Gare de Briançon

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Briançon
Image illustrative de l’article Gare de Briançon
Bâtiment voyageurs et entrée de la gare.
Localisation
Pays France
Commune Briançon
Adresse Avenue du Général de Gaulle
05100 Briançon
Coordonnées géographiques 44° 53′ 24″ nord, 6° 37′ 57″ est
Gestion et exploitation
Propriétaire SNCF
Exploitant SNCF
Code UIC 87763607
Site Internet La gare de Briançon , sur le site de la SNCF
Services Intercités de nuit
TER Provence-Alpes-Côte d'Azur
Caractéristiques
Ligne(s) Veynes à Briançon
Voies 5 (+ nombreuses voies de service)
Quais 3 (2 centraux et 1 moitié central et moitié latéral)
Transit annuel 312 239 voyageurs (2017)[1]
Altitude 1203 m
Historique
Mise en service
Architecte PLM
Géolocalisation sur la carte : France
(Voir situation sur carte : France)
Briançon
Géolocalisation sur la carte : Hautes-Alpes
(Voir situation sur carte : Hautes-Alpes)
Briançon

La gare de Briançon est une gare ferroviaire française de la ligne de Veynes à Briançon, située sur le territoire de la commune de Briançon, dans le département des Hautes-Alpes, en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Elle est mise en service en 1884 par la Compagnie des chemins de fer de Paris à Lyon et à la Méditerranée (PLM).

C'est une gare de la Société nationale des chemins de fer français (SNCF), desservie par des trains Intercités de nuit, TER Provence-Alpes-Côte d'Azur et TER Rhône-Alpes.

Situation ferroviaire[modifier | modifier le code]

Établie à 1 203 mètres d'altitude, la gare terminus en impasse de Briançon est située au point kilométrique 348,882 de la ligne de Veynes à Briançon, après la gare ouverte de L'Argentière-les Écrins. S'intercale la gare fermée de Prelles[2].

Historique[modifier | modifier le code]

Gare PLM[modifier | modifier le code]

Le bâtiment voyageurs vers 1900.

La gare de Briançon est mise en service le par la Compagnie des chemins de fer de Paris à Lyon et à la Méditerranée (PLM), lorsqu'elle ouvre au service la section depuis la gare de Mont-Dauphin ce qui lui permet d'ouvrir l'exploitation sur la totalité de sa ligne de Gap à Briançon[3],[4].La gare est établie sur la rive gauche de la Durance, elle dispose d'un important bâtiment voyageurs prévu pour le service d'une gare internationale après la réalisation d'un tunnel ferroviaire sous le col de Montgenèvre.[réf. nécessaire]

En 1911, la gare de Briançon est le terminus de la « ligne de Livron à Briançon »[5]. C'est une gare qui peut recevoir et expédier des dépêches privées, elle est ouverte aux services complets de la grande et petite vitesse, à l'exclusion des chevaux chargés dans des wagons-écuries s'ouvrant en bout et des voitures à quatre roues, à deux fonds et à deux banquettes dans l'intérieur, omnibus, diligences, etc[6].

Le livret Chaix, de 1915, pour la ligne de Livron à Briançon indique qu'il y a quotidiennement deux trains de voyageurs, dans chaque sens, sur la relation Veynes - Briançon. Ces omnibus qui s'arrêtent à toutes les gares mettent un peu moins de sept heures pour effectuer la totalité du parcours[7].

Gare SNCF[modifier | modifier le code]

En 1958, le service de l'été de la gare compte quotidiennement : un express en relation avec Paris, un direct avec Marseille , trois ou quatre autorails avec Veynes (directs ou omnibus), deux trains mixtes en provenance de Veynes et L'Argentière-la-Bessée et deux trains de marchandises. Jusque dans les années 1960, la gare est équipée seulement de deux voies et deux quais pour les voyageurs. Ses installations sont complétées plus tard lorsque l'essor des sports d'hiver amène de nouveaux voyageurs à la fréquenter. Néanmoins il y a également d'autres équipements, notamment un quai réservé aux militaires et un embranchement particulier (EP) pour la Société des mines de Carvin[8].

La gare comporte une rotonde qui accueille des locomotives diesel. Elle comporte aussi un terminal pour le service auto-train (service interrompu depuis ). Au départ de Briançon le train du matin a pour terminus la gare de Gap qui propose une correspondance pour Veynes. Celui du soir est direct et les deux trains de l'autre font la totalité du parcours[pas clair].

Le , est inauguré un abri sécurisé de seize places pour les vélos. Il intègre également une station de gonflage et une borne pour le rechargement des vélos électriques. Son coût de 50 000 euros est financé principalement par la Région avec le soutien de la SNCF et la commune. La maintenance est à la charge de la Région et de la commune, son utilisation est gratuite[9].

Service des voyageurs[modifier | modifier le code]

Accueil[modifier | modifier le code]

Gare SNCF, elle dispose d'un bâtiment voyageurs, avec guichet, ouvert tous les jours. Elle n'est plus équipée d'automates pour l'achat de titres de transport. Elle dispose du service Accès plus avec des aménagements, des équipements et un service pour les personnes à mobilité réduite[10].

Desserte[modifier | modifier le code]

Briançon est desservie par les trains TER Provence-Alpes-Côte d'Azur et TER Rhône-Alpes (relations de Briançon à Grenoble, à Romans - Bourg-de-Péage et à Marseille-Saint-Charles), ainsi que par les trains de nuit (Intercités) (relation de Paris-Austerlitz à Briançon)[10].

Intermodalité[modifier | modifier le code]

Un parc à vélos et un parking sont aménagés à ses abords[10].

Des bus desservent la gare[10].

Au cinéma[modifier | modifier le code]

Une scène du film Attention au départ ! (dont le titre est La Grande Déraille lors du tournage) de Benjamin Euvrard a été enregistrée dans la gare, en  ; cette dernière joue le rôle de la gare d'Embrun[11].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Fréquentation en gares », sur ressources.data.sncf.com (consulté le )
  2. Reinhard Douté, Les 400 profils de lignes voyageurs du réseau français : lignes 601 à 990, vol. 2, La Vie du Rail, , 239 p. (ISBN 978-2-918758-44-0), « [915/2] Embrun - Briançon », p. 195.
  3. « Partie non officielle : Paris, 15 septembre 1884 », Journal officiel de la République française, no 255,‎ , p. 4352 (lire en ligne, consulté le )
  4. « France : lignes d'intérêt général (tableau ouvertures) », Journal officiel de la République française, no 230,‎ , p. 1751 (lire en ligne, consulté le ).
  5. PLM (Nomenclature gares, station et haltes), 1911, p. 166.
  6. PLM (Nomenclature gares, station et haltes), 1911, p. 10.
  7. « 73 Livron à Briançon », Chemins de fer de Paris à Lyon & à la Méditerranée et lignes diverses en correspondance, Paris, Chaix,‎ , p. 58 (lire en ligne, consulté le ).
  8. Loco-Revue n°492, avril 1987, p. 309.
  9. Municipalité, « Inauguration de l'abri sécurisé de la gare », sur Briançon, (consulté le ).
  10. a b c et d « Services & Gares / Gare Briançon », sur SNCF TER Provence Alpes Côte d'Azur (consulté le ).
  11. « André Dussollier et Jérôme Commandeur en tournage sur le quai de la gare », sur ledauphine.com, (consulté le ).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Origine Arrêt précédent Train Consultez la documentation du modèle Arrêt suivant Destination
Paris-Austerlitz L'Argentière-les Écrins Intercités de nuit Terminus Terminus
Marseille-Saint-Charles
ou Romans - Bourg-de-Péage
L'Argentière-les Écrins TER Provence-Alpes-Côte d'Azur
(Intervilles)
Terminus Terminus