Ingrannes

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Ingrannes
Ingrannes
La mairie d'Ingrannes.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre-Val de Loire
Département Loiret
Arrondissement Orléans
Canton Châteauneuf-sur-Loire
Intercommunalité CC des Loges
Maire
Mandat
Robert Rapine
2014-2020
Code postal 45450
Code commune 45168
Démographie
Gentilé Ingrannais(e)
Population
municipale
519 hab. (2015 en diminution de 0,38 % par rapport à 2010)
Densité 13 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 59′ 30″ nord, 2° 12′ 51″ est
Altitude Min. 109 m
Max. 147 m
Superficie 38,98 km2
Localisation

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Ingrannes est une commune française située dans le département du Loiret, en région Centre-Val de Loire.

Ses habitants sont appelés les Ingrannais(e)[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Carte de la commune de Ingrannes et des communes limitrophes

La commune d'Ingrannes se trouve dans le quadrant nord-ouest du département du Loiret, dans la région agricole de l'Orléanais[2] et l'aire urbaine d'Orléans[3]. À vol d'oiseau, elle se situe à 24,8 km d'Orléans[4], préfecture du département, et à 14,6 km de Neuville-aux-Bois, ancien chef-lieu du canton dont dépendait la commune avant mars 2015. La commune fait partie du bassin de vie de Châteauneuf-sur-Loire[3] dont elle est éloignée de 14,0 km[5].

Les communes les plus proches sont : Sully-la-Chapelle (2,9 km), Seichebrières (5 km), Vitry-aux-Loges (6,9 km), Combreux (7,9 km), Courcy-aux-Loges (8 km), Traînou (8,3 km), Fay-aux-Loges (8,9 km), Nibelle (9,1 km), Loury (9,4 km) et Chambon-la-Forêt (9,4 km)[6].

Rose des vents Courcy-aux-Loges Rose des vents
N Seichebrières
O    Ingrannes    E
S
Sully-la-Chapelle Vitry-aux-Loges

Milieux naturels et biodiversité[modifier | modifier le code]

Sites Natura 2000[modifier | modifier le code]

Le réseau Natura 2000 est un réseau écologique européen de sites naturels d’intérêt écologique élaboré à partir des Directives «Habitats » et «Oiseaux ». Ce réseau est constitué de Zones Spéciales de Conservation (ZSC) et de Zones de Protection Spéciale (ZPS). Dans les zones de ce réseau, les États Membres s'engagent à maintenir dans un état de conservation favorable les types d'habitats et d'espèces concernés, par le biais de mesures réglementaires, administratives ou contractuelles. L'objectif est de promouvoir une gestion adaptée des habitats tout en tenant compte des exigences économiques, sociales et culturelles, ainsi que des particularités régionales et locales de chaque État Membre. les activités humaines ne sont pas interdites, dès lors que celles-ci ne remettent pas en cause significativement l’état de conservation favorable des habitats et des espèces concernés[7],[8].

Un site Natura 2000 est présent sur le territoire communal de Ingrannes[INPN 1] :

Numéro Type Nom Arrêté de classement Localisation
FR2400524 SIC (directive "Habitats, faune, flore") Forêt d’Orléans et périphérie 20 août 2014[9] Plusieurs entités sont localisées dans les parties centre et sud de la commune[10].

Le site de la « forêt d'Orléans et périphérie » d'une surface totale de 2 226,40 ha, est morcelé en 38 entités. Celles-ci, de tailles variables (de 0,9 à 347 ha), sont disséminées sur les 3 massifs et leurs périphéries. Au cours de la réalisation du document d'objectifs, suite aux inventaires de terrain, l'absence d'habitat ou habitat d'espèce d'intérêt communautaire dans certaines entités a conduit à la proposition de leur suppression (13 entités concernées, pour une surface totale de 207,90 ha). L'intérêt du site réside dans la qualité des zones humides (étangs, tourbières, marais, mares), la grande richesse floristique, avec un intérêt élevé pour les bryophytes, les lichens et les champignons. 17 habitats naturels d’intérêt communautaire sont répertoriés sur le site qui présente aussi un intérêt faunistique, notamment l’avifaune, les chiroptères, les amphibiens et les insectes. Ce site présente une faible vulnérabilité dans les conditions actuelles de gestion ; il s’agit en effet de parcelles de forêt domaniale dont la gestion actuelle n’induit pas de contraintes particulières pour les espèces citées. Certaines comme le balbuzard pêcheur font l’objet d’une surveillance. D’autres espèces justifieraient un suivi, comme le sonneur à ventre jaune, l’aigle botté, la pie-grièche écorcheur[INPN 2].

Zones nationales d'intérêt écologique, faunistique et floristique[modifier | modifier le code]

Carte des ZNIEFF de la commune et de ses abords.

L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes au plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire. Le territoire communal d'Ingrannes comprend quatre ZNIEFF[INPN 3].

Désignation Type Superficie Description
« Étangs de la comtesse, de la Binoche et neuf de centimaisons » type 1[Note 1] 44 hectares La zone est une chaîne de trois étangs privés se situant sur la frange Sud du Massif d'Ingrannes à un peu plus de deux km au sud-est du bourg d'Ingrannes[11]. Son altitude est de 118 m[INPN 4]. Ces plans d'eau et les milieux humides attenants regroupent des habitats particulièrement rares pour la région comme les basmarais acides, des caricaies à Carex lasiocarpa ou encore les boulaies à sphaignes. La diversité floristique s'avère élevée en partie en raison de la diversité des milieux présents[INPN 5].
« Pelouses à nard et lisières de l'arboretum des Grandes Bruyères » type 1 503,23 hectares La zone s'étend sur deux communes : Ingrannes et Seichebrières. Cette zone correspond à une partie du massif d'Ingrannes (un des trois massifs de la forêt d'Orléans). Cette "pointe" du massif domanial est traversée par les routes forestières d'Ingrannes, de Sancerre, des Centimaisons et de la Bouillante notamment[DREAL 1]. Son altitude varie entre 135 et 150 m[INPN 6]. Les carrefours, les bords des chemins, les lisières, et quelques clairières abritent de nombreuses espèces déterminantes et protégées. Parmi ces espèces, on peut mentionner une station de Séneçon à feuilles d'adonis (Senecio adonidifolius), très rare dans la région, ou encore une importante population d'Arnica des montagnes (Arnica montana), répartie sur l'ensemble des zones herbeuses des chemins de ce secteur[INPN 7].
« Prairie du Petit Vincennes » type 1 2,6 hectares Cette étroite bande prairiale s'inscrit dans un petit vallon au long de la RD 92 entre la Cour Dieu et la ferme d'Horsdeville, à environ 1 km à l'Ouest du bourg d'Ingrannes[DREAL 2]. Son altitude est de 115 m[INPN 8]. Cette prairie est inondée dans ses bas niveaux topographiques en hiver et parfois au printemps par des méandres du ruisseau attenant. Elle est pâturée par des bovins en fin de saison lorsque les sols s'assèchent, toutefois, l'état de conservation de l'habitat prairial reste bon. Cette zone abrite quatre espèces végétales déterminantes dont trois protégées[INPN 9].
« Massif forestier d'Orléans » type 2[Note 2] 36 086 hectares La zone s'étend sur 37 communes, dont Ingrannes, et se superpose pour la commune à la zone Natura 2000 de même nom[DREAL 3]. Son altitude varie entre 126 et 174 m[INPN 10]. La forêt d'Orléans repose pour l'essentiel sur des terrains de nature comparable à celle des terrains de la Sologne (Burdigalien) épandus sur le coteau de Beauce. Les formations végétales sont donc plutôt acidoclines à acidiphiles avec des secteurs secs et d'autres très humides. L'intérêt dépasse les contours complexes du massif domanial et s'étend également aux lisières et enclaves privées qui le prolongent[INPN 11].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous la forme Ingrande aux XVIIe et XVIIIe siècles[12].

Le nom d’Ingrannes procède du toponyme gaulois egoranda (ou equoranda[13]) dont l'évolution la plus fréquente en France est Ingrandes. D'autres reconstructions sont envisageables, notamment igoranda ou icoranda[14].

Egoranda devait fondamentalement signifier « limite » et correspondait souvent à la frontière entre deux peuples gaulois. À l'époque gauloise, Ingrannes se trouvait effectivement à la frontière (forestière) entre les Carnutes et les Senons[15], qui devint limite entre les cités gallo-romaines d'Orléans et de Sens, puis, jusqu'en 1789, entre les diocèses d'Orléans et de Sens. Mais, lors de la création des départements en 1790, le Gâtinais méridional (Montargis), qui appartenait au diocèse de Sens et à la généralité d'Orléans, a été rattaché au Loiret ; de sorte qu'Ingrannes a perdu sa position limitrophe, contrairement à d'autres Egoranda. La première partie de ce toponyme rappellerait l'eau, rappelant une frontière liée à l'eau, en s'appuyant sur Icauna déesse de la rivière à Auxerre.

Histoire[modifier | modifier le code]

Ingrannes était traversé par la voie romaine de Sens à Orléans, encore appelée chemin de César.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Planification[modifier | modifier le code]

Plan local d'urbanisme[modifier | modifier le code]

En 2016, la commune ne dispose pas de document d'urbanisme approuvé[16]. De ce fait seules les règles générales du règlement national d'urbanisme s'appliquent. Ainsi tout terrain situé hors des parties actuellement urbanisées est inconstructible hormis dans certains cas spécifiques[17].

Documents d'orientations intercommunaux[modifier | modifier le code]

La commune est membre du pays Forêt d'Orléans - Val de Loire, qui regroupe 32 communes. En 2012 les Pays Forêt d'Orléans Val de Loire, Loire Beauce et Sologne Val-sud sont les seuls territoires du département du Loiret ne disposant pas de schéma de cohérence territoriale (SCoT). Compte tenu de l'intérêt de cet outil pour l'avenir des territoires, les élus de ces pays décident d'engager une démarche commune d'élaboration de SCoT. Le comité syndical du Pays Forêt d'Orléans - Val de Loire décide de prendre le 8 octobre 2015 la compétence « Elaboration, gestion et suivi du Schéma de Cohérence Territoriale » et, après avis favorable conforme des différentes communes membres (le 7 décembre 2015 pour Ingrannes), le Préfet approuve la modification des statuts en ce sens le 19 février 2016[18]. Les trois SCoT sont lancés officiellement et simultanément à La Ferté-Saint-Aubin le 21 juin 2014[19], l'assistance à maîtrise d'ouvrage étant confiée à un seul bureau d'études[20]. Après étude et concertation de 2014 à 2017, le document doit être approuvé en 2018[21].

Logement[modifier | modifier le code]

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Réseau routier principal de la commune de Ingrannes (avec indication du trafic routier 2014).

Infrastructures routières[modifier | modifier le code]

La commune est traversée par la RD 921 et deux routes départementales à faible trafic[Note 3] : la RD 143 (254 véhicules/jour), qui relie Sully-la-Chapelle à Vitry-aux-Loges[22] et la RD 343 (321 véhicules/jour), qui relie le centre-bourg à la RD 143[22]. Complétant ces voies, la commune est sillonnée de plusieurs voies communales et chemins ruraux desservant ses fermes et hameaux et les bourgs environnants.

La RD 921 traverse la frange ouest de la commune. Il s'agit de l'ancienne route nationale 721, qui reliait avant 1973 Étampes (RN 20), Pithiviers, Jargeau et La Ferté-Saint-Aubin (RN 20). Elle a été transférée au département du Loiret par arrêté du 22 décembre 1972[23]. En 2014, elle supporte un trafic de 1 712 véhicules/jour[22].

Transports en commun[modifier | modifier le code]

En 2016, la commune est desservie par la ligne no 16 du réseau Ulys, le réseau interurbain de transport par autocar du Conseil départemental du Loiret[24]. Cette ligne, qui relie Ingrannes - Sully-la-Chapelle - Traînou - Vennecy - Orléans, propose un nombre de dessertes variable en fonction des jours ouvrables de la semaine[25]. Des correspondances SNCF sont assurées dans la gare d'Orléans. À compter du , la compétence des services de transports routiers interurbains, réguliers et à la demande est transférée des départements aux régions, et donc localement du département du Loiret à la région Centre-Val de Loire, consécutivement à la loi NOTRe du 7 août 2015[26].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Découpage territorial[modifier | modifier le code]

Bloc communal : Commune et intercommunalités[modifier | modifier le code]

La paroisse d'Ingranne acquiert le statut de municipalité avec le décret du de l'Assemblée Nationale[27] puis celui de « commune », au sens de l'administration territoriale actuelle, par le décret de la Convention nationale du 10 brumaire an II ()[28]. Il faut toutefois attendre la loi du sur l'organisation municipale pour qu'un régime juridique uniforme soit défini pour toutes les communes de France, point de départ de l’affirmation progressive des communes face au pouvoir central[29].

Aucun événement de restructuration majeure du territoire, de type suppression, cession ou réception de territoire, n'a affecté la commune depuis sa création[30].

La commune est membre de la Communauté de communes des Loges depuis sa création le [31].

Circonscriptions de rattachement[modifier | modifier le code]

Sous l'Ancien Régime, à la veille des États généraux de 1789, la paroisse d'Ingranne était rattachée sur le plan ecclésiastique à l'ancien diocèse d'Orléans, sur le plan judiciaire au bailliage d'Orléans , sur le plan militaire au gouvernement d'Orléans et sur le plan administratif à la généralité d'Orléans, élection d'Orléans[32],[33].

La loi du divise le pays en 83 départements découpés chacun en six à neuf districts eux-mêmes découpés en cantons regroupant des communes. Les districts, tout comme les départements, sont le siège d’une administration d’État et constituent à ce titre des circonscriptions administratives. La commune d'Ingranne est alors incluse dans le canton de Vitry-aux-Loges, le district de Boiscommun et le département du Loiret[34].

La recherche d’un équilibre entre la volonté d’organiser une administration dont les cadres permettent l’exécution et le contrôle des lois d’une part, et la volonté d’accorder une certaine autonomie aux collectivités de base (paroisses, bourgs, villes) d’autre part, s’étale de 1789 à 1838[35]. Les découpages territoriaux évoluent ensuite au gré des réformes visant à décentraliser ou recentraliser l'action de l'État. La régionalisation fonctionnelle des services de l'État (1945-1971) aboutit à la création de régions[36]. L'acte I de la décentralisation de 1982-1983 constitue une étape importante en donnant l'autonomie aux collectivités territoriales, régions, départements et communes[37]. L'acte II intervient en 2003-2006[38], puis l'acte III en 2012-2015.

Le tableau suivant présente les rattachements, au niveau infra-départemental, de la commune d'Ingrannes aux différentes circonscriptions administratives et électorales ainsi que l'historique de l'évolution de leurs territoires.

Circonscription Nom Période Type Évolution du découpage territorial
District Boiscommun 1790-1795 Administrative La commune est rattachée au district de Boiscommun de 1790 à 1795[30],[34]. La Constitution du 5 fructidor an III, appliquée à partir de vendémiaire an IV (1795) supprime les districts, rouages administratifs liés à la Terreur, mais maintient les cantons qui acquièrent dès lors plus d'importance[39].
Canton Vitry aux Loges 1790-1801 Administrative et électorale Le 10 février 1790, la municipalité d'Ingranne est rattachée au canton de Vitry aux Loges[40],[30]. Les cantons sont supprimés, en tant que découpage administratif, par une loi du 26 juin 1793, et ne conservent qu'un rôle électoral[39]. Ils permettent l’élection des électeurs du second degré chargés de désigner les députés[41]. Les cantons acquièrent une fonction administrative avec la disparition des districts en 1795.
Chécy 1801-1806 Sous le Consulat, un redécoupage territorial visant à réduire le nombre de justices de paix ramène le nombre de cantons dans le Loiret de 59 à 31[42]. Ingranne est alors rattachée par arrêté du 9 vendémiaire an X (30 septembre 1801) au canton de Chécy, sous le nom d'Ingranne[43],[30].
Neuville 1806-2015 En 1806, la commune est rattachée au canton de Neuville-aux-Bois, un canton nouveau formé d'une commune de l'ancien canton d'Ingré, supprimé, de sept communes issues du canton de Neuville et de trois issues du canton de Patay[44].
Châteauneuf-sur-Loire 2015- Électorale La loi du [45] et ses décrets d'application publiés en février et [46] introduisent un nouveau découpage territorial pour les élections départementales. La commune est alors rattachée au nouveau canton de Châteauneuf-sur-Loire[46]. Depuis cette réforme, plus aucun service de l'État n'exerce sa compétence sur un territoire s'appuyant sur le nouveau découpage cantonal. Le canton a disparu en tant que circonscription administrative de l'État ; il est désormais uniquement une circonscription électorale dédiée à l'élection d'un binôme de conseillers départementaux siégeant au conseil départemental[47].
Arrondissement Orléans 1801- Administrative Ingranne est rattachée à l'arrondissement d'Orléans depuis sa création en 1801[30],[43].
Circonscription législative 5e circonscription 2010- Électorale Lors du découpage législatif de 1986, le nombre de circonscriptions législatives passe dans le Loiret de 4 à 5. Un nouveau redécoupage intervient en 2010 avec la loi du . En attribuant un siège de député « par tranche » de 125 000 habitants, le nombre de circonscriptions par département varie désormais de 1 à 21[48],[49]. Dans le Loiret, le nombre de circonscriptions passe de cinq à six[50]. La réforme n'affecte pas Ingrannes qui reste rattachée à la cinquième circonscription[51].

Collectivités de rattachement[modifier | modifier le code]

La commune d'Ingrannes est rattachée au département du Loiret et à la région Centre-Val de Loire[52], à la fois circonscriptions administratives de l'État et collectivités territoriales.

Politique et administration municipales[modifier | modifier le code]

Conseil municipal et maire[modifier | modifier le code]

Depuis les élections municipales de 2014, le conseil municipal d'Ingrannes, commune de moins de 1 000 habitants, est élu au scrutin majoritaire plurinominal à deux tours, les électeurs pouvant modifier les listes, panacher, ajouter ou supprimer des candidats sans que le vote soit nul[53], pour un mandat de six ans renouvelable[54]. Il est composé de 15 membres [55]. L'exécutif communal est constitué par le maire, élu par le conseil municipal, parmi ses membres, pour un mandat de six ans, c'est-à-dire pour la durée du mandat du conseil. Robert Rapine est maire depuis 2014.

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2014 en cours Robert Rapine    
mars 2008 2014 Hugues Triffault    
Les données manquantes sont à compléter.

Équipements et services[modifier | modifier le code]

Environnement[modifier | modifier le code]

Gestion des déchets[modifier | modifier le code]

En 2016, la commune est membre du SICTOM de la région de Châteauneuf-sur-Loire, créé en 1976. Celui-ci assure la collecte et le traitement des ordures ménagères résiduelles[Note 4], des emballages ménagers recyclables et des encombrants en porte à porte et du verre en points d’apport volontaire [56]. Un réseau de dix déchèteries accueille les encombrants et autres déchets spécifiques (déchets verts, déchets dangereux, gravats, ferraille, cartons…). La déchèterie la plus proche de la commune est située sur la commune de Vitry-aux-Loges[57].L'élimination et la valorisation énergétique des déchets ménagers et de ceux issus de la collecte sélective sont effectuées par le SYCTOM de Gien-Châteauneuf-sur-Loire qui comprend un centre de transfert de déchets ménagers et un centre de stockage de déchets ultimes (CSDU) de classe II à Saint-Aignan-des-Gués ainsi qu'une usine d’incinération des ordures ménagères à Gien-Arrabloy[56].

Depuis le , la « gestion des déchets ménagers » ne fait plus partie des compétences de la commune mais est une compétence obligatoire de la communauté de communes des Loges en application de la loi NOTRe du [58].

Production et distribution d'eau[modifier | modifier le code]

Le service public d’eau potable est une compétence obligatoire des communes depuis l’adoption de la loi du 30 décembre 2006 sur l’eau et les milieux aquatiques[59]. Au , la production et la distribution de l'eau potable sur le territoire communal sont assurées par le syndicat intercommunal d'alimentation en eau potable d'Ingrannes - Sully-la-Chapelle, un syndicat créé en 1966 desservant deux communes : Ingrannes et Sully-la-Chapelle[60],[61],[62]. La loi NOTRe du 7 août 2015 prévoit que le transfert des compétences « eau et assainissement » vers les communautés de communes sera obligatoire à compter du 1er janvier 2020. Le transfert d’une compétence entraîne de facto la mise à disposition gratuite de plein droit des biens, équipements et services publics utilisés, à la date du transfert, pour l'exercice de ces compétences et la substitution de la communauté dans les droits et obligations des communes[63],[64].

Assainissement[modifier | modifier le code]

La compétence assainissement, qui recouvre obligatoirement la collecte, le transport et l’épuration des eaux usées, l’élimination des boues produites, ainsi que le contrôle des raccordements aux réseaux publics de collecte[65], est assurée par la commune elle-même[66]. La commune est raccordée à une station d'épuration située sur le territoire communal, mise en service le et dont la capacité nominale de traitement est de 200 EH, soit 90 m3/jour. Cet équipement utilise un procédé d'épuration de type filtre à sable. Son exploitation est assurée par Commune d'Ingrannes[67],[68].

L’assainissement non collectif (ANC) désigne les installations individuelles de traitement des eaux domestiques qui ne sont pas desservies par un réseau public de collecte des eaux usées et qui doivent en conséquence traiter elles-mêmes leurs eaux usées avant de les rejeter dans le milieu naturel[69]. En 2016, la communauté de communes des Loges assure le service public d'assainissement non collectif (SPANC), qui a pour mission de vérifier la bonne exécution des travaux de réalisation et de réhabilitation, ainsi que le bon fonctionnement et l’entretien des installations[70],[71].

Prix de l'eau[modifier | modifier le code]

Le « prix de l’eau » doit permettre de financer l’ensemble des investissements (mise en place de nouveaux ouvrages, mise aux normes du patrimoine existant, renouvellement du patrimoine,...) mais aussi les frais de fonctionnement du service (frais de personnel du service, électricité, produits de traitement, renouvellement du matériel, analyses, élimination des déchets,...)[72]. L'observatoire national des services d'eau et d'assainissement publie la description actualisée des services publics d'eau potable et d'assainissement, qu’il s’agisse de leur organisation, de leur tarif ou de leur performance[73]. Le prix au m3 est calculé pour une consommation annuelle de 120 m3 (référence INSEE)[74].

Domaine Commune 2010 2011 2012 2013 2014 2015
Eau potable Ingrannes NC[75] NC[76] 1,86[77] 1,83[78] 1,83[79] 1,82[80]
Loiret 1,76[81] 1,7[82] 1,66[83] 1,69[84]
France 1,93[81] 1,96[82] 2[83] 2,03[84]
Assainissement Ingrannes NC[75] NC[76] NC[77]
Loiret 2,07[81] 2,19[82] 2,25[83] 2,38[84]
France 1,73[81] 1,82[82] 1,85[83] 1,89[84]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : démographie d'Ingrannes.

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[85]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[86].

En 2015, la commune comptait 519 habitants[Note 5], en diminution de 0,38 % par rapport à 2010 (Loiret : +2,63 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
492473480520579571594573562
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
585585588616592580567545556
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
512507503398390443437553368
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
313284284293330395439519516
2015 - - - - - - - -
519--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[87] puis Insee à partir de 2006[88].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Ingrannes est situé dans l'académie d'Orléans-Tours et dans la circonscription d'Orléans-nord. La commune possède une école primaire[89].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Bernard Baurrier, Ingrannes village en forêt d'Orléans, TheBookEdition.com, 103 p. (ISBN 978-2-7466-2327-9)
  • Louis Marie Prudhomme, Dictionnaire géographique et méthodique de la République française en 120 départements, volume 1, Paris, Louis Marie Prudhomme, , 673 p. (lire en ligne).
  • Camille Bloch, Cahiers de doléances du bailliage d'Orléans pour les États généraux de 1789 - tome 1, Orléans, Ministère de l'Instruction publique, (lire en ligne)
  • Camille Bloch, Cahiers de doléances du bailliage d'Orléans pour les États généraux de 1789 - tome 2, Orléans, Ministère de l'Instruction publique, (lire en ligne)
  • Collectif, Loiret : un département à l'élégance naturelle, Paris, Christine Bonneton, , 319 p. (ISBN 978-2-86253-234-9)
  • Abbé Patron, Département du Loiret - Dictionnaire des communes, Paris, Comédit, 1991, réédition de 1870 (ISBN 2-909112-01-2)
  • Claude Motte, Isabelle Séguy & Christine Théré, avec la collaboration de Dominique Tixier-Basse, Communes d’hier, communes d’aujourd’hui - Les communes de la France métropolitaine, 1801-2001. Dictionnaire d’histoire administrative, Paris, Institut National d’Études Démographiques,, , 408 p. (ISBN 978-2-7332-1028-4)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Les ZNIEFF de type 1 sont des secteurs d’une superficie en général limitée caractérisée par la présence d’espèces, d’association d’espèces ou de milieux rares, remarquables, ou caractéristiques du milieu du patrimoine naturel régional ou national.
  2. Les ZNIEFF de type 2 sont de grands ensembles naturels riches, ou peu modifiés, qui offrent des potentialités biologiques importantes.
  3. Une route est dite à faible trafic lorsqu'elle supporte un trafic inférieur à 1 500 véhicules/jour.
  4. Les déchets ménagers résiduels comprennent les déchets obtenus après extraction des autres fractions, valorisables, de déchets.
  5. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

Inventaire national du patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Site de la Direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement Centre-Val de Loire[modifier | modifier le code]

Autres sources[modifier | modifier le code]

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