Festival Berlioz

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Festival Berlioz
Image illustrative de l’article Festival Berlioz
Cour intérieure du château Louis XI, principal site du festival Hector Berlioz

Genre Classique
Lieu La Côte-Saint-André, Drapeau de la France France
Coordonnées 45° 23′ 40″ nord, 5° 15′ 41″ est
Période Août / septembre
Scènes Cour du château Louis XI
Capacité 1400 places (site principal)
Date de création 1994 (festival actuel)
Fondateurs Association du festival Berlioz
Statut juridique Public (géré par un EPCC)
Organisateurs Agence Iséroise de diffusion artistique
Direction artistique Bruno Messina
Site web Site du Festival
Géolocalisation sur la carte : France
(Voir situation sur carte : France)
Festival Berlioz
Géolocalisation sur la carte : Isère
(Voir situation sur carte : Isère)
Festival Berlioz

Le Festival Berlioz est un festival de musique classique et plus particulièrement de musique symphonique qui a lieu à La Côte-Saint-André, la ville natale du compositeur et musicien français Hector Berlioz (1803 - 1869), située dans le département de l'Isère en région Auvergne-Rhône-Alpes. Cet événement se déroule généralement à la fin du mois d'août, chaque année, depuis 1994.

Ce festival, dirigé depuis 2010 par Bruno Messina, a acquis, au fil des années, une renommée nationale et internationale, le principal site de celui-ci étant la cour du Château Louis XI de la ville de la Côte Saint-André qui, durant la durée des manifestations musicales bénéficie d'un aménagement scénique pouvant accueillir jusqu'à 1 400 personnes.

Durant les quinze jours durant lesquels cet événement musical et festif se déroule, les habitants ville de la Côte-Saint-André et le public festivalier peuvent bénéficier, au-delà de cette scène aménagée, de nombreux concerts de rue dans différents sites locaux tels que la Halle médiévale, le Musée Hector-Berlioz, le cinéma de la ville ou à la Ferme Berlioz[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Un premier festival a été créé à Lyon en 1979. Celui-ci deviendra ensuite la biennale de Lyon, alternant ainsi des spectacles de danse et de musique, jusqu’à l’arrêt définitif de ce premier festival Berlioz à la fin des années 1980[2].

Cependant, le musicien Hector Berlioz natif de La Côte-Saint-André, était très attaché à sa petite cité située au cœur de la plaine de Bièvre, sa famille y étant installée depuis le XVIe siècle et il l'évoque d'ailleurs dés le début de ses « mémoires » ː

« Je suis né le 11 décembre 1803, à La Côte-Saint-André, très petite ville de France, située dans le département de l'Isère, entre Vienne, Grenoble et Lyon[3]. »

— Mémoires, 1870

il paraissait donc nécessaire, au point de vue historique, de créer un festival dans sa cité natale, ce qui fut effectif en 1994 grâce à l'action du conseil général de l'Isère[4].

Le festival avant le Festival[modifier | modifier le code]

Hector Berlioz en 1863

Une relation particulière lie Hector Berlioz à la notion de « festival » et ce qu’elle sous-entend de festif, populaire et rassembleur. Dès les années 1830, le grand compositeur français organise une série de manifestations musicales, autour d’un même lieu et d’une même histoire et nomme l’événement « festival ». Dans ses Mémoires, il rend compte de ces journées « festivalesques » qui se terminent bien souvent en banquets.

La musique d'Huector Berlioz était déjà célébrée dans sa ville natale bien avant la création du Festival Berlioz. En 1930, un orchestre joue la Damnation de Faust sous la halle médiévale en présence d'Édouard Herriot, alors maire de Lyon, mais aussi du dramaturge et poète Paul Claudel.

Festival Berlioz de Lyon[modifier | modifier le code]

Un premier « Festival Berlioz » est créé à Lyon en 1979 sous l’égide directeur musical de l’Orchestre national de Lyon, le chef d'orchestre français Serge Baudo.

Réputé pour son talent dans l’interprétation de la musique française, Serge Baudo donne un véritable élan à la connaissance de l’œuvre de Berlioz. Il dirige en 1987 une intégrale des Troyens.

Le festival Berlioz arrêtera son activité en 1989[5].

Festival Berlioz de la Côte-Saint-André[modifier | modifier le code]

Entre 1994 et 2008[modifier | modifier le code]

Un nouveau projet de festival centré sur la ville natale du compositeur sera alors projetée. L'année 1994 voit la première édition du Festival Berlioz s'organiser à La Côte-Saint-André, celle-ci est gérée par l’Association du Festival Berlioz et présidée par le sénateur Jean Boyer et ancien député de la 6e circonscription de l'Isère.

Caricature d'Hector Berlioz

Les concerts du soir ont lieu sous la Halle médiévale au cœur de la ville. Alain Picard en assure la direction artistique de 1994 à 1996.

Au cours de cette première édition du nouveau festival fut donnée la Messe solennelle, oeuvre de jeunesse qui venait tout juste d'être redécouverte et enregistrée à la basilique de Vézelay par France-Musique et France-Télévision (Radio-France, premier enregistrement mondial de l'oeuvre, le 7 octobre 1993-Accord Musidic), par le Choeur et l'Orchestre de la Philharmonie Nationale de Cracovie, sous la direction de Jean-Paul Penin.

Le mandat de Bernard Merlino qui lui succède durera de 1997 à 2008. Il est marqué par la célébration du bicentenaire de la naissance d’Hector Berlioz en 2003. Le château Louis XI devient à son initiative le haut lieu des concerts symphoniques du soir. En 2003, la cour se dote d’un gradin de 1 200 places et d’une scène pouvant désormais accueillir des formations orchestrales d’envergure.

En 2004, l’organisation du Festival Berlioz est confiée à l’Agence Iséroise de Diffusion Artistique, établissement public de coopération culturel (EPCC), mis en place et subventionné par le Département de l’Isère, la commune de La Côte-Saint-André et la communauté de communes de Bièvre Isère.

De Mstislav Rostropovitch à Michel Plasson en passant par Emmanuel Krivine, le Festival Berlioz accueille durant douze ans les maestros de la musique classique.

Depuis 2009[modifier | modifier le code]

En 2009, Bruno Messina succède à Bernard Merlino à la direction artistique du Festival. Il nourrit le festival de sa passion pour les musiques traditionnelles du monde entier et crée des ponts entre musiques savantes et musiques populaires.

Selon le site officiel du festival, ce nouveau directeur présente la volonté de rendre la musique classique populaire et accessible à tous et « multiplie les formes de concerts et de rendez-vous ». Il instaure le cycle de concerts « Sous le balcon d’Hector » dans les jardins du Musée Hector-Berlioz, la maison natale du compositeur à La Côte-Saint-André. Ces rendez-vous gratuits sont l’occasion de découvrir des artistes de qualité dans un cadre intimiste et familial[6].

Le mandat de Bruno Messina est marqué par de nouvelles collaborations artistiques, notamment avec l’Orchestre Les Siècles et son chef François-Xavier Roth, avec qui il crée en 2010 le Jeune Orchestre Européen Hector Berlioz. Cet orchestre-académie composé pour moitié de musiciens des Siècles et d’élèves issus des meilleurs conservatoires de musique européens, œuvre à la promotion des jeunes talents.

Depuis l'arrivée de ce dernier directeur, le festival est également partenaire du Palazzetto Bru Zane (Centre de musique romantique française à Venise) qui a pour vocation de favoriser la redécouverte du patrimoine musical français du XIXe siècle.

Les éditions du festival depuis 2009[modifier | modifier le code]

Chaque édition du Festival Berlioz est placée sous le signe d’un thème explorant l’une des facettes du compositeur. La fréquentation est passée de 18 000 festivaliers en 2009 à 26 000 en 2015[7]. L'édition 2017 a attiré plus de 30 000 festivaliers[8].

« Hector Berlioz 2009 » (2009)[modifier | modifier le code]

Daniel Hope

L’édition 2009 permet d'entendre le violoniste Daniel Hope avec le Kammerorchester Basel pour un hommage à Mendelssohn, la soprano Véronique Gens aux côtés de l’Orchestre de Bretagne, Roméo & Juliette de Berlioz par l’Orchestre symphonique national de la RAI, une soirée autour de Beethoven proposée par le maestro Emanuel Krivine et La Chambre Philharmonique ainsi qu’une production avec Les Siècles et les Chœurs et solistes de Lyon de Bernard Tétu sous la baguette de François-Xavier Roth avec en tant que récitant, le comédien Charles Berling.

« Berlioz et les romantiques » (2010)[modifier | modifier le code]

Marc Minkowski

Lors cette édition, l'organisation du festival invite Nathalie Stutzmann pour une ouverture du festival avec les Musiciens du Louvre sous la direction de Marc Minkowski, et Serge Baudo à la direction de l’Orchestre national de Lyon pour l’Enfance du Christ de Berlioz.

Le Jeune Orchestre Européen Hector Berlioz clôt le festival avec le Te Deum de Berlioz.

« Berlioz, Liszt et le Diable » (2011)[modifier | modifier le code]

Anna Caterina Antonacci

La saison 2011 rend hommage à l’amitié entre les deux compositeurs, nouée autour de la figure du Faust de Goethe. Une année marquée par les Nuits d’été de la cantatrice Anna Caterina Antonacci sous la baguette d’Emmanuel Krivine, la version de la Symphonie fantastique pour piano sous les doigts du pianiste Roger Muraro, ou encore la Dante Symphonie de Liszt avec l’orchestre Les Siècles de François-Xavier Roth et le Chœur Britten de Nicole Corti.

« Berlioz en Italie – Un Carnaval romain » (2012)[modifier | modifier le code]

Cette édition donne à entendre en 2012 de grands orchestres symphoniques et solistes français et italiens. Une parade de rue carnavalesque est également organisée aux couleurs de l’Italie, des sérénades de musiciens venus de Gênes, Sardaigne et Sicile se succèdent et un typique banquet musical sarde est donné pour une grande fête gastronomique et musicale.

« Berlioz l’homme-orchestre » (2013)[modifier | modifier le code]

La saison 2013 célèbre le 20e anniversaire du festival. De l’opéra Béatrice et Bénédict aux grandes œuvres symphoniques que sont la Symphonie fantastique et Harold en Italie, jusqu’au célèbre cycle des Nuits d’été donné dans sa version originale à trois voix, c’est la diversité de l’œuvre de Berlioz qui est donnée à entendre.

« Berlioz en Amérique, au temps des révolutions industrielles » (2014)[modifier | modifier le code]

Kate Lindsey

La principale manifestation de cette année se dénomme le « Concert monstre » réunissant comme au temps de Berlioz plus de 1 000 musiciens. Les soirées symphoniques sont menées par les plus grands orchestres (de l’Orchestre national de Lyon, au London Symphony Orchestra, en passant par l’Orchestre des jeunes de Sao Paulo et des musiciens venus du Nord comme du Sud de l’Amérique). Cette édition réunit de nombreuses célébrités de la musique classique : les divas Anna Caterina Antonacci et Kate Lindsey, les frères Renaud et Gautier Capuçon, les maestros Sir John Eliot Gardiner, Leonard Slatkin et François-Xavier Roth, les pianistes Roger Muraro et François-Frédéric Guy ainsi que le comédien Denis Podalydès.

« Sur les routes Napoléon » (2015)[modifier | modifier le code]

Hervé Niquet

L’édition 2015 est composée en écho à la fascination que l’Empereur suscitait chez Berlioz et s’inscrit dans le cadre des célébrations du bicentenaire du retour de Napoléon de l’Ile d’Elbe. Tout au long du festival, les orchestres symphoniques illustrent batailles et grands idéaux. En journée, les récitals et concerts de musique de chambre dessinent la carte des ambitions de Napoléon : l’Italie de Paganini, la Pologne de Chopin, mais aussi la Russie, la Hongrie, l’Espagne, l’Egypte et la Corse.

Le Te Deum de Berlioz est donné par le Jeune Orchestre Européen Hector Berlioz, dans le respect de l’effectif souhaité par le compositeur. Les orchestres symphoniques se succèdent : Le Concert Spirituel dirigé par Hervé Niquet (au château de Pupetières), l’Orchestre Révolutionnaire et Romantique sous la baguette de Sir John Eliot Gardiner, l’Orchestre national de Lyon, l’Orchestre de Chambre de Paris, dirigé par François-Frédéric Guy depuis son piano…

« Les fleurs du mal ou Berlioz au bal des sorcières » (2016)[modifier | modifier le code]

John Eliot Gardiner

Cette édition s’ouvre par une grande fête populaire au château de Sassenage avec des concerts dans les parcs et jusque dans les grottes toute proches (lieu de résidence présumé de Mélusine, femme au corps de serpent et aux ailes de chauve-souris).

Les concerts symphoniques sont marqués par la présence de chefs de renom : Sir John Eliot Gardiner, Ingo Metzmacher, François-Xavier Roth… Temps fort de cette édition : le concert inédit reconstituant la participation de Berlioz au Prix de Rome de 1828. Sont représentés l’opéra Benvenuto Cellini en version concert avec 190 musiciens et choristes de l’Opéra de Cologne, mais aussi plusieurs créations mondiales.

« Berlioz à Londres au temps des expositions universelles » (2017)[modifier | modifier le code]

Laurent Naouri

Cette saison décline musicalement une des aventures les plus exaltantes de la vie du compositeur : l’accueil londonien lors de ses différents séjours (1847-48, 1851, 1853, 1855) dans cette ville où il marchait sur les pas de son ami Mendelssohn. Berlioz qui fut « foudroyé » par Shakespeare plus de 20 ans auparavant cherche alors en Angleterre le succès qui lui fait tant défaut en France.

L’occasion d’entendre le grand Concert Shakespearien (imaginé par Berlioz) par l’orchestre-académie du festival sous la direction de François-Xavier Roth, la Symphonie n °3 « Héroique » de Beethoven joué debout et par cœur par l’Aurora Orchestra de Nicholas Collon. Particulièrement attendu, le maestro Sir John Eliot Gardiner donne la Damnation de Faust avec les solistes Laurent Naouri, Michael Spyres, Ann Hallenberg, Ashley Riches… Pour la dernière soirée symphonique Sir Roger Norrington dirige l’Orchestre Philharmonique de Radio France pour la Symphonie fantastique.

Une « grande fête baroque au château de Pupetières » est organisée dans ce château située à Châbons dans le cadre de cette édition du festival. Cette manifestation a attiré environ 5 000 personnes qui ont assisté à de nombreuses démonstrations dont la découverte des métiers anciens et de musique avant d'assister à un concert nocturne[9].

« Sacré Berlioz ǃ » (2018)[modifier | modifier le code]

Jean Giono

Cette édition commence le avec la grande fête des moissons à Saint-Pierre-de-Bressieux. Le 21 août, le Requiem de Berlioz est interprété par le Jeune Orchestre Européen Hector Berlioz, dirigé par François-Xavier Roth dans la cour du château de La Côte Saint-André[10].

D'autres pièces musicales sont interprétées dans la cour du château, telles que des œuvres de Jean Sibelius et de Richard Wagner sous le nom générique des « légendes sacrées du Nord », le 22 août. le lendemain 23 août des pièces musicales de Charles Gounod, Jules Massenet, François-Adrien Boieldieu, Alfred Bruneau, Benjamin Godard, et bien sur Hector Berlioz sous le titre générique « Visions et noces sanglantes ». « La création » de Joseph Haydn est interprété dans cette même cour, le 24 août, suivi par l'enfance du Christ d'Hector Berlioz, interprété par l'orchestre de Chambre de Nouvelle-Aquitaine et le Chœur de l’orchestre de Paris, dirigé par Jean-François Heisser.

L'après-midi du dimanche 25 août connait une parade musicale et équestre sur la place Hector Berlioz et le soir même, dans la cour du château on peut découvrir une version revisitée des « Vêpres de la Vierge » de Claudio Monteverdi, par Simon-Pierre Bestion et son ensemble vocal et instrumental La Tempête, accompagnés sur scène de la danseuse japonaise Rihoko Sato[11]. Il faut ensuite attendre le 28 août pour entendre, notamment « la messe solennelle » d'Hector Berlioz. Le mercredi 29 août les « cantates de Bach » à l'Église abbatiale de Saint-Antoine-l'Abbaye. Le 30 août, c'est la pièce musicale « Le Temple Universel » de Berlioz qui est interprétée.

L'édition se termine le dimanche 2 septembre, avec comme thème principal un livre de Jean Giono dénommé « L'homme qui plantait des arbres » avec le Chœur d’enfants À Travers Chants qui interpréteront un oratorio laïque, d’après le texte original de Jean Giono et une musique de Christine Mennesson dirigé par Nicole Corti et Serge Papagalli en tant que récitant..

« Le roi Hector » (2019)[modifier | modifier le code]

Tugan Sokhiev

Cette édition marque le 150e anniversaire de la mort du compositeur. Les festivités se tiennent entièrement cette année dans sa ville natale de La Côte-Saint-André, entre le 17 août et le 1er septembre 2019[12].

Affiche de 1863

Celle-ci débute le samedi avec une grande fête d'ouverture (avec un « village troyen ») organisée au parc Allivet à la Côte-Saint-André avec des danses, des démonstrations équestres et d'anciens métiers, ainsi que la présence d'un impressionnant cheval de Troie. Un bal et un feu d'artifice clôture cette journée [13].

Le mardi est marqué par les présences de Jean-Baptiste Fonlupt au piano à l'église La Côte-Saint-André qui interprétera Chopin et de l'orchestre national d’Île-de-France au Château Louis XI qui interprétera des œuvres des compositeurs allemands Richard Strauss et de Ludwig Van Beethoven. Le vendredi 23 août est marqué par l'interprétation de l'opéra de Christoph Willibald Gluck, Orphée et Eurydice par l'orchestre national d’Auvergne et le chœur Exosphère dans la version revue par Hector Berlioz en 1859.

Le dimanche , la pièce musicale, la Prise de Troie, extraite de l'opéra de Berlioz, Les Troyens est interprétée par le jeune Orchestre Européen Hector Berlioz et le chœur de l’orchestre de Paris sous la direction de François-Xavier Roth. Durant la semaine suivante, de nombreux récitals sont joués par des artistes tels que Jean-Marc Luisada (piano), le Quatuor Aeolina, la mezzo-soprano Albane Carrère et l'Orchestre de Chambre de Paris dirigé par Douglas Boyd.

Le samedi , veille de la clôture de la saison, La Damnation de Faust est interprétée par l'orchestre National du Capitole de Toulouse, accompagné du choeur Orfeón Donostiarra, sous la direction de Tugan Sokhiev[14].

Accès[modifier | modifier le code]

Accès routier[modifier | modifier le code]

Le festival se déroule en grande partie dans le centre-ville de La Côte-Saint-André (et totalement, en 2019), commune située entre les villes de Lyon, Vienne, Grenoble, Valence et Chambéry en région Auvergne-Rhône-Alpes. Celle-ci se situe au centre d'une triangle formé par les autoroutes A7, A48 et A49, la ville étant cependant plus rapidement accessible par l'A48, autoroute qui relie Lyon à Grenoble, et une brettelle d'accès en voie rapide, la RD119 qui s'arrête à la commune voisine de Brézins.

L'accès routier au siège principal du festival (Château Louis XI) est également possible par l'ancienne route nationale 85 qui relie Lyon à Grenoble, puis en empruntant la RD71 en venant de Lyon ou la RD73 en arrivant par La Frette.

Transport Public[modifier | modifier le code]

Autocars[modifier | modifier le code]

Autocar officiel du festival en 2019
Arrêt à Bonnefamille avec l'affiche 2019

Le réseau interurbain de l'Isère, connu sous l'appellation locale de réseau Transisère, relie la ville de La Côte-Saint-André aux autres villes de l'Isère.

  • Ligne 2700 ː Beaurepaire ↔ La Côte-Saint-André
  • Ligne 2900 ː Vienne ↔ La Côte-Saint-André
  • Ligne 7350 ː La Côte-Saint-André ↔ RivesVoiron
  • Ligne 7360 ː La Côte-Saint-André ↔ Apprieu ↔ Voiron

Aéroport[modifier | modifier le code]

L'aéroport le plus proche est l'aéroport de Grenoble-Isère, situé à moins de 5 km de La Côte-Saint-André. La ligne d'autocar 7350 permet de relier cet aéroport avec le site du festival[15].

Voies ferrées[modifier | modifier le code]

La gare ferroviaire la plus proche est la gare du Grand-Lemps, située à environ 10 km de La Côte Saint-André. Celle-ci se présente sous la forme d'une halte ferrovaire desservie par les trains TER Auvergne-Rhône-Alpes de la relation de Lyon-Perrache. cette gare comprend un parc pour les vélos avec une consigne individuelle en libre accès.

Lieux des concerts[modifier | modifier le code]

Château Louis XI
La Halle de la Côte-Saint-André
Jardin du Musée Hector-Berlioz

Depuis 1994, année de l'implantation du festival à La Côte Saint-André, les lieux des concerts se sont déroulés dans divers lieux et quelquefois de nouveaux lieux, selon l'année. Le principal site est situé dans la cour du principal château de la ville mais il existe de nombreux sites ː

La cour du château Louis XI[modifier | modifier le code]

La cour du château de La Côte-Saint-André accueille les concerts symphoniques. Une installation démontable permet d'accueillir 1 400 personnes à l'abri des intempéries.

La Halle médiévale[modifier | modifier le code]

Cette halle médiévale, classé au titre des monuments historiques, date du XIIIe siècle est l’une des plus vastes de France. Celle-ci accueille les concerts gratuits et diverses déambulations de rue.

Le musée Hector-Berlioz[modifier | modifier le code]

La maison natale du compositeur est devenue le musée Hector-Berlioz en 1935 et accueille des concerts en extérieur, des soirées promenades et des banquets musicaux. Classée monument historique en 1942[16], des conférences et lectures y sont également organisés.

Chaque année, le jardin du musée est mis en musique avec une série de concerts "Sous le balcon d'Hector", des cycles de conférences sont également organisés.

Autres sites côtois[modifier | modifier le code]

  • Le parc Allivet qui accueille le gala d'ouverture de la saison 2019 et qui héberge de nombreux arbres centenaires et situé à proximité du centre-ville[17].
  • L’église romane de La Côte-Saint-André où fut baptisé Berlioz, la Chapelle de la Fondation d’Auteuil, située également à La Côte, et certaines églises du territoire de Bièvre Isère ouvrent leurs portes aux récitals de musique de chambre où aux diverses formes musicales théâtrales.

Autres sites extérieurs[modifier | modifier le code]

Certaines années, le festival investit également des lieux emblématiques du territoire isérois :

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « rhonealpesarts.com », sur rhonealpesarts.com (consulté le 10 juin 2018)
  2. « Historique de la biennale de Lyon », sur labiennaledelyon.com (consulté le 10 juin 2018)
  3. Mémoires d'Hector Berlioz, p. 39.
  4. « Le Festival Edito 2018 », sur festivalberlioz.com (consulté le 10 juin 2018)
  5. « Formidables machines au festival Berlioz », sur resmusica.com (consulté le 10 juin 2018)
  6. Site du festival, page d'accueil, consulté le 27 août 2019
  7. « Il était une fois Berlioz », sur www.la-croix.com (consulté le 10 juin 2018)
  8. « Sacré Berlioz ! cet été à La-Côte-Saint-André », sur ledauphine.com (consulté le 10 juin 2018)
  9. Site du journal le dauphiné, article de Guillaume Drevet, consulté le 2 mars 2019
  10. Site festival Berlioz, programme 2018, consulté le 09/07/2018
  11. « ResMusica » La Côte Saint-André 2018, Sacré Berlioz, sacré festival » », sur www.resmusica.com,
  12. « Festival Berlioz : que vous réserve l'édition 2019 ? », sur france3-regions.francetvinfo.fr, (consulté le 28 avril 2019).
  13. Site ledauphine.com, article "Le Festival Berlioz s'ouvre avec la grande fête troyenne", consulté le 17 août 2019.
  14. « Festival Berlioz 2019 "Le roi Hector" », sur festivalberlioz.com, (consulté le 28 avril 2019).
  15. Fiche horaire de la ligne 7350 de transisère.
  16. Notice no PA00117147, base Mérimée, ministère français de la Culture
  17. « Parc Allivet », sur tourisme-bievrevalloire.com (consulté le 28 avril 2019).