Souffelweyersheim

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Souffelweyersheim
Souffelweyersheim
Mairie de Souffelweyersheim.
Blason de Souffelweyersheim
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Bas-Rhin (Strasbourg)
Arrondissement Strasbourg
Canton Hœnheim
Intercommunalité Strasbourg Eurométropole
Maire
Mandat
Pierre Perrin
2014-2020
Code postal 67460
Code commune 67471
Démographie
Gentilé Souffelweyersheimois
Population
municipale
7 860 hab. (2016 en augmentation de 4,13 % par rapport à 2011)
Densité 1 743 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 38′ 08″ nord, 7° 44′ 30″ est
Altitude Min. 133 m
Max. 153 m
Superficie 4,51 km2
Localisation

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Liens
Site web souffelweyersheim.fr

Souffelweyersheim (qui se prononce /sou.fœl.va.yœr.saïm/) est une commune située dans le département du Bas-Rhin en région Grand Est.

Cette commune se trouve dans la région historique et culturelle d'Alsace et est dans l'agglomération de Strasbourg et fait partie de Strasbourg Eurométropole.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le village, d'une superficie de 451 hectares, est situé à 6 km au nord de Strasbourg à une altitude d'environ 140 mètres. Localisé dans la plaine d'Alsace, entre les massifs des Vosges et de la Forêt Noire, il est traversé par la rivière Souffel dont il tire son nom. Cette rivière prend sa source à Kuttolsheim et se jette dans l'Ill, affluent du Rhin, au sud de La Wantzenau après un parcours de 29 km. Situé sur le canal de la Marne au Rhin, Souffelweyersheim possède une halte fluviale pour les plaisanciers. Le chemin de halage du canal est emprunté par le grand itinéraire cyclable EuroVelo 5 (EV5 Via Romea Francigena de Londres à Rome/Brindisi). Il croise au niveau de l'écluse l'itinéraire cyclable franco-allemand de la piste des forts qui épouse l'ancienne ceinture de la place fortifiée de Strasbourg sur 85 kilomètres.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Une grande partie du triage de Hausbergen est située sur le territoire de la commune.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous la forme Wichersheim en 1165, Wiheresheim en 1280, Suvelwihersheim en 1285.

Souffel « la rivière Souffel » + weyer « étang, vivier » (cf. l'allemand Weiher « étang, vivier ») + s (de) + heim « hameau, village ». Les deux derniers éléments se retrouvent dans Weyersheim[1]. D'où le sens global de « village du vivier sur la Souffel. » L'ancien haut allemand wī[w]āri > wi[w]er, wiher est un emprunt au latin vivarium.

Pour Souffel, voir à ce nom.

En dialecte alsacien, Souffelweyersheim se prononce « suffel + vir + cheu ».

La prononciation de Souffelweyersheim en français est « souffel + vaille + erre + sa + imm » (et surtout pas « cha + imm » !).

Dans la seconde moitié du XXe siècle, avec le recul de l'usage du dialecte alsacien, s'est installée l'habitude de désigner le village par « Souffel », forme raccoucie de sa dénomination administrative officielle.

Histoire[modifier | modifier le code]

En 1790, sur proposition de Schiltigheim, intervient le partage du ried de l'Ill, jusqu'alors pâturage public commun à Souffelweyersheim, Hœnheim, Bischheim, Adelshoffen et Schiltigheim.

En 1792, les émigrés, alliés avec les Austro-Prussiens débutent les hostilités pour reprendre le pouvoir en France. D'octobre à décembre 1793, les combats entre les troupes de la République française et des Austro-Prussiens se stabilisent sur un front Hœnheim - Griesheim-sur-Souffel - Dingsheim avant que les troupes austro-prussiennes ne soient repoussées hors de l'Alsace en janvier 1794.

En 1813, la campagne de Russie de Napoléon Ier se termine en catastrophe, il parvient difficilement à rejoindre la France, mais les troupes de la coalition le suivent. En janvier 1814, les troupes françaises se replient à Strasbourg devant les attaques des cosaques qui s'installent à Hœnheim, Bischheim et Schiltigheim. Puis, Napoléon Ier, battu, fut banni à l'île d'Elbe. Cependant son évasion entraîna le retour des troupes coalisées qui venaient juste de se retirer. À la suite de la défaite de Waterloo, le général Jean Rapp, ayant eu vent d'intentions d'annexion de l'Alsace, se rangea sous les ordres de Louis XVIII et continua à se battre sur la Souffel, aux portes de Hœnheim.

Le a eu lieu la bataille de Souffelweyersheim-Hœnheim, opposant le général Rapp et le Kronprinz de Wurtemberg. Les 16 000 hommes du général Rapp ne purent battre les 42 000 hommes des troupes de la coalition, mais en représailles, les Wurtembergeois incendient le village. Le maire, George Schaeffer, et 17 habitants du village sont conduits au quartier général ennemi, à Vendenheim, pour y être exécutés. C'est grâce à des interventions courageuses, notamment celle du pasteur Dannenberger, que les otages sont graciés. Le , lendemain de la bataille de la Souffel, le Kronprinz de Wurtemberg fait incendier le village de Souffelweyersheim. Il faudra tout le XIXe siècle pour reconstruire le village. Toutes les maisons à colombage de Souffelweyersheim datent de cette époque (de 1816 à 1820). 1852 fut l'année de l'inauguration de deux nouvelles voies de communication passant par le territoire de Souffelweyersheim. La première est le canal de la Marne au Rhin qui relie Vitry-le-François à Strasbourg. La seconde est la ligne de chemin de fer Paris-Strasbourg.

Le débuta la Guerre franco-prussienne de 1870-1871. Le 7 août, au lendemain de la bataille de Frœschwiller-Wœrth, les troupes Allemandes arrivent à Souffelweyersheim. Les troupes s'installèrent à Reichstett et commencèrent le siège de Strasbourg le 12 août, charge aux habitants des alentours de pourvoir à l'approvisionnement des troupes. Le 27 septembre, Strasbourg, incendié par les bombardements continus, se rend. Le traité de Francfort, signé le met fin à la guerre, parmi les conditions la France doit céder les trois départements de l'Alsace-Moselle, conservant uniquement le Territoire de Belfort.

En 1906, la gare de triage de Hausbergen est inaugurée. Elle s'étend sur le territoire de plusieurs communes dont Souffelweyersheim.

Le 2 septembre 1939, les habitants des communes en avant de la ligne Maginot sont évacués dans la vallée de la Bruche. Le 3 septembre 1939 le Royaume-Uni, l'Australie, la Nouvelle-Zélande (à 11 h) et la France (à 17 h) déclarent la guerre à l'Allemagne. Le 9 septembre, un deuxième voyage attend les habitants évacués, cette fois-ci destination le Sud de la France, ils ne reviendront en Alsace, annexée de fait par les Allemands, qu'en août 1940.

Le 23 novembre 1944, Strasbourg est libérée par la 2e DB du général Leclerc, qui laisse aux Forces françaises de l'intérieur locaux le soin de libérer les faubourgs. En janvier 1945, la bataille des Ardennes entraine un redéploiement des troupes Alliées et une offensive Allemande sur le Nord de l'Alsace. Le général de Gaulle refuse l'ordre américain d'évacuer Strasbourg et les troupes françaises finissent par repousser l'offensive Allemande qui était arrivée jusqu'à Offendorf. Cependant Souffelweyersheim et ses alentours restèrent sous le feu des batteries allemandes jusqu'en avril 1945.

Une loi de 1966 créa la communauté urbaine de Strasbourg et y intégra Souffelweyersheim.

1970 vit l'achèvement de la construction de l'autoroute A34 Metz - Strasbourg, plus tard absorbée par l'autoroute A4 reliant Paris à Strasbourg, longeant le triage de Hausbergen.

Une locomotive électrique de la SNCF, la BB 26002, a été baptisée à Souffelweyersheim.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Alfred Vix   Boulanger

(démission)
Aloyse Hanssen   Sous-directeur de banque
Aloyse Lorentz   Chef comptable

(démission)
Albert Bucher   Directeur d'agence bancaire CIAL
Robert Babilon[2]   Chef de bureau au Génie
Raymond Vetterhoeffer UDF-CDS Cadre de direction

(démission)
André Reichardt[3] RPR puis UMP Directeur général de Chambre des métiers
Conseiller régional d'Alsace (1998 → 2015)
Président intérimaire du conseil régional d'Alsace (2009 → 2010)
Vice-président du conseil régional d'Alsace (1998 → 2009)
Patrick Kurtz DVD Enseignant retraité

(démission)
André Reichardt UMP Directeur général de Chambre des métiers
Sénateur du Bas-Rhin (2010 → )
Conseiller régional d'Alsace (1998 → 2015)
Président intérimaire du conseil régional d'Alsace (2009 → 2010)
1er vice-président du conseil régional d'Alsace (2010 → 2015)
En cours Pierre Perrin UDI Infirmier libéral

Vice-Président de l'Eurométropole de Strasbourg

Vice-Président de la CTS

Jumelages[modifier | modifier le code]

La commune de Souffelweyersheim est jumelée avec la ville de Peymeinade, située dans les Alpes-Maritimes.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[4]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[5].

En 2016, la commune comptait 7 860 habitants[Note 1], en augmentation de 4,13 % par rapport à 2011 (Bas-Rhin : +2,01 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
423475528662686720676668704
1856 1861 1866 1871 1875 1880 1885 1890 1895
691671708713716781826915955
1900 1905 1910 1921 1926 1931 1936 1946 1954
9901 1001 2121 1701 2891 6241 9362 0522 340
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
2 7503 1443 9784 0125 5916 0176 2197 5487 860
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église Saint-Georges.

L'église Saint-Georges fut construite en 1781 dans le style néo-classique. D'après le style de la façade, les plans sont probablement de Nicolas-Alexandre Salins dit de Monfort, architecte de l'évêché. Actuellement, seule une partie de la tour est d'origine. En 1935, l'église a été agrandie de trois travées.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Aloïse Lorentz, horloger et facteur d'orgues, né le 18 avril 1858 à Souffelweyersheim et décédé le 13 janvier 1910. Autodidacte, Aloïse Lorentz se spécialisa dans l'horlogerie et la mécanique de précision. Il acquit ainsi une notoriété comme constructeur d'automates musicaux, mais surtout d'horloger. Il construisit notamment une copie de l'horloge astronomique de la cathédrale de Strasbourg dont l'évêque, Mgr Stumpf, se porta acquéreur pour l'offrir au pape Léon XIII pour son jubilé. Cette œuvre remarquable est conservée au Musée du Vatican. Il restaura également une douzaine d'orgues en Alsace. Cette activité lui a valu le qualificatif de facteur d'orgues[8].
  • Christophe Agius, commentateur de catch, né le 25 août 1980 vit à Souffelweyersheim.

Héraldique[modifier | modifier le code]


Blason de Souffelweyersheim

Les armes de Souffelweyersheim se blasonnent ainsi :
« Parti : au premier d'argent à la croix de gueules, au second de gueules à bande d'argent. »[9].

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean-Marie Holderbach, « Souffelweyersheim / Histoire », Encyclopédie de l'Alsace, t. 11, Strasbourg, 1985.
  • Jean-Marie Holderbach, « Souffelweyersheim », dans Le patrimoine des communes du Bas-Rhin, éd. Flohic, 1999, t. II, p. 856-861.
  • Jean-Marie Holderbach, Notice « Souffelweyersheim » dans FLOTTÉ (Pascal), FUCHS (Matthieu), Carte archéologique de la Gaule : Le Bas-Rhin (67/1), Paris, 2000, p. 607-608.
  • Jean-Marie Holderbach, Jean Vogt, Souffelweyersheim entre ville et campagne, 2000.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France (lire en ligne)
  2. HOLDERBACH (Jean-Marie), « Babilon Robert », dans Nouveau Dictionnaire de Biographie Alsacienne, Strasbourg, 2004, fasc. 43, p. 4460
  3. [PDF] « Liste des maires du Bas-Rhin au 1er avril 2008 », sur http://www.bas-rhin.pref.gouv.fr, (consulté le 22 mai 2009).
  4. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  5. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  8. HOLDERBACH (Jean-Marie), « LORENTZ Aloyse », dans Nouveau Dictionnaire de Biographie Alsacienne, Strasbourg, 1999, fasc. 25, p. 2426-2427 (avec photo)
  9. Jean-Paul de Gassowski, « Blasonnement des communes du Bas-Rhin », sur http://www.labanquedublason2.com (consulté le 24 mai 2009)