Traitement des eaux usées

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Bassins utilisés dans une usine de traitement des eaux usées (ici vides) de la ville d'Albury en Australie.

Le traitement des eaux usées est l’ensemble des procédés visant à dépolluer l’eau usée avant son retour dans le milieu naturel ou sa réutilisation. Les eaux usées sont les eaux qui à la suite de leur utilisation domestique, commerciale ou industrielle sont de nature à polluer les milieux dans lesquelles elles seraient déversées. C'est pourquoi, dans un souci de protection des milieux récepteurs, des traitements sont réalisés sur ces effluents collectés par le réseau d'assainissement urbain. L'objectif des traitements est de réduire l'impact des eaux usées sur l'environnement. Les eaux traités sont parfois réutilisées. On parle de recyclage des eaux usées[1].

À l'échelle mondiale, le traitement des eaux usées constitue le premier enjeu de santé publique : plus de 4 000 enfants de moins de 5 ans meurent chaque jour de diarrhées liées à l’absence de traitement des eaux et au manque d’hygiène induit[2].

Les traitements peuvent être réalisés de manière collective dans une station d'épuration ou de manière individuelle. La plupart des procédés intensifs de traitement fonctionnent selon les mêmes processus de base, mais des différences plus ou moins importantes peuvent exister dans la manière de mettre en place ces processus. Le traitement se divise généralement en plusieurs étapes.

Il existe également des procédés dits extensifs de traitement plutôt adapté aux charges réduites[3]. On distingue les cultures libres : lagunage ; et les cultures fixées : Infiltration-percolation, filtre planté, marais filtrant à écoulement vertical ou horizontal[3].

Histoire[modifier | modifier le code]

Des hommes préhistoriques ont disposé leurs campements près de cours d'eau, l'eau leur servant comme boisson, moyen de transport, source d'énergie mais aussi comme moyen d'assainissement.

Durant l'Antiquité égyptienne, on utilisait du sable; les Minoens de Crète disposaient déjà d’un système d’égouts fonctionnant à l’eau 1 600 ans environ avant notre ère. Les Romains construisaient des conduites qui évacuaient les déchets et les eaux de pluie et utilisaient la phytoremédiation avec des plantes des marais pour leur Cloaca Maxima. Ils se servaient également des eaux usées comme engrais[4].

Au Moyen Âge, le développement anarchique des villes rend difficile la mise en place de réseaux d'égouts.

Le traitement des eaux usées qui sépare les solides et les liquides est historiquement récent et est lié à la croissance démographique importante dans les villes consécutive à la révolution industrielle. La décomposition des matières organiques est étudiée dans les années 1920, ce qui permet de développer l'épuration biologique. Les liquides sont dépollués et réutilisés, et les boues restantes incinérées ou enfouies. L’assainissement nécessite une infrastructure complexe et de grandes quantités d’eau : [Quand ?]actuellement, [Où ?]il faut entre 50 et 100 litres d’eau pour traiter le litre et demi d’excréments qu'un humain produit chaque jour[réf. souhaitée].

Prétraitement[modifier | modifier le code]

Depuradora de Castellar del Vallès.JPG

Le prétraitement consiste en trois étapes principales qui permettent de supprimer de l'eau les éléments qui gêneraient les phases suivantes de traitement. Toutes les stations d'épuration ne sont pas forcément équipées des trois, seul le dégrillage est généralisé, les autres sont le dessablage et le déshuilage.

Dégrillage et tamisage[modifier | modifier le code]

Le dégrillage et le tamisage permettent de retirer de l'eau les déchets insolubles tels que les branches, les plastiques, serviettes hygiéniques, etc. En effet, ces déchets ne pouvant pas être éliminés par un traitement biologique ou physico-chimique, il faut donc les éliminer mécaniquement. Pour ce faire, l'eau usée passe à travers une ou plusieurs grilles dont les mailles sont de plus en plus serrées. Celles-ci sont en général équipées de systèmes automatiques de nettoyage pour éviter leur colmatage, et aussi pour éviter le dysfonctionnement de la pompe (dans les cas où il y aurait un système de pompage).

Dessablage[modifier | modifier le code]

Le dessablage permet, par décantation, de retirer les sables mélangés dans les eaux par ruissellement ou amenés par l'érosion des canalisations. Ce matériau, s'il n'était pas enlevé, se déposerait plus loin, gênant le fonctionnement de la station et provoquant une usure plus rapide des éléments mécaniques comme les pompes. Les sables extraits peuvent être lavés avant d'être mis en décharge, afin de limiter le pourcentage de matières organiques, la dégradation de celles-ci provoquant des odeurs et une instabilité mécanique du matériau.

Dégraissage[modifier | modifier le code]

Déshuilage par écumage des graisses.

C'est généralement le principe de la flottation qui est utilisé pour l'élimination des huiles. Son principe est basé sur l'injection de fines bulles d'air dans le bassin de déshuilage, permettant de faire remonter rapidement les graisses en surface (les graisses sont hydrophobes). Leur élimination se fait ensuite par raclage de la surface. Il est important de limiter au maximum la quantité de graisse dans les ouvrages en aval pour éviter par exemple un encrassement des ouvrages, notamment des canalisations. Leur élimination est essentielle également pour limiter les problèmes de rejets de particules graisseuses, les difficultés de décantation ou les perturbations des échanges gazeux.

Le dessablage et le déshuilage se réalisent le plus souvent dans un même ouvrage : l'eau polluée se déplaçant lentement, pendant que les sables décantent au fond les graisses remontent en surface.

Le déshuilage par coalescence permet un niveau de déshuilage hors-norme[réf. nécessaire].

Traitement primaire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Traitement primaire de l'eau.

En épuration des eaux usées, le traitement primaire est une simple décantation qui permet de supprimer la majeure partie des matières en suspension. Ce sont ces matières qui sont à l'origine du trouble des eaux usées.

L'opération est réalisée dans des bassins de décantation dont la taille dépend du type d'installation et du volume d'eau à traiter. De la même manière, le temps de séjour des effluents dans ce bassin dépend de la quantité de matière à éliminer et de la capacité de l'installation à les éliminer

La décantabilité des matières dans un bassin est déterminée par l'indice de Mohlman. Cet indice est déterminé chaque jour dans les stations d'épuration importantes afin de vérifier le bon fonctionnement du système.

À la fin de ce traitement, la décantation de l'eau a permis de supprimer environ 60 % des matières en suspension, environ 30 % de la demande biologique en oxygène (DBO) et 30 % de la demande chimique en oxygène (DCO). Cette part de DBO supprimée était induite par les matières en suspension. La charge organique restant à traiter est allégée d'autant.

Les matières supprimées forment au fond du décanteur un lit de boues appelé « boues primaires ».

Le traitement primaire des eaux usées domestiques tend à disparaître en France avec la généralisation du traitement secondaire à boues activées qui comporte déjà une étape de décantation[5]. C'est notamment le cas lorsque les effluents sont régulièrement dilués par des eaux de pluie et donc moins décantables. Il est alors plus économique de se passer de traitement primaire et de surdimensionner le traitement secondaire.

Traitement secondaire[modifier | modifier le code]

Le traitement secondaire se fait le plus couramment par voie biologique. Une voie physico-chimique peut la remplacer ou plus souvent s'y ajouter pour favoriser la floculation et coagulation des boues ou permettre, par exemple, la fixation des phosphates .

Traitement par voie biologique[modifier | modifier le code]

Traitement des composés organiques 
Le traitement biologique le plus simple consiste à éliminer les composés organiques tels que sucres, graisses et protéines. Ceux-ci sont nocifs pour l'environnement puisque leur dégradation implique la consommation de dioxygène dissous dans l'eau nécessaire à la survie des animaux aquatiques. La charge en polluants organiques est mesurée communément par la DBO5 (demande biologique (ou biochimique) en oxygène sur cinq jours) ou la demande chimique en oxygène (DCO). Les bactéries responsables de la dégradation des composés organiques sont hétérotrophes. Pour accélérer la dégradation des composés organiques, il faut apporter artificiellement de l'oxygène dans les eaux usées.
Nitrification 
Si les réacteurs biologiques permettent un temps de contact suffisant entre les effluents et les bactéries, il est possible d’atteindre un second degré de traitement : la nitrification. Il s’agit de l’oxydation de l’ammoniaque en nitrite, puis en nitrate par des bactéries nitrifiantes[6]. L’ammoniaque est un poison pour la faune piscicole. Les bactéries nitrifiantes sont autotrophes (elles fixent elles-mêmes le carbone nécessaire à leur croissance dans le CO2 de l’air). Elles croissent donc beaucoup plus lentement que les hétérotrophes. Une station d'épuration doit d’abord éliminer les composés organiques avant de pouvoir nitrifier. (Voir aussi : Cycle de l'azote)
Dénitrification 
Une troisième étape facultative consiste à dénitrifier (ou dénitrater) les nitrates résultants de la nitrification. Cette transformation peut se faire en pompant une partie de l’eau chargée de nitrates de la fin de traitement biologique et la mélanger à l’eau d’entrée, en tête de traitement. La dénitrification se passe dans un réacteur anoxique, en présence de composés organiques et de nitrates. Les nitrates sont réduits en diazote (N2) qui s’échappe dans l’air. Les nitrates sont des nutriments qui sont à l’origine de l’envahissement d’algues dans certaines mers, en particulier la Mer du Nord. La dénitrification se fait généralement sur les petites stations d'épuration dans le même bassin que la nitrification par syncopage (arrêt de l'aération, phase anoxie). Cette étape tend à se généraliser pour protéger le milieu naturel.

Traitement par voie physico-chimique[modifier | modifier le code]

Il regroupe l'aération et le brassage de l'eau mais aussi une décantation secondaire (dite aussi clarification).

À partir de ce dernier élément, l'eau clarifiée est rejetée (sauf traitement tertiaire éventuel) et les boues décantées sont renvoyées en plus grande partie vers le bassin d'aération, la partie excédentaire étant dirigée vers un circuit ou un stockage spécifique.

Le traitement secondaire peut comporter des phases d'anoxie (ou une partie séparée en anoxie) qui permet de dégrader les nitrates.

Déphosphatation[modifier | modifier le code]

Pour limiter l'écotoxicité des rejets d'eaux usées un traitement du phosphore est généralement demandé sur les stations supérieures à 10 000 équivalent habitant. Il peut être demandé sur des plus petites stations d'épuration suivant la sensibilité du milieu récepteur. Les sources géologiques de phosphores ayant été surexploitées sa récupération commence aussi à être un enjeu économique et industriel.

Cinq types de traitement sont possibles :

  1. traitement physique : des filtres ou membranes retirent le phosphore de l'eau ;
  2. traitement chimique : des sels forment des précipités insolubles récupérables (au fond du bassin) ; des composés chimiques à base de calcium ou de fer peuvent être utilisés. Cette méthode reste assez coûteuse et peut accroître le volume de boue à traiter et la consommation d'oxygène ;
  3. traitement physique et chimique
  4. Traitement biologique du phosphore : Il se développe depuis les années 1980[7] : l'EBPR (enhanced biologial phosphorous removal) qui consiste à l'accumulation de phosphore par des micro-organismes, sous forme de polyphosphate par exemple.
    Dans une configuration anaérobie - aérobie, les bactéries Acinetobacter spp. peuvent bioaccumuler le phosphore et pour cette raison aussi désignée par l'acronyme « PAO » (phosphorous accumulating organisms). Ce système élève légèrement le coût d'investissement, mais est favorable à l'environnement et rentable à long terme, d'autant que la raréfaction du phosphore pourrait augmenter sa valeur financière.
    La compréhension de ce processus biologique doit être poursuivie notamment via des études FISH (Fluorescence in situ hybridization) sur les actinobactéries, et via des expériences faites en laboratoire à l'aide de bio-réacteurs reconstituant les conditions naturelles de cette accumulation de phosphore à travers des bactéries comme A. phosphatis, qui est utilisée à hauteur de 85 % dans les bio-réacteurs. La technique de PCR-DGGE permet également d'aider à la compréhension de ce process d'autant plus qu'elle est très répandue, qualitative et semi-quantitative pour l'évaluation de la communauté microbienne[8],[9] ;
    Le phosphore est indispensable aux réactions biologiques liées au traitement de la pollution carbonée et azotée. Il s'agit alors d'assimilation biologique. Cette assimilation correspond à un ratio de 1 g de phosphore pour 100 g de carbone.
    Si l'on inclut dans le traitement un bassin anaérobie, cette assimilation biologique peut être augmentée. Les bactéries placées en conditions de potentiel redox très bas, surassimilent le phosphore par rapport à leur besoin. Les bactéries peuvent ensuite relarguer le phosphore surassimilé si elles sont placées durablement dans des conditions de redox plus hautes. À l'inverse, si elles sont extraites rapidement du traitement, c'est une méthode de traitement « sans réactif » du phosphore.
  5. traitements mixtes : Les traitement ci-dessus présentés ne permettent pas généralement à eux-seuls d'atteindre les niveaux de rejet exigés en sortie de station. Un traitement biologique est donc souvent associé à un traitement physico-chimique (presque toujours par précipitation du phosphore avec des sels métalliques (chlorure ferrique)

La recherche de moyens plus efficients et des meilleures conditions de milieux (concentration idéale, taux de gaz dissous, température, pH, etc.) se poursuit avec par exemple la possibilité d'étudier l'adsorption sur des biopolymères, biomatériaux, matériaux bioinspirés... dont sous forme d'hydrogels tels que l'hydrogel de chitosane en microbilles[10],[11].

Traitement tertiaire[modifier | modifier le code]

Le traitement tertiaire n'est pas toujours réalisé. Il est destiné à améliorer les performances des traitements des matières en suspension, du phosphore ou encore des pathogènes. Ces traitements sont utilisés dans le cas, par exemple, de milieux récepteurs particulièrement sensibles[12],[13].

MES et matière organique[modifier | modifier le code]

En sortie des clarificateurs, une décantation supplémentaire est parfois utilisée. Il s'agit de décantations par floculation grâce à l'injection de polymères ou de sels coagulants. Des filtres sont également couramment employés pour différents niveaux de filtration (micro, ultra ou nano)[13].

Azote et phosphore[modifier | modifier le code]

Certains types de traitements tertiaires ciblent l'élimination plus poussée de l'azote ou du phosphore[13].

Traitement bactériologique[modifier | modifier le code]

Cette étape permet de réduire le nombre de bactéries, donc de germes pathogènes présents dans l'eau traitée. Elle peut être demandée pour protéger une zone de baignade, un captage d'eau potable ou une zone conchylicole. Ce traitement peut être réalisé par ozonation, par un traitement aux UV ou pour des petites capacités de station d'épuration par une filtration sur sable (sable siliceux et de granulométrie spécifique).

Traitement bactériologique par rayonnement UV[modifier | modifier le code]

Il existe une certaine variété de systèmes sur le marché. Le principe traditionnel de désinfection par rayonnement UV consiste à soumettre l'eau à traiter à une source de rayonnements UV en la faisant transiter à travers un canal contenant une série de lampes submergées. Depuis quelques années, l'on trouve aussi, surtout pour les petites stations de traitement des eaux usées, un système basé sur des réacteurs monolampe, qui offre des avantages au niveau de la maintenance et des coûts d'utilisation.

Traitement par voie physico-chimique[modifier | modifier le code]

Le traitement tertiaire inclut un ou plusieurs des processus suivants :

  • désinfection par le chlore ou l'ozone (pour éliminer les germes pathogènes) ;
  • neutralisation des métaux en solution dans l'eau : en faisant varier le pH de l'eau dans certaines plages, on obtient une décantation de ces polluants.

Procédés extensifs[modifier | modifier le code]

Enfin, il est possible d'utiliser des procédés dits extensifs en sortie de station d'épuration pour obtenir une plus grande qualité d'effluents avant rejet dans le milieu naturel. Il est possible d'utiliser par exemple des zones de lagunages[14],[15].

Traitement quaternaire[modifier | modifier le code]

Élimination des micropolluants[modifier | modifier le code]

Les procédés de traitement listés ci-dessus ne permettent pas d'éliminer les micropolluants des eaux traitées. On désigne par micropolluants les composés traces présents dans les eaux à des concentrations très faibles (de l'ordre du microgramme ou du nanogramme par litre) et qui même en concentrations infimes peuvent exercer un effet nocif sur les organismes aquatiques. Par exemple: les résidus médicamenteux, les hormones, les pesticides ou encore les cosmétiques[16].

En Suisse, à la suite de l'entrée en vigueur en 2015 d'une modification de la loi fédérale et de l'ordonnance sur la protection des eaux rendant obligatoire l'élimination d'au moins 80% des micropolluants en sortie de station d'épuration, de nombreux projets pilotes ont été mis en place pour tester les techniques d'élimination des micropolluants[17].

Deux méthodes de traitement ont été retenues :

  • le contact avec du charbon actif : mis en œuvre sous forme de charbon actif en poudre (CAP), en grain (CAG) ou en micrograin (µ-CAG) ;
  • l'ozonation continue des eaux usées traitées à la sortie du traitement par voie biologique.

Un dosage de CAP d'environ 18 mg/l ou une ozonation de 0,6 à 1,0 g O3/g DOC sont nécessaires pour l'élimination des micropolluants[18]. L'ozonation présente le désavantage d'engendrer des produits d'oxydation parfois indésirables tels que le bromate. Les possibles concentrations résultantes de l'ozonation dépendent des propriétés de l'eau traitée[19].

Difficultés[modifier | modifier le code]

Parmi les difficultés souvent rencontrées figurent

Le dysfonctionnement de l'épuration[modifier | modifier le code]

Il est le plus souvent dû à des bactéries indésirables, qui provoquent une phénomène dit de gonflement des boues. Ceci est causé par le foisonnement de certaines espèces de bactéries, dont Microthrix parvicella le plus souvent, suite à des arrivées trop brusques de surcharges en matières organiques et/ou en eau pluviales et de ruissellement, ou encore suite à l'arrivée de composants inhibant la reproduction ou la vie des autres bactéries.
Le fonctionnement d'une station d'épuration classique à boues activées repose sur le principe de la production d'une boue résiduelle et de la décantation. Selon une enquête ayant concerné 370 stations d'épuration à boues activées faible charge, dans les années 2010, les problèmes de décantation sont encore « une problématique majeure pour 30 % des installations de taille inférieure à 250 000 EH et pour 50 % de celles en traitant plus. Au moins un dysfonctionnement sur trois serait dû à un développement excessif de bactéries filamenteuses[20] » (phénomène de gonflement des boues). « Un taux de charge organique élevé a été identifié comme l'un des facteurs favorisant les dysfonctionnements[20] ». L'adjonction de sels métalliques pour la déphosphoration des eaux usées contribue à limiter l’occurrence de ces dysfonctionnements[20].

La difficulté de valoriser certaines boues[modifier | modifier le code]

Les opérateurs peinent parfois en effet à trouver des débouchés à des boues polluées, qu'il faut alors mettre en décharge ou faire incinérer.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Les eaux usées utilisées en agriculture, surirstea.fr
  2. Appel de l'OCDE à investir dans le traitement des eaux usées, sur infos-eau.blogspot.com
  3. a et b Office International de l’Eau, Procédés extensifs d’épuration des eaux usées adaptés aux petites et moyennes collectivités, Luxembourg, Office des publications officielles des Communautés européennes, , 40 p. (ISBN 92-894-1690-4, lire en ligne)
  4. Anne-Cécile Bras, « Les plantes : ces dépolluants extraordinaires ! », émission C'est pas du vent sur RFI, 5 novembre 2011
  5. Fonctionnement d'une station d'épuration à boues activées, sur ademe.fr
  6. NH4 → NO2 par nitrosomonas ; NO2 → NO3 par nitrobacter.
  7. Comeau, Y., Oldham, W. K., & Hall, K. J. (2013) Biological Phosphate Removal from Wastewaters: Proceedings of an IAWPRC Specialized Conference held in Rome, Italy, 28-30 September 2013, 1987 (p. 39). Elsevier.
  8. Kais Jaziri, Magali Casellas et Christophe Dagot, « Comparing the effects of three pre-treatment disintegration techniques on aerobic sludge digestion: biodegradability enhancement and microbial community monitoring by PCR–DGGE », Environmental Technology, vol. 33,‎ , p. 1435-1444 (ISSN 0959-3330, PMID 22856319, DOI 10.1080/09593330.2011.632653, lire en ligne)
  9. Kais Jaziri, Impact de la mise en œuvre de prétraitements thermique, chimique (ozone) et physique (ultrasons) sur la sensibilité au cadmium de boues secondaires lors de l’étape de stabilisation biologique, France, université de Limoges (ENSIL), , 275 p. (lire en ligne)
  10. Leduc, J. F. (2015). sur le comportement de l'adsorption du phosphate sur de l'hydrogel de chitosane microsphérique; mémoire de maitrise en Génie de l'environnement, 68 p.
  11. Voir aussi : Cycle du phosphore) ; * réaction du chlorure ferrique avec le phosphore :
    FeCl3 + NaH2PO4 → FePO4 + NaCl + 2HCl
  12. « Degremont - Traitement des eaux usées – Procédés de traitement tertiaire », sur www.degremont.fr (consulté le 12 septembre 2016)
  13. a, b et c 14ème SÉMINAIRE EAU - Les traitements tertiaires : Pour quoi faire ?, Montpellier, , 30 p. (lire en ligne), p. 9
  14. « Recycl'eau.fr - Lagunage et ses différentes sous classes », sur recycleau.fr (consulté le 13 septembre 2016)
  15. CG29 DEE SATEA,
  16. Jonas Margot, « Traitement des micropolluants dans les eaux usées : rôle de la nitrification », École polytechnique fédérale de lausanne,‎ , p. 3 (lire en ligne)
  17. Bundeskanzlei - P, « RS 814.201 Ordonnance du 28 octobre 1998 sur la protection des eaux (OEaux) », sur www.admin.ch (consulté le 1er juillet 2016) : « Substances organiques qui peuvent polluer les eaux même en faible concentration (composés traces organiques) : Le taux d'épuration par rapport aux eaux polluées brutes, mesuré à partir d'une sélection de substances doit atteindre 80 % [...] »
  18. (de) Christian Fux et al., « Ausbau der ARA Basel mit 4. Reinigungsstufe », Aqua & Gas, no 7/8,‎ , p. 10-17
  19. (de) Soltermann, F. et al., « Bromid im Abwasser », Aqua & Gas,‎ , p. 64-71
  20. a, b et c Nadèege Durban (2015), Traitement du foisonnementfilamenteux induit par Microthrix parvicella par ajout de sels métalliques : impact sur les boues activées.] Sciences du Vivant [q-bio], AgroParisTech. Français. [PDF], 222 pages <NNT : 2015AGPT0030>.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Bourgeois-Gavardin, J, Les Boues de Paris sous l'Ancien Régime. Contribution à l'histoire du nettoiement urbain au XVIIe et XVIIIe siècles, 2 volumes, Paris, EHESS, 1985.
  • Cabrit-Leclerc Sandrine, (2008), Fosse septique, roseaux, bambous, traiter écologiquement ses eaux usées ?, Éditions Terre Vivante.
  • Chatzis, K, La Pluie, le métro et l’ingénieur : contribution à l’histoire de l’assainissement et des transports urbains, Paris, L’Harmattan, 2000.
  • Dupavillon, C, Paris côté Seine, Paris, Éditions du Seuil, 2001.
  • Dupuy, G. Knaebel, G, Assainir la ville hier et aujourd’hui, Paris, Dunod, 1982.
  • Guide technique de l’assainissement. Moniteur Référence Technique, Le Moniteur, 680 p., 1999.
  • Goubert, J.-P, La Conquête de l'eau, Paris, Robert Laffont, 1986.
  • Guillerme, A, Les Temps de l’eau. La cité, l’eau et les techniques, Seyssel : Champ Vallon, 1983.
  • L’assainissement des grandes villes, Données 1997, Réseau national des Données sur l’Eau (RNDAE), 1998.
  • Laroulandie, F, Les égouts de Paris au XIXe siècle. L’enfer vaincu et l’utopie dépassée, Cahiers de Fontenay, No 69-70, mars 1993, p. 107-140.
  • Questions d’assainissement. Le maire et les eaux usées, Uni éditions, 96 p., 1996.
  • Anne Rivière, (2005), Gestion écologique de l’eau : toilettes sèches et épuration des eaux des eaux de lavage par les bassins-filtres à plantes aquatiques, vol. 1, Association Eau Vivante.
  • Alain Heduit et Sylvie Gillot, Recherche et Ingénierie au service des acteurs de l'assainissement. Avancées et perspectives, Sciences, Eaux et territoires (revue scientifique).
  • Scherrer, F, L’Égout, patrimoine urbain. L’évolution dans la longue durée du réseau d’assainissement de Lyon, thèse de doctorat d’urbanisme, Créteil, université de Paris XII – Val de Marne, 1992.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]