Philippe de Villiers

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir de Villiers et Saintignon.
Philippe de Villiers
Philippe de Villiers en 2007.
Philippe de Villiers en 2007.
Fonctions
Président du Mouvement pour la France
En fonction depuis le
(22 ans, 10 mois et 29 jours)
Prédécesseur Création du parti
Député européen

(9 ans, 11 mois et 10 jours)
Élection 13 juin 2004
Réélection 7 juin 2009
Circonscription Ouest
Législature 6e et 7e
Groupe politique IND/DEM (2004-2009)
ELD (2009-2014, vice-président)

(4 mois et 26 jours)
Réélection 13 juin 1999
Législature 5e
Groupe politique UEN (vice-président)

(2 ans, 10 mois et 27 jours)
Élection 12 juin 1994
Législature 4e
Groupe politique EDN (1994-1996)
NI (1996-1997)
I-EN (1997)
Président du conseil général de la Vendée

(22 ans et 28 jours)
Prédécesseur Michel Crucis
Successeur Bruno Retailleau
Député

(7 ans, 1 mois et 7 jours)
Élection 1er juin 1997
Réélection 9 juin 2002
Circonscription 4e de la Vendée
Prédécesseur Bruno Retailleau
Successeur Véronique Besse

(6 ans, 4 mois et 1 jour)
Élection 5 juin 1988
Réélection 21 mars 1993
Circonscription 4e de la Vendée
Prédécesseur Vincent Ansquer
Successeur Bruno Retailleau

(11 mois et 12 jours)
Circonscription Vendée
Prédécesseur Vincent Ansquer (décédé)
Successeur suppression de la circonscription
Secrétaire d’État à la Culture

(1 an, 4 mois et 5 jours)
Président François Mitterrand
Gouvernement Jacques Chirac II
Prédécesseur Création du portefeuille
Successeur André Santini (ministre délégué à la Communication)
Biographie
Nom de naissance Philippe Marie Jean Joseph Le Jolis de Villiers de Saintignon
Date de naissance (68 ans)
Lieu de naissance Boulogne (Vendée, France)
Nationalité française
Parti politique UDF-PR[1], MPF, RPF
Fratrie Pierre de Villiers (frère)
Famille Famille Le Jolis de Villiers
Diplômé de Université de Nantes
IEP de Paris
ENA
Profession Haut fonctionnaire
Chef d'entreprise
Religion Catholicisme

Philippe de Villiers

Philippe de Villiers, né le à Boulogne (Vendée), est un homme politique et écrivain français.

Chef de la famille Le Jolis de Villiers, il porte le titre de courtoisie de vicomte.

Sous-préfet, il crée en Vendée, en 1978, le spectacle nocturne La Cinéscénie, qu'il transforme ensuite en un parc d'attractions, le Puy du Fou. Il démissionne de la sous-préfecture à la suite de l'élection de François Mitterrand à la présidence de la République.

Il occupe la fonction de secrétaire d'État à la Culture de 1986 à 1987, dans le gouvernement Chirac II. Il est ensuite député, président du conseil général de la Vendée et député européen. Fondateur et président du Mouvement pour la France (MPF), parti politique souverainiste, il se présente aux élections présidentielles de 1995 et de 2007.

Durant sa carrière politique et dans ses ouvrages, il met en avant les racines chrétiennes de la France et critique la montée en puissance de l'islam.

Biographie[modifier | modifier le code]

Famille[modifier | modifier le code]

Article connexe : Famille Le Jolis de Villiers.

Philippe Marie Jean Joseph Le Jolis de Villiers de Saintignon est le fils de Jacques de Villiers (1913-2000) et d’Hedwige d’Arexy (1925-2006). Son frère, Pierre, général d’armée, a été chef d'État-Major des armées de 2014 à 2017.

Marié en 1973[2] à Dominique de Buor de Villeneuve, Philippe de Villiers est père de sept enfants : trois fils et quatre filles. Deux de ses filles sont religieuses. Une autre est assistante parlementaire (d’abord auprès de Bruno Retailleau au Sénat puis pour les députés MPF à l’Assemblée nationale). Nicolas dirige le Puy du Fou. Son troisième fils, Laurent de Villiers, installé aux États-Unis, a notamment déposé plainte pour viol contre son frère aîné Guillaume. Dans cette affaire, un non-lieu est rendu le par la cour d’appel de Versailles[3], mais la Cour de cassation annule cette décision l'année suivante[4]. La cour d'appel de Lyon prononce à son tour un non-lieu le 2 octobre 2012 et la Cour de cassation clôt définitivement le dossier en n'annulant pas ce deuxième non-lieu le [5],[6] pour défaut de charges suffisantes[7] .

Études et carrière professionnelle[modifier | modifier le code]

Après des études primaires à l’école catholique de Boulogne, et des études secondaires au collège Saint-Joseph de Fontenay-le-Comte, Philippe de Villiers obtient une maîtrise de droit public à l’université de Nantes en 1971, puis le diplôme de l’Institut d’études politiques de Paris. Élève de l’ENA de 1976 à 1978 (promotion Pierre-Mendès-France), après un stage à la préfecture de la Corrèze, il intègre le corps préfectoral à la sortie de l’école et est nommé directeur de cabinet du préfet de Charente-Maritime. Entre-temps, il aurait été brièvement proche de la Nouvelle Action royaliste, branche dissidente de la Restauration nationale[8].

En 1978, il est à l’origine du spectacle du Puy du Fou, sur le site du château du même nom, que le conseil général de Vendée achète au prix du terrain (800 000 francs pour 30 hectares)[réf. nécessaire]. Il y met en scène une « cinéscénie », qui devient rapidement l’un des plus grands spectacles son et lumière de France. On y exalte « le mythe d'un âge d'or durant lequel nobles et gens du peuple auraient été soudés par un même idéal communautaire, image qui ne reflète pas la réalité de l'époque »[9] mais « qui a servi jusqu'à nos jours à consolider une culture politique dont témoignent les commémorations du Puy-du-Fou, sans doute les plus spectaculaires du genre »[9]. Tous les vendredis et samedis soir d’été, des bénévoles et des professionnels retracent l’histoire de la Vendée et du château du Puy du Fou. On y voit notamment des scènes du conflit vendéen lors de la période de la Révolution française. Le spectacle est un succès populaire. Il accueille un million de spectateurs par an et est doublé depuis 1989 d’un parc d’attractions (« Le Grand Parc ») doté de nouveautés chaque année. Le succès du spectacle lui vaut d’apparaître en dans l’émission de télévision de divertissement économique Vive la crise ![10] comme un exemple de réponse à la crise économique par l’esprit d’entreprise.

Sous-préfet de Vendôme (Loir-et-Cher), il demande une mise en disponibilité au lendemain de la victoire de François Mitterrand à l’élection présidentielle de mai 1981, pour ne pas servir un pouvoir de gauche avec lequel il se dit en profond désaccord[11]. Il devient alors délégué général de la Chambre régionale de commerce et d’industrie des Pays de la Loire.

En , tirant profit de la décision de François Mitterrand d’autoriser les radios libres, il crée aux Herbiers la station Alouette FM[12], avant d’en laisser la présidence à son frère Bertrand. En 1982, il fonde Alouette Hebdo. Puis, en 1984-1985, il démissionne de l’administration[a 1] après avoir créé en 1984 à Nantes avec Olivier Guichard, le président du Conseil régional des Pays de la Loire, une école privée de communication, SciencesCom, initialement fondée sous l’appellation Fondation pour les arts et les sciences de la communication[a 2].

En 1993, il inaugure un mémorial aux Lucs-sur-Boulogne en l’honneur des 564 victimes enfermées dans une église qui a été incendiée par les colonnes infernales, pendant les guerres de Vendée (1793-1796).

Supporter de longue date des « Canaris », Philippe de Villiers est sollicité en mai 2005 pour la présidence du FC Nantes, mais décline cette offre « informelle », en invoquant, selon 20 minutes[13], un emploi du temps déjà très chargé.

Carrière politique[modifier | modifier le code]

Débuts au centre droit[modifier | modifier le code]

Adhérent du Parti républicain à partir de 1985, Philippe de Villiers se présente aux élections législatives de mars 1986[14]. Candidat en quatrième position sur la liste « Union pour la Vendée », alliance du RPR et de l’UDF qui obtient trois élus, il devient suppléant à l'Assemblée nationale.

Secrétaire d’État à la Culture[modifier | modifier le code]

En dépit de cet échec, la notoriété qu’il a acquise comme créateur de la « Cinéscénie » du Puy du Fou, lui vaut d’être nommé secrétaire d’État auprès de François Léotard, ministre de la Culture et de la Communication, dans le gouvernement Jacques Chirac. Tandis que son ministre de tutelle n’a aucune conception précise du domaine culturel, Philippe de Villiers connaît ce milieu grâce à ses expériences précédentes[15].

Farouche opposant à la gauche, il prône une politique culturelle de rupture après cinq années de ministère Lang, avec notamment l’arrêt des grands travaux mitterrandiens que sont l’opéra Bastille, la Bibliothèque nationale de France ou encore les colonnes de Buren, alors que François Léotard cherche à ménager les milieux de gauche, majoritaires dans le secteur culturel[15].

Il veut donner la priorité au patrimoine et développer l'attractivité des musées, pour permettre de tripler le nombre de visiteurs, à travers par exemple la constitution d’un Grand Versailles, en ouvrant les appartements privés, et l’inauguration du Centre d’accueil et de recherches des Archives nationales (CARAN). Selon lui, il est également primordial d’accentuer la place de l’éducation artistique, pour laquelle est créée la délégation aux enseignements et aux formations. Si l’émergence d’écoles de communication multimédia et de formations de l’image et du son est encouragée, le reste de son plan est bloqué par la paralysie qui touche la politique de l’enseignement après l’échec de la réforme Devaquet. Il parvient à faire accepter une semaine de la chanson française, durant laquelle toutes les radios libres s’engagent à diffuser 80 % de productions francophones dans leurs programmes. Il organise également, en 1987, les commémorations nationales du millénaire de l’avènement d'Hugues Capet, premier roi de la dynastie capétienne, deux ans avant le bicentenaire de la Révolution. En 1986, le tout Paris politique et culturel vient en Vendée pour les dix ans du Puy du Fou[16].

Alors qu'il est surnommé le « chouan de la culture », son passage mouvementé au gouvernement lui vaut également, de la part du Canard enchaîné, le sobriquet d’« agité du bocage »[17].

Député[modifier | modifier le code]

En , la mort de Vincent Ansquer, député élu en Vendée et ancien ministre RPR, donne à Philippe de Villiers, toujours suppléant, la possibilité d'entrer à l'Assemblée nationale. Pour ce faire, celui-ci démissionne du gouvernement en exprimant les désaccords qu'il cultive avec son ministre de tutelle, déclarant : « Je pars, car je ne veux pas être l'ombre portée de quelqu'un qui est lui-même une ombre »[16].

Cultivant son ancrage local, il entre également au conseil général de la Vendée, où il succède, là encore, à Vincent Ansquer, comme représentant du canton de Montaigu.

Lors de la campagne présidentielle qui débute peu après, il soutient, en compagnie de Charles Millon, le candidat UDF, Raymond Barre, et est nommé « délégué national, chargé des milieux culturels et des relations avec la jeunesse » de l'UDF.

À la suite de la dissolution de l'Assemblée nationale consécutive à la réélection de François Mitterrand, Philippe de Villiers est élu député au premier tour des élections législatives, le , avec 74,56 % des suffrages exprimés face à la socialiste Claudette Adam.

En octobre 1988, Philippe de Villiers est élu à la présidence du conseil général de la Vendée.

Il participe à la fondation du Vendée Globe, en 1989[18].

En 1990, Philippe de Villiers monte plusieurs fois à la tribune de l'Assemblée nationale à propos de l'affaire Urba. La même année, il lutte contre la loi Gayssot, qui réprime la contestation de l'existence de tout « crime contre l'humanité »[a 3].

Il crée, en 1991, son propre mouvement, « Combat pour les valeurs ».

Président du MPF[modifier | modifier le code]

Création et émergence du parti[modifier | modifier le code]

Philippe de Villiers est, aux côtés de Philippe Séguin et Charles Pasqua, l'un des principaux animateurs de la campagne du « non » au référendum de 1992 sur le traité de Maastricht.

Lors des élections européennes de juin 1994, il mène sa propre liste, sur une ligne souverainiste, avec le juge Thierry Jean-Pierre et le magnat James Goldsmith. Sa liste « majorité pour l'autre Europe », en récoltant 12,34 % des suffrages (2 403 972 voix), arrive au niveau national en troisième position (sur 20 listes) et obtient treize députés au Parlement européen[19].

Dans la lignée de ce succès, il fonde le parti le Mouvement pour la France (MPF) le .

Élection présidentielle de 1995[modifier | modifier le code]
Candidat arrivé en tête à l'élection présidentielle de 1995 par département. Philippe de Villiers est représenté en violet.

En 1995, Philippe de Villiers est candidat à l'élection présidentielle. Il obtient 4,74 % des suffrages (1 443 235 voix), n'ayant ainsi pas droit au remboursement de ses frais de campagne. Il doit alors solliciter des contributions financières par une campagne de publicité télévisée pour rembourser ses importantes dépenses de campagne. Il appelle à voter Jacques Chirac au deuxième tour pour faire obstacle à Lionel Jospin.

Aux élections législatives de 1997, il s'allie à Olivier d'Ormesson : le MPF présente des candidatures communes avec le CNIP, sous l'étiquette La droite indépendante (LDI). Philippe de Villiers retrouve son mandat de député en , ayant été réélu dans sa circonscription vendéenne au second tour, avec 68,35 % des suffrages, face au candidat des Verts[20]. Il démissionne alors de son mandat de député européen. Lors des élections régionales de l'année suivante, il fait liste commune avec le RPR.

Engagement eurosceptique[modifier | modifier le code]

En 1999, il noue une alliance avec Charles Pasqua, qui entre en dissidence avec le RPR, pour créer le RPF. Aux élections européennes du , la liste Pasqua-Villiers arrive, en France, en tête de la droite, devant celle du RPR et de Démocratie libérale emmenée par Nicolas Sarkozy. Avec 13,05 % des suffrages (2 304 544 voix), la liste Pasqua-Villiers obtient 13 sièges et Philippe de Villiers est réélu député européen. Philippe de Villiers ne siège toutefois que cinq mois au Parlement européen, préférant revenir à l'Assemblée nationale, tout comme d'autres têtes de listes françaises (Nicolas Sarkozy, François Hollande ou Robert Hue). Durant cette période, il est vice-président du groupe Union pour l'Europe des nations au Parlement européen.

Il prend position pour le « non » au référendum sur le quinquennat présidentiel[21]. En 2000, Philippe de Villiers quitte le RPF, dont il dénonce la gestion par Charles Pasqua, et relance le MPF, puis le mouvement de jeunesse qui y est associé, les Jeunes pour la France (JPF), le .

En , il annonce qu'il ne sera pas candidat à l'élection présidentielle d'avril 2002. Dans une biographie de Philippe de Villiers, Éric Branca et Arnaud Folch révèlent l'apport de Philippe de Villiers à Jean-Marie Le Pen d'une trentaine de signatures de maires qui manquaient à ce dernier pour pouvoir se présenter à l’élection présidentielle[réf. nécessaire]. Il ne donne pas d'instruction de vote au second tour, qui voit s'opposer Jean-Marie Le Pen et Jacques Chirac. Dans un communiqué du , il déclare : « Le résultat des élections présidentielles constitue un échec cinglant pour le candidat du Parti socialiste Lionel Jospin. Pour éviter une nouvelle cohabitation catastrophique, Jacques Chirac doit s'appuyer sur toutes les sensibilités de droite pour proposer un projet clair et ambitieux pour la France et sans ambiguïté pour les Français. Il ne doit surtout pas se laisser aller la tentation d'un parti unique de centre droit forcément réducteur. Jacques Chirac, s'il veut gagner les législatives, doit respecter toutes les composantes de ce qui pourrait être la future majorité du gouvernement de la France. »

Philippe de Villiers est de nouveau élu député, en , dans la 4e circonscription de la Vendée, avec 67,15 % des suffrages exprimés au premier tour[22]. Il est le second député de droite le « mieux élu », après Nicolas Sarkozy. Il siège à l'Assemblée nationale parmi les non-inscrits.

En , poursuivant ses va-et-vient entre ses mandats de député national et de membre du Parlement européen, il est élu député européen dans la circonscription Ouest, où la liste qu'il mène obtient 12,36 % des voix exprimées[23]. Au plan national, le MPF récolte 6,67 % des suffrages (1 145 469 voix) et ne peut compter que sur trois représentants à Strasbourg.

Près de 58 % de ses votes enregistrés (1 286 sur 2 231) concordent avec le vote majoritaire de son groupe parlementaire, le groupe Indépendance/Démocratie, qui assure dans sa charte la liberté de vote des délégations nationales. Par rapport aux autres eurodéputés français, il a voté en accord avec la majorité d'entre eux dans 31 % des cas[24]. Philippe de Villiers est épinglé comme étant l'un des représentants français les moins assidus au Parlement européen : lors de la législature européenne 2004-2009, il est présent à 52 % des sessions du Parlement européen (155 jours sur 298). Ces absences, sans justification valable, peuvent lui valoir des sanctions financières correspondant au remboursement de 50 % de l'indemnité mensuelle forfaitaire pour frais généraux versée aux parlementaires, et dont le montant s'élève à 3 946 par mois[25].

En 2005, lors de la campagne référendaire sur le traité établissant une constitution pour l'Europe, Philippe de Villiers est l'un des tenants du « non » souverainiste à droite, en compagnie du député européen Paul-Marie Coûteaux, de la députée apparentée UMP Christine Boutin et du député gaulliste Nicolas Dupont-Aignan. Il mène la campagne offensivement, définissant avec son directeur de campagne Guillaume Peltier des thèmes qui connaissent un certain succès, polémiquant sur l'entrée de la Turquie en Europe, et reprenant le « plombier polonais » et la « directive Bolkestein-Frankenstein ». Le , Philippe de Villiers se considère comme l'un des vainqueurs du référendum. Cependant, si le « non » l'emporte en France, la Vendée est l'un des départements où le « oui » est légèrement majoritaire (environ 50,5 % des voix).

Campagne présidentielle de 2007[modifier | modifier le code]
Philippe de Villiers, le .

Philippe de Villiers est le premier à annoncer officiellement sa candidature à l'élection présidentielle de 2007, le , lors de son discours de clôture de l'université d'été de Grasse (Alpes-Maritimes). Il se veut candidat du « patriotisme populaire » et dénonce l'islamisation de la société française et le communautarisme. Avec ce discours, il espère marginaliser Jean-Marie Le Pen et récupérer une partie de son électorat. Il investit par ailleurs comme no 2 du MPF Guillaume Peltier, ancien directeur national du Front national de la jeunesse (FNJ) et ancien militant du Mouvement national républicain (MNR), passé au MPF dès 2001.

Ses déclarations contre l’islam, qui est selon lui « le terreau de l’islamisme et l’islamisme le terreau du terrorisme », lui valent des plaintes de la part du Conseil islamique de la mosquée de Lyon et la Ligue islamique mondiale[26], finalement déboutées. À l'occasion d'une série d'émeutes en région parisienne, il annonce le son intention de créer avec Jacques Bompard, maire de la ville d'Orange, le « collectif national des élus de la République contre le droit de vote des étrangers », ouvert à « tous les patriotes ». Invité par le CRIF à participer à la marche en mémoire d'Ilan Halimi le , il est expulsé des premiers rangs par le service d'ordre de SOS Racisme.

À la suite de la parution de son essai Les mosquées de Roissy en , il est menacé de poursuites judiciaires pour avoir utilisé dans son livre une note interne des Renseignements généraux évoquant de possibles risques de terrorisme islamiste à l'aéroport de Roissy. Cette note, dont l'authenticité est contestée par les RG, émanerait de la DST, selon Paris Match du [27]. Philippe de Villiers dit plus tard avoir obtenu la note de la DST de son fils, Guillaume. Depuis, le ministère de l'Intérieur a fait procéder à la fermeture de six salles de prière illégales dans l'aéroport de Roissy Charles-de-Gaulle.

En , Philippe de Villiers refuse l'alliance proposée par Jean-Marie Le Pen, arguant de grandes différences de vue entre eux, et notamment ses « dérapages insupportables » sur la Seconde Guerre mondiale. Pour autant, son positionnement politique, visant à se différencier tant de Nicolas Sarkozy que de Jean-Marie Le Pen, ne lui ouvre qu'une marge de manœuvre réduite. Il ne produit en tout cas pas le décollage attendu dans les études d'opinion : les sondages successifs n'accordent à Philippe de Villiers que 3 à 5 % d'intentions de vote. Son équipe de campagne décide donc, en , de réorienter son discours, en mettant « moins en avant » le thème de l’« islamisation de la France » et en ciblant plus particulièrement les « déçus du sarkozysme » supposés pouvoir être recrutés parmi les libéraux, les chasseurs et « plus largement parmi les ruraux[28] ». Le candidat souverainiste se revendique comme en dehors du système politique qu'il nomme, à l'instar de Jean-Marie Le Pen, le « système UMPS », ce que lui conteste vigoureusement le Front national, qui pointe la constance des alliances politiques du MPF avec l'UMP et l'UDF, au niveau des collectivités locales.

Alors que les enquêtes d'opinion lui attribuent entre 1 et 2 % d'intentions de vote, il présente, le à Lyon, son programme de 337 mesures, parmi lesquelles la suppression de l'impôt de solidarité sur la fortune et des 35 heures et la fixation des prélèvements obligatoires à un taux maximal de 38 % du PIB, afin de « tourner le dos aux trois maux qui gangrènent notre société : le mondialisme, le socialisme et le communautarisme ». Selon lui, « le patriotisme est une méthode de gouvernement, la seule qui permettra à la France de sortir du chômage de masse et de stopper l'hémorragie des délocalisations. Seul le patriotisme peut permettre de rétablir les repères de la société et les valeurs de la responsabilité personnelle (…) l'autorité de l'État et de la République[29]. » Sa communication s'appuie sur des affiches aux messages directs, tels « Vous êtes contre le mariage homo… moi aussi », « Vous préférez l'artisanat à l'assistanat… moi aussi », « Vous êtes pour l'immigration zéro… moi aussi », complétés par le leitmotiv « Villiers, le bon sens ».

À l'issue du premier tour de l'élection, Philippe de Villiers obtient 2,23 % des voix (818 407 suffrages), relativisant un peu plus sa position de « vainqueur du  »[30]. Dans son département de la Vendée, qu'il a cité tout au long de sa campagne comme faisant la preuve de ses réussites et comme illustration de son programme, les électeurs le placent en quatrième position, avec 11,28 % des suffrages[a 4].

Philippe de Villiers ne donne d'abord aucune consigne de vote pour le second tour, déclarant au soir du  : « Je ne suis pas propriétaire de mes voix, les Français sont libres[31] ». Le , Philippe de Villiers invite alors finalement « les Français à faire le choix de la droite et de Nicolas Sarkozy pour barrer la route à la gauche[32] ».

En retrait de la vie politique active[modifier | modifier le code]

Au Parlement européen, il fait partie des élus français les moins présents. Lors de la législature 2004-2009, il est classé 910e sur 921 en termes de travail effectué[33]. Une étude menée par l'Observatoire de l'Europe conteste ce classement, estimant que le travail d'un député européen ne se résume pas à son activité au sein du Parlement. Philippe de Villiers affirme d'ailleurs que beaucoup de députés ne font que « signer la feuille de présence », sans toutefois siéger ensuite[34].

En déplacement en Arménie en , il est reçu par le président Serge Sargsian, à qui il fait la promesse de mettre tout en œuvre pour que la France reconnaisse le génocide arménien et s'oppose à l’entrée de la Turquie dans l’Union européenne[35].

En , Philippe de Villiers et Declan Ganley, fondateur du mouvement politique européen Libertas, annoncent leur souhait commun de « faire des élections européennes un référendum contre le traité de Lisbonne, où, dans chaque pays »[36]. En , il parvient à conserver son siège au Parlement européen en dépit de l'échec de la stratégie Libertas, dont il avait confié la direction de la campagne à Jérôme Rivière, ancien député UMP. Il devient vice-président du groupe Europe libertés démocratie, fonction qu'il conserve jusqu'à son départ du Parlement européen, en 2014.

À l'invitation du président Nicolas Sarkozy, Philippe de Villiers et le MPF rejoignent, à l'approche des élections régionales de 2010, le comité de liaison de la majorité présidentielle, qui regroupe les partis alliés de l'UMP[37],[38]. Selon le secrétaire général du parti, Patrick Louis, il ne s'agit que d'une alliance ponctuelle au niveau local[37],[38].

Philippe de Villiers lors d'un entretien avec le président russe, Vladimir Poutine, en .

Un mélanome de la choroïde est diagnostiqué à Philippe de Villiers en . Il doit ainsi porter des lunettes noires à partir du début de l'année 2010[39]. Le cancer est ensuite soigné[40]. Affaibli par ses problèmes de santé, il annonce, le , sa démission de la présidence du conseil général de la Vendée et de son mandat de conseiller général à compter du 31 octobre suivant[41], mais le MPF fait savoir qu'il ne se retire pas de la politique[40],[42].

En , il s'oppose au projet de loi sur l'augmentation de la TVA sur les parcs à thème[43],[44].

Soutien de La Manif pour tous, il interpelle François Hollande au Parlement européen à propos du mariage homosexuel lors de la visite de celui-ci à Strasbourg le [45],[46],[47].

Il ne se représente pas lors des élections européennes de 2014, déclarant : « Ça ne sert à rien, parce que ce Parlement est une illusion d'optique — tout le pouvoir législatif de toute façon est à la Commission de Bruxelles — et puis parce que j'ai tout dit. J'ai accompli ma mission, j'ai tourné la page et puis je m'occupe du Puy du Fou. C'est beaucoup plus intéressant que la politique, qui est devenue un cloaque »[48].

En , tout en se gardant de prendre position en faveur d'un candidat à élection présidentielle des 23 avril et 7 mai, et en indiquant qu'il ne ferait « plus de politique » et qu'il aurait « troqué les électeurs contre des lecteurs », il semble infléchir sa position jusque-là réticente à l'égard de Marine Le Pen, en estimant qu’« elle a une carrure présidentielle » et que « sa main ne tremblera pas lorsqu’il faudra prendre des décisions douloureuses ». Ce radoucissement de sa position à l'égard de la candidate frontiste s'ajoute à une proximité publiquement observée avec la députée Marion Maréchal-Le Pen depuis [49],[50]. Ariane Chemin et Olivier Faye, journalistes au Monde, relèvent qu'il fréquente Marine Le Pen pendant sa campagne présidentielle de 2017 et estiment qu'il « veut aider la présidente du FN à s’installer à l’Elysée »[51].

Prises de position métapolitiques[modifier | modifier le code]

Le , il s'entretient avec Vladimir Poutine près de Yalta en Crimée pour signer un accord sur le projet de création de deux parcs inspirés du Puy du Fou à Moscou et en Crimée. Il déclare que Poutine « se comporte comme un vrai chef d’État, patriote, cherchant à restaurer les valeurs politiques, culturelles et morales de la grande Russie. Le fait que Poutine ait souhaité implanter en Russie des parcs sur le modèle du Puy du Fou plutôt que des parcs d’attractions sur le modèle américain témoigne, lui aussi, de son attachement à l’âme de son pays. Il est l’homme qui fait sortir la Russie de l’ère communiste et qui lui rend sa grandeur. Pendant qu’en Europe il s’ouvre un McDonald's par jour, il se construit une église orthodoxe par jour en Russie. Poutine est assurément le plus grand chef d’État actuel »[52],[53].

L'anneau du Puy du Fou, porté lors d'une procession du pèlerinage de Pentecôte, en 2016.

Il constate que la métapolitique a plus d'influence que la politique[54]. Son livre Le moment est venu de dire ce que j'ai vu est parmi les meilleures vente de l'année 2015[55] — plus de 200 000 exemplaires vendus en 2016[56] — et le parc du Puy du Fou une première fois récompensé en 2012 accumule les récompenses en 2014, 2015 et 2016 [57].

Philippe de Villiers récolte des fonds qui lui permettent d'acheter aux enchères, le , pour un montant de 377 000 euros, un anneau qui aurait appartenu à Jeanne d'Arc, avec l'intention de l'exposer dans une chapelle reliquaire, au Puy du Fou[58]. Le National Council of Arts (Conseil des Arts britanniques) le menace de poursuites judiciaires pour « détournement de bien national »[59] avant d'accorder finalement la licence nécessaire[60]. Les médias font état d'une intervention de la reine Élisabeth II dans le règlement de cette question[61].

En , alors qu'il fait dans les médias la promotion de son livre Les Cloches sonneront-elles encore demain ?, il affirme qu'il a écrit ce livre « parce qu’il y a des gens dans l’appareil d’État et les services de renseignement qui n’en peuvent plus de ne pas être écoutés » et que « Selon les services de renseignement, la classe politique se prépare, en tous cas, une partie d’entre-elle, à signer le jour venu un nouvel édit de Nantes, au terme duquel il y aura une grande concession du territoire national où il y aura des bouts de France qui seront soumis à la charia »[62].

Détail des mandats et fonctions[modifier | modifier le code]

Fonctions gouvernementales[modifier | modifier le code]

  • -  : secrétaire d'État auprès du ministre de la Culture et de la Communication, au sein du second gouvernement Chirac

Fonctions parlementaires[modifier | modifier le code]

Résultats de Philippe de Villiers dans la 4e circonscription de Vendée de 1988 à 2002[63]
Année 1er tour 2d tour
Voix Rang Voix Rang
1988 74,50 % 1er
1993 65,99 % 1er
1997 47,44 % 1er 68,35 % 1er
2002 67,15 % 1er
Assemblée nationale
  • -  : député UDF, élu dans le département de la Vendée
  • -  : député UDF, élu dans la 4e circonscription de la Vendée
  • -  : député UDF, élu dans la 4e circonscription de la Vendée
  • -  : député non-inscrit, élu dans la 4e circonscription de la Vendée
  • -  : député non-inscrit, élu dans la 4e circonscription de la Vendée (doit renoncer à son siège pour cumul de mandats)
Parlement européen

Mandats locaux[modifier | modifier le code]

Ouvrages[modifier | modifier le code]

Philippe de Villiers lors d'une séance de dédicaces, en 2015.

Auteur[modifier | modifier le code]

Sauf mention spéciale, Philippe de Villiers est seul auteur des ouvrages listés ci-dessous.

Préfacier[modifier | modifier le code]

  • Françoise Hildesheimer (préf. Philippe de Villiers), Richelieu d'ouest en est, Conseil général de la Vendée et La Maison d'à côté, coll. « Vendée, terre de mémoire » (no 1), , 85 p., 18 cm (DVD joint) (ISBN 978-2-930384-19-1, notice BnF no FRBNF42370152, présentation en ligne) — le film joint est réalisé par Olivier Clérot.
  • Yves-Jean Riou (préf. Philippe de Villiers), Louis Mazetier : Le Verrier de Notre-Dame, Conseil général de la Vendée et La Maison d'à côté, coll. « Vendée, terre de mémoire » (no 3), , 85 p., 18 cm (DVD joint) (ISBN 978-2-930384-25-2, notice BnF no FRBNF42370166, présentation en ligne) — le film joint est réalisé par Pierre Buquet et Yves-Jean Riou, avec la participation de Jean-Paul Humpers pour la voix off.
  • Père Olivier Maire (préf. Philippe de Villiers), Louis-Marie Grignion de Montfort : L'Errance du Pèlerin, de la Bretagne à la Vendée, Conseil général de la Vendée et La Maison d'à côté, coll. « Vendée, terre de mémoire » (no 2), , 85 p., 18 cm (DVD joint) (ISBN 978-2-930384-23-8, notice BnF no FRBNF42370278) — le film joint, réalisé par Olivier Clérot, s'intitule : Grignion de Montfort : Un aventurier de Dieu.
  • Cécile Treffort (préf. Philippe de Villiers), Abbayes d'entre terre et mer, en Vendée, Conseil général de la Vendée et La Maison d'à côté, coll. « Vendée, terre de mémoire » (no 4), , 89 p., 18 cm (DVD joint) (ISBN 978-2-930384-36-8, notice BnF no FRBNF42370237, présentation en ligne).

Distinctions et décorations[modifier | modifier le code]

  • Prix Jean-Ferré, récompensant la personnalité francophone ayant le mieux servi la langue française pour Le roman de Charette, 2013[65].
  • Prix du Cercle de la mer, récompensant la qualité littéraire d'un ouvrage de nature à éveiller l’intérêt et l’attrait pour les choses de la mer, pour Le roman de Charette, 2013[65].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Il doit alors rembourser au Trésor public, comme c’est la règle, ses frais d’études de l’ENA n'ayant pas rempli son obligation de 10 ans au service de l’État.
  2. Ariane Chebel d’Appollonia, op. cit, p. 396 ; toutefois la notice biographique de Philippe de Villiers, in Les Têtes de Vendée, éd. Rédactuel, 1990, en fait mention sous le nom de « Fondation pour les arts et les sciences et la communication ».
  3. « Cette loi aura à terme pour effet d'instaurer une sorte d'apartheid civique, d'abord en culpabilisant, puis en excluant tous ceux qui finissent par se demander s'ils n'ont pas tort d'aimer la France », dans un entretien à Valeurs actuelles du 7 mai 1990.
  4. Lors de sa première candidature présidentielle, en 1995, Ph. de Villiers était arrivé en tête dans son département, avec 22,02 %. Son résultat de 2007 témoigne d'une perte de 25 000 voix.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Philippe de Villiers », sur la base de données des députés au Parlement européen.
  2. « Philippe de Villiers », sur gala.fr.
  3. « Guillaume de Villiers : non-lieu pour les accusations de viols », Ouest-France, .
  4. « Laurent de Villiers : le non-lieu dont bénéficiait son frère est annulé », Le Monde, .
  5. « Viol : L'affaire qui oppose les fils de Villiers n'ira pas aux assises », sur 20minutes.fr, .
  6. « La Cour de cassation rejette le pourvoi de Laurent de Villiers », sur L'Obs, (consulté le 10 novembre 2015).
  7. « Accusations de viol: rejet du pourvoi de Laurent de Villiers », BFMTV,‎ (lire en ligne).
  8. Ariane Chebel d’Appollonia, L’extrême-droite en France. De Maurras à Le Pen, éditions Complexe, coll. « Questions au XXe siècle », Bruxelles, 1996, p. 396.
  9. a et b Valérie Sottocasa, « Ceux qui disent non », L'Histoire, 342, mai 2009, p. 65.
  10. Vive la crise ! le sur Antenne 2.
  11. http://www.ina.fr/video/NAC86063003
  12. « SchooP | La mémoire de la FM > Histoire des radios > Alouette - (Alouette FM) (85) », sur www.schoop.fr (consulté le 10 novembre 2015).
  13. « Villiers a refusé de diriger le FC Nantes », sur 20minutes.fr, (consulté le 10 novembre 2015).
  14. « Philippe De Villiers » (consulté le 7 décembre 2016).
  15. a et b Pierre-Emmanuel Mounier-Kuhn, « Léotard / Villiers (ministère) », in Emmanuel de Waresquiel (dir.), Dictionnaire des politiques culturelles de la France depuis 1959. Paris : Larousse / CNRS éditions, 2001.
  16. a et b Pierre-Éric Mounier-Kuhn, « Léotard / Villiers (ministère) », in Emmanuel de Waresquiel (dir.), Dictionnaire des politiques culturelles de la France depuis 1959. Larousse / CNRS éditions, 2001.
  17. « Dimanche 12 juin - Philippe de Villiers crée la surprise », sur www.lexpress.fr, (consulté le 8 décembre 2015).
  18. « Les Sables-d’Olonne. Le « retour » de Philippe de Villiers sur les pontons du Vendée Globe », sur ouest-france.fr, .
  19. « Élection européenne 1994 », sur www.france-politique.fr (consulté le 10 novembre 2015).
  20. « Résultats des élections législatives 1997 par circonscriptions », sur www.assemblee-nationale.fr (consulté le 10 novembre 2015).
  21. « Pour ou contre : clivages au sein des partis », site de RFI, 30 mai 2000.
  22. « Résultats des élections législatives 2002 », sur interieur.gouv.fr.
  23. « Résultats des élections européennes 2004 », sur interieur.gouv.fr.
  24. VoteWatch.eu.
  25. « Villiers, le mauvais élève de Strasbourg », Le Parisien-Aujourd'hui en France, .
  26. Villiers attaqué par l'islam, Valeurs actuelles du 20 octobre 2006.
  27. Piotr Smolar, « La DST a fourni la note publiée par Philippe de Villiers », Le Monde.fr,‎ (ISSN 1950-6244, lire en ligne).
  28. Cf. les déclarations de Guillaume Peltier, secrétaire général du MPF, Le Monde du .
  29. Le Figaro, .
  30. Déclaration du relative aux résultats du premier tour de scrutin de l’élection du président de la République, Journal officiel du .
  31. Interview sur TF1, .
  32. « Philippe de Villiers « invite » finalement à voter Nicolas Sarkozy le 6 mai », Le Monde, .
  33. Jean Quatremer, « Coulisses de Bruxelles - Philippe de Villiers doit-il rembourser son salaire d'eurodéputé ? », sur bruxelles.blogs.liberation.fr, (consulté le 24 décembre 2015).
  34. Nathalie Brack, L'eurosceptiscisme au sein du parlement européen: Stratégies d'une opposition anti-système au cœur des institutions, Primento, (ISBN 9782879746760).
  35. « Philippe de Villiers demande la reconnaissance du génocide arménien », sur Le Post, (consulté le 24 décembre 2015).
  36. « Historique du MPF », pourlafrance.fr,‎ (lire en ligne).
  37. a et b « Philippe de Villiers se rapproche de l'UMP à quelques mois des régionales », sur lemonde.fr, (consulté le 19 juillet 2014).
  38. a et b « Philippe de Villiers va rejoindre le comité de liaison de la majorité présidentielle », sur rfi.fr, Audiovisuel extérieur de la France, (consulté le 19 juillet 2014).
  39. « Philippe de Villiers atteint d'un cancer rare de l’œil », Le Monde.fr, avec AFP, consulté le 30/11/2009.
  40. a et b « MPF: Villiers ne quitte pas la politique », sur Le Figaro, (consulté le 23 novembre 2015).
  41. « Vendée : Villiers quitte la présidence du conseil général », sur Le Figaro, (consulté le 22 mars 2016).
  42. « Philippe de Villiers quitte ses fonctions au Conseil général de Vendée », Le Monde.fr,‎ (ISSN 1950-6244, lire en ligne).
  43. « Villiers et Raffarin se rebellent contre la « taxe Walt Disney », sur Le Point, (consulté le 2 décembre 2015).
  44. « TVA relevée dans les parcs à thème : Mickey et les autres crient à l'injustice », sur leparisien.fr, (consulté le 2 décembre 2015).
  45. « Hollande constate sa proximité avec Cameron... sur le mariage gay », sur 20minutes.fr, (consulté le 2 décembre 2015).
  46. « Philippe de Villiers: UE, « l’immense majorité des peuples » », sur Les Observateurs, (consulté le 2 décembre 2015).
  47. « Villiers à Hollande : « On ne résout pas un problème avec les modes de pensée qui l'ont engendré », sur L'observatoire de l'Europe (consulté le 2 décembre 2015).
  48. « Villiers quitte le Parlement européen », Le Figaro, vendredi , page 4.
  49. Marie-Christine Tabet, « Villiers-Le Pen : après la nièce, la tante ? », Le Journal du dimanche, no 3658,‎ , p. 13.
  50. Geoffroy Clavel, « Philippe de Villiers salue "la carrure présidentielle" de Marine Le Pen », sur Le HuffPost, (consulté le 21 février 2017).
  51. Ariane Chemin et Olivier Faye, « De Buisson à de Villiers : comment Marine Le Pen commence à séduire la « droite hors les murs » », sur lemonde.fr, (consulté le 4 mars 2017).
  52. « « Poutine, le plus grand chef d'Etat actuel », selon Philippe de Villiers », sur 20minutes.fr, .
  53. « « La politique ne m'inspire que du dégoût », selon Philippe de Villiers », sur www.valeursactuelles.com, .
  54. « Philippe de Villiers écarte définitivement toute candidature pour 2017 », sur www.lefigaro.fr, .
  55. « Christine Angot Philippe de Villiers et les champions du palmarès des ventes de livres 2015 », sur www.rtl.fr, .
  56. Ellen Salvi, « La droite extrême à l'assaut du livre », Revue du crieur, no 4,‎ , p. 123.
  57. « Vendée: Le Puy du Fou obtient encore une récompense mondiale », sur www.20minutes.fr, .
  58. Jean-Louis Tremblais, « L'anneau de Jeanne d'Arc de retour en France », sur Le Figaro, (consulté le 8 mars 2016).
  59. « Anneau de Jeanne d'Arc : l'Angleterre déclare la guerre à Philippe de Villiers », Le Figaro, .
  60. Marie-Amélie Blin, « L'anneau de Jeanne d'Arc restera en France », Le Figaro,‎ (ISSN 0182-5852, lire en ligne).
  61. « Anneau de Jeanne d’Arc : la reine Elizabeth II s’en mêle », sur www.directmatin.fr, (consulté le 2 février 2017).
  62. « Islam : les étranges révélations de Philippe de Villiers », Politique matin, .
  63. « Tous les jeux de données de 1958 à 2012 au format XLS en une archive », sur data.gouv.fr.
  64. Statistiques des votes de Philippe de Villiers.
  65. a et b « Livres : Le roman de Charette », sur livresenfamille.fr, (consulté le 20 juin 2014).

Annexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Luc de Goustine, Coup de gueule contre un valet de pique à l'usage de ceux qui l'aiment et ceux qui le détestent, 1995.
  • Arnaud Folch et Éric Branca, Le Mystère Villiers, éditions du Rocher, 2006.
  • Laurent de Villiers, Tais-toi et pardonne, Flammarion, 2011.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]