Beauvoir-de-Marc

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Beauvoir-de-Marc
Le village sous la neige
Le village sous la neige
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Isère
Arrondissement Arrondissement de Vienne
Canton Bièvre
Intercommunalité Communauté de communes de la région Saint-Jeannaise
Maire
Mandat
Alain Pichat
2014-2020
Code postal 38440
Code commune 38035
Démographie
Gentilé Beauvoisards
Population
municipale
1 124 hab. (2014)
Densité 100 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 31′ 10″ nord, 5° 04′ 48″ est
Altitude Min. 306 m – Max. 456 m
Superficie 11,27 km2
Localisation

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Liens
Site web www.beauvoir-de-marc.com

Petite commune nord iséroise, en région Auvergne-Rhône-Alpes, Beauvoir de Marc fait partie du canton de Saint-Jean-de-Bournay, de la communauté de communes de la région saint-jeannaise. Sa population lors du recensement de 2007 est estimée à 1056 habitants nommés les Beauvoisards. D'une superficie de 11,27 km2, sa densité est de 94 habitants/ km². Son altitude est comprise entre 306 et 456 m au-dessus du niveau de la mer.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situé en limite occidentale des terres froides, recouvert par des formations glaciaires, son sous-sol est surtout composé de molasse affleurant sur les versants. La surface mamelonnée est marquée par la vallée de la Gervonde, petite rivière qui court au pied des collines.

De nombreuses sources caractéristiques des moraines glaciaires affleurent. Les prairies humides comptent des espèces caractéristiques de ces milieux : salamandres, écrevisses. Certains endroits nous le rappellent par leur toponymie : les Serves. Cette caractéristique a posé de nombreux problèmes techniques lors de la construction en 1990/1992 de la ligne à grande vitesse qui traverse le village.

Les vignes qui couvraient nos collines ont peu à peu disparu. Terre vouée à la polyculture, les pâtures restent présentes. C'est un pays de collines douces et vallonnées, occupées par un bocage qui n'a laissé aux boisements que les pentes raides appelées les Combes.

Beauvoir-de-Marc est située sur l'axe Bourgoin-Jallieu - Vienne, à égale distance de 20 km chacune. Elle est desservie par deux routes importantes : la D 518 vers Lyon et la D 502 vers Vienne. À 10 km de Saint-Jean-d- Bournay, elle subit l'attractivité de la métropole lyonnaise située à moins de 50 km.

Le bâti a longtemps été situé sur les hauteurs autour de l'ancien château fort aujourd'hui disparu. Sa migration vers la plaine s'est faite fin XIXe siècle et tout au long du XXe siècle. Beauvoir est formé de nombreux hameaux : le Fouilleux, le Colombier, Chasse, la Gérardière, Bois-Chevrier, les Bruyères, Cul de bœuf, les Guillauds, les Bielles, les Seiglières, Gassoullière, Gerbolle, la Champillonnière, les Granges, la Fontaine, les Peytières, les Brosses, l'Église, les Durands, Varille, le Brichet, Bagnoud.

Aujourd'hui, l’urbanisation se localise en fond de vallée de manière diffuse sous l'effet de la pression démographique et de la périurbanisation lyonnaise ce qui conduit à un mitage de l’espace rural. À l'origine, le bâti était fabriqué avec le matériau local : la terre battue ou pisé.

Histoire[modifier | modifier le code]

Aujourd'hui petit village tranquille, Beauvoir-de-Marc est fier d'une histoire riche. Habité dès la protohistoire, des traces d'occupation ont été trouvées lors des travaux de la ligne à grande vitesse (LGV Rhone-Alpes). Elles ont fait l'objet d'une fouille de sauvetage en 1990 et 1991 sur une superficie de 4 000 m2.

Étudié par les chercheurs du CNRS, ce site néolithique moyen est daté du Chasséen et Bronze final. Les vestiges révèlent suivant les différents moments temporels étudiés, une organisation spatiale avec des fours de type polynésien, des restes de bâtiments, des fosses et un mobilier céramique, d’abondants restes de silex.

C'est l'un des tout premiers sites de la région Viennoise. Aujourd'hui sous la LGV, il est situé au Clapier pas très loin du pont qui mène aux Bruyères.

Les Allobroges habitant la province viennoise soumise par les Romains s'adaptèrent à la civilisation de l'occupant. De cette époque, il ne reste qu'une route qui suit en la remontant, la vallée de la Gère de Vienne à Grenoble, en passant par Saint-Jean-de-Bournay. Il existait une église et une bourgade sur le plateau rocheux.

Les premiers seigneurs de Beauvoir-de-Marc sont évoqués dans des documents datant du premier quart du XIe siècle. Ils s'empressèrent de construire une enceinte fortifiée autour du château et du bourg.

Quatre siècles plus tard, la forteresse passa sous la bannière des Dauphins. Inhabitée, la demeure fut vendue comme matériau de gros œuvre lors de la construction de diverses maisons. Une partie des pierres a servi à l'édification de la mairie école, aujourd'hui école primaire.

Les terres qu'occupaient la commune couvraient un territoire beaucoup plus vaste que celui que nous connaissons. À la suite de donation, de partage et de scission (Charantonnay n'a été distraite de Beauvoir-de-Marc et Saint-Georges-d'Espéranche et érigée en commune distincte qu'en 1876[1]), la commune a pris son visage actuel.

Elle fut une halte du tramway reliant Lyon à Saint-Jean-de-Bournay au début du XXe siècle[2], la station se situant sur la D 518 devant la boulangerie, et ce jusqu'au milieu des années 1930[3].

Depuis 1994, la LGV la borde à l'ouest et au nord.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Beauvoir-de-Marc Blason Parti: au 1er de pourpre au chef d'argent, au 2e d'argent à deux bandes d'azur; le tout enfermé dans une bordure d'or chargée de dix fleurs de lis d'azur posées dans le sens de la bordure[4].
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
  Mars 2001 M. Albert PELLET SE Agriculteur
mars 2001 en cours M. Alain Pichat DVD Retraité
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[5]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[6],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 1 124 habitants, en augmentation de 9,34 % par rapport à 2009 (Isère : 3,74 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 333 749 883 906 1 273 1 350 1 521 1 459 1 466
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 327 1 428 1 329 1 230 792 755 712 690 658
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
636 631 603 512 485 501 474 479 482
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2008 2013 2014
470 448 469 706 803 954 1 025 1 088 1 124
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2006[8].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'église de l'Assomption de Beauvoir-de-Marc, du XIe siècle : les deux tympans surmontant les portes d'entrée des bras du transept de l'église font l'objet d'un classement au titre des monuments historiques par arrêté du 28 janvier 1958[9].
  • Madone : statue de Marie, perchée sur un socle, en haut de la colline au-dessus de l'église

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. loi n°4866 du 11/12/1875 - Bulletin des lois de la République Française
  2. Décret n°47948 déclaratif d'utilité publique l'établissement d'un Tramway de Monplaisir-la-Plaine ( Rhône) à Saint-Jean-de-Bournay (Isère) daté du 1er mai 1906.
  3. Voir : Tramways de l'Ouest du Dauphiné
  4. http://armorialdefrance.fr/page_blason.php?ville=8796
  5. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  6. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  9. Notice no PA00117120, base Mérimée, ministère français de la Culture.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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