Jean-Baptiste Davaux

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Jean-Baptiste Davaux
Description de cette image, également commentée ci-après
Jean-Baptiste Davaux vers 1787.

Naissance
La Côte-Saint-André
Royaume de France Royaume de France
Décès (à 79 ans)
Paris, Royaume de France Royaume de France
Activité principale Compositeur, violoniste
Lieux d'activité Paris

Jean-Baptiste Davaux (19 juillet 1742 à La Côte-Saint-André ; 2 février 1822 à Paris) est un violoniste et compositeur français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Davaux naît dans une famille bourgeoise. Son père est receveur au grenier à sel et a le titre honorifique de Conseiller du Roy. Il reçoit sa première éducation musicale de ses parents[1]. Il commence le violon, outre la mandoline. En 1767, Davaux se rend à Paris, où rapidement, il acquiert une réputation de violoniste et de compositeur. Il reçoit un certain nombre de nominations publiques extra-musicales et après la Révolution, il occupe un poste officiel au ministère de la guerre[1]. Il reçoit ensuite pension et Légion d’honneur (28 septembre 1814) pour ses trente années de service. Il prend sa retraite en 1816. Il habite alors dans sa demeure des Yvelines et à moitié à Paris où il donne des concerts privés.

Les premières publications de Davaux datent de 1768, deux ariettes, Les charmes de la liberté et Le portrait de Climène (perdues toutes deux)[1], auxquelles succèdent deux opéras-comiques présentés en 1785 et 1786 : Théodore, ou Le bonheur inattendu livret de B.-J. Marsollier des Vivetières, d'après une comédie de Hugh Kelly (False Delicacy) aujourd’hui perdu, et Cécilia, ou Les trois tuteurs sur un roman de Fanny Burney, dont subsistent des extraits[1].

Se considérant lui-même comme un « amateur », il était reconnu tant par le public que les critiques et considéré comme le symphoniste français le plus estimé des compositeurs français, excepté Gossec[1] (3 symphonies publiées). Le Concert Spirituel entre 1773 et 1788 donne souvent ses œuvres et des virtuoses tels Capron, Devienne, Pierre Leduc et Giornovichi le jouent.

Ses partitions ont été publiées en Hollande, en Angleterre et en Allemagne – le plus souvent dans des éditions pirates – et ses quatuors à cordes sont joués aux États-Unis dès 1782 (New York Royal Gazette, 27 avril 1782)[1].

En 1784 pour la publication de ses Trois simphonies à grand orchestre, op. 11 (1784), il développe sur la base des chronomètres Breguet un dispositif pour mesurer avec précision, trente ans avant le métronome de Maelzel[2]. On trouve dans la presse de l'époque des comptes rendus : Journal de Paris (du 8 mai 1784) et dans le Mercure de France (12 juin 1784)[1].

Œuvres[modifier | modifier le code]

page de titre partition Imbault
Page de titre de la Symphonie concertante, opus 16, de Jean-Baptiste Davaux (Paris, 1800, éd. Imault)

Davaux compose essentiellement de la musique instrumentale. On le connaît pour ses 13 Symphonies concertantes (entre 1772 et 1800) qui sont l’une des meilleures réussites du genre[1]. L’une d’entre elles, de 1794 est ponctuée de chants patriotiques tels La marseillaise et Ça ira[1].

Ses autres œuvres comprennent notamment 25 quatuors à cordes qui sont une contribution importante à l’histoire du genre. Chacun (sauf un de l’opus 9) étant d’une découpe à deux mouvements : un de forme sonate, suivi par un rondo ou un presto.

Ses autres pièces de musique de chambre consistent en 6 duos, 6 trios et 4 quintettes. Des symphonies, des airs et un concerto pour violon.

Ses compositions ont un style simple, mais efficace correspondant au goût de l'époque.

Discographie[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Barry S. Brook, Joel Kolk et Donald H. Foster, The New Grove Dictionary of Music and Musicians (édité par Stanley Sadie) : Davaux [Davau, D'Avaux], Jean-Baptiste, Londres, Macmillan, seconde édition, 29 vols. 2001, 25000 p. (ISBN 9780195170672, lire en ligne)
  • F.M. Grimm, Correspondance littéraire, philosophique et critique (Paris, 1812–14)
  • C. Pierre, Histoire du Concert Spirituel, 1725–1790 (Paris, 1975)
  • (en) P. Oboussier, The French String Quartet, 1770–1800, Music and the French Revolution, ed. M. Boyd (Cambridge, 1992), p. 74–92

Liens contextuels[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]