Gare de Strasbourg-Ville

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Strasbourg-Ville
La verrière et la place de la Gare, en 2009.
La verrière et la place de la Gare.
Localisation
Pays France
Commune Strasbourg
Quartier Gare - Tribunal
Adresse 20 place de la Gare
67000 Strasbourg
Coordonnées géographiques 48° 35′ 07″ Nord 7° 44′ 03″ Est / 48.585144, 7.734263
Gestion et exploitation
Propriétaire SNCF
CTS (sous-sol)
Exploitant SNCF
Services ICE, TGV, Moscou express, Intercités de nuit, Intercités 100% Éco, TER, OSB
Fret SNCF
Caractéristiques
Ligne(s) Noisy-le-Sec à Strasbourg-Ville
Strasbourg-Ville à Saint-Louis
Strasbourg-Ville à Saint-Dié
Strasbourg à Lauterbourg
Strasbourg-Ville à Strasbourg-Port-du-Rhin
Voies 14 (+ voies de service)
Quais 6
Transit annuel 18,4 millions de voyageurs (2014)
Altitude 143 m
Historique
Mise en service (gare actuelle)
Architecte Johann Eduard Jacobsthal (bâtiment historique)
Jean-Marie Duthilleul (verrière)
Protection  Inscrit MH (1984)
Correspondances
Tramway tram A C D
BHNS bus G
Autobus bus 2 10 Al&Rtour
Navette navette Parlement européen
navette Conseil de l'Europe
Autocar Réseau 67 (205, 209, 230, 240, 257)
TER Alsace
Autres Voir à Intermodalité

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La gare de Strasbourg-Ville (dénomination officielle donnée par la Société nationale des chemins de fer français pour la différencier des autres gares strasbourgeoises[1]), aussi appelée Gare Centrale [de Strasbourg] (essentiellement dans les transports en commun urbains) ou usuellement gare de Strasbourg (également dénomination commerciale de la SNCF), est une gare ferroviaire française, située dans le quartier Gare - Tribunal[2], sur le territoire de la commune de Strasbourg, chef-lieu du département du Bas-Rhin et de la région Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine.

Inaugurée en 1883 par l'administration allemande de l'époque, elle remplace l'ancienne gare de Strasbourg, et constitue le centre d'une importante « étoile ferroviaire » à cinq branches dont une est transfrontalière. Sa desserte est aussi bien régionale que nationale et internationale. Elle est également le principal pôle d'échanges de l'agglomération strasbourgeoise.

Un important réaménagement de la gare (ainsi que de son parvis), marqué par la construction d'une verrière devant la façade historique, a été réalisé dans le cadre de la mise en service du TGV Est en 2007.

Situation ferroviaire[modifier | modifier le code]

Établie à 143 mètres d'altitude, la gare de Strasbourg-Ville est l'aboutissement, au point kilométrique (PK) 502,000[3], de la ligne de Noisy-le-Sec à Strasbourg-Ville (également appelée ligne de Paris-Est à Strasbourg-Ville ; la gare précédente est le triage de Hausbergen). Nœud ferroviaire, elle constitue l'origine, au PK 0,000, des lignes de Strasbourg-Ville à Saint-Louis (la gare suivante est Graffenstaden), Strasbourg-Ville à Saint-Dié (la gare suivante est Strasbourg-Roethig), Strasbourg à Lauterbourg (la gare suivante est Schiltigheim), et Strasbourg-Ville à Strasbourg-Port-du-Rhin (cette dernière permet l'accès au réseau allemand ; la gare suivante est Strasbourg-Neudorf). En outre, la gare est l'origine du chaînage des PK de la ligne de Réding à Metz-Ville (et de son prolongement, la ligne de Metz-Ville à Zoufftgen), bien que le début de cette dernière soit situé en gare de Réding (à plus de 66 kilomètres en direction de Paris).

Pour toutes les catégories de trains, ses voies (9 de passage et 5 en impasse[4], plus celles de service) et appareils de voie sont parcourables à la vitesse limite de 30 km/h dans la zone des quais et les proches environs[4]. Lesdites voies sont toutes électrifiées en 25 kV – 50 Hz (courant alternatif monophasé)[4].

L'ensemble des circulations ferroviaires de la gare, et d'une partie (voire de la totalité) des lignes y affluant, est contrôlé par un unique poste d'aiguillage informatique[5],[6], nommé Strasbourg Poste 1 et ouvert en continu[1]. Ce poste est, lors de sa mise en service en 2006, le plus important de France[5],[6] ; il peut commander jusqu'à 1 280 itinéraires différents par l'intermédiaire de 185 aiguillages, et ainsi gérer 1 000 mouvements quotidiens[5].

Vue de la façade du poste d'aiguillage informatique de Strasbourg.
Le poste d'aiguillage informatique.
Longueur utile des quais[1]
Nom du quai Nom de la voie Dimension
Quai 1 – 25 – 31 Voie 1 406 m
Voie 25 123 m
Voie 31 76 m
Quai 2 – 3 Voie 2 424 m
Voie 3 424 m
Quai 4 – 5 – 30 Voie 4 403 m
Voie 5 423 m
Voie 30 132 m
Quai 6 – 7 Voie 6 311 m
Voie 7 330 m
Quai 8 – 9 Voie 8 301 m
Voie 9 301 m
Quai 32 – 33 Voie 32 198 m
Voie 33 172 m

Histoire[modifier | modifier le code]

La desserte ferroviaire de Strasbourg, qui débute en 1841, s'articule autour de trois gares qui se succédèrent au cours de la deuxième moitié du XIXe siècle, la dernière étant la gare actuelle (mise en service en 1883).

Gare de Koenigshoffen[modifier | modifier le code]

Le débarcadère de Koenigshoffen, en 1841.
Le débarcadère de Koenigshoffen, en 1841.
Article détaillé : Gare de Strasbourg-Koenigshoffen.

Le « débarcadère » provisoire de Koenigshoffen, situé à l'extérieur des fortifications de la ville, est mis en service le [7] par la Compagnie du chemin de fer de Strasbourg à Bâle, lorsqu'elle ouvre le tronçon de Strasbourg (Koenigshoffen) à Benfeld de sa future ligne de Strasbourg à Bâle[8]. L'exploitation commerciale de la ligne débute le 22 août de la même année, date à laquelle la commune de Saint-Louis est atteinte. Bâle intra muros est finalement rejointe en décembre 1845.

Ancienne gare[modifier | modifier le code]

Vue générale de l'ancienne gare de Strasbourg-Ville, en 1869.
L'ancienne gare de Strasbourg, vue générale vers 1869. Coll. Bibliothèque nationale et universitaire de Strasbourg.
Article détaillé : Ancienne gare de Strasbourg.

Une première gare de « Strasbourg-Ville » est mise en service le par la Compagnie du chemin de fer de Strasbourg à Bâle le long du quai Kléber, à l'emplacement de l'actuel centre commercial Place des Halles.

Le , la section entre Sarrebourg et Strasbourg de la future ligne Paris – Strasbourg est mise en service par la Compagnie du chemin de fer de Paris à Strasbourg. Un an plus tard, le [4], c'est au tour du tronçon entre Nancy et Sarrebourg d'être inauguré par la même compagnie. Ladite ligne est alors intégralement ouverte.

Le bâtiment voyageurs est achevé en 1854[7]. Cette gare terminus verra la liaison ferroviaire jusqu'à la frontière allemande entrer en service le , avec l'inauguration du pont de Kehl.

La Compagnie des chemins de fer de l'Est, issue de la fusion des diverses compagnies ferroviaires de l'Est de la France (dont Paris – Strasbourg et Strasbourg – Bâle le ), inaugure la ligne entre Strasbourg et Barr (via Molsheim) le .

En 1871, la gare entre dans le réseau de la Direction générale impériale des chemins de fer d'Alsace-Lorraine à la suite de la défaite française lors de la guerre franco-allemande de 1870 (et le traité de Francfort qui s'ensuivit). Un changement de train s'avère dès lors nécessaire pour relier Paris (excepté pour l'Orient-Express, créé en 1883), qui s'effectue à partir de 1875 à la gare frontière de Nouvel-Avricourt.

Gare contemporaine[modifier | modifier le code]

L'actuelle gare de passage de Strasbourg-Ville (projet lancé en 1871[9]), construite à partir de 1878 par les autorités allemandes (elle fut alors appelée Zentral-Bahnhof), sur les plans (inspirés de la gare centrale de Hanovre, achevée en 1879) de l'architecte berlinois Johann Eduard Jacobsthal, a été mise en service le [4]. Elle remplace dès lors la gare d'origine, en cul-de-sac et trop exiguë[7] (mais qui reste néanmoins reliée au réseau ferroviaire, pour la desserte marchandises de sa nouvelle fonction : un marché couvert). Située sur un terrain des anciennes fortifications (dont des vestiges sont encore visibles) et au carrefour des grands axes internationaux Paris – Vienne et Bâle – Cologne, l'actuelle gare est à ses débuts non seulement une gare voyageurs, mais aussi une gare aux marchandises, une gare de triage et un dépôt de locomotives. Ses installations s'étendent ainsi sur 37 hectares[10]. La vaste place en hémicycle se situant devant la façade de l'édifice a été déterminante pour le choix de son emplacement[9].

Les voies ferrées franchissent les remparts grâce à une série de tunnels équipés de portes métalliques. Ces derniers, ainsi fortifiés, sont démolis en 1934.

La gare se compose d'un important bâtiment voyageurs, à plusieurs étages dont deux sont ouverts aux voyageurs : le rez-de-chaussée se situe au niveau de la place et l'étage supérieur au niveau des quais[11]. L'architecte s'est librement inspiré du style néo-Renaissance dans le dessin des façades. Le hall Central fut orné, de 1885 à 1918, de deux fresques représentant l'entrée de Frédéric Barberousse à Haguenau en 1164 et celle de Guillaume Ier à Strasbourg le , le tout pour célébrer l'union de l'Alsace-Lorraine à l'Allemagne. Dans ce même hall, sont toujours en place deux statues du sculpteur allemand Otto Geyer ; elles représentent l'agriculture et l'industrie[12]. Côté voies, une grande marquise (ou halle métallique) a également été construite, afin d'abriter les voyageurs en attente sur les quais.

À l'origine, la gare compte cinq souterrains d'accès aux quais. Par la suite, trois autres souterrains sont creusés, portant le total à huit. La plupart sont des souterrains de service réservés aux bagages, au courrier et aux militaires.

Deux candélabres, d'une hauteur de 22 mètres et dessinés par l'architecte, se trouvaient sur la place de la Gare, devant l'entrée principale du bâtiment voyageurs.

Vue de la tour de section ovale, à l'angle de la place de la Gare et de l'ex-Kronenburger Ring.
La tour d'angle, qui abritait les appartements du directeur des chemins de fer impériaux d'Alsace-Lorraine.

Le bâtiment administratif, situé le long de l'actuel boulevard du Président-Wilson (à l'époque Kronenburger Ring), est construit entre 1881 et 1884. Il est agrandi entre 1892 et 1893, puis entre 1912 et 1913. Une dernière extension est réalisée en 1920. Dans les années 2010, ce bâtiment abrite la direction régionale de la SNCF. Un aigle, qui pavoisait l'ancienne gare lors de son inauguration par Napoléon III, est exposé dans une cour intérieure de l'édifice. Il a été installé à cet emplacement au lendemain de la Première Guerre mondiale. Les appartements du directeur des chemins de fer impériaux d'Alsace-Lorraine se trouvaient dans la tour à l'angle de la place de la Gare et du Kronenburger Ring.

Un bâtiment destiné aux messageries se trouvait côté sud, à l'emplacement de l'actuel parking Sainte-Aurélie.

La gare de Strasbourg est alors à la pointe du modernisme : elle disposait de deux centrales électriques afin d'alimenter le bâtiment voyageurs, le dépôt et la gare aux marchandises. L'une de ces centrales existe encore dans les années 2010 ; c'est désormais le restaurant d'entreprise de la SNCF. Une centrale à gaz (le gaz étant alors utilisé pour l'éclairage des voitures voyageurs) est construite en 1882. En 1903, cette dernière est lourdement endommagée par une explosion accidentelle.

Évolution du bâtiment et des infrastructures jusqu'au début du XXIe siècle[modifier | modifier le code]

Extensions, réorganisations et changements d'exploitants[modifier | modifier le code]
Vue générale de la gare contemporaine, dans les années 1920.
La gare, dans les années 1920.

En 1900, est créé un salon de l'empereur, dessiné par l'architecte Hermann Eggert. Accolé au côté sud du bâtiment central, est également ajouté un hall d'accès direct (orné de vitraux des frères Ott) à cet espace privatif[12]. Entre 1900 et 1906, de part et d'autre de la construction d'origine, des extensions (centre de tri postal, bâtiment de police et hall d'arrivée)[11] agrandissent les deux ailes, portant ainsi la longueur totale du bâtiment voyageurs à 128 mètres. Entre 1901 et 1936, ce sont trois nouveaux quais de 300 mètres qui sont construits. La gare de triage et la gare aux marchandises quittent le site respectivement en 1906 (ouverture de la gare de Hausbergen) et 1912 – 1914 (mise en service de la gare de Strasbourg-Cronenbourg), pour se déplacer vers les zones périphériques de l'agglomération ; seul subsiste un dépôt de matériel roulant.

Le , la gare entre dans le réseau de l'Administration des chemins de fer d'Alsace et de Lorraine, à la suite de la victoire française lors de la Première Guerre mondiale. Puis, le , cette administration d'État forme avec les autres grandes compagnies la SNCF, qui devient concessionnaire des installations ferroviaires strasbourgeoises. Cependant, après l'annexion allemande de l'Alsace-Lorraine, c'est la Deutsche Reichsbahn qui gère la gare — tout comme l'ensemble du réseau concerné — pendant la Seconde Guerre mondiale, du jusqu'à la Libération de Strasbourg (le ).

Après la Seconde Guerre mondiale : une gare de la SNCF[modifier | modifier le code]
Vue de la façade de la gare, en 2003.
La façade sur la place de la Gare, dans son état de 2003.
Entrée de la direction régionale Alsace de la SNCF, située boulevard du Président-Wilson.
Entrée de la direction régionale Alsace de la SNCF, située au 3 boulevard du Président-Wilson.

Les anciens postes d'aiguillage, datant du début du XXe siècle, sont détruits en 1947.

Dans les années 1950, un cinéma, Ciné Train, est installé dans l'aile Nord. Il a depuis disparu, tout comme l'ancien restaurant (ouvert au XIXe siècle) qui était devenu le Buffet de la Gare[12]. Enfin, tout au long du XXe siècle, de nombreux commerces voient le jour au sein du bâtiment.

Le , l'électrification des voies de la gare est mise en service, en même temps que celle de la section Réding – Strasbourg de la ligne Paris – Strasbourg[4].

Le train Edelweiss, reliant Amsterdam à Zurich (via Strasbourg) depuis le , circule avec le label Trans-Europ-Express (TEE) à partir du  ; remplacé par un EuroCity (EC) du même nom en mai 1979, ce train est finalement supprimé le , au profit du nouvel EC Jean Monnet[13] (lui-même supprimé le ). De même, le TEE Iris (reliant Zurich à Bruxelles), créé le , est supprimé le , avant d'être remplacé par un InterCity, puis par un EC pareillement dénommé[13] le . Par ailleurs, les TEE Stanislas et Kléber, tous deux créés en 1971 pour relier Paris à Strasbourg (via Nancy), cessèrent de rouler respectivement en 1982 et en 1987.

En 1964, la gare a accueilli 2,6 millions de voyageurs, ce qui fait d'elle la quatrième gare de province[14].

En 1965, la gare de Strasbourg occupe la première place des gares de province pour le trafic périurbain (avec celle de Lille). La ligne Strasbourg – Lauterbourg compte alors 1 550 abonnés, 1 630 pour la ligne Strasbourg – Haguenau – Wissembourg, 1 280 pour la ligne Strasbourg – Erstein – Sélestat, 1 650 pour la ligne Strasbourg – Saverne – Sarrebourg, et 1 300 pour la ligne Strasbourg – Molsheim – Saales[15].

Le trafic en gare est fortement perturbé durant la première quinzaine du mois de janvier 1966, en raison d'une défaillance des aiguillages causée par les basses températures[16]. Une situation similaire s'était produite lors de la vague de froid de , puisque 160 aiguillages avaient gelé[17].

En 1980, un important chantier de rénovation est entamé ; il s'achève en 1986, année où la gare est la deuxième de province (la première étant Lille). D'un montant de 75,6 millions de francs, il permet de créer des locaux d'accueil et d'information, un réaménagement des halls et l'équipement de panneaux d'affichage électronique, ainsi qu'un nettoyage (avec le passage du vert au rouge) de la marquise[7]. Également en 1980, est lancée la liaison Strasbourg – Dortmund, assurée par le nouveau TEE Albert-Schweitzer ; elle est cependant supprimée le .

L'ensemble formé par le bâtiment principal et la halle métallique fait l'objet d'une inscription au titre des monuments historiques depuis le [18].

L'EC Vauban commence à circuler le [13]. Par ailleurs, les EC Maurice Ravel (reliant Paris à Munich, via Strasbourg) et Mozart (Paris – Munich – Vienne ; limité à Munich à partir du ), créés en mai 1989, ont été supprimés le — pour être remplacés par des TGV le lendemain —[19]. De même, l'EC Marie Curie (Paris – Stuttgart), créé le , est supprimé en mai 1996[19].

En 1994, la première ligne du nouveau tramway de Strasbourg est inaugurée. À cette occasion, la place de la Gare est entièrement réaménagée. La station de tram Gare Centrale est située sous ladite place, à 17 mètres de profondeur, et est l'unique station souterraine du réseau. En effet, pour franchir le faisceau des voies de la gare, le fossé des remparts, les vestiges des anciennes fortifications et l'autoroute A 35, un tunnel d'1,4 kilomètre a été creusé (ce fut d'ailleurs la première fois qu'un tunnelier fut utilisé en Alsace, avant les travaux pour permettre le franchissement des Vosges par la LGV Est), entre la station Rotonde et la station Les Halles. Pour accompagner la station de tram et la « nouvelle » place de la Gare, une galerie commerçante souterraine a été créée, nommée « Galerie à l'En-Verre » ; elle permettait de voir la façade de la gare, grâce à un sol en verre sur la place. Mais ces aménagements ne font pas l'unanimité auprès des Strasbourgeois, qui jugent la place vide, froide, trop minérale, avec en outre un cheminement piétonnier peu pratique. De plus, cette galerie est fréquemment inondée lors de fortes pluies (comme un orage), et plusieurs boutiques mettent rapidement la clef sous la porte, dissuadant ainsi d'autres commerçants de s'y installer.

En 1995, les turbotrains qui effectuent les liaisons entre Strasbourg et Lyon — via Bourg-en-Bresse — depuis 1973 sont remplacés par des rames Corail (tractées par des BB 25200), à la suite de l'électrification de la ligne de Franois à Arc-et-Senans (dernier maillon auparavant dépourvu de caténaire)[20]. Cette relation est réalisée uniquement en TGV depuis le .

Avec la création de Réseau ferré de France le comme gestionnaire d'infrastructure ferroviaire, la SNCF ne conserve que la propriété des espaces commerciaux.

En 2000, la galerie de liaison entre les halls Central et Sud, dans le bâtiment voyageurs, est rénovée[9].

Entre 2001 et 2004, les trains de nuit reliant Metz et Strasbourg à Bourg-Saint-Maurice et Briançon sont supprimés[21].

Le , la plaine d'Alsace accueille en gare de Strasbourg sa toute première liaison TGV (assurée ce jour-là par la rame Sud-Est 46), en direction de Marseille[22], qui reprend le sillon du train Le Rouget de Lisle (Strasbourg – Nice ; supprimé le ), mais également de l'EC Albert Schweitzer (Stuttgart – Lyon ; concomitamment supprimé)[23]. A contrario, le train Corail reliant Lille à Strasbourg via Metz disparaît le même jour ; la relation est recréée en juin 2007, sous forme d'un TGV ne desservant pas Metz[24].

En août 2006, certains trains Paris – Strasbourg circulent avec du matériel TGV à la place des rames Corail « Téoz », en prélude à l'ouverture de la LGV Est européenne[25],[26]. C'est dans la même perspective que le train de nuit reliant ces deux villes est supprimé en [21].

Travaux préparatoires à l'arrivée du TGV et projets[modifier | modifier le code]

Aménagements pour le TGV Est[modifier | modifier le code]
Les écrans d'information sous la verrière.
Les écrans d'information, sous la verrière.
Accès à la station de tramway souterraine, à partir de la verrière.
Accès à la station de tramway souterraine, à partir de la verrière.
Hall Central de la gare, en août 2013.
Hall Central.
Souterrain d'accès aux quais, vers le hall Nord de la gare.
Souterrain d'accès aux quais, vers le hall Nord.
Vue sur les quais.
Vue générale des quais, depuis le parking Gare Wodli.

Pour préparer le lancement du « TGV Est » le (mettant Strasbourg à h 20 min de Paris au lieu de h[26],[27] et permettant la création de nouvelles liaisons province – province[26] diurnes), ainsi que du « TGV Rhin-Rhône » le [28] (améliorant les liaisons vers Lyon et le Sud de la France), qui placent alors la gare comme un hub TGV européen[9], accompagner la croissance du réseau « TER Alsace »[9],[26], et améliorer le cheminement[11] et la capacité d'accueil d'un flux de voyageurs prévu à la hausse (notamment par transfert modal), l'établissement a été transformé à partir de 2006, selon les plans de l'architecte Jean-Marie Duthilleul[11], en un pôle d'échanges multimodal[11]. Ces travaux consistent en l'installation d'une verrière (d'une longueur de 120 mètres et d'une hauteur maximale de 20 mètres, d'une masse de 650 tonnes, constituée de 16 arcs en métal et de 900 panneaux de verre, elle couvre l'ensemble de la façade historique[29],[30],[11],[4],[31],[32]), la création d'un troisième hall et souterrain d'accès aux quais[5] dans la partie nord[29],[11] (à la suite de la démolition du buffet de la gare, qui se trouvait dans une extension accolée à la façade), la rénovation de la galerie commerciale souterraine[33] ainsi que du hall Central et de l'ancien salon de l'empereur (afin de l'ouvrir aux clients privilégiés de la SNCF), et l'ouverture d'un nouvel accès (équipé d'escaliers mécaniques et d'ascenseurs) au tramway[11],[33], tout en associant le réaménagement paysager de la place de la Gare (qui a retrouvé un cadre verdoyant, faisant donc écho aux origines de cet espace public)[29],[11]. De plus, ont été mis en place de nouveaux écrans TFT d'information trafic (ceux situés sous ladite verrière donnent également des renseignements facilitant l'intermodalité avec le réseau régulier de la Compagnie des transports strasbourgeois — ou CTS —). L'objectif est en outre le renforcement de la centralité[34] de la gare dans son quartier et la ville[9]. Cette rénovation a été récompensée par un Brunel Award en 2008[35],[36].

Pour absorber la hausse continue du trafic, les quais desservant les voies 2, 3 et 4 ont été allongés, afin d'atteindre une longueur de 400 mètres[5]. L'ensemble des quais est refait à neuf, pour qu'ils soient accessibles aux personnes à mobilité réduite[1] (par un rehaussement facilitant la montée et la descente des trains, et l'installation d'ascenseurs pour rejoindre les souterrains[5],[37]) ou malvoyantes (par la mise en place de surfaces podotactiles indiquant les bordures et les cheminements[5], y compris dans les halls et souterrains[37]). Dans la même optique d'augmentation des circulations ferroviaires, un nouveau poste d'aiguillage informatique (en remplacement des deux anciens postes mécaniques datant de 1946 et 1954), situé boulevard de Metz[38], a été mis en service le week-end du 4 au [5], nécessitant la fermeture de la gare pendant 30 h et le report du trafic commercial vers les gares périphériques[6].

Par ailleurs, un nouveau parking, nommé « Gare Wodli », a été construit au nord de la gare. Il est directement relié au quai 1 – 25 – 31 par une passerelle. Cependant, l'escalier qui reliait la partie nord dudit quai à la rue Georges-Wodli a dû être supprimé et une ancienne cheminée a été partiellement démolie[39]. En outre, le parking « Sainte-Aurélie », côté sud, a été agrandi[40].

Ces divers changements ont été l'occasion de l'installation de nouveaux commerces entre la station de tramway souterraine et la gare[33], mais aussi dans la gare elle-même (entre les halls Central et Sud), afin d'offrir plus de services dans un contexte d'urbanité plus importante des gares[9]. Cependant, se pose un problème récurrent de relative mauvaise qualité de l'air, dû à la complexité[11] du nouvel espace intermodal, notamment dans les niveaux en sous-sol (appartenant à la CTS[41]) où ont lieu de plus quelques infiltrations : les boutiques qui s'y trouvent ne font apparemment pas recette[33],[42],[43], d'autant plus qu'elles peuvent facilement être évitées par les passants[33]. Par ailleurs, des défauts de jeunesse couplés à des intempéries d'une intensité exceptionnelle ont causé des inondations dans la verrière, environ un an après son ouverture[41],[44],[45],[42].

Évolutions de l'exploitation après 2007[modifier | modifier le code]
Plaques apposées sur la façade du bâtiment historique, rappelant le jumelage avec la gare russe d'Iekaterinbourg effectif depuis le 19 mars 2013.
Plaques commémoratives Gares jumelles, apposées sur la façade du bâtiment voyageurs.

Avec 15 millions de voyageurs en 2008, la gare de Strasbourg-Ville est la troisième gare de province, après celles de Lyon-Part-Dieu et de Lille-Flandres[34].

Le , l'Orient-Express, reliant Strasbourg à Vienne, est supprimé. Cette relation avait initialement comme terminus Paris (jusqu'en 2007 — mise en service du « TGV Est », avec correspondance —) et Budapest (jusqu'en 2001), voire Istanbul (jusqu'en 1962).

Le , le TGV reliant Le Havre à Strasbourg depuis le est supprimé[46],[4].

Le service auto-train, constitué de trains auto-couchettes (voitures Corail et fourgons porte-automobiles, tractés par une BB 26000) à destination de Portbou et de Nice, a été supprimé en 2011. Jusqu'à l'été 2009, des liaisons estivales étaient également disponibles — uniquement les week-ends — vers Bordeaux et Biarritz (Irun à l'aller et Hendaye au retour, jusqu'en 2001), ainsi que Nantes et Auray (Quimper jusqu'en 2001), toutes transitant alors via Metz ; elles furent équipées de voitures-lits jusqu'en 2006[47].

La gare, dont la fréquentation annuelle atteint alors les 16 millions de voyageurs, est jumelée depuis le avec la gare russe Yekaterinburg-Passazhirsky, située à Iekaterinbourg[32],[48]. Par ailleurs, l'EuroCity Strasbourg – Stuttgart – Munich[23] (desservant Kehl) est supprimé en décembre de la même année.

La gare a été classée 7e gare la plus incroyable du monde par Emporis en 2014, le classement étant justifié ainsi : « Un auvent géant en verre bombé couvre la façade datant des années 1880 et lui donne, vu de l'extérieur, l'apparence d'un bijou éblouissant »[49]. Toujours en 2014, la SNCF estime la fréquentation annuelle de l'établissement à 18 415 416 voyageurs[50].

À la suite de la réforme ferroviaire entrée en vigueur le , la SNCF, par l'intermédiaire de deux nouveaux établissements publics à caractère industriel et commercial (SNCF Réseau et SNCF Mobilités)[51], redevient ainsi propriétaire de l'ensemble de la gare, c'est-à-dire des infrastructures ferroviaires (voies, quais et signalisation), mais également des espaces commerciaux (sauf ceux situés en sous-sol, qui appartiennent à la CTS). La même année, cette gare accueille chaque jour ouvré 550 trains de voyageurs (soit en moyenne un convoi toutes les min 30 s), en l'occurrence un trafic intense qui nécessite de renouveler 40 aiguillages entre 2014 et 2017[52].

Le , les derniers EuroCity desservant la gare, baptisés Vauban (trains 91 et 90) et Iris (trains 97 et 96)[13], sont supprimés, pour être partiellement remplacés par des TGV le lendemain. Ces deux aller-retours quotidiens relient jusqu'alors Bruxelles à Bâle[53],[54], avec comme arrêts principaux Namur, Luxembourg, Thionville, Metz, Strasbourg et les gares importantes de la plaine d'Alsace. Les anciens EuroCity Jean Monnet, qui étaient devenus des TER 200[13] (assurant ainsi des relations complémentaires, uniquement entre Luxembourg et Strasbourg — voire Mulhouse et Bâle —), disparaissent concomitamment et ce pour la même raison[53].

Les derniers Intercités de nuit desservant cette gare, faisant partie du « Quadritranche », disparaissent en 2016. Il s'agit des relations Strasbourg – Montpellier – Cerbère (Portbou jusqu'en ), supprimée le , et Strasbourg – Marseille – Nice, dont la suppression interviendra le .

Projets[modifier | modifier le code]
Photo montrant le débouché du futur tunnel du tram-train, qui passera sous la gare.
Débouché du futur tunnel du tram-train, derrière la station de tramway en surface.

Avec la mise en service de la seconde phase de la LGV Est européenne réalisée le — au lieu du , à la suite de l'accident d'Eckwersheim — (permettant de réduire le temps du parcours Paris – Strasbourg à environ h 50 min[55],[56], dans le cadre de la « Magistrale européenne ») et l'éventuelle extension de la LGV Rhin-Rhône par la suite[57], il est envisagé d'ouvrir la gare à 360° en aménageant son côté ouest, actuellement occupé par des emprises ferroviaires où la SNCF stocke et entretient des rames (la « gare basse », dont les activités pourraient alors être transférées près de la gare de Cronenbourg[58])[9],[59]. Roland Ries, lors de son mandat de 2008 à 2014, souhaite implanter dans ce secteur un quartier d'affaires à l'horizon 2020[60]. Lors de la campagne des élections municipales de 2014, Fabienne Keller indique vouloir accélérer le réaménagement de ce secteur de 20 hectares[61],[62]. Cependant, en raison du contexte de rigueur budgétaire, ce projet ne semble plus être d'actualité[59].

En parallèle, la seconde phase du tram-train Strasbourg - Bruche - Piémont des Vosges[9] semble abandonnée en raison du coût important du chantier, notamment le tunnel traversant la gare et son faisceau de voies[63],[64]. Seule la première phase (prémices du projet final) a été réalisée ; sont donc d'ores et déjà en service : la station de tramway en surface (située devant l'ancienne poste et entrée du tunnel projeté, elle sert actuellement de terminus à la ligne C)[65],[59],[66] et la nouvelle gare de l'aéroport international de Strasbourg-Entzheim, qui bénéficie d'une desserte cadencée à fréquence élevée par les trains régionaux[67],[68],[66]. D'ici 2019, la ligne C du tramway serait par ailleurs susceptible de traverser la place de la Gare devant la verrière (malgré l'existence de doutes sur la solidité des cinq dalles en béton, situées au-dessus du parking souterrain et de la station de tramway en sous-sol), pour rallier le quartier de Koenigshoffen via les boulevards de Metz et de Nancy[69] ; cette option de tracé semble être abandonnée en 2016, en faveur d'une déviation et d'une extension de la ligne F[70].

Service des voyageurs[modifier | modifier le code]

Accueil[modifier | modifier le code]

Le guichet d'information, sous la verrière.
Le guichet d'information, sous la verrière.
Le piano, sous la verrière.
« Piano en gare ».
Le hall Sud.
Le hall Sud, avec l'entrée du Burger King.

Gare certifiée « NF Service », elle est ouverte au public du lundi au vendredi de h 45 à h, du samedi au dimanche et les jours fériés de h à h[37],[71].

Un espace de vente (guichets), ouvert tous les jours (du lundi au vendredi de h 45 à 21 h, le samedi de h 30 à 20 h 30, le dimanche et les jours fériés de h à 21 h), est accessible par le hall Nord[37],[72]. Sous la verrière, des automates (bornes en libre-service) « Grandes Lignes » et « TER Alsace »[37] complètent ce dispositif permettant l'achat des titres de transport. À proximité, se trouve également un « Point Information Gare » (accueil destiné à renseigner les voyageurs)[72]. Pour accéder aux quais, trois souterrains sont disponibles (un au droit de chaque hall : Nord, Central et Sud)[11] ; les composteurs de billets y sont disposés.

Une consigne à bagages payante, située à proximité du service des objets trouvés et ouverte toute l'année de h 15 à 21 h 15, est accessible par le quai 1 – 25 – 31 (longeant le bâtiment voyageurs)[37],[72]. La gare dispose d'un défibrillateur[72], d'un bureau de police dans le hall Sud, d'un office de tourisme (dont la fermeture est annoncée dans le courant de l'année 2016[73]), de toilettes (payantes), d'un « Salon Grand Voyageur »[11] (ouvert du lundi au vendredi de h à 20 h 15) et de salles d'attente, d'accueils pour les handicapés (avec des équipements spécifiques, dans le cadre du dispositif « Accès Plus »[74],[37]), groupes et « Jeune Voyageur » du service « Junior & Cie », d'un « Espace Alséo » (situé sur ledit quai)[37], ainsi que d'autres services pratiques (comme des appareils destinés aux photos d'identité, une boîte aux lettres, des téléphones publics, un distributeur de billetsetc.)[72]. Une connexion Wi-Fi est disponible. Les utilisateurs de la gare ont également la possibilité de recharger la batterie de leur téléphone mobile grâce à un « We-Bike »[75]. Par ailleurs, un piano est mis à la disposition du public musicien ou mélomane, sous la verrière[76]. Enfin, plusieurs types de commerces (dont un « relais Kiala » pour le retrait de colis[72]) sont implantés au sein de l'établissement : presse et divers, alimentation et petite restauration[77].

Diverses manifestations évènementielles se déroulent ponctuellement, en partenariat avec Gares & Connexions : des flash mobs organisées par des associations[78] ou des institutions culturelles[79], voire des concerts[80] ou d'autres représentations artistiques[81], des expositions[82],[83] (par exemple l'installation sous la verrière, durant un mois au cours de l'été 2015, de L’Horloge du Millénaire créée par le plasticien Daniel Depoutot[84]) et des cérémonies de commémorations cheminotes[85].

À partir du , certaines annonces sonores de la gare furent diffusées en alsacien (en plus du français), à titre expérimental[86]. En , celles-ci ne servent plus mais restent stockées dans un système informatique de la SNCF[87].

Desserte[modifier | modifier le code]

Carte de France montrant les liaisons ferroviaires accessibles sans correspondance depuis la gare de Strasbourg-Ville.
Carte des liaisons françaises existantes au départ de Strasbourg (repérée par une étoile), en 2016.
Les relations TGV sont représentées en bleu, les autres en rouge.

La gare est la principale de l'agglomération strasbourgeoise et l'une des plus importantes de France (en dehors de la capitale), dans une position géographique stratégique au sein de l'Europe rhénane.

Elle est donc desservie par toutes sortes de trafics :

TGV et ICE[modifier | modifier le code]

Une rame ICE, stationnée à quai.
Une rame ICE, de type DB 407.
Deux TGV, stationnés à quai sous la halle métallique de la gare.
Deux rames TGV : de type Euroduplex à gauche, Réseau à droite.

Les relations par TGV comprennent les liaisons suivantes :

  • TGV intersecteurs :
    • Strasbourg – Disneyland Paris – Massy – Bordeaux,
    • Strasbourg – Disneyland Paris – Massy – Nantes (certaines missions rebroussent à l'aéroport de Paris-Charles-de-Gaulle),
    • Strasbourg – Disneyland Paris – Massy – Rennes,
    • Strasbourg – aéroport de Paris-Charles-de-Gaulle – Lille – Bruxelles[54] (certaines missions sont limitées à Lille),
    • Luxembourg – Strasbourg – Dijon – Lyon – Montpellier[53],
    • Luxembourg – Strasbourg – Lyon – Marseille[53],
    • Strasbourg – Dijon – Lyon – Montpellier,
    • Strasbourg – Lyon – Marseille (certaines missions transitent par Bourg-en-Bresse ; d'autres rebroussent à Dijon).

Par ailleurs, un Thalys, exclusivement réservé aux députés européens et à leurs collaborateurs, effectue le trajet direct depuis Bruxelles, à l'occasion des sessions du Parlement européen à Strasbourg[92].

Enfin, l'association « Notre Dame du Salut » affrète un TGV desservant Strasbourg, lors du pèlerinage annuel à Lourdes[93]. Il en est de même pour le « Pèlerinage du Rosaire »[94].

Autres grandes lignes[modifier | modifier le code]

Inauguration de la liaison Moscou – Berlin – Paris en gare, lors du stationnement du train, le 9 avril 2013.
Inauguration de la liaison Moscou – Paris. Ce train est tracté par une BB 26000 (visible en arrière-plan) sur la partie française de son parcours.

Les relations par trains de grandes lignes (hors TGV) comprennent les liaisons suivantes :

Par ailleurs, des Trains-Expo SNCF stationnent ponctuellement en gare, le temps d'une animation[97].

TER[modifier | modifier le code]

Voiture-pilote d'un TER 200, stationnée en gare.
La voiture-pilote d'un TER 200.
Extrémité d'une rame Régiolis stationnée en gare, assurant un TER.
Une rame B 83500, assurant un TER à destination de Sarreguemines.
Un Regio-Shuttle de l'Ortenau-S-Bahn, stationné en gare.
Un Regio-Shuttle de l'OSB.

Les relations par trains régionaux du réseau TER Alsace comprennent les lignes commerciales suivantes[37] (dont les fréquences sont cadencées[4]) :

Les TER 200 sont majoritaires sur la ligne 01. En outre, ils renforcent l'offre par des liaisons semi-directes sur la ligne 02A[37].

Par ailleurs, il existe, uniquement aux heures de pointe (hors week-ends et jours fériés), des trains permettant d'effectuer des trajets Sarreguemines – Krimmeri-Meinau (par diamétralisation des lignes 06 et 11)[37].

Enfin, la SNCF met en place des trains spéciaux (assurés par des TER 200) sur la ligne 01, lors du carnaval de Bâle[99].

Intermodalité[modifier | modifier le code]

Réseau urbain[modifier | modifier le code]

La gare est desservie par le réseau de la CTS, via cinq lignes de tramway[37] : les lignes A et D par la station souterraine Gare Centrale (située en tunnel à 17 mètres de profondeur, accessible depuis la verrière ou la place de la Gare)[100], la ligne C via la station du même nom située sur ladite place (près du hall Nord)[100], et les lignes B et F par la station Faubourg National[100] (située à environ 400 mètres de la gare, par la Petite rue de la Course). En parallèle, deux lignes de bus (2 et 10) et une ligne de bus à haut niveau de service (G)[101],[102] de la même compagnie desservent également cette gare[37] (à l'arrêt Gare Centrale, situé devant la verrière[103]).

Par ailleurs, des autobus de transport scolaire — lignes « Al&Rtour » de la CTS — relient Les Halles Sébastopol au centre de formation d'Eschau (dont l'une des composantes est le Centre national de formation d'apprentis facteurs d'orgues) en passant par l'arrêt Gare Centrale, ainsi que ce dernier à l'institution Sainte-Clotilde via le lycée Kléber[104]. Un service de navettes (dont les terminus s'effectuent aux arrêts situés boulevard de Metz et près du bâtiment Pierre Pflimlin) permettent de se rendre au Parlement européen ou au Conseil de l'Europe, durant les sessions respectives de chaque institution ; elles ne sont accessibles qu'aux détenteurs d'une carte de membre desdites institutions[105],[106].

Outre les transports en commun, il est possible de prendre un taxi (de diverses sociétés) sur la place de la Gare (près du hall Sud)[37],[107],[108], ou de louer une voiture grâce à plusieurs prestataires[37],[109]. Les voyageurs désireux d'utiliser leur véhicule personnel ont à leur disposition trois parkings payants à proximité immédiate de la gare[37] (les deux premiers sont également des stations du service d'autopartage « Citiz Alsace »[110]) : « Sainte-Aurélie » (boulevard de Metz, avec accès direct aux quais via celui de la voie 25), « Gare Wodli » (boulevard du Président-Wilson, avec accès direct aux quais via celui des voies 32 et 33), « Gare – courte durée » (situé sous la place de la Gare, avec accès à la station de tramway souterraine et la verrière de la gare[42])[111]. De plus, deux dépose-minute se trouvent sur ladite place[112].

Enfin, la gare est équipée à ses abords de plusieurs stations et d'une boutique « Vélhop »[37], service de location de vélos de Strasbourg Eurométropole[113],[114]. De plus, les utilisateurs de bicyclettes personnelles ont à leur disposition des aires de stationnement aménagées en plein air (sur la place de la Gare)[37], ainsi que d'autres, situées près des principaux parkings et gérées par les propriétaires de ces derniers[114],[115].


Réseau interurbain[modifier | modifier le code]

En complément de la desserte ferroviaire régionale, des autocars « TER Alsace » partent de la place de la Gare. Ils circulent principalement à des heures de faible demande, en marquant des arrêts aux gares, en service ou fermées, mais également à des points propres aux transports routiers : rue principale ou route, mairie ou autre bâtiment important. Les lignes régulières concernées (partiellement ou en totalité) sont[37] : 02A – 03 – 04 – 06 – 07 – 08 – 09 – 11 – 18.

La gare est également desservie par cinq lignes d'autocars (205 – 209 – 230 – 240 – 257) du « Réseau 67 », exploitées par la Compagnie des transports du Bas-Rhin[116].

Enfin, l'arrêt de bus situé boulevard de Metz est desservi par des navettes régulières à destination et en provenance de plusieurs aéroports (Bâle-Mulhouse-Fribourg, Bruxelles, Francfort-Hahn, Francfort-Rhein/Main, Karlsruhe-Baden-Baden, Sarrebruck, Stuttgart et Zurich)[117],[118], ainsi que du village de marques « The Style Outlets » à Roppenheim[119].


Service des marchandises[modifier | modifier le code]

La gare dessert des installations terminales embranchées, mais n'est pas ouverte au trafic de transit sur ses voies de débord[120]. En effet, la ligne de Graffenstaden à Hausbergen (et le triage de Hausbergen), avec ses divers raccordements d'accès, permettent aux circulations de fret venant de toutes les directions d'éviter le passage par cette même gare.

Gare basse et dépôt[modifier | modifier le code]

La gare basse[modifier | modifier le code]

La « gare basse » est le site se trouvant en contrebas des voies principales, entre la rue Georges-Wodli et la rue du Rempart. À l'origine, ces installations servaient de gare de triage et de gare aux marchandises. Le bâtiment principal (qui était occupé par le bureau de la douane) est construit entre 1880 et 1882, selon les plans de l'architecte Friedrich Wilhelm Beemelmans. Le magasin de l'équipement ferroviaire est réalisé en 1890. La gare basse disposait d'une système de désinfection des voitures voyageurs, ainsi que deux quais militaires (comme la plupart des gares du Reichsland)[121]. Après la mise en service du triage de Hausbergen et de la gare de Cronenbourg, elle a été utilisée pour le stockage et l'entretien des rames voyageurs, rôle qu'elle occupe encore dans les années 2010 avec la présence du technicentre Alsace. Un terminal auto-train — antérieurement lesdits quais militaires — est aménagé dans le dernier quart du XXe siècle. Inutilisé depuis 2011, son accès (par la rue du Rempart) est depuis interdit au public[122].


Le dépôt[modifier | modifier le code]

Le premier dépôt ferroviaire de Strasbourg se trouvait dans le quartier de Cronenbourg. Construit vers 1840, il comportait deux rotondes (la rue de la Rotonde et la station de tramway éponyme en conservent le souvenir). Le dépôt actuel est construit en 1879, selon les plans de l'architecte Beemelmans. Il se trouve au sud-ouest de la gare, près de la rue de Koenigshoffen. Le château d'eau du dépôt servait également de bains-douches pour les cheminots. Une glacière, achevée en 1881, le jouxtait. La glace produite approvisionnait les buffets et restaurants de la gare. Elle disparaît dès 1887, à la suite de la mise en service d'un embranchement desservant les abattoirs municipaux. Ledit château d'eau est entouré par deux bâtiments destinés à l'exploitation ferroviaire. La chaufferie du dépôt est située de l'autre côté de la rue de Koenigshoffen ; elle a été réhabilitée en logements. Un second château d'eau, aujourd'hui disparu, était sis rue Georges-Wodli.

Dans les années 1950, les effectifs dudit dépôt sont de 100 engins, dont des 241 A, des 231 B, des 230 D et des 242 TA[123]. En 2016, l'imposant bâtiment en grès rose accueille notamment des BB 25500 et des BB 26000. L'ancien château d'eau attenant, inscrit monument historique[124], a été transformé en musée (le « Château Vodou »).


Au cinéma et à la télévision[modifier | modifier le code]

Photo en noir et blanc, montrant des acteurs du film Julia devant un train stationné en gare.
Le quai no 1 transformé en plateau de tournage, pour le film Julia.

En 1969, une scène du film L'Auvergnat et l'Autobus de Guy Lefranc est tournée dans l'établissement. Il s'agit de l'entrée en gare d'un train, tracté par une BB 16000[125].

Pendant l'hiver 1976, le réalisateur Fred Zinnemann tourne de nombreuses scènes sur le quai de la voie 1, qu'il transforme en quai de l'une des gares de Berlin[126] (le parvis est en outre visible dans le film), pour Julia avec Jane Fonda, dont l'action se déroule pendant la Seconde Guerre mondiale. D'autres scènes seront enregistrées au palais universitaire et sur la ligne de Strasbourg à Rothau. Celle de l'arrivée d'un train (tracté par la locomotive 230 G 353) est réutilisée en 1982 par L'As des as[127],[126] — dont l'histoire se déroule cette fois en 1936 — de Gérard Oury.

La gare est également utilisée en 1996 pour le tournage de deux scènes (dont celle du meurtre) de l'épisode Marie Gare de la série télévisée policière Quai n°1 ; on y voit le parvis, le hall Central, le souterrain adjacent et le quai de la voie 1.

Autres gares[modifier | modifier le code]

Sur son ban communal, Strasbourg accueille cinq autres gares ferroviaires en activité :

Notes et références[modifier | modifier le code]

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Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • « La France des gares », collection Guides Gallimard, 2001, p. 168-169.
  • Patricia et Pierre Laederich, André Jacquot et Marc Gayda, « Histoire du réseau ferroviaire français », Éd. de l'Ormet, Valignat, 1996.
  • Maurice Mertens et Jean-Pierre Malaspina, « La légende des Trans Europ Express », Éd. LR-Presse.
  • « La gare de Strasbourg, une infrastructure pour le Reichsland », conférence d'Élisabeth Paillard, 2016.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Paris-Est Paris-Est ICE Karlsruhe-Hbf Francfort-sur-le-Main-Hbf
ou Stuttgart-Hbf
Paris-Est Paris-Est TGV Karlsruhe-Hbf Francfort-sur-le-Main-Hbf
ou Stuttgart-Hbf
ou Munich-Hbf
Paris-Est Paris-Est TGV Sélestat Colmar
Paris-Est Meuse-TGV TGV Terminus Terminus
Paris-Est
via Nancy-Ville
Saverne TGV Terminus Terminus
Bordeaux-Saint-Jean
ou Nantes
ou Rennes
ou Bruxelles-Midi
ou Lille-Europe
ou Aéroport Charles-de-Gaulle 2 TGV
Lorraine-TGV TGV Terminus Terminus
Francfort-sur-le-Main-Hbf Baden-Baden TGV Mulhouse-Ville Marseille-Saint-Charles
Luxembourg Metz-Ville TGV Colmar Marseille-Saint-Charles
ou Montpellier-Saint-Roch
Terminus Terminus TGV Belfort - Montbéliard-TGV Montpellier-Saint-Roch
Terminus Terminus TGV Colmar Marseille-Saint-Charles
Terminus Terminus TGV Mulhouse-Ville Marseille-Saint-Charles
via Bourg-en-Bresse
Paris-Est Épernay RŽD Karlsruhe-Hbf Moscou-Biélorussie
Terminus Terminus Intercités de nuit
(Week-ends et fériés)
Sélestat Nice-Ville
Paris-Est Saverne Intercités 100% Éco
(Week-ends et fériés)
Terminus Terminus
Terminus Terminus TER 200 Erstein Mulhouse-Ville
ou Bâle-SNCF
Metz-Ville
ou Nancy-Ville
Brumath TER Alsace /
Lorraine
Terminus Terminus
Sarrebourg Stephansfeld TER Alsace Terminus Terminus
Saverne Vendenheim TER Alsace Terminus Terminus
Terminus Terminus TER Alsace Erstein Mulhouse-Ville
ou Bâle-SNCF
Terminus Terminus TER Alsace Graffenstaden Sélestat
ou Colmar
Sarrebruck-Hbf
ou Sarreguemines
Mommenheim TER Alsace Terminus Terminus
Sarreguemines
ou Terminus
Mommenheim
ou Terminus
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Terminus Terminus TER Alsace Strasbourg-Krimmeri-Meinau Offenbourg
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ou Wissembourg
ou Niederbronn-les-Bains
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Mundolsheim TER Alsace Terminus Terminus
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Bischheim TER Alsace Terminus Terminus
Terminus Terminus TER Alsace Strasbourg-Roethig Molsheim
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ou Sélestat
ou Rothau
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ou Saint-Dié-des-Vosges
Terminus Terminus TER Alsace Entzheim-Aéroport Obernai
Terminus Terminus OSB Strasbourg-Krimmeri-Meinau Offenbourg