Donnery

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Donnery
La mairie.
La mairie.
Blason de Donnery
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre-Val de Loire
Département Loiret
Arrondissement Orléans
Canton Châteauneuf-sur-Loire
Intercommunalité Communauté de communes des Loges, syndicat mixte du pays Forêt d'Orléans - Val de Loire
Maire
Mandat
Daniel Chaufton
2014-2020
Code postal 45450
Code commune 45126
Démographie
Gentilé Donnerysiens
Population
municipale
2 653 hab. (2012)
Densité 122 hab./km2
Population
aire urbaine
369 521 hab. (2007)
Géographie
Coordonnées 47° 54′ 50″ N 2° 06′ 18″ E / 47.9138888889, 2.10547° 54′ 50″ Nord 2° 06′ 18″ Est / 47.9138888889, 2.105  
Altitude Min. 99 m – Max. 124 m
Superficie 21,77 km2
Localisation

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Liens
Site web donnery.fr

Donnery est une commune française située dans le département du Loiret en région Centre-Val de Loire.

Ses habitants sont appelés les Donnerysiens[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Carte de la commune de Donnery et des communes limitrophes.

La commune est située à 7,5 km au nord-est de Chécy et à 17 km à l'est d'Orléans, en lisière sud de la forêt d'Orléans, au nord du Val de Loire, dans l'aire urbaine d'Orléans.

La topographie générale se caractérise par une surface à peu près plane dont la pente est orientée nord-est - sud-ouest, selon la vallée de l'Oussance. Les altitudes vont de 103 m, en limite avec la commune de Mardié, à 122 m au lieu-dit la Rouannière. La surface est modelée par trois vallées se croisant au sud-ouest du bourg : celle principale de l'Oussance[B 1] ayant servi à la construction du canal d'Orléans[B 2] ; celle de la Crénolle[B 3], cours d'eau ou plus exactement fossé naturel drainant les eaux venant de Traînou ; et une vallée sèche en direction de Châteauneuf-sur-Loire qu'emprunte la tangentielle d'Orléans (RN 60) (présence de gouffres le long).

Les biefs de Pont-aux-Moines et de Donnery du canal d'Orléans[A 1], la rivière Oussance, la tangentielle d'Orléans (route nationale 60) et les routes départementales 424, 709 et 921 traversent le territoire de la commune.

Lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

Allon ; Allonne ; les Augustins ; Bajin ; Bel-Air ; Bas-les-Armes (anciennement : le Bois des Armes) ; la Binoche ; les Barreaux ; Bellevue ; la Bergerie ; Boisgault ; Bonville ; les Grandes-Brières (ou Bruyères) ; les Petites-Brières (ou Bruyères) ; la Brosse ; le Bouchet : le Carrefour ; le Carrouge (ou Cas Rouge, forme erronée) ; le Chaillot ; le Champ-de-l'Orme ; le Champ-Torchon ; la Chaumette ; le Clos Canard ; le Cornélat ; la Coudraie ; la Croix-Percy ; la Darquerie ; Flein ; les Gabereaux ; le Gâtinais ; le Gazon ; la Glazière ; la Grand-Maison (de Pucy) ; les Grands-Billons ; la Grosse-Planche ; la Houllière ; la Justice ; la Laurendière ; les Loges ; la Mahise ; le Mardouzet ; Monplaisir ; Montréal ; la Morinière ; la Motte-Melleraye ; le Murger ; le Pas d'Or ; la Patellerie ; les Petites-Bordes ; le Plessis ; la Poterie (anciennement : la Beaupoterie) ; la Ramonèterie ; Rohard ; Ronville ; la Rouannière ; les Rousseaux ; la Rue ; les Teunières ; Tonnely (anciennement : Toligny) ; la Touche ; le Vieux-Moulin (anciennement : le Moulin-Laurent) ; la Voie-des-Prés.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Traînou Traînou Fay-aux-Loges Rose des vents
Mardié N Fay-aux-Loges
O    DONNERY    E
S
Mardié Saint-Denis-de-l'Hôtel Saint-Denis-de-l'Hôtel

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

La commune est desservie par la ligne 17 du réseau d'autocars interurbain du Loiret

Toponymie[modifier | modifier le code]

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Donnery (Donnesy jusqu'au XVIe siècle) tire son nom d'un domaine (ou villa) gallo-romain Domniciacus provenant du nom d'homme latin Domnicius formé sur le surnom Dominicus[2]. La plus ancienne mention date du XIe siècle : Domniciacus cité dans le pouillé de la province de Sens. Au XIVe siècle, Donnesiaco a donné Donnesy. Il faut attendre le XVIIe siècle pour que s'impose la forme Donnery sans doute due à une fausse régression. « Donnery qu’il faut prononcer Deaunnery avec un ô très long, un eau qui ne finit pas, qui devant le double n résonne comme un tonnerre grave et long. » (Charles Péguy, Victor-Marie, comte Hugo).

Histoire[modifier | modifier le code]

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Époque gallo-romaine et franque[modifier | modifier le code]

Dans le bourg ont été mis au jour en 1978, les restes d'une villa gallo-romaine confirmant l'origine du nom de la commune. Cette découverte confirme d'autres faites au XIXe siècle (fragment de colonne de marbre blanc à l'occasion des fondations de la nouvelle sacristie). Les bases de murs de la villa gallo-romaine ont peut-être servi postérieurement en partie, à l'édification de l'église Saint-Étienne. Cette villa pouvait être étendue puisque des tuiles à rebord ont été trouvées dans la pente du Murger. Ce nom de lieu signifie d'ailleurs, des restes de ruines antiques. D'autres lieux de la commune ont sans doute une origine identique : Pucy (la Grand-Maison). Allonne (du latin Allonna) tire son nom d'une déesse fontainière plutôt que de celui des barbares alains. Le suffixe "onne" se retrouve dans le nom de nombreuses rivières. La période mérovingienne qui suit, est également riche en trouvailles. D'autres domaines (ou villas) se sont constitués. Le suffixe "ville" est caractéristique de cette période : "Bonville", "Ronville". Les mêmes fouilles autour de l'église ont permis de mettre au jour des sarcophages de pierre d'un ancien cimetière. Ils renfermaient des ossements humains, des armes, des bijoux et une plaque-boucle (déposés au musée historique et archéologique de l'Orléanais d'Orléans).

Époque médiévale[modifier | modifier le code]

Ce cimetière mérovingien perdure à l'époque médiévale, au sud de l'église. Il est connu sous le nom de cimetière de Saint-Hilaire en raison de la présence d'une chapelle de ce nom proche de l'église. Des traces de cette chapelle sont encore visibles malgré les transformations entreprises au début du XIXe siècle pour rendre ce lieu habitable. Entre temps le cimetière s'était réduit à un petit cimetière au chevet de l'église pour y enterrer seulement les enfants en bas-âge. La chapelle a servi ensuite d'auditoire de justice pour les seigneurs d'Allonne. Ceux-ci y ont placé une pierre représentant leurs armoiries : elle est toujours visible sur la maison d'habitation. En 1954, le propriétaire de cette maison avait trouvé un sarcophage identique à ceux découverts dans la rue de l'église en 1965 et 1978.

La population du village devait être importante puisqu'il existait un second cimetière au quartier de Montréal (hameau le plus important après le bourg). Il était désigné sous le nom de cimetière de Saint-Martin en raison de la présence d'une chapelle de ce nom. Son grand état de vétusté devenait dangereux pour les habitants de sorte qu'il a été décidé de la démolir en 1793. C'est le cimetière actuel de la commune.

Il existe d'autres traces de cette période. Ce sont les mottes féodales : buttes fortifiées entourées de fossés. Certaines sont encore visibles (les Barreaux, la Motte-Melleraye, la Motte Saint-Vrain et peut-être la Motte d'Estivée à la Darquerie). Sur les terres de la Touche se trouvait aussi la Motte-Collion dont il ne reste que le nom, les labours ont dû la faire disparaître.

De cette époque datent aussi les vieux chemins dont le chemin de Saint-Vrain. Un culte à cet évêque de Cavaillon était rendu à Jargeau. Ce chemin était un chemin de pèlerinage. On retrouve sa trace plus au nord : à Mardié (les Breteaux), à Boigny-sur-Bionne, à Loury. Dans ce lieu comme à Donnery, il sert à marquer la limite des communes, ce qui prouve son ancienneté. La motte féodale de ce nom se trouve à proximité de ce chemin dont la portion dans la traversée de bois a aujourd'hui disparu. Il existait à ses extrémités deux croix permettant de repérer son emplacement entre les bois de la Motte-Melleraye et ceux de la Gaillardière.

Deux constructions remontent au Moyen Âge. Ce sont l'église et le château d'Allonne. L'église placée sous le vocable de Saint-Étienne et de Saint-Sébastien, date du XIIIe siècle pour sa partie la plus ancienne (le chœur). La nef principale a été détruite probablement en raison d'un incendie durant les guerres de la Ligue. Le feu détruisit le presbytère par la même occasion. Cela eut pour conséquence grave la mise en danger de la nef latérale datant du XVe siècle : un arc n'avait plus appui sur la nef principale ce qui occasionna la pose d'un contrefort le long d'un pilier pour éviter l'affaissement de la voûte de la nef latérale. La tour-clocher haute de 30 mètres est à base carrée avec toit en bâtière.

Le château d'Allonne date du XVe siècle mais il a perdu son allure primitive. Il ne subsiste que les deux tours circulaires de devant. Celle de droite est un colombier à pied, privilège des seigneurs détenant le droit de haute justice. Ce pigeonnier était appelé ainsi car il possédait des boulins de la base jusqu'en haut. Le nombre de ses cases était en rapport avec la surface à fumer par les excréments des volatiles. Habité jusqu'en 1710 par la famille de Féal ou de Foyal, le château fut ensuite délaissé par les propriétaires qui habitaient le château de la Touche. Il ne subsista que la ferme qui fut entretenue, le reste tomba en ruines. Les tours de derrière furent démolies ainsi que la chapelle Saint-Lubin du château.

Montréal était le hameau le plus important de Donnery. Ce nom de lieu (du latin Montem regalem) date du Moyen Âge, signifiant "hauteur appartenant au roi". Mais son origine est beaucoup plus ancienne puisque dans le cimetière, il a été découvert des sarcophages identiques à ceux trouvés dans le bourg. Montréal (Moréal ou Mozial dans le parler local) n'était qu'une modeste seigneurie ayant appartenu aux de Loynes d'Orléans. Elle a été acquise en 1666 par le seigneur d'Allonne. Il existait une maison seigneuriale qui se distinguait des maisons paysannes voisines par la présence d'un étage, et d'une belle cave voûtée qui est uniquement ce qui reste aujourd'hui de cette maison. Au XVIe siècle, elle était encore entourée de fossés[3].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[4]
Période Identité Étiquette Qualité
1790 1794 Buphile-Jules Le Duc d'Allonne   propriétaire de la Touche, ci-devant seigneur. Suspendu en 1794.
1794 1796 Toussaint Brugère   cultivateur
1796 1797 Antoine Berruet   vigneron
1797 1797 Jacques Lemaire fils   tonnelier
1797 1799 François Juranville   vigneron
1799 1807 Jacques Moulin   charpentier et éclusier
1807 1810 Buphile-Jules Le Duc d'Allonne   propriétaire, mort en charge
1810 1816 Jean-Adrien Brément   aubergiste et tailleur d'habits
1816 1828 François Bernard   propriétaire}
1828 1834 Louis-Charles Labbé   régisseur des magasins de vin Lafond
1834 1848 Charles Rouillé d'Orfeuil   colonel de cavalerie, propriétaire de la Touche
1848 1853 Alphonse Rouillé d'Orfeuil   propriétaire, fils du précédent
1853 1898 Alexandre Isidore Jarry   avocat, propriétaire de la Morinière. Mort en charge
1898 1904 Joseph-Désiré Juranville-Delacôte   cultivateur et vigneron
1904 1919 Antoine Chibrac   médecin
1919 1929 Alfred Bidault   cultivateur
1929 1935 Théodore Baudin   cultivateur
1935 1959 Léon Gillet   cultivateur
1959 1971 Jean Chassagne   instituteur
1971 1977 Paul Vallette   propriétaire
1977 2001 Jacques Cotteray MDF enseignant, conseiller général
2001 en cours Célina Grataroli   greffière

Jumelages[modifier | modifier le code]

Drapeau de l'Allemagne Wiesenbach (Allemagne) depuis le [5].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Démographie de Donnery.

Sous l'Ancien Régime, la démographie est estimée en comptabilisant les feux fiscaux :

Démographie estimée en nombre de feux fiscaux[6]

1616 1665 1675 1709 1713 1726 1734 1741 1762 1768 1786 1789
142 107 100 125 132 112 119 130 345[7] 110 107 102

En 2012, la commune comptait 2 653 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
576 596 622 684 731 696 756 767 820
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
759 822 843 865 882 880 903 902 818
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
792 741 721 605 659 634 646 665 684
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2012
656 651 805 1 961 2 054 2 022 2 287 2 603 2 653
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2004[9].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune est située dans l'académie d'Orléans-Tours et dans la circonscription d'Orléans-Est. La commune possède une école primaire[10].

Sports[modifier | modifier le code]

  • Circuit de moto-cross du moto club de Donnery[11] ;
  • Donnery-Fay football club[12] ;
  • ACSL: Association Canal Sport Loisir (kayak).

Manifestations et festivités[modifier | modifier le code]

  • L’Euro Fest'in, fête communale se déroulant durant le week-end de Pentecôte depuis 1978.

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Étienne.
  • Les châteaux d'Alonnes et de la Touche du XIXe siècle (privés) ;
  • L’église Saint-Étienne du XIIIe siècle inscrit à l'inventaire des monuments historiques depuis le [A 2] ;
  • Le pont de pierre sur l'Oussance[A 3] ;
  • La pompe à eau sur le pont de l'Oussance[A 4] ;
  • La maison éclusière[A 5] et l’écluse de Donnery[A 6] au niveau du bief de Donnery du canal d'Orléans ;
  • Les maisons et caves de marchands de vin qui expédiaient les productions locales vers Paris[A 7].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

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  • Jacques Vallée des Barreaux (1599-1673) dit "Desbarreaux" ou "des Barreaux", ainsi appelé car seigneur des Barreaux à Donnery. Au XVIIe siècle, les Barreaux étaient une simple métairie. La famille Vallée s'était constitué un important domaine dont les deux pôles étaient Chenailles (à Saint-Denis-de-l'Hôtel) et les Barreaux. Jacques, troisième du nom est connu comme poète libertin. Il délaissa sa charge de conseiller au parlement de Paris pour se consacrer à la poésie et mener une vie libertine. Célibataire, il laissa ses biens après sa mort, à son cousin Claude, seigneur de Chenailles.
  • Étienne de Flacourt (1607-1660) et Pierre de Beausse (1598-1665), tous deux fils d'Élisabeth de Loynes. La famille de Loynes d'Orléans possédait la métairie de la Touche qui passa ensuite à Pierre de Beausse et à Charles de Flacourt, fils d'Élisabeth[16].Pierre de Beausse est l'un des associés de la première compagnie française des Indes orientales créée par Richelieu en 1642. Étienne de Flacourt est désigné "Directeur général de la compagnie française d'Orient". De 1648 à 1655, il dirige l'établissement français de Fort-Dauphin à Madagascar.
  • Christophe Moyreau (1700-1774), organiste, claveciniste et compositeur orléanais, posséda une maison, au lieu-dit la Voie des Prés, à Donnery[17].Une pièce de clavecin écrite par Moyreau s'intitule : "Le Voyage de Donnery"[18].
  • Étienne Lafond (1756-1828) et Antoine Charmet (1766-1819). Tous deux négociants en vin à Paris, possèdent maisons, magasins et caves à Donnery. Ils sont cousins germains et originaires du Beaujolais (Le Breuil). Les deux négociants ont été associés quelques années. Le premier installé à Donnery, est Étienne Lafond qui, d'abord associé avec son oncle Pierre, fait l'acquisition de la "maison du Colombier" (1792) ainsi que des maisons et terrains du bourg depuis le pont sur le canal jusqu'à ladite maison. Au-delà de cette dernière, terrains, magasins, caves et maison bourgeoise sont acquis par Antoine Charmet (1798). L'ensemble des maisons construites depuis le pont jusque qu'au Colombier (ancienne maison d'école), est dû à Étienne Lafond. Celui-ci disposait d'une énorme fortune. Il était l'un des cent plus imposés de la ville de Paris sous le Premier Empire.
  • Alexandre Isidore Jarry (1806-1898), avocat à Orléans, chevalier de la Légion d'honneur, propriétaire de la Morinière, beau-père de Ponson du Terrail, a été maire de Donnery durant 45 ans, de 1853 à 1888. À sa mort, il était le doyen des maires du Loiret.
  • Pierre Alexis de Ponson dit Ponson du Terrail (1829-1871), écrivain français, habita la propriété des Charmettes sur le bord du canal d'Orléans de 1861 à 1870. Entre 1865 et 1870, il écrit huit romans ayant pour cadre l'Orléanais. Deux d'entre eux, Le Nouveau maître d'école et Mon village ont pour cadre Saint-Donat, nom qu'il donne à Donnery[19].
  • Henri Boland (1854-1909), écrivain et publiciste, a été directeur du National belge de 1880 à 1882. En 1881, il fait l'acquisition de la maison des Charmettes que Ponson du Terrail avait acquise vingt ans plus tôt. En 1882, il épouse à Donnery, la fille du propriétaire du château d'Allonne. En 1886, il s'installe à Guernesey où il prend la direction du journal de langue française, Le Bailliage. En 1889, il entre chez Hachette à la rédaction des guides Joanne. Il sera président du Touring-club de France.
  • Adrienne Bolland (1895-1975), aviatrice française, est enterrée à Donnery. Septième et dernier enfant de Henri Boland. Durant la guerre, Vinchon, son mari, et elle, faisaient partie du réseau Castille comme chargés de mission. Ils habitaient alors à Donnery dans la ferme d'Allon.
  • Emile Armand (1872 Paris - 1962 Rouen), militant anarchiste individualiste et propagandiste d'une libre sexualité. De son véritable nom, Lucien Ernest Juin, vécut à Donnery durant la Première Guerre mondiale, où son épouse Denise Rougeaut était institutrice depuis 1911. En 1916, il fonde à Orléans le journal "Par-delà la mêlée" sous-titré "acrate, individualiste, éclectique, inactuel". Arrêté à Donnery, le 16 octobre 1917, il sera condamné le 5 janvier 1918, à cinq années de prison pour complicité de désertion.
  • Xavier Beulin, président de la Fédération nationale des syndicats d'exploitants agricoles (FNSEA) depuis décembre 2010[20], y est né en 1958.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Donnery

Les armes de Donnery se blasonnent ainsi :

D'argent aux deux chevrons d'azur[21].

Ce blason est aussi celui des familles Cazenave, Hyas, Kerrom, Lambin, de Lindenpalm, Raimbert et Rennenberg[22], toutes n'ayant aucun rapport avec la commune de Donnery. Ce blason n'a pas plus de rapport avec celui de la famille de Foyal d'Allonne qui blasonnait avec "quatre chevrons d'argent" sur fond de "gueules" (rouge).

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Médiathèque d'Orléans : Ms 533 (fol. 51 et 156); Ms 574 (fol. 62) et 575 (fol. 17).
  • Centre de documentation (aux Archives du Loiret) : Donnery (30 pages).
  • Gérard Héau, La vie d'un village à la fin du XVIIIe siècle : Donnery, Orléans,‎ 1989.
  • Gérard Héau, 125 ans de musique à Donnery, Loiret : 1866-1991, Société musicale de Donnery,‎ , 36 p.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Gentilés des communes du Loiret », sur www.habitants.fr (consulté le 15 janvier 2010).
  2. Jacques Soyer, Recherches sur l'origine des noms de lieux du Loiret, 1933.
  3. Archives d'Allonne.
  4. Archives de la commune de Donnery.
  5. « Le jumelage », sur www.donnery.fr, Commune de Donnery (consulté le 31 août 2011)
  6. Christian Poitou, Loiret, CNRS éditions, coll. « Paroisses et communes de France »,‎ , 536 p. (ISBN 978-2-222-02930-4)
  7. Nombre d'habitants
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011, 2012.
  10. « Liste des écoles de la circonscription d'Orléans-Est », sur www.ac-orleans-tours.fr (consulté le 28 avril 2010)
  11. « Terrain Moto Cross de Donnery », sur www.mxcircuit.fr (consulté le 31 août 2011)
  12. « Donnery-Fay FC », sur foot-loiret.fff.fr, District du Loiret de football = (consulté le 31 août 2011)
  13. « Schweppes France organise sa résistance face à Coca-Cola », sur www.usinenouvelle.com, InfoPro Communications,‎ (consulté le 31 août 2011)
  14. Patrick Déniel, « Orangina a racheté son embouteilleur », sur www.usinenouvelle.com, InfoPro Communications,‎ (consulté le 31 août 2011)
  15. « Histoire », sur www.golf-orleans-donnery.com, Gaïa Concept (consulté le 31 août 2011)
  16. Gérard Héau, Généalogie et histoire de la famille de Flacourt. -id- de Beausse, 2009.
  17. Gérard Héau, Christophe Moyreau, musicien d'Orléans, Donnery, 1984.
  18. Préparation du Voyage de Donery, etc. (in : Pièces de clavecin, Œuvre III, 1753, p. 10-12).
  19. Héau Gérard, Ponson du Terrail en Orléanais, Donnery, 2011
  20. Bonnet M, Xavier Beulin, agriculteur du Loiret, élu à la tête de la FNSEA, La République du Centre, 17 décembre 2010, page 1.
  21. « OLDJP, la banque du blason 2. Donnery », sur www.labanquedublason2.com (consulté le 15 janvier 2010)
  22. Théodore de Renesse, Dictionnaire des figures héraldiques, t. 5, Bruxelles, Société belge de librairie,‎ , 736 p. (lire en ligne), p. 458-459