Combreux

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Combreux
Château de Combreux.
Château de Combreux.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre-Val de Loire
Département Loiret
Arrondissement Orléans
Canton Châteauneuf-sur-Loire
Intercommunalité Communauté de communes des Loges
Maire
Mandat
Mark Warner
2014-2020
Code postal 45530
Code commune 45101
Démographie
Gentilé Combreusiens
Population
municipale
263 hab. (2013)
Densité 21 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 57′ 23″ N 2° 18′ 10″ E / 47.9563888889, 2.3027777777847° 57′ 23″ Nord 2° 18′ 10″ Est / 47.9563888889, 2.30277777778
Altitude Min. 115 m – Max. 147 m
Superficie 12,67 km2
Localisation

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Combreux

Combreux est une commune française située dans le département du Loiret en région Centre-Val de Loire.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Carte de la commune de Combreux et des communes limitrophes

La commune de Combreux se trouve dans le centre du département du Loiret, dans la région agricole de l'Orléanais[1] et l'aire urbaine d'Orléans[2]. À vol d'oiseau, elle se situe à 30,2 km d'Orléans[3], préfecture du département, et à 11,8 km de Châteauneuf-sur-Loire, ancien chef-lieu du canton dont dépendait la commune avant mars 2015. La commune fait partie du bassin de vie de Bellegarde - Quiers-sur-Bézonde[2] dont elle est éloignée de 10,9 km[4].

Les communes les plus proches sont : Seichebrières (2,9 km), Sury-aux-Bois (2,9 km), Vitry-aux-Loges (3,3 km), Nesploy (6,1 km), Nibelle (7,5 km), Ingrannes (7,9 km), Châtenoy (8,1 km), Sully-la-Chapelle (9,4 km), Montliard (9,8 km) et Boiscommun (10,6 km)[5].

Lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

- les Vieux Fours - les Bocquessons - Maison Neuve.

Église de Combreux.
Église de Combreux.

Histoire[modifier | modifier le code]

De l'Antiquité au Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Combreux existait dès l'antiquité gallo-romaine. La voie romaine d'Orléans à Sens passait à proximité de son territoire, d'ailleurs on y retrouve des débris de briques romaines en quantité. Son nom latin Combriosium, viendrait de Combri (en vieux français combres) qui signifie soit abattis de bois, car selon Aimoin, un moine de l'abbaye de Saint-Benoît-sur-Loire, mort en 1008, Clotaire II pour échapper à ses ennemis, se réfugie dans la forêt d'Orléans et s'y retranche derrière des fortifications faites d'arbres coupés et amoncelés sur le territoire d'Orléans. Polluche ainsi que l'abbé Patron dans ses recherches historiques dans l'Orléanais corrobore cette explication. Soit selon des auteurs contemporains, tel que Jacques Soyer, le mot Combreux vient du gaulois : comboros, qui signifie barrage pour arrêter les poissons, ce qui est plus probable étant donné le nombre d'étang recouvrant le territoire communal[6]. Il est probable que les rois de France ont connu Combreux entre le VIIe siècle et le IXe siècle, car ils aimaient venir chasser dans cette immense forêt ; il est tout aussi probable que le village a été doté de constructions servant de rendez-vous de chasse. De nombreux Capétiens ont résidé à Vitry-aux-Loges, distant de 3,5 km de Combreux, où se trouvait un château royal, une des résidences de Henri Ier, qui y mourut en 1006. En 1124, le nom de Combreux est mentionné dans une donation où Gui de La Tour fait présent à Saint-Nicolas-d'Acy de « vinage de Combris, au pays d'Orléans ». Vers la fin du XIIIe siècle le nom de Combreux réapparaît, après la mort de Saint Louis en 1270. Jean Dugué, un paysan, souffre d'un ulcère sur la jambe qui l'empêche de travailler ; ayant appris les miracles qui se produisent au tombeau de ce roi défunt, il décide de se rendre en pèlerinage, au tombeau de Louis à Saint-Denis. Après plusieurs jours de marche et de prières, il retourne entièrement guéri. Une charte datée du figurant dans les manuscrits de Daniel Polluche assure les droits et privilèges des habitants de Combreux sur la forêt d'Orléans. L'intérêt de cette charte est qu'elle répond à une plainte adressée par « le curé et les habitants de Combreux », ce qui prouve qu'au XIVe siècle, ce village est déjà érigé en paroisse alors que sa population ne dépasse jamais les 400 habitants.

L'époque moderne[modifier | modifier le code]

Combreux n'est pas épargné par les guerres de religion : dans une expédition notariée datée de 1633, Mme Marie de Picot né Montliart y écrit que « par le malheur des guerres civiles, l'église de la paroisse de Combreux consacrée à l'honneur de Dieu et de saint Pierre, a été par ceux de la religion prétendue réformée, non seulement incendiée, mais ruinée jusqu'aux fondements, en sorte que depuis, le divin service n'y est plus célébré. » Elle obtient par la suite l'autorisation de l'évêque d'Orléans de reconstruire l'église locale. Dès 1636, l'édifice est achevé : les termes « nouvelle Esglise bastye » apparaissent dans une expédition notariée datée du . Combreux ne semble pas avoir été marqué par la Révolution française, pour le moment on ne trouve aucune trace de cette localité durant cette période.

Combreux du XIXe siècle à nos jours[modifier | modifier le code]

En 1803, la paroisse de Combreux est rattachée, avec celle de Seichebrières, à la paroisse de Vitry-aux-Loges, à cause du manque de moyens nécessaires pour subvenir aux besoins d'un curé. Jusqu'en 1840, le conseil municipal fait de nombreuses démarches pour que leur village ait son propre curé. Par ordonnance royale du l'autorisation est donnée. Mais le village n'étant pas assez riche pour restaurer l'église et construire un presbytère, le plus fortuné des Combreusiens, le comte de La Rochefoucauld duc d'Estissac, consent le à faire bâtir et rénover les bâtiments nécessaires. C'est à partir de cette date, que la famille châtelaine entreprend de grands travaux, une mairie et une école sont construites, ainsi qu'un pensionnat tenu par les sœurs de la Providence de Sens. Par la suite cette famille entreprend une transformation totale de leur château, c'est ainsi qu'un ensemble de communs est construit composé de grandes écuries, d'appartements et de pavillons destinés à loger le personnel. Le château est lui aussi modifié un étage supplémentaire est créé, et il est décoré dans le style néogothique. Parallèlement à ces grands travaux un pèlerinage en l'honneur de la Vierge est mis en place à partir de 1877, jusqu'à 20 000 personnes viennent se recueillir en 1904[7]. Par la suite le nombre de pèlerins diminue et après la Seconde Guerre mondiale il est arrêté. Entre 1939 et 1945, Combreux est touché par la guerre, en 1940, la totalité de la population s'enfuit, puis le village est occupé par les Allemands puis libéré en août 1944. Par la suite, Combreux connaît comme beaucoup de villages français un déclin démographique, et seulement depuis les années 1990 la population augmente et de nombreuses maisons se construisent.

Blasonnement[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Combreux (Loiret).svg

Les armoiries de Combreux se blasonnent ainsi :

D'azur fretté d'or de dix pièces; au chef voûté d'or chargé de trois falots allumés de gueules.

Adoptées par décision du conseil municipal du 28 novembre 2008.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Découpage territorial[modifier | modifier le code]

Commune : territoire et institution[modifier | modifier le code]

La paroisse de Combreux acquiert le statut de municipalité avec le décret du de l'Assemblée Nationale[8] puis celui de « commune », au sens de l'administration territoriale actuelle, par le décret de la Convention nationale du 10 brumaire an II ()[9]. Il faut toutefois attendre la loi du sur l'organisation municipale pour qu'un régime juridique uniforme soit défini pour toutes les communes de France, point de départ de l’affirmation progressive des communes face au pouvoir central[10].

Aucun événement de restructuration majeure du territoire, de type suppression, cession ou réception de territoire, n'a affecté la commune depuis sa création[11].

Circonscriptions administratives et électorales de rattachement[modifier | modifier le code]

Sous l'Ancien Régime, à la veille des États généraux de 1789, la paroisse de Combreux était rattachée sur le plan ecclésiastique à l'ancien diocèse d'Orléans, archidiaconé de Pithiviers, sur le plan judiciaire au bailliage d'Orléans , sur le plan militaire au gouvernement d'Orléans et sur le plan administratif à la généralité d'Orléans, élection d'Orléans[12].

La loi du divise le pays en 83 départements découpés chacun en six à neuf districts eux-mêmes découpés en cantons regroupant des communes. Les districts, tout comme les départements, sont le siège d’une administration d’État et constituent à ce titre des circonscriptions administratives. La commune de Combreux est alors incluse dans le canton de Vitry-aux-Loges, le district de Boiscommun et le département du Loiret[13].

La recherche d’un équilibre entre la volonté d’organiser une administration dont les cadres permettent l’exécution et le contrôle des lois d’une part, et la volonté d’accorder une certaine autonomie aux collectivités de base (paroisses, bourgs, villes) d’autre part, s’étale de 1789 à 1838[14]. Les découpages territoriaux évoluent ensuite au gré des réformes visant à décentraliser ou recentraliser l'action de l'État. La régionalisation fonctionnelle des services de l'État (1945-1971) aboutit à la création de régions[15]. L'acte I de la décentralisation de 1982-1983 constitue une étape importante en donnant l'autonomie aux collectivités territoriales, régions, départements et communes[16]. L'acte II intervient en 2003-2006[17], puis l'acte III en 2012-2015.

Le tableau suivant présente les rattachements, au niveau infra-départemental, de la commune de Combreux aux différentes circonscriptions administratives et électorales ainsi que l'historique de l'évolution de leurs territoires.

Circonscription Nom Période Type Évolution du découpage territorial
District Boiscommun 1790-1795 Administrative La commune est rattachée au district de Boiscommun de 1790 à 1795[11],[13]. La Constitution du 5 fructidor an III, appliquée à partir de vendémiaire an IV (1795) supprime les districts, rouages administratifs liés à la Terreur, mais maintient les cantons qui acquièrent dès lors plus d'importance[18].
Canton Vitry aux Loges 1790-1801 Administrative et électorale Le 10 février 1790, la municipalité de Combreux est rattachée au canton de Vitry aux Loges[19],[11]. Les cantons sont supprimés, en tant que découpage administratif, par une loi du 26 juin 1793, et ne conservent qu'un rôle électoral[18]. Ils permettent l’élection des électeurs du second degré chargés de désigner les députés[20]. Les cantons acquièrent une fonction administrative avec la disparition des districts en 1795.
Châteauneuf 1801-2015 Sous le Consulat, un redécoupage territorial visant à réduire le nombre de justices de paix ramène le nombre de cantons dans le Loiret de 59 à 31[21]. Combreux est alors rattachée par arrêté du 9 vendémiaire an X (30 septembre 1801) au canton de Châteauneuf, sous le nom de Combreux[22],[11].
Châteauneuf-sur-Loire 2015- Électorale La loi du [23] et ses décrets d'application publiés en février et [24] introduisent un nouveau découpage territorial pour les élections départementales. La commune est alors rattachée au nouveau canton de Châteauneuf-sur-Loire[24]. Depuis cette réforme, plus aucun service de l'État n'exerce sa compétence sur un territoire s'appuyant sur le nouveau découpage cantonal. Le canton a disparu en tant que circonscription administrative de l'État ; il est désormais uniquement une circonscription électorale dédiée à l'élection d'un binôme de conseillers départementaux siégeant au conseil départemental[25].
Arrondissement Orléans 1801- Administrative Combreux est rattachée à l'arrondissement d'Orléans depuis sa création en 1801[11],[22].
Circonscription législative 6e circonscription 2010- Électorale Lors du découpage législatif de 1986, le nombre de circonscriptions législatives passe dans le Loiret de 4 à 5. Un nouveau redécoupage intervient en 2010 avec la loi du . En attribuant un siège de député « par tranche » de 125 000 habitants, le nombre de circonscriptions par département varie désormais de 1 à 21[26],[27]. Dans le Loiret, le nombre de circonscriptions passe de cinq à six[28]. Combreux, initialement rattachée à la troisième circonscription, est, après 2010, rattachée à la sixième circonscription[29].

Collectivités territoriales[modifier | modifier le code]

La commune de Combreux est rattachée au département du Loiret et à la région Centre-Val de Loire[30], à la fois circonscriptions administratives de l'État et collectivités territoriales.

Intercommunalités[modifier | modifier le code]

La commune est membre de la Communauté de communes des Loges depuis sa création le [31].

Personnalités élues par circonscription électorale de rattachement[modifier | modifier le code]

Au-delà du maire, premier magistrat administrant la commune, les personnalités élues dont le mandat est relatif à une collectivité à laquelle est rattachée la commune de Combreux et représentant donc le territoire communal au sein de chacune de ces collectivités sont les suivantes :

Élections Circonscription électorale Élu de la circonscription
Niveau Type Titre Nom Début de mandat Fin de mandat
Groupe communal Municipales et communautaires Commune de Combreux Maire Mark Warner 2014 2020
Communauté de communes des Loges Président de l'intercommunalité Arnaud M. De Beauregard 2014 2020
Département Départementales Canton de Châteauneuf-sur-Loire Conseillère départementale Florence Galzin 29 mars 2015 2021
Conseiller départemental Philippe Vacher
Région Régionales Région Centre-Val de Loire Président du conseil régional François Bonneau 18 décembre 2015[32] 2021[33]
Pays Législatives 6e circonscription Députée Valérie Corre

Politique et administration municipales[modifier | modifier le code]

Conseil municipal et maire[modifier | modifier le code]

Depuis les élections municipales de 2014, le conseil municipal de Combreux, commune de moins de 1 000 habitants, est élu au scrutin majoritaire plurinominal à deux tours, les électeurs pouvant modifier les listes, panacher, ajouter ou supprimer des candidats sans que le vote soit nul[34], pour un mandat de six ans renouvelable[35]. Il est composé de 11 membres [36]. L'exécutif communal est constitué par le maire, élu par le conseil municipal, parmi ses membres, pour un mandat de six ans, c'est-à-dire pour la durée du mandat du conseil. Mark Warner est maire depuis 2008.

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2008 en cours Mark Warner    
2001 2008 André Tosi    
1950 2001 Alexandre de La Rochefoucauld d'Estissac    
1930 1950 Louis de La Rochefoucauld d'Estissac   Propriétaire
1889 1930 Alexandre Jules Paul Philippe François de La Rochefoucauld d'Estissac   Propriétaire
1856 1889 Roger de La Rochefoucauld d'Estissac   Propriétaire
1854 1856 Alexandre Jules de La Rochefoucauld, duc d'Estissac   Propriétaire

Démographie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Démographie de Combreux.

En 2013, la commune comptait 263 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
212 268 255 267 260 286 289 343 330
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
388 403 367 393 388 397 433 434 383
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
396 362 358 350 323 292 273 269 239
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2008 2013 -
206 183 163 173 142 202 243 263 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[37] puis Insee à partir de 2004[38].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Zones Natura 2000[modifier | modifier le code]

Le réseau Natura 2000 est un réseau écologique européen de sites naturels d’intérêt écologique élaboré à partir des Directives «Habitats » et «Oiseaux ». Ce réseau est constitué de Zones Spéciales de Conservation (ZSC) et de Zones de Protection Spéciale (ZPS). Dans les zones de ce réseau, les États Membres s'engagent à maintenir dans un état de conservation favorable les types d'habitats et d'espèces concernés, par le biais de mesures réglementaires, administratives ou contractuelles. L'objectif est de promouvoir une gestion adaptée des habitats tout en tenant compte des exigences économiques, sociales et culturelles, ainsi que des particularités régionales et locales de chaque État Membre. les activités humaines ne sont pas interdites, dès lors que celles-ci ne remettent pas en cause significativement l’état de conservation favorable des habitats et des espèces concernés[40],[41].

Les sites Natura 2000 présents sur le territoire communal de Combreux sont les suivants[INPN 1] :

Numéro Type Nom Arrêté Document d’objectifs Localisation
FR2410018 ZPS Forêt d’Orléans Arrêté du 23 décembre 2003 portant désignation du site Natura 2000 Forêt d’Orléans[42]. Validé le 10 juin 2005 Dans la partie nord de la commune[43].
FR2400524 SIC Forêt d’Orléans et périphérie Arrêté du 20 août 2014 portant désignation du site Natura 2000 forêt d'Orléans et périphérie (zone spéciale de conservation)[44]. Validé le 10 juin 2005 Un noyau est localisé dans la partie extrême-nord de la commune, en limite de Seichebrières[43].

Le site de la « forêt d'Orléans » s'étend du nord-est de l'agglomération orléanaise jusqu'aux portes de Gien, suivant un arc de cercle d'une soixantaine de kilomètres de long et d'une largeur variant de 2 à 15 km environ. Cet ensemble forestier quasi continu est majoritairement domanial. La forêt domaniale est constituée de trois massifs distincts, de l'ouest vers l'est, les massifs d'Orléans, Ingrannes et Lorris (communément considéré en deux sous-massifs : Lorris-Châteauneuf et Lorris-Combreux), en périphérie desquels se trouvent d'autres parcelles forestières. La surface globale des trois massifs domaniaux est de 34 500 hectares. D'une surface totale de 32 177 ha, le site est constitué de deux grandes entités couvrant la presque intégralité des massifs forestiers domaniaux d'Ingrannes et de Lorris. Ces deux grandes entités englobent également d'autres parcelles forestières, ainsi que des étangs, en périphérie, de même que la grande « clairière » de Sully-la-Chapelle, Ingrannes et Seichebrières incluse dans le massif d'Ingrannes. Ce site présente un grand intérêt ornithologique notamment avec la nidification du balbuzard pêcheur, de l'aigle botté, du circaète Jean-le-Blanc, de la bondrée apivore, du busard Saint-Martin, de l'engoulevent d'Europe, des pics noir, mar et cendré, de l'alouette lulu et de la fauvette pitchou. Les étangs constituent par ailleurs des sites d'étape migratoire importants pour différentes espèces[INPN 2].

Le site de la « forêt d'Orléans et périphérie » d'une surface totale de 2 226,40 ha, est morcelé en 38 entités. Celles-ci, de tailles variables (de 0,9 à 347 ha), sont disséminées sur les 3 massifs et leurs périphéries. Au cours de la réalisation du document d'objectifs, suite aux inventaires de terrain, l'absence d'habitat ou habitat d'espèce d'intérêt communautaire dans certaines entités a conduit à la proposition de leur suppression (13 entités concernées, pour une surface totale de 207,90 ha). L'intérêt du site réside dans la qualité des zones humides (étangs, tourbières, marais, mares), la grande richesse floristique, avec un intérêt élevé pour les bryophytes, les lichens et les champignons. 17 habitats naturels d’intérêt communautaire sont répertoriés sur le site qui présente aussi un intérêt faunistique, notamment l’avifaune, les chiroptères, les amphibiens et les insectes. Ce site présente une faible vulnérabilité dans les conditions actuelles de gestion ; il s’agit en effet de parcelles de forêt domaniale dont la gestion actuelle n’induit pas de contraintes particulières pour les espèces citées. Certaines comme le balbuzard pêcheur font l’objet d’une surveillance. D’autres espèces justifieraient un suivi, comme le sonneur à ventre jaune, l’aigle botté, la pie-grièche écorcheur[INPN 3].

Zones nationales d'intérêt écologique, faunistique et floristique[modifier | modifier le code]

Carte des ZNIEFF de la commune et de ses abords.

L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes au plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire. Le territoire communal de Combreux comprend une ZNIEFF[INPN 4], dénommée « Massif forestier d'Orléans », d'une superficie de 36 086 hectares, s'étend sur 17 communes, dont Combreux, et se superpose à la zone Natura 2000 de même nom[45]. Son altitude varie entre 126 et 174 m[INPN 5]. La forêt d'Orléans repose pour l'essentiel sur des terrains de nature comparable à celle des terrains de la Sologne (Burdigalien) épandus sur le coteau de Beauce. Les formations végétales sont donc plutôt acidoclines à acidiphiles avec des secteurs secs et d'autres très humides. L'intérêt dépasse les contours complexes du massif domanial et s'étend également aux lisières et enclaves privées qui le prolongent[INPN 6].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Le Marquis Dessolles, propriétaire du château de Combreux.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

Inventaire national du patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Autres sources[modifier | modifier le code]

  1. « Zonage en petites régions agricoles », sur http://agreste.agriculture.gouv.fr/ (consulté le 27 juillet 2015)
  2. a et b « Fiche communale », sur http://www.insee.fr/ (consulté le 27 juillet 2015).
  3. « Orthodromie entre "Combreux" et "Orléans" », sur le site lion1906 de Lionel Delvarre (consulté le 27 juillet 2015).
  4. « Orthodromie entre "Combreux" et "Bellegarde - Quiers-sur-Bézonde" », sur le site lion1906 de Lionel Delvarre (consulté le 27 juillet 2015).
  5. « Villes les plus proches de Combreux », sur le site lion1906 de Lionel Delvarre (consulté le 27 juillet 2015).
  6. Monographie de Combreux de 1870 à 1914 par Olivier Dupré
  7. Combreux et son pèlerinage par l'Abbé Gorse
  8. Motte 2003, p. 24
  9. Motte 2003, p. 23
  10. « Les grands principes de la loi municipale de 1884 », sur le site du sénat,‎ (consulté le 4 novembre 2015)
  11. a, b, c, d et e « Notice communale de Combreux », sur le site de l'EHESS (consulté le 4 novembre 2015).
  12. Abbé Patron 1870, p. 301
  13. a et b Prudhomme 1798, p. 162.
  14. « Historique de la décentralisation », sur http://www.collectivites-locales.gouv.fr/, p. 3.
  15. « Historique de la décentralisation », sur http://www.collectivites-locales.gouv.fr/, p. 41-46.
  16. « Historique de la décentralisation », sur http://www.collectivites-locales.gouv.fr/, p. 61-72.
  17. « Historique de la décentralisation », sur http://www.collectivites-locales.gouv.fr/, p. 118-138.
  18. a et b Gérard Lang, « Le Code officiel géographique (COG) - 4.3. : l’œuvre révolutionnaire », sur http://projetbabel.org/,‎ (consulté le 4 novembre 2015).
  19. Denis Jeanson, « Cantons de la région Centre-Val de Loire », sur Dictionnaire toponymique de la région Centre - Val de Loire (consulté le 4 novembre 2015)
  20. « Historique de la décentralisation », sur http://www.collectivites-locales.gouv.fr/ (consulté le 4 novembre 2015), p. 6.
  21. Gérard Lang, « Le Code officiel géographique (COG) - 4.4. : le Consulat et l'Empire », sur http://projetbabel.org/,‎ (consulté le 4 novembre 2015)
  22. a et b « Arrêté du 9 vendémiaire an X portant réduction des justices de paix du département du Loiret - Bulletin des lois de 1801 - page 45 », sur http://gallica.bnf.fr (consulté le 4 novembre 2015)
  23. « LOI no  2013-403 du 17 mai 2013 relative à l'élection des conseillers départementaux, des conseillers municipaux et des conseillers communautaires, et modifiant le calendrier électoral », JORF no 0114 du 18 mai 2013 p. 8242,‎ (consulté le 4 novembre 2015).
  24. a et b « Décret n° 2014-244 du 25 février 2014 portant délimitation des cantons dans le département du Loiret », sur http://www.legifrance.gouv.fr/ (consulté le 4 novembre 2015).
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Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Louis Marie Prudhomme, Dictionnaire géographique et méthodique de la République française en 120 départements, volume 1, Paris, Louis Marie Prudhomme,‎ , 673 p. (lire en ligne).
  • Camille Bloch, Cahiers de doléances du bailliage d'Orléans pour les États généraux de 1789 - tome 1, Orléans, Ministère de l'Instruction publique,‎ (lire en ligne)
  • Camille Bloch, Cahiers de doléances du bailliage d'Orléans pour les États généraux de 1789 - tome 2, Orléans, Ministère de l'Instruction publique,‎ (lire en ligne)
  • Collectif, Loiret : un département à l'élégance naturelle, Paris, Christine Bonneton,‎ , 319 p. (ISBN 978-2-86253-234-9)
  • Abbé Patron, Département du Loiret - Dictionnaire des communes, Paris, Comédit,‎ 1991, réédition de 1870 (ISBN 2-909112-01-2)
  • Claude Motte, Isabelle Séguy & Christine Théré, avec la collaboration de Dominique Tixier-Basse, Communes d’hier, communes d’aujourd’hui - Les communes de la France métropolitaine, 1801-2001. Dictionnaire d’histoire administrative, Paris, Institut National d’Études Démographiques,,‎ , 408 p. (ISBN 978-2-7332-1028-4)

Articles connexes[modifier | modifier le code]