Commando marine

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Commandos marine
Insigne de béret des commandos marine
Insigne de béret des commandos marine

Période 1946 à aujourd'hui
Pays Drapeau de la France France
Branche Marine nationale
Type Unités de combat
Rôle Forces spéciales
Effectif environ 750 personnes
Fait partie de FORFUSCO
Garnison Lorient
Fourragères À la couleur du ruban de la Légion d'honneur, aux couleurs de la médaille militaire, de la Croix de guerre 1939-1945 et de la Croix de guerre des Théâtres d'opérations extérieurs.
Aux couleurs du ruban de la Croix de la libération.
Aux couleurs du ruban de la Croix de la valeur militaire.
Décorations Légion d'honneur
Ordre de la Libération
Croix de guerre 1939-1945
Croix de guerre des Théâtres d'opérations extérieurs
Croix de la Valeur militaire

Les commandos marine sont des unités de combat de la Marine nationale française.

Ils font partie de la Force maritime des fusiliers marins et commandos (FORFUSCO) et sont, depuis 1992, rattachés au Commandement des opérations spéciales (C.O.S.).

Ils ont pour mission d'effectuer les opérations spéciales de la Marine (assaut à la mer, appui et destruction à distance, reconnaissance, action sous-marine) ainsi que certaines missions en appui des forces aéromaritimes (opérations amphibies, guidage et appui feu, renfort des équipes de visite, contrôle d’embargo) et d’action de l’État en mer (opérations de police en mer : pêches, immigration clandestine, lutte contre le terrorisme maritime, la piraterie et contre les trafics illicites).

Histoire[modifier | modifier le code]

Création[modifier | modifier le code]

Les commandos marine ont été créés en 1946 au centre Siroco de Cap Matifou en Algérie.

Ils sont les héritiers directs du 1er Bataillon de fusiliers marins commandos qui s'était constitué durant la Seconde Guerre mondiale en Grande-Bretagne, sur le modèle des commandos anglais des SSB, à partir de fusiliers marins français regroupés au Royaume-Uni. Le 1er B.F.M.C. est la seule unité française à participer au débarquement de Normandie. Le 6 juin 1944, ils sont 177 à participer au débarquement en Normandie, sous les ordres du capitaine de corvette Kieffer.

Article détaillé : Commandos Kieffer (France libre).

Depuis 1943, un centre de formation de la Marine pour toutes les spécialités fonctionne provisoirement au Cap Matifou (département d'Alger) dans les bâtiments et installations d'un ancien lazaret devenu sanatorium, puis à partir de 1941, chantier de jeunesse sous le nom de centre de Siroco qui lui restera. Au cours de l'été 1945, les diverses spécialités ayant été renvoyées en métropole, les fusiliers marins prennent possession du centre et l'école s'y installent sous le commandement du capitaine de frégate Cornuault.

En 1946, le commandant Kieffer parvient à décider l’État-Major de la Marine à la création d'une formation de fusiliers marins commandos. La spécialité de fusiliers marins est réorganisée par un arrêté pris au mois d'avril. L'essentiel de ces dispositions est d'ajouter à l'école des fusiliers :

- un cours de certificat commando.

- un cours de certificat amphibie.

Le 6 avril 1946, un arrêté réorganise la spécialité de fusilier qui comprendra désormais des gradés et marins fusiliers ayant suivi un stage de formation commando. Le rapport qui accompagne cet arrêté précise que ces commandos doivent constituer une force de débarquement embarquée. Très rapidement il apparaîtra que cette solution n'est pas viable et dès le mois de mai 1947 les commandos deviendront autonomes.

Entre juillet 1946 et janvier 1948, six commandos sont constitués : le commando Jaubert, le commando de Montfort, le commando François, le commando Trepel, le commando de Penfentenyo et le commando Hubert. Tous portent le nom d'officiers morts au combat en Indochine ou lors du récent conflit mondial.

Leur création est formalisée par décision ministérielle du 19 mai 1947.

Le cours commando reprend le "basic training" des SSB du fameux camp écossais d'Achnacarry. L’officier des équipages Lofi, héros du 1er B.F.M.C., qui dirige l’instruction est d’ailleurs secondé par deux officiers britanniques : le major Franck et le lieutenant Croxton.

Ces commandos sont des unités légères de 60 à 80 hommes, ne disposant pas d'armement lourd, conçus comme les commandos anglais de la seconde guerre mondiale. Ils sont essentiellement destinés à effectuer des "coups de main" sur des positions ennemies, ce sont des unités purement offensives.

Trois de ces commandos partent pour l'Indochine (Jaubert, François et de Montfort), les trois autres restent en métropole.

Les commandos Trepel et de Penfentenyo enchainent entrainements et exercices en métropole et en Afrique du Nord.

Le commando Hubert s'installe en 1948 à la base aéronavale d'Hyères puis de Cuers dans le Var et devient le premier commando parachutiste de la Marine. En 1953, le lieutenant de vaisseau Riffaud qui avait obtenu la création d'une école de nageurs de combats à Arsew (Algérie) un an plus tôt, se voit confier le commandement du commando Hubert (maintenant à Saint Mandrier) qui devient alors commando d'action sous-marine (C.A.S.M.). Tous les hommes de Hubert devront désormais être des nageurs de combat.

La guerre d'Indochine[modifier | modifier le code]

Les commandos affectés à l'Indochine sont rattachés à la Division Navale d'Extrême-Orient et basés au Cap Saint Jacques. Ils participent régulièrement à des opérations conjointes mais opèrent souvent isolément, amenés sur zone pas les engins de débarquement des Dinassauts ou des tenders d'aviation. Leur mission n’est pas de renforcer les troupes régulières mais de mener des raids contre les troupes du Vietminh, ainsi que de recueillir des informations sur les positions et intentions de l’ennemi. Pour cela, il leur arrive de se nomadiser en jungle pendant plusieurs jours.

Le commando de Montfort embarque sur le porte-avions Dixmude pour l'Indochine en septembre 1947. Avec un effectif réel moyen de 60 hommes, il combat sur tous les théâtres d’opérations d’Extrême-Orient jusqu’à la fin de novembre 1954. Il s'est particulièrement illustré au Tonkin en 1948, en Cochinchine, en sud-Annam en 1949 au Cap Falaise sur le Bassac et la rivière Saigon en 1950, au delta du Tonkin en 1951 et au centre et nord Vietnam de 1951 à 1952, puis dans le Golfe du Siam et au sud Vietnam de 1953 à 1954.

Le commando est dissout le 1er décembre 1954, son personnel européen est affecté au commando Jaubert, le personnel autochtone au commando Ouragan.

Le commando Jaubert, déjà présent en Indochine depuis 1946 (comme compagnie Merlet, puis compagnie Jaubert), prend officiellement le titre de commando le 1er janvier 1948. Il va effectuer de très nombreuses opérations en Cochinchine, dans le golfe du Siam, sur les côtes d'Annam et au Tonkin. Le commando Jaubert sera la dernière unité française à quitter le sol indochinois en mars 1956.

Le commando François, avant de rejoindre l'Indochine, participe au printemps 1947 aux opérations de maintien de l'ordre à Madagascar. En 5 mois d'opérations, il passa plus de 100 jours en brousse, parcourant 2 500 km à pied. Il débarque en Indochine en novembre 1947 et il est d'abord envoyé au Tonkin, puis il combat ensuite en Cochinchine et dans les secteurs maritimes du Cambodge et des cotes d'Annam. Le 28 mai 1951 au matin, cantonnés dans l'église désaffectée de Ninh Binh sur les bords de la rivière Day, les hommes du commando se trouvent sur le chemin de 3 divisions vietminh qui mènent une offensive surprise visant à s'emparer du delta du Tonkin. Les commandos font face et se battent jusqu'à l'épuisement absolu, parvenant à bloquer pendant quelques heures l'avancée des Viêts, suffisamment pour permettre au commandement français de réagir et de repousser l'attaque du général Giap.

Le commando François sortira quasiment anéanti de ces combats, les deux tiers de son effectif tués ou fusillés. Reconstitué au mois d'août, il reprendra néanmoins son activité en Annam et en Cochinchine jusqu'en en mai 1953, date à laquelle il est finalement dissous.

Ces 3 commandos ont notamment participé aux opérations Désirade (reprise de Cat-Ba) et Méduse (sécurisation du delta tonkinois), ainsi qu'à la bataille de Dong-Trieu en 1951.

Des officiers et sous-officiers des commandos marines ont également assuré l’encadrement d’unités spéciales - des commandos constitués d’autochtones – au sud et au nord Vietnam, notamment les commandos Tempête et Ouragan.

Pour leurs actions en Indochine, les commandos de Montfort et François seront cités 4 fois à l’ordre de l’Armée de mer et recevront la fourragère aux couleurs du ruban de la médaille militaire avec olive aux couleurs de la Croix de guerre des Théâtres d'opérations extérieurs.

Quant au commando Jaubert, il obtiendra 7 citations à l'ordre de l'Armée de mer et recevra la fourragère à la couleur du ruban de la Légion d'honneur, avec olive aux couleurs du ruban de la Croix de guerre des Théâtres d'opérations extérieurs.

En huit années de guerre, les commandos marines, constamment en zone opérationnelle, ont su, aussi bien de par les lourds dommages causés à l'ennemi que par les nombreux renseignements qu'ils ont pu fournir à l’État-major, prouver leur indéniable utilité et efficacité et prendre place parmi les meilleures unités de l'Armée française.

La guerre d'Algérie[modifier | modifier le code]

Commandos marine en attente d'héliportage par un Sikorsky H-34, dans le sud oranais (Algérie-avril 1961).

Au mois d’aout 1955, le commando de Penfentenyo gagne l’Algérie, bientôt rejoint par le commando Trepel, puis par le commando de Montfort, tout juste reformé. Jusqu’en septembre 1956, ces 3 commandos vont régulièrement effectuer des opérations contre les hommes de l’ALN dans les secteurs du Constantinois.

Le commando Jaubert arrive à Nemours en juillet 1956 et commence à opérer dans les secteurs de l’Oranais.

En octobre 1956, c’est la crise de Suez : les commandos Jaubert, de Montfort, de Penfentenyo et Hubert sont envoyés en Egypte et participent activement à l'opération Mousquetaire (prise de Port Saïd). Le commando Hubert obtiendra à cette occasion une citation à l’ordre de la division et se verra attribuer la Croix de guerre des Théâtres d’opérations extérieurs.

De retour en Algérie au début 1957, tous les commandos sauf le commando Hubert sont envoyés dans l’ouest algérien où ils reprennent leur lutte contre l’ALN, parfois en opérations conjointes avec la Demi-Brigade de fusiliers marins qui est chargée de la pacification de la zone et dont le P.C. se trouve à Nemours. Il s’agit le plus souvent d’accrochages avec un nombre assez limité d’hommes et le secteur retrouve une relative accalmie jusqu’en 1959.

Il n’en est pas de même dans le sud où des katibas, mieux armées et organisées, commencent à contrôler des pans entiers de territoire, se confrontant régulièrement aux détachements de l’Armée française. Les commandos marine y sont envoyés dès avril 1959. Maintenant organisé en Groupement Commando (GROUCO), ils sont principalement employés comme troupes de choc. L’utilisation intensive des premiers hélicoptères de transport de troupes de l’Aéronavale leur confère un rayon et une rapidité d’action qui seront des atouts importants pour mener à bien leurs missions.

C’est précisément lors de l’une de ces opérations héliportées que les commandos réussiront à neutraliser l’un des commandants de l’ALN, Chib Tayeb dit Zakaria, en février 1960.

Jusqu’à la reconnaissance d’indépendance de l’Algérie, le GROUCO va poursuivre la lutte contre l’ALN dans des secteurs particulièrement agités comme le djebel Mzi, la région d’Ain-Sefra ou le djebel Mazzer.

Durant toute la guerre d’Algérie, au prix de 56 morts dans leurs rangs, aucune katiba accrochée pas les commandos n’en sortira victorieuse, plusieurs seront même totalement anéanties.

Après le Cessez-le-feu, le GROUCO est provisoirement stationné à la base de Mers-el-Kébir, puis à la base de Bou-Sfer. Les commandos quittent l’Algérie à l’été 62.

Le commando Hubert n'a jamais été intégré au GROUCO et a peu participé directement à la guerre d’Algérie. Stationné an rade de Saint Mandrier à bord du Dixmude, porte-avions désarmé, il parfait son entrainement et la mise au point des équipements nécessaires à sa spécialisation (appareils respiratoires, propulseurs, charges explosives étanches...). Suite au "putsch des généraux" à Alger et à la menace de l’OAS, les hommes du commando Hubert seront appelés à plusieurs reprises à assurer la protection personnelle du général de Gaulle, entre 1960 et 1961, à l’Elysée.

Sélection[modifier | modifier le code]

Rejoindre le corps d’élite des commandos marine nécessite de réussir un examen de sélection et de formation propre à la spécialité, le "STAC", ou stage commando.

Les aspirants commandos sont généralement issus des rangs des fusiliers marins, mais le STAC est ouvert aux autres spécialités de la Marine, après un stage de préparation et une présélection. Cependant, la sélection des commandos étant excessivement rigoureuse, seule une quarantaine de marins par an réussit ce stage.

Le STAC se déroule à Lorient, au sein du département commandos de l'École des fusiliers marins. Les épreuves du STAC ont pour objet d’évaluer les aptitudes physiques et psychologiques des candidats et de les préparer à leurs futures missions possibles au sein des commandos marines.

Le STAC débute par une période d’évaluation drastique de 4 semaines pendant lesquelles les candidats sont en permanence soumis à des efforts physiques et à une pression psychologique très intenses. Cette sélection initiale est réputée comme l'une des plus difficiles au monde, et une majorité d’admis au STAC sont éliminés dès ce premier stade.

S’ensuit pour les candidats sélectionnés une période de formation élémentaire de 12 semaines (physique, tir, explosifs, close-combat, franchissements, rappel, nautisme, natation), dont 2 semaines de parachutisme.

Les candidats ayant satisfait à l’ensemble des épreuves du STAC se voient solennellement remettre leur brevet élémentaire commando et leur béret vert. Ils vont alors rejoindre l’un des 5 commandos de Lorient en tant qu’opérateur commando.

Cependant, le stage commando n'est que le début de la formation du commando marine, et ne lui garantit en rien le fait d’intégrer durablement l’un des commandos de la Marine, car il lui sera ensuite obligatoire de constamment améliorer ses performances et connaissances et d’acquérir de nouvelles aptitudes (chuteur opérationnel, tireur d’élite, spécialiste démolition, palmeur-reco…) pour devenir successivement chef d’équipe, chef d’escouade et chef de mission. Chaque commando devra à chaque nouvel examen de carrière, c’est-à-dire tous les 3 à 5 ans, repasser un STAC. Ainsi, certains officiers mariniers peuvent avoir cumulé jusqu'à quatre stages commando (la carrière "opérationnelle" d’un commando excédant rarement 20 ans).

Les commandos voulant postuler au commando d'action sous-marine Hubert de Toulon doivent avoir une période d'ancienneté d’au moins cinq ans dans l’un des commandos de Lorient, et effectuer le Cours Nageur d’une durée de sept mois à Saint Mandrier, en vue d’obtenir le certificat de nageur de combat. Ce cours est extrêmement difficile et moins de 5 commandos par an parviennent à le réussir.

Galerie[modifier | modifier le code]

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Uniforme[modifier | modifier le code]

Béret et insigne des commandos marine

La coiffure réglementaire des commandos marine est le béret vert.

A l'instar de leurs ainés du 1er B.F.M.C. et des commandos britanniques, les commandos marine portent leur béret vert à l'anglaise, c'est à dire couché à droite avec insigne à gauche. Ce sont les seuls militaires français à porter l'insigne à gauche.

Cet insigne est le même que celui dessiné par Maurice Chauvet en 1943 pour le 1er B.F.M.C., seule l'inscription dans le listel a été modifiée. Il arbore le brick de l'Aventure barré du poignard commando ainsi que la Croix de Lorraine.

Selon la tenue et les circonstances, les commandos marine peuvent porter, en haut du bras gauche, une vignette de qualification "COMMANDOS" brodée en lettre rouges sur tissu bleu marine.

Les personnels des six commandos marine portent les trois mêmes fourragères, décernées à titre collectif :

Missions[modifier | modifier le code]

La France compte actuellement six unités de commandos marine qui appartiennent à la force des fusiliers marins et commandos (FORFUSCO), sous le commandement d'un amiral (ALFUSCO), dépendant directement du chef d'état-major de la marine, en ce qui concerne l'organisation et la préparation de cette force. Ils sont souvent déployés sous l'autorité du commandement des opérations spéciales (COS) pour des missions sur des théâtres extérieurs et sont particulièrement entraînés :

  • aux reconnaissances tactiques préalables aux opérations amphibies ou terrestres (renseignement) ;
  • à la protection et à l'évacuation de ressortissants ;
  • aux actions de destruction et de sabotage ;
  • aux interventions en mer dans le cadre des missions de sauvegarde maritime (lutte contre le terrorisme, les trafics illicites et les infractions maritimes).

En particulier, les commandos marine sont souvent utilisés pour la protection d'ambassades en zone de guerre (par exemple dans certains pays d'Afrique).

Organisation[modifier | modifier le code]

FORFUSCO constituent La branche opérationnelle de la Base des Fusiliers Marins et Commandos, notamment le Secteur des vecteurs nautiques commando, SVNC (vecteurs nautiques d'assaut mer et équipages opérationnels).

Chaque commando est constitué de 80 à 100 marins répartis en groupes de 15 à 17 opérateurs.

Cinq de ces unités sont basées à Lorient :

  • Commando Jaubert, spécialisé dans l'assaut à la mer et le contre-terrorisme maritime ;
  • Commando Trepel, spécialisé dans l'assaut à la mer et le contre-terrorisme maritime ;
  • Commando de Montfort, spécialisé dans l'appui et la destruction à distance (le sniping, notamment) ;
  • Commando de Penfentenyo, spécialisé dans la reconnaissance et l'acquisition de renseignement opérationnel ;
  • Commando Kieffer, spécialisé dans les technologies de pointe (Brigade canine, etc.) ;

Une unité est basée à Saint Mandrier (Var) :

Commandos marine contenait autrefois la composante Escouade de contre-terrorisme et de libération d'otages (ECTLO).

Actions notoires des commandos marine[modifier | modifier le code]

Guerre d'Indochine 1945-1954[modifier | modifier le code]

  • Opération fluviales et côtières en Cochinchine, en Annam et au Tonkin (novembre 1947 - mai 1950).
  • Opérations côtières au Tonkin, participation aux batailles de Dong Trieu et du Day (octobre 1950 - mai 1952).
  • Participation aux opérations Désirade (reprise de Cat-Ba) et Méduse (sécurisation du delta tonkinois) en 1951.
  • Opérations côtières sur les côtes d'Annam et du golfe du Siam, plus de 70 coups de mains, opérations combinées...(avril 1952 - janvier 1954).
  • Missions de formation de l'armée sud-vietnamienne, commando Jaubert (1954 - mars 1956).

Guerre d'Algérie 1954-1962[modifier | modifier le code]

  • Opérations de maintien de l'ordre dans les zones côtières; d'abord dans le Constantinois puis à la frontière Tunisienne (août 1955- février 1957).
  • Interventions conjointes avec la DBFM à la frontière algéro-marocaine (février 1957-juin 1959).
  • Opération Sauterelle : neutralisation de Zakaria, commandant du secteur Oranais de l'ALN (4 février 1960).
  • Opérations héliportées dans l'Atlas présaharien contre l'ALN (juin 1959-juillet 1962).
  • Protection rapprochée du général de Gaulle par le commando Hubert (1960-1961) suite au putsch des généraux.

Autres conflits et opérations entre 1945 et 1991[modifier | modifier le code]

  • Maintien de l'ordre et pacification à Madagascar de juin à septembre 1947, commando François.
  • Maintien de l'ordre au Maroc en août et septembre 1955, commando de Penfentenyo.
  • Crise de Suez (1956), commando de Penfentenyo, Hubert, Jaubert et de Montfort.
  • Protection du président de la République durant les événements de mai 1968.
  • Protection de l'île Longue (Brest) (début de la Force océanique stratégique) de 1972 à 1975.
  • Opération Décan 1 au lac Amer : déminage des sites du 15 novembre 1974 au 25 décembre 1975 (canal de Suez).
  • Opération Tacaud au Tchad (1978), Commandos Trepel et de Penfentenyo renforcés d'éléments d'Hubert.
  • Opération Décan 2 au lac Amer : déminage des sites du 8 mars au 11 avril puis du 11 avril au 15 mai (canal de Suez).
  • Mission aux Seychelles en 1980.
  • Missions Olifant au Liban de 1982 à 1986.
  • Opération Acanthe ; La 2e compagnie de combat du 17e RGP accueille à Beyrouth, de juin à septembre 1983, deux équipes de nageurs de combat (Liban).
  • Mission DIODON IV, de septembre 1983 à février 1984, commando de Monfort (Liban).
  • Mission DIODON V, du 20 février au 31 mars 1984, commando Trepel (Liban).
  • Moruroa en 1985.
  • Seychelles en 1987.
  • Opération Victor : assaut de la grotte d'Ouvéa tenue par des rebelles indépendantistes ayant pris des gendarmes en otage ; opération combinée avec l'EPIGN, le 11e choc et le GIGN (Nouvelle-Calédonie).
  • Opération Oside aux Comores en 1989.
  • Opération Basilic, Capselle puis Médor (Liban en 1989).
  • Opération Artimon de contrôle de l'embargo envers l'Irak ; implication épisodique jusqu'en 1995 (Golfe Arabo-Persique).
  • Opérations Glycine puis Hortensia en 1990 (Liban).
  • Opération Salamandre et IFOR (Golfe Persique en 1990).
  • Participation aux opérations menées dans le cadre de la guerre du Golfe ; embargo, déminage actions commandos (Koweït).
  • Opération Badge : exfiltration du général Michel Aoun de l'ambassade de France du Liban, vers la France en août 1991.

Depuis la fin de la Guerre froide[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Autres commandos à l'étranger[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Benjamin Massieu, Philippe Kieffer, Chef des commandos de la France Libre, éditions Pierre de Taillac, 2013.
  • Jean-Jacques Cécile, Les commandos marine français, Marines Éditions, 2003.
  • René Bail, Corsaires en béret vert, Presses de la Cité, 1976.
  • Marie Babey, Commandos marine en action, éditions Pêcheur d'images, 2004 (album de photographies).
  • Roch Pescadère et Frank Jubelin, Le Commando Hubert, éditions du Fanal, 2002 (264 pages).
  • Roch Pescadère et Frank Jubelin, Commandos marine, Marines Éditions (160 pages).
  • Marius, Parcours commando [Nimrod].

Liens externes[modifier | modifier le code]