Saint-Paul-d'Izeaux

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Saint-Paul-d'Izeaux
Saint-Paul-d'Izeaux
La place en 1910.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Isère
Arrondissement Vienne
Intercommunalité Communauté de communes Bièvre Isère
Maire
Mandat
Patrick Chaumat
2020-2026
Code postal 38140
Code commune 38437
Démographie
Population
municipale
293 hab. (2019 en diminution de 2,33 % par rapport à 2013)
Densité 38 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 19′ 03″ nord, 5° 25′ 49″ est
Altitude 500 m
Min. 458 m
Max. 764 m
Superficie 7,63 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Grenoble
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de la Bièvre
Législatives Neuvième circonscription
Localisation
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Saint-Paul-d'Izeaux

Saint-Paul-d'Izeaux est une commune française située dans le département de l'Isère en région Auvergne-Rhône-Alpes.

La commune, autrefois située dans la province du Dauphiné, appartient au canton de Bièvre. Elle est également adhérente à la communauté de communes de Bièvre Est, dont le siège est fixé dans la commune voisine de Saint-Étienne-de-Saint-Geoirs.

Ses habitants sont dénommés les Saint-Pautois[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Représentations cartographiques de la commune
Carte OpenStreetMap
Carte topographique
Carte avec les communes environnantes

Localisation et situation[modifier | modifier le code]

Le territoire de Saint-Paul-d'Izeaux se situe face à la plaine de la Bièvre-Valloire, sur les premiers reliefs de la partie orientale du plateau de Chambaran, dans la partie centrale du département de l'Isère, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géologie[modifier | modifier le code]

Le territoire communal appartient géologiquement au plateau de Chambaran (ou Chambarans) est constitué d'une ossature en molasse miocène, recouverte en grande partie par un placage de terres argilo-limoneuses ou argilo-sableuses[2].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Saint-Paul-d'Izeaux
Izeaux Beaucroissant
Plan Saint-Paul-d'Izeaux Tullins
La Forteresse

Climat[modifier | modifier le code]

La commune de Saint-Paul-d'Izeaux se situe sur un plateau argileux, sillonné par quelques petits cours d'eau. Ce site présente donc un climat plus rude et légèrement plus frais qu'en plaine. Du fait du relief peu accentué, les masses d'air venues du nord et du sud circulent aisément. Les températures nocturnes restent assez fraîches au cœur d'un territoire à l'altitude modérée.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le territoire communal est traversé par le torrent de la Ravageuse, d'une longueur de huit kilomètres[3] depuis les hauteurs de la colline de Parménie pour ensuite prendre la direction d'Izaeaux et de la plaine de la Bièvre ou elle rejoint la Coule[4].

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Le bourg central de Saint-Paul-d'Izeaux et ses principaux hameaux sont situés à l'écart des grandes voies de circulation. Le territoire communal n'est traversé que par trois routes départementales secondaires

  • la RD73b qui relie le bourg à celui de La Forteresse;
  • la RD73l qui relie le bourg d'Izeaux à celui de Tullins après avoir traversé le secteur de la Combe Bajoud et le col de Parménie;
  • La RD73 qui relie les deux première routes au niveau du hameau du Chambard.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Saint-Paul-d'Izeaux est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[5],[6],[7].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Grenoble, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 204 communes, est catégorisée dans les aires de 700 000 habitants ou plus (hors Paris)[8],[9].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (55,1 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (55,9 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (43,9 %), zones agricoles hétérogènes (29,3 %), prairies (20,1 %), cultures permanentes (5,7 %), zones urbanisées (1 %)[10].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[11].

Logement[modifier | modifier le code]

Hameaux, lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

Voici, ci-dessous, la liste la plus complète possible des divers hameaux, quartiers et lieux-dits résidentiels urbains comme ruraux qui composent le territoire de Saint-Paul-d'Izeaux, présentés selon les références toponymiques fournies par le site géoportail de l'Institut géographique national[12].

  • la Tulerie
  • les Grands Champs
  • la Sablière
  • Pélisson
  • le Marron
  • les Franchises
  • Miseroud
  • Grande Combe
  • le Chambard
  • la Pierre
  • Combe Bajoud
  • la Biquetière
  • la Combe
  • la Fontaine
  • les Balmes
  • le Clapier
  • le Bessey
  • Les Biesses
  • le Jolland
  • le Get
  • Pied Pollon
  • l'Abbaye
  • le Camp de César (avec Plan)
  • Girin
  • Le Faux
  • le Goulet
  • La Pelorie
  • la Tulière
  • Combe Lorit
  • Bois Bouchet
  • la Rigole
  • Monfoet

Risques naturels et technologiques majeurs[modifier | modifier le code]

Risques sismiques[modifier | modifier le code]

L'ensemble du territoire de la commune de Saint-Paul-d'Izeaux est situé en zone de sismicité n°3, comme la plupart des communes de son secteur géographique (plaine de Bièvre et plateau de Chambarans), mais non loin de la zone n°4 qui s'étend plus à l'est et vers le sud-est (Tullins et le Sud-Grésivaudan)[13].

Terminologie des zones sismiques[14]
Type de zone Niveau Définitions (bâtiment à risque normal)
Zone 3 Sismicité modérée accélération = 1,1 m/s2

Autres risques[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la commune se décompose en deux termes bien distincts et en partie liés à sa situation géographique :

  • Saint-Paul
Ce nom fait référence à Paul de Tarse, dit Saint-Paul, apôtre du Christ, fondateur de plusieurs églises et auteur de nombreux textes dans le Nouveau Testament.
  • Izeaux
Selon André Planck, auteur du livre L'origine du nom des communes du département de l'Isère, le nom d'Izeaux, lié à sa proximité de la commune voisine, signifie « La ville par où l'on entre dans la vallée de l'Isère » est liée au fait qu'elle a été choisie à l'époque romaine pour surveiller la voie romaine de la Bièvre. La colline de Parménie, située au sud de cette voie était, durant cette période, était le passage obligatoire pour se rendre à Cularo depuis ce secteur[15]

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire et Antiquité[modifier | modifier le code]

Au début de l'Antiquité, le territoire des Allobroges s'étendait sur la plus grande partie des pays qui seront nommés plus tard la Sapaudia (ce « pays des sapins » deviendra la Savoie) et au nord de l'Isère. Les Allobroges, comme bien d'autres peuples gaulois, sont une « confédération ». En fait, les Romains donnèrent, par commodité le nom d'Allobroges à l'ensemble des peuples gaulois vivant dans la civitate (cité) de Vienne, à l'ouest et au sud de la Sapaudia.

Une borne milliaire, peut-être de l'époque de l'empereur romain Constantin, est placée aujourd'hui à la base du bénitier de l'église paroissiale[16].

Moyen Âge et Temps modernes[modifier | modifier le code]

Aucune présence de maisons fortes ou châteaux du Moyen Âge est attestée sur la commune, cependant une importante abbaye est connue à partir du XIe siècle, nommée l'abbaye de Bonne Combe[16].

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

En 2014, le conseil municipal est composé de onze personnes (six hommes et cinq femmes)[17].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 2020 Maurice André-Poyaud DVG Agriculteur retraité
2020 En cours Patrick Chaumat    
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[18]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[19].

En 2019, la commune comptait 293 habitants[Note 3], en diminution de 2,33 % par rapport à 2013 (Isère : +2,9 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
406464462534510514528534558
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
529530548534519487493452407
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
412408365316288268238229206
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
196190156212248295317320303
2017 2019 - - - - - - -
295293-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[20] puis Insee à partir de 2006[21].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Située dans l'académie de Grenoble, la commune de Saint-Paul-d'Izeaux héberge une école école maternelle et élémentaire publique située dans le village[22].

Économie[modifier | modifier le code]

Saint-Paul d'Izeaux est une des communes d'un secteur de vignobles pouvant revendiquer le label IGP « Coteaux-du-grésivaudan », comme la plupart des communes de la moyenne vallée de l'Isère (Grésivaudan et cluse de Voreppe).

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Monuments religieux[modifier | modifier le code]

L'abbaye de Bonnecombe est un ancien monastère cistercien fondé en 1150 et situé dans une combe. Dissoute durant la Révolution, les religieuses ont abandonné ce bâtiment, ensuite récupéré par la commune.

L'église de Saint-Paul-d'Izeaux, avec des fresques anciennes qui ont été restaurées, labellisée Patrimoine en Isère[23].

Les autres lieux[modifier | modifier le code]

Ce village est à proximité du camp de César, vestige de l'époque gallo-romaine avec un gite et restaurant. L'école primaire de Saint-Paul-d'Izeaux sur la place également a vu son sol redessiné et son horloge soleil créée par l’artiste Jacques Roussel.

La fontaine de la place du village et son eau de source connue pour avoir désaltéré nombre de cyclistes, promeneurs, troupeaux de passages.

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

« Le Geai » est une colline emblématique de ce village qui le surplombe avec un sentier.

Patrimoine culinaire[modifier | modifier le code]

La production agricole pour la consommation locale inclut le miel, l'huile de noix, les tomes fraiches, etc.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Escutcheon to draw-fr.svg

Saint-Paul-d'Izeaux possède des armoiries dont l'origine et le blasonnement exact ne sont pas disponibles.


Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Site habitants.fr, page sur le nom des habitants des communes de l'Isère, consulté le 17 juillet 2019
  2. Site geoglaciaire.net les paysages galaciaires, "Origine du plateau de Chambaran", consulté le 22 février 2019
  3. Sandre, « Fiche cours d'eau (V3400900) ».
  4. Sandre, « Fiche cours d'eau (V3400520) ».
  5. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  6. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  7. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  8. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  9. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  10. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  11. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  12. Site géoportail, page des cartes IGN
  13. Site de la préfecture de l'Isère, carte des zones de sismicité
  14. [1]
  15. André Planck, "L'origine du nom des communes du département de l'Isère", (ISBN 2-84424-043-7) édition L'atelier, 2006, page 106
  16. a et b Eric Tasset, Châteaux forts de l'Isère : Grenoble et le Nord de son arrondissement, Grenoble, éditions de Belledonne, , 741 p. (ISBN 2-911148-66-5), p. 502.
  17. site webvilles.net, page sur le conseil municipal de Saint-Paul-d'Izeaux, consulté le 17 juillet 2019
  18. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  19. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  20. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  21. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019.
  22. Site education.gouv.fr, page sur l'école primaire de Saint-Paul-d'Izeaux, consulté le 17 juillet 2019
  23. « Les labels patrimoine en Isère », sur isere-patrimoine.fr, Conseil Général de l'Isère (consulté le ).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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