Tramolé

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Tramolé
Tramolé
Vue générale de Tramolé en 1915.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Isère
Arrondissement Arrondissement de Vienne
Canton L'Isle-d'Abeau
Intercommunalité Communauté de communes Bièvre Isère
Maire
Mandat
Jean-Michel Drevet
2014-2020
Code postal 38300
Code commune 38512
Démographie
Population
municipale
754 hab. (2017 en augmentation de 39,11 % par rapport à 2012)
Densité 108 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 31′ 11″ nord, 5° 16′ 07″ est
Altitude 450 m
Min. 394 m
Max. 538 m
Superficie 6,99 km2
Localisation
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Liens
Site web www.mairie-tramole.fr

Tramolé est une commune française située dans le département de l'Isère en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Les habitants de Tramolé se dénomment les Tramolois[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation et description[modifier | modifier le code]

Tramolé est une commune située dans le département de l'Isère, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

La ville de Tramolé appartient au canton de L'Isle-d'abeau[2]

La superficie est de 7 km². Tramolé porte le code Insee 38512 et est associée au code postal 38300. Elle se situe géographiquement à une altitude de 480 mètres environ.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Tramolé est limitrophe avec cinq autres communes du département de l'Isère

Communes limitrophes de Tramolé
Les Éparres
Culin Tramolé Eclose-Badinières
Sainte-Anne-sur-Gervonde

Géologie[modifier | modifier le code]

Climat[modifier | modifier le code]

La région de Tramolé présente un climat de type semi-continental[3] qui se caractérise par des précipitations assez importantes en toutes saisons.

Les étés sont chauds et plutôt sec mais connaissent de nombreuses périodes orageuses. Les hivers sont généralement assez froids et marqués par des gelées fréquentes, d'autant plus que le secteur, resté très longtemps marécageux, est souvent marqués par de nombreuses brumes matinales et des brouillards plus ou moins persistant durant les périodes froides.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le ruisseau de l'Agny, d'une longueur de 17,2 km, traverse le territoire communal en formant une boucle partant du sud-est vers le nord-est[4] avant de rejoindre la Bourbre, un affluent du Rhône. Cette petite rivière est rejointe par le ruisseau de Valausin d'une longueur de 2 km[5]., en limite du territoire communal.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Le territoire communal est situé hors des grands axes de circulation et n'est traversé que par quelques routes d'importance secondaire dont la RD56 qui permet de rejoindre Bourgoin-Jallieu par la commune des Éparres.

La bretelle d'autoroute la plus proche (A43 relie la commune à Lyon et à Chambéry) est située à moins de dix kilomètres du bourg :

Sortie 8 à 37 km : Bourgoin-Jallieu-centre, Nivolas-Vermelle, Ruy-Montceau

La gare ferroviaire la plus proche de la commune est celle de Bourgoin-Jallieu, desservie par des trains TER Auvergne-Rhône-Alpes.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Tramolé est composé d'un bourg central à l'aspect essentiellement agricole avec quelques maisons rurales et des résidences de facture plus moderne. Les hameaux sont essentiellement composés de corps de fermes et de maisons particulières.

Hameaux, lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

Voici, ci-dessous, la liste la plus complète possible des divers hameaux, quartiers et lieux-dits résidentiels urbains comme ruraux qui composent le territoire de la commune de Tramolé, présentés selon les références toponymiques fournies par le site géoportail de l'Institut géographique national[6].

  • Brin
  • le Plan
  • le Guchon
  • les Routes
  • le Reuzier
  • la Ferrandière
  • le Valet
  • le Colombier
  • les Prairies
  • les Davats
  • les Rollands
  • la Croix Chevalier
  • les Buissons
  • les Retonnières
  • le Petit Pignière
  • le Grand Pignière
  • les Plagnes
  • les Gourières
  • les Retonnières
  • le Bessey
  • la Molière
  • le Morlionnay
  • Chardonnet
  • Bois de la Revollat

Eau et assainissement[modifier | modifier le code]

Risques naturels[modifier | modifier le code]

Risques sismiques[modifier | modifier le code]

La totalité du territoire de la commune de Tramolé est situé en zone de sismicité n°3, comme la plupart des communes de son secteur géographique[7].

Terminologie des zones sismiques[8]
Type de zone Niveau Définitions (bâtiment à risque normal)
Zone 3 Sismicité modérée accélération = 1,1 m/s2

Autres risques[modifier | modifier le code]

Une tempête s'est déroulé du 06 au [9]. Des inondations et coulées de boue se sont déroulées du 26 au 27 novembre 1982[10], du au [11].

Un glissement de terrain s'est déroulé du 30 avril au 1er mai 1983[12] et du 05 au 13 octobre 1993[13]. Le gel du entraîne des calamités agricoles;

Une sécheresses en 2003 (calamités agricoles, sécheresse) qui se répète en 2005 (calamités agricoles, sécheresse)[14], puis en été 2006 (calamités agricoles, sécheresse)[15].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Tramolé signifie « au-delà de la colline »[16]. Le mot Tramole vient du latin trans (« au-delà »), préfixe signifiant « au-delà de, outre, derrière »[17] et de moles (« amas, tas »).

Tramolé a eu successivement plusieurs noms Tresmolus, Tresmollin (ce qui confirmerait l'histoire des trois moulins) et même Tresmusia à l'époque où Bourgoin s'appelait Bergusia[18].

Histoire[modifier | modifier le code]

Gérée par le clergé, la commune de Tramolé adhérait au canton de Maubec, avec à sa tête un archiprêtre[pas clair].

Fait marquant sur la commune, c'est le nombre impressionnant de mûriers sur les terrains de l'ancienne ferme Barril (chemin Davas) jusque vers les années 1950. Les mûriers servaient à la nourriture des vers à soie (bombyx du mûrier ou Bombyx mori).

La peste de 1628 : au XVe siècle, une épidémie de peste avait ravagé la région et Saint Roch avait guéri de nombreux pestiférés. Les cinq paroisses constituant la commune des Éparres (les Éparres, Culin, Tramolé, Meyrié, et Vermelle-Ruffieu) firent vœu de se rendre le 16 août de chaque année en pèlerinage à Meyrié car l’église abrite une statue du Saint (la commune des Éparres incluait aussi Badinières, d'appartenance religieuse à Éclose, et qui est devenue commune en 1858 ; le Plan Bourgoin faisait alors aussi partie des Éparres) ;

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

La « bagarre sanglante » à Tramolé s'est déroulé le Le 21 juillet 1923 vers 20 heures[19],[20]

Trois ouvriers agricoles, de nationalité austro-polonaise, rôdaient avec des allures menaçantes autour d'une ferme isolée, exploitée par la famille Martinet. Les fils Martinet les invitèrent à déguerpir. Deux d'entre eux prirent la fuite à travers -champs. Le troisième s'obstina à rester. Les fils Martinet l'appréhendèrent. Mais. soudain, l'homme, saisissant son revolver, fit feu sur ses adversaires, dont le plus jeune, Marcel, âgé de 18 ans, tomba mortellement atteint, et dont l'autre, Emile, âgé de 20 ans, grièvement blessé, dut être transporté l'hôpital de Bourgoin. Attiré par le bruit. l'oncle des fils Martinet accourut et maîtrisa le meurtrier. Des villageois du voisinage, arrivant à leur tour, lynchaient l'ouvrier polonais et le rouaient de coups de bâton et de coups de pied à tel point que son corps ne forma bientôt plus qu'une plaie et qu'il succomba, Son cadavre fut transporté à la mairie de Tramolé.

Plusieurs citoyens, sous la conduite de M. Casanoya brigadier de gendarmerie à Saint-Jean-de-Bournay, et de deux gendarmes s'empressèrent alors de battre les bois d'alentour pour retrouver les deux Polonais fugitifs. Des cultivateurs de Tramolé, MM. Louis Douillet et Théophile Dechène, lancés à sa poursuite, se trouvèrent face à face avec le bandit. Il tira sur eux une balle de revolver qui effleura la tête de M. Douillet, puis il disparut. L'un de ceux-ci fut capturé, au cours de la nuit, près de Sainte-Anne-d'Estrablin, et conduit à la maison d'arrêt de Vienne l'autre ne put être rejoint. La battue sera continuée aujourd'hui. Le meurtrier lynché et tué par la foule se nommait Antonin Novach il avait 28 ans. Son complice, écroué à Vienne, se nomme Zagikowski. Le nom du bandit en fuite reste inconnu. Tous trois vivaient depuis quelque temps de vols et de rapines et terrorisaient les fermes d'alentour.

Le dimanche 21 mars 1926, Jean Pierre Badin (23 ans), tua de deux coups de revolver, à Tramolé, Mlle Francine Goy (21 ans), sa voisine, et a été arrêté. Il a tué la jeune fille parce que ses parents lui avaient refusé la main. Quand on l'arrêta, il joua la stupeur, et mis en présence du cadavre de sa victime, il nia encore. Les gendarmes durent le protéger des villageois pour éviter un lynchage[21].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des élus[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1995 mars 2008 André Courtial    
mars 2008 En cours Jean-Michel Drevet   cadre

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1800. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[22]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[23].

En 2017, la commune comptait 754 habitants[Note 1], en augmentation de 39,11 % par rapport à 2012 (Isère : +2,75 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851 1856
349412425491483508480426426
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
425411383393382399413404402
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
327300271277266264249260276
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012 2017
248203279382474515521542754
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[24] puis Insee à partir de 2006[25].)
Histogramme de l'évolution démographique

Liste des associations du village[modifier | modifier le code]

  • Association Fêtes et Loisirs de Tramolé, l'AFL ;
  • Club des jeunes de Tramolé (conscrits) ;
  • Union Sportive Sainte-Anne Tramolé (en footballModèle:Àvérifier, deux équipes seniors et une équipe vétérans) ;
  • Le Sou des Écoles Culin-Tramolé ;
  • Association Les Ressources de l'Etre - sophro-analogie ;
  • Association La Saint-Hubert des Amis, association de chasse, sur un territoire privé ;
  • Association Zone Rouge Sono - animation et organisation de soirées publiques et privées ;

.

Fêtes typiques, lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Le Salon des Grands Vins de France et Produits du Terroir reçoit près de 80 exposants, vignerons, producteurs récoltants et viticulteurs de France, le premier week-end du mois de décembre ;
  • La Vogue (ou fête foraine) a lieu au mois de juin, organisé par le club des jeunes ;
  • Le repas des anciens, un moment de rencontre et de partage pour les plus de 65 ans, organisé par l'AFL ;
  • Plusieurs soirées "disco" et bals, organisés tout au long de l'année, pour financer des sorties et excursions des jeunes de Tramolé ;
  • La nuit de la Saint-Jean a été remplacée par la kermesse du village, organisée par le Sou des Écoles et dont le feu d'artifice est offert chaque année par l'AFL aux habitants de Tramolé ;
  • Monument aux morts pour la France (lors de la Guerre 1914-1918) ;
  • La cloche en bronze de l'église de Tramolé (propriété de la commune) fabriquée en 1676 sur laquelle est inscrite : IHS MAR SS MORIS ORA PRO NOBIS & N SOVFFREY DARZAT & IANE BOVCHAT ONT ESTE MES PARAIN & MARAINE & MON MIS NON IANE 1676 (traduction: Jésus et Marie, saint Maurice, priez pour nous. N. Souffrey Darzat et Jeanne Bouchat ont été mes parrain et marraine et m'ont donné mon nom en l'an 1676).

Économie[modifier | modifier le code]

Entreprises[modifier | modifier le code]

Cumin TP (BTP) ; Euro Services Industrie (fabrication de machines) ; Gaec de l'Agny (agriculture) ; Libtal Marie, née Bavu (vente de pommes et autres) ; Paillet Germain Joseph (bar des amis) ; CP Logistics (transport routier et interurbain de marchandises) ; Perret Michel Maurice Antonin (secrétariat et traduction) ; Semasema For (fabrication de machines pour l'industrie agroalimentaire).

Installations industrielles[modifier | modifier le code]

Réseau de pipelines[modifier | modifier le code]

Un réseau de pipelines passe sur le territoire de Tramolé (géré par la société SPMR), avec un débit maximal de 1 300 m3/h. Ce réseau fait plus de 800 km. Ce réseau transporte des produits tels que : essence et gazole pour les véhicules, fioul domestique pour le chauffage et du carburéacteur pour l’aviation. Ces produits sont issus des raffineries et dépôts situés près de l'Étang de Berre et Lyon, et sont destinés à alimenter les dépôts pétroliers répartis dans la vallée du Rhône, le Dauphiné, les Pays de Savoie en Région de Fréjus – Saint Raphaël, jusqu'en Suisse (près de Genève).

Ce transport par pipelines représente 90 % de la consommation des régions qu'il dessert[26].

Station d'épuration[modifier | modifier le code]

La commune de Tramolé ne disposait pas de collecteur d'eaux usées jusqu'en 2007. Chaque propriété disposait alors d'une fosse septique pour le traitement des eaux usées. Le système étant très polluant, la mairie a décidé en 2007 la construction d'une station d'épuration écologique : station d’épuration de type "filtres plantés de macrophytes (roseaux)"[27].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Ancien "Café Bonnet", tenu par Paul (dit le Tailleur) et Suzanne Bonnet-Gonnet ;
  • Ancien pigeonnier du château de Tramolé : le pourtour de la maison possède toujours un rebord pour que les pigeons se posent ; devenu plus tard une maison d'habitation avec un bistrot et ensuite une épicerie.

Évènement historique: Grande manœuvre militaire en 1874[28][modifier | modifier le code]

  • À partir du 3 septembre 1874 : manœuvre militaire du 14ème corps d'armée (Il représentait la région de Lyon et de Grenoble et était composé de Dauphinois et de Savoyards, ces « redoutables Allobroges » dont le roi Charles-Emmanuel disait « Qu'ils furent la gloire des Celtes et la terreur de Rome ») ordonné par le Général Bourbaki qui était basé sur l'hypothèse suivante : un corps ennemi marche sur Lyon. La garnison de Lyon est envoyée vers Bourgoin et la Tour-du-Pin avec comme mission de prendre position et de repousser l'ennemi vers Grenoble. Effectif mobilisé pour cette manœuvre :
    • 13 bataillons d'infanterie (231 officiers, 5 503 hommes et 68 chevaux)
    • 16 escadrons de cavalerie (118 officiers, 1 510 hommes et 1663 chevaux)
    • 6 bataillons d'artillerie (20 officiers, 540 hommes et 400 chevaux)
    • 1 détachement de Pontonniers (1 officier, 42 hommes et 21 chevaux)
    • Une demi compagnie du Génie (1 officier, 40 hommes et 7 chevaux)
    • 1 détachement de la Gendarmerie (1 officier, 15 hommes et 6 chevaux)
    • 1 détachement du train (7 officiers, 150 hommes et 214 chevaux)
      cuirassiers
  • Le 6 septembre 1874 : une reconnaissance de cavalerie composée de deux escadrons du 11e cuirassiers, deux escadrons du 12e cuirassiers et de la batterie à cheval partent de Bourgoin à 7h, montent à Culin et Tramolé, marchent jusqu'à Éclose et rentrent à Bourgoin vers 11h par la route de Nivolas. La brigade de Cuirassiers et la batterie à cheval s'établissent ensuite pour la nuit à Culin.
  • Le 7 septembre 1874 : le général commandant la division de la cavalerie établit la brigade de cuirassiers entre Culin et Tramolé. Des voitures du train on amenés les vivres et fourrages au campement.
  • Le 8 septembre 1874 : simulation de combat vers Châteauvilain. À la fin, conformément au Général commandant le 14e corps d'armée une ration de vin est accordée aux troupes. Retour au campement (bivouac) de la brigade de cuirassiers entre Culin et Tramolé.
  • Les 9 et 10 septembre 1874 : diverses manœuvres entre Bourgoin et Saint-Priest.
  • Le 11 septembre 1874 : fin de la manœuvre.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Pion-Gaud : en octobre 1920, fermier à la Côte-Saint-André et à Tramolé. Il invente un nouveau procédé d'engrais pour le blé (technique dite "Fertilisa") qui augmenta les récoltes de près de 67% en grains et 75% pour la paille. Son procédé fût ensuite testé dans plus de 11 départements et eu un article dans Le Petit journal[29]. Une analyse dans le bulletin du comité de lecture de Beaune à validé cette nouvelle technique[30] en mars 1921 ;
  • Eudoxie Chareton[31] : le 21 octobre 1876 à Tramolé, Eudoxie a sauvé d'une mort certaine Philomène Gentaz (cinq ans) qui était tombée dans un réservoir d'eau dans un pré. La petite Eudoxie a eu une récompense de la part du gouvernement : la médaille du sauvetage ;
  • Crétinon Victor-Jean-Baptiste[32],médaille du mérite agricole (Décret du 17 août 1931) ;
  • Michel Perret, inventeur de la chambre de coupure de courant à double chambre de compression ;
  • Didier Branchard, inventeur d'un système destiné au contrôle de qualité des œufs de consommation.

Personnalités célèbres liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Guy Fréquelin : vice-champion du monde des rallyes en 1983, plusieurs fois champion de France de divers compétitions nationales et internationales en rallye.

Les parents de Guy Fréquelin se rencontrèrent et se marièrent le 8 mai 1943 à Tramolé. Le père de Guy Fréquelin, Roger, est né le 28 février 1919 (militaire mobilisé) et avait 20 ans quand il fut prisonnier de guerre du côté d'Orléans. Il réussit à s'évader lors d'une corvée d'eau et apu rejoindre la zone libre et l'armée française vers Marmande. Au bout de 24 mois de service, il pu partir en permission chez des amis vendeur de chevaux et ayant une ferme et une petite usine sur Tramolé. C'est à ce moment-là qu'il rencontra la mère de Guy Fréquelin, Paulette Bonnet (née le 29 août 1921), qui vivait sur Tramolé. Le père de Paulette Bonnet était meunier sur la commune[33].

Faune et flore[modifier | modifier le code]

Pinson des arbres
Chardonneret élégant
Écureuil roux

Tramolé a fait l'objet d'un Inventaire par la direction régionale de l'environnement, et a fait l'objet d'un Périmètre[34] de la ZNIEFF de type 1*, notamment grâce aux différents étangs créés par l'homme dans les années 1970 (étangs Doyeux, etc.).

Ce périmètre (grande zone de marais) a été désigné comme ayant un intérêt écologique et est décrit ainsi :

« Cette grande zone de marais reste très intéressante et originale. L'homme en a assez profondément façonné le milieu : création d'étang aux formes rectilignes, layons de chasse. Elle est constituée d'une mosaïque de milieux humides : phragmitaies (roselière à phragmites), taillis d'aulnes ou de bouleaux, prairies humides comportant des stations de plantes rares. L’Écuelle d’eau, en particulier, est une petite plante de la famille des carottes (ombellifères). Les passereaux liés aux zones humides sont très nombreux avec en particulier la présence simultanée de trois rousserolles (Rousserolles effarvatte, turdoïde et verderolle). Le rare Courlis cendré y a aussi été observé et est susceptible d'y nicher. Il serait dommage qu'un tel paysage, désormais rare dans le Bas-Dauphiné, se banalise[35]. »

La faune[modifier | modifier le code]

Liste des espèces de la faune observées à Tramolé (oiseaux, mammifères, reptiles, amphibiens)[36] :

Héron cendré, Milan noir, Busard Saint-Martin, Busard cendré, Faucon crécerelle, Caille des blés, Faisan de Colchide, Chevalier guignette, Tourterelle des bois, Hirondelle rustique, Rossignol philomèle, Rougequeue noir, Merle noir, Hypolaïs polyglotte, Fauvette à tête noire, Gobemouche gris, Mésange charbonnière, Pie-grièche écorcheur, Corneille noire/Corneille mantelée, Moineau domestique, Moineau friquet, Pinson des arbres, Serin cini, Verdier d'Europe, Chardonneret élégant, Bruant jaune, Bruant zizi, Écureuil roux, Grenouille verte, Lézard des murailles.

La flore[modifier | modifier le code]

Laîche paradoxale, Écuelle d'eau

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Site habitants.fr, fiche sur le nom des habitants des communes de l'Isère], consulté le 10 février 2020
  2. Décret no 2014-180 du 18 février 2014 portant délimitation des cantons dans le département de l'Isère- Le canton no 14 (L'Isle-d'Abeau) comprend les communes suivantes : Chèzeneuve, Crachier, Culin, Four, L'Isle-d'Abeau, Maubec, Meyrieu-les-Etangs, Saint-Agnin-sur-Bion, Saint-Alban-de-Roche, Saint-Jean-de-Bournay, Tramolé, Vaulx-Milieu, Villefontaine. Le bureau centralisateur de ce canton est la commune de l'Isle-d'Abeau.
  3. Annick Auffray, Alain Brisson, Agnès Tamburini, Valérie Dziak, Véronique Maloisel, Sophie Martinoni-Lapierre, « Climat de la région Rhône-Alpes », sur rhone-alpes.developpement-durable.gouv.fr, (consulté le 23 juin 2016)
  4. Sandre, « Fiche cours d'eau - l'agny (V1730500) » (consulté le 9 juin 2019).
  5. Sandre, « Fiche cours d'eau (V1730540) ».
  6. Site géoportail, page des cartes IGN
  7. Site de la préfecture de l'Isère, carte des zones de sismicité
  8. [1]
  9. Arrêté JO du 18/11/1982.
  10. Arrêté au JO du 24/12/1982.
  11. Arrêté au JO du 20/07/1983.
  12. Arrêté au JO du 21/06/1983.
  13. Arrêté au JO du 19/10/1993.
  14. Arrêté ministériel du 13/12/2005.
  15. Arrêté ministériel du 11 janvier 2007.
  16. Grosse colline ou petite montagne arrondie, point élevé, aussi digue, levée.
  17. Le terme trans vient du patois trai, de l'ancien français tres et du latin trans, « au-delà », ou signifiant « le lieu, l'endroit, le pâturage », du latin tractus, « quartier, coin de terre, endroit ».
  18. archives cure de Tramolé à l'époque de l'abbé Durand
  19. « Le Matin : derniers télégrammes de la nuit », sur Gallica, (consulté le 31 octobre 2018)
  20. « Le Matin : derniers télégrammes de la nuit », sur Gallica, (consulté le 2 novembre 2018)
  21. Parti communiste français. Auteur du texte, « L'Humanité : journal socialiste quotidien », sur Gallica, (consulté le 31 octobre 2018)
  22. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  23. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  24. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  25. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.
  26. Pour connaitre le tracé exact, il faut se rapprocher de la mairie et consulter le cadastre.
  27. récépissé de déclaration en préfecture de construction d'une station d'épuration n°38-2007-0079. Cette construction se trouve sur la parcelle no 609 (voir plan cadastral).
  28. Bulletin de la Réunion des Officiers, (lire en ligne)
  29. Parti social français. Auteur du texte, « Le Petit journal », sur Gallica, (consulté le 31 octobre 2018)
  30. Comité d'agriculture de l'arrondissement de Beaune. Auteur du texte et Comité de viticulture de Côte-d'Or. Auteur du texte, « Bulletin du Comité d'agriculture de Beaune », sur Gallica, (consulté le 2 novembre 2018)
  31. « La Presse », sur Gallica, (consulté le 31 octobre 2018)
  32. « Journal officiel de la République française. Lois et décrets », sur Gallica, (consulté le 31 octobre 2018)
  33. Guy Fréquelin et Philippe Séclier (préf. Jean Todt), Pilote de ma vie, Calmann-Lévy,
  34. [PDF]Périmètre
  35. Extrait de la fiche descriptive de la ZNIEFF
  36. Observations de l'association CORA 38 (Centre Ornithologique Rhône-Alpes).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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