Brézins

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Brézins
Brézins
Le Grand Chemin en 1912.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Isère
Arrondissement Vienne
Intercommunalité Communauté de communes Bièvre Isère
Maire
Mandat
Gilles Gelas
2020-2026
Code postal 38590
Code commune 38058
Démographie
Population
municipale
2 161 hab. (2018 en augmentation de 12,73 % par rapport à 2013)
Densité 262 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 21′ 00″ nord, 5° 18′ 27″ est
Altitude 365 m
Min. 356 m
Max. 407 m
Superficie 8,26 km2
Élections
Départementales Canton de la Bièvre
Législatives Septième circonscription
Localisation
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Liens
Site web www.brezins.fr

Brézins est une commune française située dans le département de l'Isère en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Historiquement rattaché à la province royale du Dauphiné, la commune est adhérente à la Communauté de communes Bièvre Isère. L'Aéroport de Grenoble-Isère est partiellement établi sur le territoire communal et ses habitants se dénomment les Brézinois[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation et description[modifier | modifier le code]

Le village de Brézins situé à 45 kilomètres de Grenoble et 60 kilomètres de Lyon. Positionnée entre Lyon, Grenoble, Valence et Bourgoin-Jallieu, Brézins se trouve plus précisément dans la Plaine de Bièvre, dans le secteur du Bas Dauphiné.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Les territoires des communes de Brézins, Gillonnay, La Côte-Saint-André et Saint-Siméon-de-Bressieux forment un quadripoint.

Géologie[modifier | modifier le code]

Le territoire de de Brézins se positionne au cœur de la région naturelle de Bièvre-Valloire, une large vallée ouverte entre celle de l'Isère (au sud) et le cours du Rhône (à l'ouest) et dont la forme régulière en auge à fond plat suggère une origine glaciaire, ce que confirme la présence de dépôts morainiques [2].

Climat[modifier | modifier le code]

La partie du territoire du département l'Isère dans lequel se situe le village de Brézins est formée de bas plateaux et de collines assez peu élevées au climat légèrement plus rude que dans la plaine de la Bièvre située plus à l'ouest.

Du fait du relief peu accentué, les masses d'air venues du nord et du sud circulent assez aisément. Les températures nocturnes sont assez fraîches sur les zones les plus élevées de la commune.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le torrent le Rival a causé plusieurs inondations dans la commune, notamment en 1841, 1857, 1988, 1992, 2008 et 2013[3].

Voies de communication[modifier | modifier le code]

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom du village a été Breziacum au Moyen Âge, puis Brizens en 1317 et Brézin en 1800, et enfin Brézins depuis le XXe siècle[4].

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité et Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Au début de l'Antiquité, le territoire des Allobroges s'étendait sur la plus grande partie des pays qui seront nommés plus tard la Sapaudia (ce « pays des sapins » deviendra la Savoie) et au nord de l'Isère. Les Allobroges, comme bien d'autres peuples gaulois, sont une « confédération ». En fait, les Romains donnèrent, par commodité le nom d'Allobroges à l'ensemble des peuples gaulois vivant dans la civitate (cité) de Vienne, à l'ouest et au sud de la Sapaudia.

Un aqueduc romain donne une indication de la création du village, situé le long d'une voie romaine.

La commune, giboyeuse, a été territoire de chasse royale pour les rois de France Louis XI et François Ier lorsqu’ils se rendaient sur leurs terroirs de Bressieux et La Côte Saint-André[4].

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

En la commune se partage après des divisions entre habitants entre une commune de Brézins-le-Haut et une autre de Brézins-le-Bas, séparées par la voie ferrée. La commune sera réunifiée après la seconde guerre mondiale.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1983 mars 1989 Georges Schoch    
mars 1989 mars 2001 Christian Feret    
mars 2001 mars 2008 Lucien Beray DVD  
mars 2008 septembre 2016
(décès)[5]
Henri Gerbe PS Retraité
Vice-président de Bièvre Isère communauté
octobre 2016[6] En cours Gilles Gelas DVG  
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[7]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[8].

En 2018, la commune comptait 2 161 habitants[Note 1], en augmentation de 12,73 % par rapport à 2013 (Isère : +2,28 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
7397638461 0181 0391 0311 0441 0441 045
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 0591 0851 0551 0151 0371 0171 0191 022984
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 019954898805821766763739752
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
7306718361 0131 2451 3261 4711 7592 042
2018 - - - - - - - -
2 161--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2006[10].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune est rattachée à l'académie de Grenoble.

Médias[modifier | modifier le code]

Culte[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Le monument aux morts, inauguré le .
  • L'école a été construite en 1956, ce qui a permis de réunir les deux écoles des villages du « Bas » et du « Haut »[4].
  • L'ancienne église romane de Brézins-le-Bas.
Église de Brézins-le-Bas au début du XXe siècle

Brézins a deux églises car historiquement le village était coupé en deux : il y avait Brézins-le-Haut et Brézins-le-Bas. Chacun de ces deux villages avait son église. Mais il n'y avait qu'un seul cimetière situé dans le village de Brézins-le-Bas, route de la Côte St André, depuis 1846.

La date de la construction de cette église romane située à Brézins-le-Bas n'est pas connue, mais son existence est attestée dès 1467. Les murs de l'église ont été construits en pisé avec un mélange de terre crue, paille et cailloux. Ce pisé contient également des tessons de terre cuite gallo-romaine[4]. Le mur du clocher de l'église, construit en 1662, est typiquement dauphinois avec des galets glaciaires en arêtes de poisson[11]. L'église est réparée en 1711 et 1842, et depuis 1964[4] cette église, privée de la toiture de son clocher, est désaffectée et sert au stockage de matériel municipal[12] Devant le montant des travaux à réaliser, un permis de démolir a été accordé en [11]. Permis annulé le 17 mai 2018 par le tribunal administratif de Grenoble.

  • La gare de Brézins

Sur l'insistance des élus, une gare est inaugurée à Brézins en 1902 pour les passagers et l'année suivante pour les marchandises. Désaffectée à partir de 1983, elle est démolie en 2001[4]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Louis Mandrin, sa famille est originaire de Brézins.
  • Louis Vincendon, né à Brézins en 1788, avocat général puis conseiller et président à la Cour de Grenoble, conseiller général.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Brezins
Blason à dessiner Blason
D'orangé à la maison dauphinoise d'or essorée de gueules; mantelé d'azur chargé d'une fleur de tournesol d'or, boutonné d'orangé, mouvant de la partition, accompagné en pointe de vaguelettes de sable, à dextre d'un épervier de tenné, contourné et en vol, à senestre de deux massettes, feuillées de sinople adextrées d'un plant de maïs du même, fleuri d'argent, brochant sur les vaguelettes.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Site habitants.fr, nom des habitants des communes de l'Isère, consulté le 11 septembre 2020.
  2. Site geoglaciaire.net, page "Origine de la Bièvre-Valloire", consulté le 18 février 2019
  3. Site d'information sur les risques majeurs en Rhône-Alpes.
  4. a b c d e et f Page histoire sur le site de la commune.
  5. Décès d'Henri Gerbe, maire de la commune de Brézins sur lessor.fr, Louis Fournier (consulté le 14 septembre)
  6. Maire par intérim puis élu par le conseil municipal en décembre 2016.
  7. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  8. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  9. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  11. a et b Site pour la défense de l'église de Brézins.
  12. Reportage de Mathias Kern, France Bleue Pays de Savoie, le 31 juillet 2015.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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