Aéroport de Grenoble-Isère

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Grenoble-Isère
Image illustrative de l'article Aéroport de Grenoble-Isère
Localisation
Pays Drapeau de la France France
Ville Grenoble
Coordonnées 45° 21′ 48″ Nord, 5° 19′ 56″ Est
Altitude 397 m (1 302 ft)

Géolocalisation sur la carte : Isère

(Voir situation sur carte : Isère)
GNB
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Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
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Pistes
Direction Longueur Surface
09/27 3 050 m (10 007 ft) asphalte
09R/27L 900 m (2 953 ft) gazon
Informations aéronautiques
Code AITA GNB
Code OACI LFLS
Nom cartographique GRENOBLE-ISERE
Type d'aéroport civil
Gestionnaire SEAGI (Vinci Airports)
Cartes SIA VAC - IAC - ARR/DEP

L'aéroport de Grenoble-Isère (code AITA : GNB • code OACI : LFLS), anciennement appelé Grenoble-Saint-Geoirs, est un aéroport desservant Grenoble et sa métropole, et le département de l'Isère. À 40 km au nord-ouest de Grenoble, la plateforme aéroportuaire est située sur la commune de Saint-Étienne-de-Saint-Geoirs.

Avec 296 074 voyageurs en 2015, l'aéroport Grenoble-Isère se classe au 35e rang national. Il appartient actuellement au Conseil départemental de l'Isère, qui en a confié la gestion à la SEAGI (Société d’Exploitation de l’Aéroport de Grenoble-Isère) constituée par Vinci Airports, filiale de l'entreprise Vinci. Son trafic est fortement concentré sur la saison d'hiver, pour un public qui pratique les sports d'hiver.

Présentation générale et historique[modifier | modifier le code]

Géographie[modifier | modifier le code]

L'aéroport s'étend sur une superficie de 200 ha, et est situé essentiellement sur la commune de Saint-Étienne-de-Saint-Geoirs, mais aussi celles de Brézins et de Saint-Hilaire-de-la-Côte, dans la plaine de la Bièvre.

Histoire[modifier | modifier le code]

Un ATR 72 d'Air France sur la piste de l'aéroport en 2003.

La décision de construire un nouvel aéroport a été prise dans le cadre de la candidature de Grenoble à l'organisation des Jeux olympiques d'hiver de 1968. L'ancien aéroport de Grenoble-Mermoz, ouvert en octobre 1936, était situé au sud de Grenoble, à cheval sur les communes d’Eybens et d'Échirolles. Dès 1955, situé en milieu urbain, l'aéroport ne possédait plus de possibilité d'extension. La candidature de Grenoble aux Jeux Olympiques, au début des années 1960, permit l'établissement d'un projet de relocalisation des activités aériennes sur deux plateformes, l'aéroport de Grenoble-Saint-Geoirs (pour le trafic commercial de passagers) et l'aérodrome de Grenoble-Le Versoud (pour le trafic d'aviation de loisirs). Ce projet se concrétise en décembre 1967, lors de la fermeture définitive de l'aéroport de Grenoble-Mermoz et de l'ouverture de l'aéroport de Grenoble-Saint-Geoirs.

L'aéroport de Grenoble-Saint-Geoirs, propriété du Conseil Général de l'Isère, fut confié jusqu'en 2003, successivement à la Chambre de commerce et d'industrie de Grenoble, puis à celle de Lyon.

C'est à la date du 1er janvier 2004 que l'aéroport fut nommé « Aéroport Grenoble-Isère » et ce, à la suite de la décision du Conseil Général de confier, dans le cadre d’une délégation de service public d'une durée de cinq ans, la gestion et le développement de l’aéroport à une société de droit privé spéciale : la SEAGI (Société d’Exploitation de l’Aéroport de Grenoble-Isère) constituée par l'entreprise de BTP Vinci et le gestionnaire de transports publics Keolis.

Les aéroports de Grenoble-Isère et Chambéry-Savoie ont accueilli l'édition 2008 du forum Low-cost French Connect.

Le 1er janvier 2009, à la suite des cinq années de la délégation de service public à la SEAGI, le Conseil Général de l'Isère décide d'attribuer la gestion et l'exploitation de l'aéroport à Vinci Airports, pour une durée de quatorze ans et six mois (afin de tenir compte du décalage lié à la saison aéronautique hivernale).

L'aéroport de Grenoble-Isère, se positionne aujourd'hui comme le troisième aéroport de la région Auvergne-Rhône-Alpes, derrière celui de Lyon-Saint-Exupéry et de Clermont-Ferrand Auvergne. Il entretient un partenariat de déroutement réciproque avec l'aéroport de Lyon-Saint-Exupéry, en cas de mauvais temps sur l'un ou l'autre aéroport, sachant qu'il n'y a que 40 minutes par route entre les deux plateformes.

Infrastructures et équipements[modifier | modifier le code]

Aérogares[modifier | modifier le code]

Trois terminaux voyageurs pouvant accueillir jusqu’à 1 million de passagers par an :

  • Terminal D « Départ », (capacité horaire de 1 800 passagers) ;
Terminal D Départ.
  • Terminal A « Arrivée » ;
  • Terminal B « Business ».

Les terminaux sont équipés de plusieurs boutiques et restaurants, de salons VIP, de distributeurs de billets, et d'un accès Wifi. De plus, il est possible de louer des voitures directement sur place.

Aires de trafic[modifier | modifier le code]

Elles sont équipées de :

  • 2 pistes parallèles :
    • piste principale, 3 050 m × 45 m, orientation 09/27, équipée de l'ILS de catégorie I, utilisée pour les vols commerciaux,
    • piste engazonnée, 900 m × 50 m, orientation 09R/27L, utilisée pour l'aviation de tourisme et de loisirs ;
  • 2 parkings réservés à l'aviation commerciale :
    • le parking CHARLIE de 45 000 m2,
    • le parking ALPHA de 25 000 m2.

Fréquentation[modifier | modifier le code]

Le tableau ci-dessous récapitule l'évolution du trafic passagers de ces dernières années[1].

Évolution du trafic passagers
[passagers]
Année National International Transit Total Évolution
1997 231 054 40 996 202 272 252 -
1998 229 053 66 706 282 296 041 en augmentation + 8,7 %
1999 203 306 53 324 1 378 258 008 en diminution - 12,8 %
2000 182 825 75 413 790 259 028 en stagnation + 0,4 %
2001 135 551 88 363 231 224 145 en diminution - 13,5 %
2002 153 196 111 381 888 265 465 en augmentation + 18,4 %
2003 90 983 87 102 431 178 516 en diminution - 32,8 %
2004 58 282 145 265 567 204 114 en augmentation + 14,3 %
2005 2 056 268 929 422 271 407 en augmentation + 33 %
2006 2 743 427 698 2 492 432 933 en augmentation + 59,5 %
2007 2 019 466 557 1 082 469 658 en augmentation + 8,5 %
2008 1 944 465 829 2 004 469 777 en stagnation 0 %
2009 3 282 451 897 883 456 062 en diminution - 2,9 %
2010 2 434 350 937 2 536 355 907 en diminution - 22 %
2011 1 880 333 878 1 081 336 839 en diminution - 5,4 %
2012 1 586 311 688 909 314 183 en diminution - 6,7 %
2013 4 396 332 394 813 337 603 en augmentation + 7,5 %
2014 3 821 316 440 386 320 647 en diminution - 5 %
2015 3 582 292 042 450 296 074 en diminution - 7,7 %
Sources : Union des Aéroports Français

Compagnies aériennes et destinations[modifier | modifier le code]

Compagnies Destinations
Aurigny Air Services Saisonnier Hiver : Guernesey
British Airways Saisonnier Hiver : Londres-Gatwick
EasyJet Saisonnier Hiver : Amsterdam, Birmingham, Bristol, Édimbourg, Liverpool, Londres-Gatwick, Londres-Luton, Londres-Stansted
Jet 2 Saisonnier Hiver : Manchester, East Midlands, Glasgow, Leeds-Bradford, Newcastle[2].
Monarch Airlines Saisonnier Hiver : Birmingham, Londres-Gatwick, Manchester
Norwegian Saisonnier Hiver : Londres-Gatwick, Stockholm-Arlanda
Ryanair Saisonnier Hiver : Bruxelles, Dublin, Londres-Stansted
Sundor Saisonnier Hiver : Tel Aviv-David Ben Gourion
Transavia.com Saisonnier Hiver : Rotterdam
Wizz Air Saisonnier Hiver : Varsovie-Chopin, Gdańsk, Vilnius[3]
Thomas Cook Saisonnier Hiver: Birmingham, Manchester, Londres-Gatwick
Aegaen Saisonnier Hiver: Tel Aviv-David Ben Gourion
Titan Airways Saisonnier Hiver: Londres-Gatwick
Small Planet Airlines (en) Saisonnier Hiver: Londres-Gatwick
Danish Air Transport Saisonnier Hiver: Billund, Copenhague
Thomsonfly Saisonnier Hiver: Manchester, Londres-Gatwick
Scandinavian Airlines Saisonnier Hiver: Copenhague, Göteborg-Landvetter
Aeroflot Saisonnier Hiver: Moscou-Cheremetievo

[4]

Accès[modifier | modifier le code]

Routiers[modifier | modifier le code]

L'aéroport dispose d'un accès autoroutier par l'A48 via la sortie no 9 (Vienne, La Côte-Saint-André, Rives, Aéroport Grenoble-Isère, Lac de Paladru) de l'axe de Bièvre (D119).

Il dispose de trois parkings (dont un de longue durée) offrant plus de 1 000 places face aux terminaux et de 60 emplacements pour les bus.

Transports en commun[modifier | modifier le code]

L'aéroport est relié à la gare routière de Grenoble par une navette bus régulière de la compagnie Actibus[5], en correspondance avec l’ensemble des lignes Transisère et Transaltitude à destination des stations de ski iséroises. En hiver, la compagnie Ben's Bus, relie directement l'aéroport aux stations de ski iséroises. En été, l'aéroport est desservi par deux navettes en direction des gares routières de Lyon Part-Dieu et de Grenoble[5].

Activités[modifier | modifier le code]

ENAC[modifier | modifier le code]

L'aéroport est un des centres historiques de l'École nationale de l'aviation civile (anciennement service d'exploitation de la formation aéronautique - SEFA) réservé à la formation des instructeurs français[6].

Centre école de parachutisme[modifier | modifier le code]

Le centre école de parachutisme de Grenoble implanté sur l'aéroport de Grenoble est une structure associative proposant des sauts en tandem, de la formation pour débutant et du perfectionnement.Chaque année, le centre organise des sauts de démonstration lors de la Coupe Icare.[réf. nécessaire]

Aéroclub du Dauphiné[modifier | modifier le code]

Affilié à la Fédération Française Aéronautique, l'aéroclub est une structure associative qui a pour but la formation des pilotes débutant et de perfectionnement. À cet effet, il prépare aux brevets (brevet d'initiation et pilote privé) et aux qualifications particulières (vols de nuit, montagne). L’aéroclub est reconnu pour la qualité de la formation dispensée.[réf. nécessaire]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Rapports d'activités de l'aéroport disponibles sur Union des Aéroports Français
  2. air-journal.fr du 11 juillet 2016, Jet2: 4 nouveautés à Grenoble l’hiver prochain.
  3. air-journal.fr du 20 juillet 2016, Wizz Air : deux routes de plus vers Grenoble.
  4. (fr)« Destinations de l'aéroport de Grenoble », sur grenoble-airport.com (consulté le 5 septembre 2015)
  5. a et b [1], sur le site de l'aéroport, consulté le 31 mai 2014
  6. « Formation FI », sur le site du magazine Piloter,‎ (consulté le 3 mars 2013)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]