Champier

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Champier
La Grande Rue en 1922.
La Grande Rue en 1922.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Isère
Arrondissement Vienne
Canton Bièvre
Intercommunalité Communauté de communes Bièvre Isère
Maire
Mandat
Bernard Gauthier
2014-2020
Code postal 38260
Code commune 38069
Démographie
Population
municipale
1 331 hab. (2013)
Densité 92 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 27′ 15″ Nord 5° 17′ 30″ Est / 45.4541666667, 5.29166666667
Altitude 507 m (min. : 470 m) (max. : 631 m)
Superficie 14,43 km2
Localisation

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Site web www.champier.fr

Champier est une commune française située dans le département de l'Isère en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Ses habitants sont les Champérois.

Géographie et environnement[modifier | modifier le code]

Champier est situé à 50 km de Lyon et 50 km de Grenoble.

Champier est situé dans le Bas Dauphiné en plein dans le secteur dit des "Terres froides" qui évoque la rudesse du climat[1],[2] surtout par contraste avec la plaine de la Bièvre toute proche. Cela explique la pauvreté de l'agriculture sur des plateaux ventés et l'été forts secs. Le terme de "terres froides" est aussi associé à des sols peu fertiles. Ces terres pauvres ne sont guère propices qu'à la culture de céréales rustiques comme le seigle et surtout à l'élevage. Les châtaigniers viennent apporter au bétail un complément à la maigre nourriture offerte par la lande des plateaux. L'abbaye cistercienne de Bonnevaux fut fondée par Gui de Bourgogne, archevêque de Vienne.

Champier est au pied de l'extrémité Est du plateau boisé de la forêt de Bonnevaux qui fait près de six mille hectares d'un seul tenant avec une seule clairière. Cette dernière a été réalisée par les moines qui vinrent y installer en 1117 une abbaye. Cette forêt est classée en Zone d'Intérêt Ecologique Faunistique et Floristique (ZNIEFF). Elle comprend plusieurs centaines d'étangs retenus par un sol argileux[3]. La commune de Champier est incluse dans la ZNIEFF de la forêt de Bonneveaux[4]. Elle comprend aussi la ZNIEFF du ruisseau de Vauchesse qui abrite une population menacée d'écrevisses à pattes blanches et celle relative aux étangs de Bonnevaux pour la richesse et la fragilité de leurs écosystèmes.

La commune est située à 60 km de Lyon et 50 de Grenoble, sur l'axe historique reliant les deux métropoles.

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire[modifier | modifier le code]

L'occupation du site est sans doute ancienne sans pour autant être attestée. Champier se trouve sur le voie qui mène d'Eclose au col de la Frette et surtout à la plaine de la Bièvre, dans un vallon entre deux plateaux qui culmine à plus de 600 mètres dominant de cent mètres le fond de vallée. Le secteur est occupé depuis la préhistoire, dès l'âge du bronze, comme en atteste les éléments retrouvées à la Côte Saint André avec un tumulus situé au rival et comprenant un important matériel funéraire don un char daté du VIIIe av. JC. . Cependant, la Bièvre offre un lieu de villégiature plus attractif que les "terres froides" et à ce jour aucune trace préhistorique n'a été retrouvée sur le territoire de Champier.

Période gallo-romaine[modifier | modifier le code]

La région fait partie primitivement du territoire est Allobroges. Les premiers affrontements avec les armées romaines parties à la conquête de la Gaule (guerre des Gaules) datent de 121 av. JC avec les armées menés par les consuls Quintus Fabius Maximus Allobrogicus et Gnaeus Domitius Ahenobarbus, affrontent une coalition arverne et allobroge, dirigée par Bituitos, au confluent de l'Isère et du Rhône. Ce dernier est fait prisonnier et amené à Rome. La région est intégrée comme la province romaine transalpine puis narbonnaise (Narbonensis). César va ensuite consolider la présence romaine et permettre une vaste colonisation du territoire avec notamment des villes et aussi des implantations agricoles (villae). Ainsi les traces de cette période apparaît avec notamment la découverte en 1893 d'une villa à la confluence des routes de Champier à la Côte Saint André et de la Tour du Pin à Serrières au lieu-dit du couvent[5]. La toponymie de Champier renverrait au terme latin de campus sans toutefois que la présence d'un camp romain soit attestée. De même le lieudit de Flévin, hameau rattaché à la commune pourrait venir du latin "Flavianus".

Période du Moyen Âge[modifier | modifier le code]

C'est à partir de l'an mil qu'apparait Champier qui fait partie du domaine des Bocsozel, famille proche des prince de Savoie. Le premier membre de cette lignée est sans doute Hubert de Bossozel qui vécu au XIe siècle dans le château du même nom dont il reste quelques éléments au Mottier commune toute proche. La présence d'un motte peut attester une présence plus ancienne d'une motte castrale qui aurait donnée le toponyme du lieu. La juridiction de ce châtelain englobe entre autres les paroisses de Champier, Flachère, Eydoches, Nantoin, la Frette, Saint Hilaire, Gillonnay, Longechenal, le Mottier, Saint André[6]...

Guilinus fonde le prieuré de Bocsozel et aussi celui de la Chaise-Dieu dont Guillaume de Bocsozel deviendra abbé en 1233. Certains voient dans ce prieuré l'étymologie de mottier dérivée de moustier, le monastère, mais cela est peu vraisemblable compte tenu de l'antériorité du château et de la motte.

Le château semble faire partie avec les maisons fortes de Montgontier (Lanconney) et du Châtelard (Champier) d'un dispositif défensif et de contrôle de la plaine du Liers et surtout de la route qui va de Lyon à Grenoble via le col de la Frette.

La première occupation attestée du site de Champier est donc une maison forte au lieu-dit le Châtelard qui resta propriété des Bocsozel jusqu'à son acquisition en 1760 par M. Gerollet qui en utilisa les ruines pour édifier une demeure en conservant la tour qui fut démoli à la Révolution par les propriétaires eux-mêmes. Il semble que fut édifié sur le terroir un moulin à eau sur le ruisseau de Vaucheresse à proximité du lieu-dit le "bois moulin"

Au XVe siècle, Jacques de Buffevent, châtelain de la Côte Saint André en 1491, achète en 1533, la juridiction de la paroisse du Mottier. Ses descendants étaient encore propriétaires de plusieurs dizaines d'hectares sur la commune de Champier et qui furent vendus par Jean-Baptistes Badin, notaire à Champier au XIXe siècle.

La paroisse de Champier (Champeren) dépendait au XIIe siècle du Chapitre des chanoines de Saint Maurice à Vienne qui en 1172 la vendent au couvent de Saint Theudère (Saint Chef). L'agglomération est embryonnaire car elle se compose de 3 feux (familles) regroupés autour d'une chapelle attestées dès 1290 dans le terrier (ancêtre du cadastre) des comtes de Savoie en 1290[7]. La chapelle dédiée à Saint Nicet (Saint Nizier de Lyon) est sur la colline, à l'emplacement où sera édifiée au XIXe siècle la chapelle consacrée à la Vierge. Elle sera entourée d'un cimetière et à proximité était érigé le presbytère. Nous possédons grâce aux actes notariés le nom d'un des curés du XVe siècle, Bertrand de Vaurelia. En 1649, l'église apparaît ruinée faute d'entretien ce qui témoigne aussi du faible nombre des habitants du village. En 1383 lors de la révision des feux (recensement) ont compte 28 feux dont neuf solvables soit un peu plus d'une centaine d'habitants. En 1405, 13 solvables et 20 misérables et en 1428, 9 solvables, 27 misérables don 12 étrangers et 7 anciens solvables. sans doute est-ce là la conséquence des temps difficiles, disettes et pestes ?

Jusqu'au XVIIe siècle, nous sommes donc en présence de deux occupations, l'une laïque avec le château du Châtelard qui contrôle la route et une autre sur la hauteur Est, en promontoire, avec un petit village dont les habitants cultivent les hauteurs et qui dépend des autorités ecclésiastiques.

Naissance d'un village-rue[modifier | modifier le code]

C'est sans doute à partir du XVIIe siècle qu'apparaît le bourg de Champier tel qu'il est aujourd'hui : un village-rue dont les habitations s'établissent de part et d'autre de la RD 1085, la voie qui mène de Lyon à Grenoble par le col de La Frette. Les transports deviennent sources de richesses et nécessitent aussi des étapes tant pour les hommes que pour les attelages. C'est du moins ce que témoigne à la fois le dépérissement du village primitif sur la hauteur et aussi la construction d'une nouvelle église en 1641 entre l'église actuelle et le monument aux morts. Cette église est toujours sous la dépendance de l'abbaye de Saint Chef. C'est un bâtiment en pisé encore modeste de 10 toises de longs et deux de larges et construit en un an. Cependant les registres indiquent que le curé desservant résida encore à Nantoin. L'extension de l'église en 1700 témoigne de l'essor économique de la commune avec une chapelle dédiée à Saint Sébastien et financée avec les dons du notaire royal de la Côte Saint André, maître Fillon. La commune est relais de poste pour les voyageurs. L'église est construite en retrait de al route pour ménager une place publique pour la tenue des marchés etd es foires. On compte en 1701, 65 feux solvables soit un peu plus de 300 habitants.

Un péage dont l'activité représente quand même le quart de celui de la Côte Saint André, est déjà attesté dès 1358. Les tarifs pratiqués nous sont connus par un document de 1545. IL disparaîtra en 1664. dans l'un des tout premiers" guides touristiques" Charles Estienne en 1552 indique que sur le trajet de lYon à Grenoble, il convient de faire étape à Champier. C'est avec l'établissement Corps des Ponts et Chaussées que la voie royale de Lyon à Grenoble avec son tracé le plus rectiligne possible, est ouverte en 1770.

À la vieille de la Révolution, la commune compte plus de mille habitants. C'est vers 1777, à la suite d'une visite de Mgr Vincent, vicaire épiscopal qu'est décidée la construction d'une église plus vaste et aussi d'un presbytère inauguré en 1787 et dont le premier occupant sera M. Levrat. Un lavoir alimente la commune en eau potable en sus de l'antique fontaine des "serves" dans le bas du village, de celle des Effeuillers, celle de Gerbuat et deux à Flévin.

Les actes notariés relèvent plusieurs autres chapelles dont la chapelle Saint Antoine édifiée, dans les années 1650, à côté de sa maison à Champier par Antoine Jars sacristain au Mottier et procureur du Seigneur de Montgontier. Il faut aussi noter la chapelle Saint Marcellin de Flévin édifiée sans doute à l'emplacement d'un ancien sanctuaire anciens dédiée aux divinités des fontaines. Elle est cité dans des documents de 1525. L'eau du ruisseau tout proche aurait eu des pouvoirs bénéfiques pour faire marche les enfants et les mamans venaient y laver les langes de leurs bébés à cette fin. La chapelle fut restaurée dans son état actuel vers 1780. En 1730, la commune compte désormais 319 habitants.

La commune doit à la veille de la Révolution sa richesse principalement à l'agriculture avec la production de céréales, de châtaignes, d'huile de noix et aussi un cheptel important avec 108 bovins et 2800 ovins. Les bois du grand et Petit Liers étaient des "communs". L'activité industrielle avant la Révolution semble être limitée à une voire plusieurs tuileries. En 1860, MM. Gachet et Bouvard sont propriétaires d'une tuilerie avec une technique de moulage qui permettait de sortir des produits de qualité et homogènes. En 1924, elle deviendra la Tuilerie Moderne de Champier qui fabriquera des tuiles mécaniques.

L'époque moderne[modifier | modifier le code]

Il convient de distinguer deux périodes dans le développement de la commune. La première se situe après la Révolution et la seconde avec le développement des moyens de transports et la création du chemin de fer.

Après la période troublée de la Révolution que rapporte avec détails Gaston Laurencin (op. cit.), l'église nécessite des réparations conséquentes. En 1804, de conseil municipale décide alors la reconstruction fut réalisée de 1809 à 1810 ainsi que la réfection de la clôture du cimetière qui la jouxte. L'église est devenue toutefois trop petite pour l'importance d ela population le conseil municipal décide en 1842 la construction une nouvelle église qui est celle qui est encore en place aujourd'hui.Les plans sont dus à;l'architecte Berruyer et est l"édifice est primitivement doté d'une flèche surmontant le clocher, mais qui ne sera pas réalisée pour des raisons d'économie.

La loi Guizot de 1833 créé l'enseignement public ce qui va obliger la commune à créer une première petite école de garçons composée de deux salles de 20 m2 en utilisant un bâtiment récemment construit près de l'église. Très vite trop petite la municipalité décide en 1850 de construire une seconde école pour les filles et financée en partie par le vente de terrains communaux. Il s'agit probablement de l'actuelle villa Mexico. L'enseignements est confié aux Frères Maristes pour les garçons et aux sœurs de la Providence pour les Filles.

L'impact du développement des transports[modifier | modifier le code]

Le développement des transports routiers[modifier | modifier le code]
Ancien relais de poste aujourd'hui devenue l'auberge de la fontaine

La voie qui relie Lyon à Grenoble va induire un développement à mesure d' accroissement du trafic routier du à l'automobile. Le vieux relais de poste aujourd'hui auberge de la Fontaine ex hôtel Badin et ex Lion d'or témoigne déjà de l'importance du trafic routier. La commune va voir s'implanter en bordure de route garages et stations services, restaurants et hôtels. Ces activités auront du mal à survivre à la mise en service de l'autoroute qui détourne la majeur partie de ce trafic. De cette activité il ne reste aujourd'hui que le circuit automobile privé du Laquais et son école de pilotage créé en 1993. Il est le plus important de la région et permet des vitesses jusqu'à 200 km/h. avec 2,4 km de piste. Dès le début du siècle, la municipalité du limiter là 10 km/h a vitesse dans la traversée de Champier par un décret de 1908. Une même mesure sera reprise en 1926.

Création d'une voie ferrée métrique[modifier | modifier le code]

Le chemin de fer qui va desservir Champier est construit par la Compagnie des Chemins de fer économiques du Nord (CEN)qui comprendra quatre réseaux métriques : le Nord et le Pas de Calais d'une part et d'autre part l'Isère et la Savoie. La CEN a été fondée en 1884 par le baron Edouard Louis Joseph Empain. Mais la ligne Vienne-Voiron ignore Champier. Sera alors réalisée à partir de VIenne jusque Le Grand-Lemps une antenne à voie métrique avec locomotive à vapeur qui sera inaugurée en 1891[8]. Le train sera appelée "tramway" avec l'électrification de la ligne. Cette voie ferrée allait de Vienne à Longechenal en desservant Nantoin, le Mottier, Eydoche avec une gare commune située au croisement de la route de Grenoble (ancienne route royale) et de la route de de la Tour-du-Pin en suscitant la création d'un hameau à sa périphérie.

Cette voie sera principalement utilisée pour les transports des productions agricoles et sera abandonnée en 1935 pour être remplacée par une ligne de cars réguliers assurant une liaison rapide Lyon-Grenoble.

Gare du tramway - Champier

La gare était située à l'emplacement du petit centre commercial réalisé récemment et à proximité de l'usine Gachet avant de longer le pied du coteau.

Création de hameau du Contour[modifier | modifier le code]

La gare desservant Nantouin et Eydoches est située sur des terres peu propices à la culture et largement boisées. Jusqu'à la révolution il n'y a pas d'habitation au lieu-dit le Contour. La première ferme est celle de Claude Bouvier au début du XIXe siècle. Une seconde maison y est construite en 1880 par François Laurencin suite à la canalisation d'une source qui amène l'eau à ce lieu-dit. C'est l'arrivée de la ligne métrique qui assure le développement de ce hameau avec la création de cafés (quatre) liés au trafic de la gare.

Création de l'usine de soierie[modifier | modifier le code]

L'arrivée du chemin de fer est aussi à l'origine de la création d'une usine de soierie avec notamment la possibilité d'apporter le charbon provenant notamment de Saint Étienne et nécessaire à la fabrication de l'énergie motrice nécessaire au fonctionnement de la fabrique. Cette usine est construite par Joseph Paillet de Succieu et lointain parent du maire de l'époque. Il avait déjà l'expérience de la direction de l'usine familiale de soieries de Nivolas construite par son oncle Joseph-Paulin Paillet. Il va s'associer avecMonsieur Groz pour fonder la société Paillet et Cie créée Modèle:Catation. L'entreprise sera techniquement dirigée par son frère Charles Paillet issu de l'École de Tissage de Lyon. C'est une usine-pensionnat à inspiration catholique avait dortoirs et cantines dont le fonctionnement est au départ assuré par la famille Douillet qui assurait aussi chaque semaine le transport des ouvrières pour leur week-end dans leurs familles. L'usine compta jusqu'à une centaine de métiers actionnés par une machine à vapeur. Après la guerre et le décès des fondateurs, l'usine qui faisait du travail à façon a du mal à trouver des commanditaires et est racheté par Achille Laforge qui avait une usine de tissage à Sillans. L'usine est modernisée pour notamment travailler des nouveaux produits pour l'armée et aussi les nouveaux matériaux comme la soie artificielle (rayonne) issue de l'industrie pétrochimique. Cependant l'entreprise ne survécu pas à la crise textile du milieu du XXe siècle et ferme en 1967. L'usine alimentait aussi un travail à domicile important notamment dans la confection à partir des textiles produits sur place.

L'usine est rachetée en 1968 par M. Briand, industriel ardéchois pour y redémarrer une nouvelle activité textile qui malheureusement est entravée par un incendie qui le 8 juillet 1974 ravage une part importante de l'outil de production.

Le site sera ensuite racheté par l'entreprise de travaux publics Gachet qui y établit son siège social.

Il existe aussi une fabrique de parapluies appartenant à M. Tiran coonu pour son activité en faveur de la laïcisation.

Grand rue - Champier - 1922
Rattachement du hameau de Flévin[modifier | modifier le code]

Le hameau de Flévin est distant de 4 km de l'église du Mottier, paroisse à laquelle les habitants étaient rattachés. alors qu'ils n'étaient distant que d'à peine un kilomètre de l'église de Champier. Le hameau était doté d'une chapelle dédiée à Saint Marcellin et les 250 habitants réclamaient un desservant avant de demander après la Révolution leur rattachement à Champier. Malgré les réticences de la commune du Mottier, Flévin fut rattaché à Champier par une loi de Napoléon III du 4 avril 1857[9] .

La période contemporaine[modifier | modifier le code]

Cette période s'ouvre avec la séparation de l'Église et de l'État commencée avec la loi de 1882 sur la laïcisation de l'enseignement. C'est en 1891 que le conseil municipal décide de la création d'un groupe scolaire sur le clos du maire de l'époque, M. Bedin. La commune décide de vendre en 1899 l'ancienne école des filles. Elle fut racheté par le curé de l'époque, Joseph Picot en vue d' y créer une école. En 1902 le conseil municipal retire aux Frères maristes l'enseignement dans l'école publique. Le curé Picot fera construire une nouvelle école libre de filles qui est encore en usage à ce jour.

La période contemporaine est marquée par deux éléments qui influent sur le développement de la commune.

Le premier est celui de l'exode rural vers les moyennes et le grandes villes alentours sans compter sur le développement de la ville nouvelle l'Isle-d'Abeau entre Lyon et Champier. La construction de cette ville nouvelle sera décidée en 1970 et mise en œuvre par le SAN de 1984 à 2006. Cette nouvelle entité regroupait au départ cinq communes : Four, l'Isle d'Abeau, Saint Quentin-Fallavier, Vaulx-Milieu et Villefontaine.

Le second est la mise en service de l'autoroute qui dévie une part importante du trafic qui participait à l'essor de la commune malgré les nuisances croissantes qu'il engendrait.

La commune conserve cependant une part importante de ces commerces et équipements de proximité : écoles (laïque et privée), boulanger, épicerie, boucher, coiffeuses, bar-restaurants, hôtel, notaire, médecin, agence postale...Il faut aussi évoquer la présence d'un important magasin de vente de matériaux et outils qui sert à l'approvisonnement de tous les artisans du secteur dans un large périmètre. Les établissements Danthon Frères situé sur la commune du Mottier, à la sortie de Champier

Le renouveau de la commune est impulsé par la création d'un premier lotissement avec des logements sociaux, puis des lotissements en parcelles libres qui attirent une population ne trouvant plus ce type d'habitat dans les grandes villes. Cet apport de population permet la construction de nouveaux équipements avec notamment la halle de sport, la bibliothèque, un petit centre commercial... Des entreprises s'installent à nouveau sur la commune :

Patrimoine[modifier | modifier le code]

  • Fontaine du XVIIIe siècle
  • Belles demeures des XVIIIe siècle (Chatelard), XIXe siècle (Vernondière) et XXe siècle (Mexico)
  • Lavoir
  • Halle publique avec ses piliers en pierre et qui sert encore pour le marché notamment.
  • Chapelle Saint Marcellin de Flévin reconstruite en 1733 et ayant appartenu aux seigneurs de Buffevent.
  • Chapelle du Cordier qui domine la commune et le calvaire édifié à l'occasion de la "mission" de 1877.
  • Église
  • Mairie : ancienne mairie-école construite au début du XX° siècle. Construction traditionnelle en pierre et galets reprenant notamment les systèmes d'agencement des galets en arrête de poisson.
  • Architecture traditionnelle dauphinoise : la commune, du moins pour la partie ancienne est composée principalement de bâtiments typiques de la région dauphinoise[10]. Elles sont en terre crue banchée, pisé, sur un soubassement en galet permettant d'arrêter les remontées d'eau. Les murs généralement non-crépis sont protégés par un important débord de la toiture afin d'éviter le ruissellement des eaux de pluies. Les trumeaux et linteaux sont en bois ainsi que les huisseries. Cette technique est d'abord économique car elle utilisé l'argile local et n'utilise aucune énergie pour la transformation du matériaux. La terre est un matériau qui apporte un excellent confort thermique et acoustique. Il est à nouveau développé sur la région notamment grâce aussi à ses qualités en matière de développement durable.
  • Circuit automobile du Laquais (XXe siècle)

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1983 mars 2008 Bernard Pralong    
mars 2008 en cours Bernard Jullien[11]    
Les données manquantes sont à compléter.

La commune de Champier fait partie depuis le 1er janvier 2014, avec 40 autres communes, de la nouvelle communauté de communes Bièvre-Isère qui a regroupé les communautés de commune de Bièvre-Chamabran et du Pays de Bièvre-Liers.

Liste des maires de la commune depuis la Révolution[modifier | modifier le code]

Source : Laurencin Gastion Op. cit.

Profession
MAGNIN Benoît Notaire royal 1789
BADIN Pierre Aubergiste
BADIN Jean Baptiste - I Notaire 1800 1808
de MIRIBEL de la GROTTE de SEPTEME Benoît 1808 1814
GERBOLLET Joseph Juge de Paix 1814 1825
BADIN Jean-Baptiste - II Notaire 1826 1843
BADIN Joseph-Ferdinand 1843 1845
BADIN Alexandre Médecin 1842 1882
BADIN Jean-Baptiste Isidore - III 1883 1890
BADIN Ferdinand 1890 1900
DELAY Charles Notaire 1900 1912
DANTHON Hippolyte 1912 1929
BADIN André Avocat 1919 1924
GARNIER Pierre 1924 1929
PELLERIN Honoré 1929 1931
DUCHENE Joseph 1931 1932
BAILLY Jean 1932 1934
JULLIEN Pierre 1934 1935
ORLOLLET Emile 1935 1942
CONSTANT Jullien 1942 1944
PIERRE Jullien 1944
LOMBARD Joseph 1945 1947
FARNOUX Paul 1947 1971
CICERON Louis 1971 1977
REVOLE Jean 1977 1983
PRALONG Bernard 1983 2008
JULIIEN Bernard 2008 2014

Urbanisme et environnement[modifier | modifier le code]

La commune est couverte par un Plan local d'urbanisme approuvé (PLU) et est aussi concernée par trois ZNIEFF (Cf. § Géographie et environnement).

L a commune est incluse dans le SCOT de la région de Grenoble[12] et est qualifiée de "pôle d'appui" ce qui lui permet de continuer un développement mesuré.Ce document a été approuvé en 2012. Il a été élaboré par l'Agence d'Urbanisme de la Région de Grenoble[13].

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2013, la commune comptait 1 331 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 023 1 010 1 050 1 074 1 142 1 202 1 102 1 031 1 025
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
903 1 097 1 108 1 161 1 157 1 076 1 063 976 941
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
973 1 000 1 007 834 882 859 799 809 760
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2008 2010
771 741 757 832 873 967 1 097 1 161 1 242
2013 - - - - - - - -
1 331 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[14] puis Insee à partir de 2004[15].)
Histogramme de l'évolution démographique

Sports[modifier | modifier le code]

À Champier il y a le circuit automobile du Laquais qui propose des stages de pilotage.

La commune possède aussi plusieurs terrains dont un terrain de football s.et une salle de sport. Il existe aussi une compagnie d'archers.

Cultes[modifier | modifier le code]

Culte catholique[modifier | modifier le code]

La commune de Champier fait partie des 19 communes de la paroisse catholique de Saint Marie de Bièvre Liers. Le presbytère (maison paroissiale est à la Côte Saint André). Cette paroisse est desservie par le Père Emmanuel de Butler.

L'église fait partie des sites "casadéens" liés à l'abbaye de la Chaise Dieu et réunis au sein d'une même association depuis 2001[16].

L'école privée, école catholique, après la séparation de l'Église et de l'État fut confiée aux religieuses de l'archiconfrérie du Très Saint et immaculé Cœur de Marie, congrégation fondée le 3 décembre 1836 par Charles Desgenettes (1778-1866), curé de ND des Victoires à Paris. Elle est aujourd'hui gérée par l'OGEC diocésain.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Raoul Edouard Badin, officier français, 1879-1963, invente le « badin » permettant de mesurer la vitesse relative par rapport à l'air ambiant.
  • Ferdinand Badin, maire de 1890 à 1900. Il consacra sa vie à rassembler sur l'histoire de la région et il est l'auteur notamment d'une généalogie de Bocsozel en quatre volumes. Son œuvre est composée de 27 volumes manuscrits qui composent le Fonds Badin à la Bibliothèque de Grenoble.
  • Gaston Laurencin, (1914-2010), auteur de l'Histoire de Champier et de sa région, 1981, 1re édition, CNRS.
  • François Laurencin (1825-1892) est le fils de Jean Laurencin et de Marie Mazoudier. Cette dernière était la fille de l'Aubergiste de Champier (ancien hôtel Badin). Il fut archevêque d'Anazarbe et administrateur apostolique de la Guadeloupe.
  • Gabriel Rosset, né à Champier en 1904, instituteur puis professeur à Lyon, fondateur des chantiers de Notre-Dame-des-Sans-Abri.
  • Charles Guillaud est né à Champier en 1900. Il créa à Meudon en 1944 le Laboratoire de Magnétisme dans le cadre des recherches menées dans le cadre du CNRS.
  • Ninon Vallin (1886-1961) dont le père vécu à Champier et où elle passa sa jeunesse. Elle fut cantatrice célèbre (mezzo léger) et professeur au Conservatoire de Lyon. Elle offrit de nombreux concerts dans la commune où elle revenait régulièrement.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Pierre Saint-Olive, Essai d'explication des Terres froides, Bulletin mensuel du Groupe d'études historiques et géographiques du Bas Dauphiné, n°93-96, pp 1347-1370
  2. Louis Champier, Un délicat problème d'appellation régionale : les "Terres froides" du Bas Dauphiné, Lyon, Revue géographique de Lyon, 1955 / volume 30 n° 4, pp 329-340 p.
  3. « Plateau de Bonnevaux », sur rdbrmc-travaux.com
  4. « ZNIEFF Forêt de Bonneveaux », sur inpn.mnhn.fr
  5. Laurencin 1981
  6. Guy Allard, Dictionnaire du Dauphiné, Grenoble, Bibliothèque de Grenoble,
  7. Laurencin 1981, p. 47
  8. « Le tramway à Nivolas Vermelle », sur nivolas-vermelle.fr
  9. « Hameau de Flévin en 1857 », sur lemottier.fr (consulté le 21 mai 2016)
  10. « La technique du pisé », sur asterre.org
  11. « Champier : Conseil municipal », sur champier.fr (consulté le 25 décembre 2011)
  12. « SCOT Région de Grenoble »
  13. « SCOT », sur aurg.org
  14. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  15. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2008, 2010, 2013.
  16. « Sites casadéens », sur reseaucasadeen.eu

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles liés[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]