent des biens à Nousseviller, comme par exemple la commanderie de Metz de l'ordre Teutonique. Mais comme ces biens sont difficiles à administrer vu l'éloignement, ils sont cédés à la commanderie de Sarrebruck. Un document atteste qu'au début du XVe siècle, ce dernier signe un contrat avec le comte Johann de Salm de Puttelange pour gérer les possessions à Nousseviller, contrat qui est renouvelé en 1453, avec ses fils Simon et Johann.

Un document manuscrit datant du règne de Louis XIV nous parle du dénombrement effectué en 1708. Ce renseignement d'une grande précision confirme qu'à cette date, le village compte neuf familles, dix garçons, dix filles, un valet et deux servantes, ce qui nous donne un total de quarante-et-une personnes. Il nous indique aussi que ces familles possèdent vingt-trois chevaux, dix-neuf vaches et quarante-cinq cochons. Si le village compte à cette date si peu d'habitants, cela s'explique par la destruction de la région pendant la guerre de Trente Ans (1618-1648). Les mercenaires qui mènent cette guerre avec les troupes indisciplinées lui donnent un caractère particulièrement cruel et dévastateur.

Selon la coutume lorraine, l'ensemble du ban du village est soumis au Moyen Âge à la vaine pâture. Cela signifie que chaque propriétaire n'est plus sur son propre terrain, à partir du 1er octobre de chaque année pour faire manger ses bêtes. La capacité de pâture de chaque ban est évaluée une fois pour toutes. Ainsi selon une expertise du 31 août 1747, entérinée par une sentence du tribunal de bailliage de Sarreguemines du 14 décembre 1747, le ban de Nousseviller peut nourrir cent cinquante bovins, quatre-vingt porcs, cent soixante brebis ou cent moutons. Selon un principe d'équivalence, la capacité totale du ban est évaluée à six cent trente moutons. En vertu de son droit de vaine pâture, le seigneur peut donc entretenir à Nousseviller un troupeau correspondant à un tiers de la capacité totale, soit deux cent dix moutons, tandis que la bergerie seigneuriale se trouvait à Metzing.

Après avoir appartenu à l'Allemagne, Nousweiller devient français en 1766. Le village devient commune du district de Sarreguemines et du canton de Puttelange. Enfin, sous le règne de Napoléon Ier, le 18 octobre 1801, de nouveaux changements interviennent et la commune est rattachée au département de la Moselle et l'arrondissement de Sarreguemines, dans le canton de Forbach.

Cultes[modifier | modifier le code]

Il semblerait que Nousseviller était déjà paroisse au XIIIe siècle, mais ce n’est qu'à partir de 1536 que l’on connaît le nom des curés qui ont exercé leur ministère dans le village.

Cadenbronn[modifier | modifier le code]

Le village est situé dans le « Steinart », une région de calcaire coquillier à une altitude de 300 mètres environ, alors que les hauteurs qui forment un demi-cercle autour du village culminent à 371 mètres.

Il n’est pas à exclure que cette maisonnette originelle était une villa rustica gallo-romaine des tout premiers siècles de notre ère ; en effet en 1986, lors des travaux de terrassement du nouveau cimetière, des vestiges d’une telle construction ont été mis au jour. Il est certain que les objets déterrés datent de cette époque, comme les tuiles romaines du type « tegulaimbrex » qui en témoignent.

Il existe aussi des traces de peuplement plus ancien encore. En 1885, l’archéologue Émile Huber a fouillé 18 tombes de type «tumulus » dans la forêt de Cadenbronn, le Bambusch, situé sur la route de Rouhling. Ce qu’il découvrit ne laissait place à aucun doute : il s’agissait bien de tombes de Gaulois ayant vécu là il y a quelque 2000 ans (les trouvailles ont été léguées aux musées de Metz). Signalons encore une trace de l’histoire ancienne, la voie romaine du Hérapel à Sarreguemines qui passe sur les hauteurs sud du village ; un diverticulum quittait cette route pour traverser le village, desservir la villa rustica et la nécropole du Bambusch pour aller vers la villa urbana de Rouhling, avant de rejoindre Welferding.

Le document où figure pour la première fois le nom du village de Kodenborn date de 1485. Il s’agit d’un parchemin du XIe siècle donnant la liste des membres de la Confrérie de St Vendelin, patron du village de Diebling. Les textes sont écrits en allemand d’époque, l’écriture gothique est soignée et bien lisible. Ils y mentionnent le meyger (maire), syn Frowe (sa femme) et yr Kint (leur enfant) de Cadenbronn.

Il n’existe pratiquement pas de chroniques relatant les événements des guerres telle que celle des «rustauds » en 1525 et la querelle des Seigneurs en 1570. Au Moyen Âge on trouve quelques traces de l’existence du village qui faisait partie du duché de Lorraine. Il fut donné en fief à la seigneurie de Forbach en 1577.

La guerre de Trente Ans 1618-1648 n’a laissé que des ruines derrière elle. Dans les ruines de Kodenborn ne vivaient plus que cinq personnes mais le village fut reconstruit et d’autres habitants des villages abandonnés et des émigrés les ont rejoints pour former une communauté plus importante (Bettingen et Dittlingen ne furent jamais reconstruits).

Une « déclaration de droit », autre document fourni en 1700 par la communauté de Codenborn au seigneur de Forbach, déclare le droit commun d’usage de deux forêts et le droit de vaine pâture sur le ban de Bettingen (en friche).

Les premiers renseignements précis et détaillés nous viennent d’un manuscrit Le Dénombrement en 1708. Ce recensement confirme la présence de 13 familles, 21 garçons et 16 filles, au total une soixantaine de personnes ; il nous indique que ces familles avaient 36 chevaux, 30 vaches et 44 cochons et cultivaient 131 ha (les 2/3 du ban étaient donc en friche). Les séquelles de la guerre de Trente Ans n’étaient pas encore entièrement effacées.

Sous l’ancien régime, Cadenbronn était un des 16 villages du comté de Forbach dont le Seigneur était la comtesse « Marianne von der Leyen » ; douairière du « Duché de Deux Ponts » maîtresse femme, forte personnalité, très cultivée, grande fortune, veuve du duc Christian IV. Elle avait de solides amitiés à la cour de Versailles, surtout celle de la reine Marie–Antoinette.

La carte de l’époque du comté mentionne une chapelle en ruine au sud du clocher de Codenborn ; c’est à notre connaissance le seul document mentionnant cette chapelle située au bord de la voie romaine ; elle a donné le nom à ce lieu-dit, et au lotissement de Nousseviller ; un calvaire a été érigé à cet endroit en 1834.

Pendant la révolution de 1789 le village avait 120 habitants et dut mettre 19 hommes à la disposition de la garde nationale de Forbach. Les habitants avaient des privilèges : la comtesse ne leur imposait pas de taxe pour la glandée.

Après la révolution en 1790 les réformes administratives furent d’une importance capitale pour le village qui était une commune et une paroisse autonome ; le 14 mars 1790 la commune fut rattachée au canton de Forbach, district de Sarreguemines, département de la Moselle. Les registres de l’état-civil tenus jusqu’alors par le curé, furent ouverts en mairie et Nicolas Cosar est devenu maire (son père Michel est nommé maire de Nousseviller).

Après la confiscation des biens de l’église et la vente de ses terres et même du presbytère, la paroisse fut rattachée à celle de Nousseviller le 15 octobre 1808. Et cinq ans après, le 1er février 1813 le maire Nicolas Cosar suite aux restructurations voulues par Napoléon Ier, a dû accepter à son tour le rattachement de la commune, à celle de Nousseviller.

Ainsi, Cadenbronn perdit définitivement son autonomie communale et paroissiale et devint «annexe de Nousseviller ». N.B. – La fusion ne fut pas trop douloureuse pour les Cadenbronner car leur maire Nicolas Cosar étant devenu le premier magistrat de la grossgemeinde qui avait déjà Hundling et Metzing comme annexes.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1989   Serge Starck sans etiquette Maire
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 178 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1836 1841 1861 1866 1871
343 104 132 567 674 735 416 409 408
1875 1880 1885 1890 1895 1900 1905 1910 1921
414 410 420 410 421 435 434 436 414
1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975 1982
449 453 456 435 446 512 506 662 833
1990 1999 2005 2006 2010 2011 - - -
916 949 994 997 1 170 1 178 - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Passage d'une voie romaine.

Édifice religieux[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Bouteiller - Dictionnaire topographique de l'ancien département de la Moselle.
  2. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011