Autoroute A355 (France)

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Autoroute A355
Cartouche de la route
Autres dénominations Grand contournement ouest de Strasbourg
Historique
Ouverture En projet
Caractéristiques
Direction Nord / Sud
Intersections A4 A35 au nord de Strasbourg
A351 à l'est de Strasbourg
A35 A352 au sud de Strasbourg
Extrémité Strasbourg
Réseau Autoroute française, actuellement en projet
Territoire traversé
Régions Grand Est
Départements Bas-Rhin
Villes principales Strasbourg

L'autoroute A355, dite grand contournement ouest (GCO) ou contournement ouest de Strasbourg (COS)[1], est un projet de contournement autoroutier de Strasbourg par l'ouest à travers le Kochersberg. Cette autoroute à péage (une rareté en Alsace, où les autoroutes sont gratuites et publiques sauf exception) devrait ouvrir ses voies à la circulation en 2020.

Le but du projet, selon ses soutiens, est de désengorger la traversée strasbourgeoise de l'A35, qui est l'un des axes les plus fréquentés de France avec 160 000 véhicules par jour, dont 10 % de poids lourds[2]. D'après Jean-Luc Heimburger, président de la CCI de Strasbourg et du Bas-Rhin, l'autoroute A355 permettrait de transférer dans le Kochersberg une partie de la circulation et donc de déplacer la pollution de l'air, due à l'automobile, qui enveloppe l'agglomération strasbourgeoise[3]. En fait, «il faudrait diviser par deux les émissions du trafic routier pour envisager un retour sous les valeurs limites à une brève échéance» à Strasbourg selon le plan de protection de l'atmosphère de l'agglomération strasbourgeoise, ce qui n'est pas jugé comme réaliste[4], ce d'autant plus que le Grand Contournement Ouest de Strasbourg sera payant. L'association régionale Alsace Nature demande au contraire la diminution globale du trafic, et reprend l'argumentaire de Strasbourg respire, une association de médecins[5], qui préconise d'améliorer la qualité de l'air en Alsace[6]. L'Association pour la Surveillance et l’Étude de la Pollution Atmosphérique en Alsace prévoit certes une diminution de la pollution aux abords immédiats de l'A35, mais une augmentation globale de la pollution dans la métropole de Strasbourg[7].

Les opposants au projet font remarquer qu'une étude du bureau d'études allemand TTK a déjà conclu à la faible diminution du trafic sur l'A35 à la hauteur de Strasbourg en cas de construction de l'A355 [8]. Les services de l’État aboutissent à la conclusion que l'A355 conduira à un surcroît de trafic à la hauteur de l'autoroute A351 (dite aussi autoroute de Hautepierre), ce qui aurait un impact négatif sur le projet de transport en commun Transport en Site Propre de l'Ouest strasbourgeois [9]. Les opposants soulignent également qu'une nouvelle autoroute constitue, pour les poids-lourds, une invitation au transit dans une région où n'existe aucune taxe poids-lourds, alors même que l'Allemagne voisine lève une telle taxe. Mais surtout, les bouchons de Strasbourg sont de nature essentiellement pendulaire, et dans un contexte mondial de lutte contre les changements climatiques concrétisé par l'accord de Paris[10], ces embouteillages appellent une autre réponse que la construction d'une nouvelle autoroute. Aussi les opposants demandent-ils le renforcement de l'offre en transports en commun à Strasbourg et dans les environs [11].

Des inquiétudes relatives au futur échangeur nord, sis à Vendenheim, entre l’A4, l’A35 et le Grand contournement Ouest de Strasbourg se font jour. En effet, contrairement au projet présenté lors de l’enquête publique, la nouvelle mouture du projet d’échangeur prévoit une continuité entre l’A4 et la future A355. En venant de Paris, les automobilistes sont conduits naturellement à emprunter le GCO. A contrario, pour se diriger vers Strasbourg, ils devront emprunter une bretelle. Or, à cet emplacement, le trafic s’élève à environ 100.000 véhicules par jour (70.000 de Brumath et vers Brumath sur l’A4, et 30.000 véhicules de Lauterbourg et vers Lauterbourg sur l’A35). La question est de savoir si la future bretelle (déboitement à 2 voies) sera en mesure d’absorber les 70.000 passages journaliers (abstraction faite des véhicules en transit réorientés vers le GCO). Il est difficile d’y répondre[12].

Dans le cadre de la requalification en boulevard urbain de l’autoroute A35 entre Vendenheim et Geispolsheim, le président de la métropole de Strasbourg a procédé à l’installation d’un groupe de travail. Avec 145.000 véhicules estimés par jour sur cette portion, la tâche s’avère tout particulièrement délicate. Nombreux sont ceux, parmi les opposants comme les défenseurs du projet, qui expriment des craintes quant à l’accessibilité de Strasbourg[13].

Description du projet[modifier | modifier le code]

L'autoroute, à 2×2 voies et d'une longueur de 24 km, contournerait l'agglomération de Strasbourg par l'ouest à travers le Kochersberg, en reliant l’A4 et la jonction A35/A352. L’investissement total était estimé à environ 750 millions d’euros en 2012. Suite aux déboires de l'entreprise Vinci qui avait d'abord été sélectionnée pour la mise en œuvre du chantier, le projet autoroutier a été réduit à un tronçon de 2×2 voies sans terre-plein central et le coût estimé atteindrait environ 475 millions d'euros.

Calendrier[modifier | modifier le code]

Le début du chantier de l'autoroute A355 était initialement annoncé pour 2013 et la mise en service prévue en 2016 ou 2017[14]. Vinci Concessions avait été choisi comme concessionnaire en janvier 2012, avant que sa candidature soit invalidée en juin suivant pour défaut de financement.

Un nouvel appel d'offre est lancé en novembre 2014 et les quatre entreprises candidates au premier appel d'offre, Vinci, Eiffage, Bouygues et un consortium composé de Lingenheld, Fayat et NGE, sont de nouveau en lice pour un marché total de 475 millions d'euros.

Le début des travaux est alors prévu pour 2018 et la mise en service du tronçon autoroutier pour 2020[15].

Le décret du 29 janvier 2016 publié au Journal officiel du 31 janvier 2016[16], désigne Vinci comme concessionnaire de l'A355 après une première attribution en 2012. Il s'agira d'une autoroute à péage, financée intégralement par Vinci et concédée pour une durée de 54 ans. L'investissement est de 500 millions d'euros et la mise en service est prévue fin 2020.

Soutien au projet[modifier | modifier le code]

Chambre de commerce[modifier | modifier le code]

Pour défendre le projet, les CCI de Strasbourg, du Bas-Rhin et d'Alsace ont créé le blog GCO 2016 tous gagnants[17].

Automobile Club Association[modifier | modifier le code]

L’Automobile Club Association s’est déclarée favorable dès l’origine à ce projet en 1970 et se réjouit de la mise en œuvre du GCO, maillon indispensable et attendu de la mobilité dans la région. Un site internet a été mis en place pour témoigner de ce soutien[18].

Opposition au projet[modifier | modifier le code]

Stéphane Bern, Charlotte de Turckheim, et José Bové interpellent Audrey Azoulay, ministre de la culture, sur les dégâts irréversibles qu'entraînerait la construction du Grand Contournement Ouest de Strasbourg sur les jardins du château de Kolbsheim[19].

Au niveau national, la relance des grands travaux autoroutiers est, selon la fédération nationale des associations d'usagers des transports, en totale contradiction avec les grands objectifs affichés par la loi sur la transition énergétique[20] et avec l'esprit de l'accord de Paris[21]. Le projet autoroutier est localement très contesté dans plusieurs des communes traversées ainsi qu'à Strasbourg, pour de nombreuses raisons : il doit être frayé dans le Kochersberg, densément peuplé, et va modifier l'environnement de 24 communes; il menace l'habitat naturel du grand hamster d'Alsace, déjà réduit par l'extension de la culture intensive du maïs dans la région ; la rentabilité de l'infrastructure, financée avec des deniers publics, serait aussi loin d'être prévisible comme le groupe Vinci a pu en faire l'amère expérience en juin 2012[22]. Des écologistes alsaciens dénoncent un projet destiné à subventionner le secteur du BTP aux dépens des populations locales[23],[24]. Certains agriculteurs craignent pour la pollution de leurs parcelles et refusent la disparition de 300 hectares de terres cultivables très fertiles. Il est vrai qu'en sus d'un taux d'artificialisation élevé, proche de 10%, l'Alsace est également un territoire qui se caractérise par l'une des plus rapides diminutions de ses terres agricoles[25]. Alsace Nature regrette amèrement l'absence de débat public, en dépit des assurances données par les hommes politiques [26],[27],[28].

Un collectif GCO non merci[29] – composé d'associations comme Alsace nature[30], Astus[31], les amis de la Confédération paysanne[32], les Jeunes écologistes ; le collectif Alsace Notre-Dame des Landes[33], le groupe Convergence des luttes en Alsace et ailleurs[34]; de partis politiques comme Europe Écologie Les Verts ; d'élus et de maires de communes opposés au projet comme Alain Jund, écologiste et vice-président de l'Eurométropole Strasbourg, Dany Karcher, maire de Kolbsheim, Luc Huber, maire délégué de Pfettisheim, Jean-Charles Lambert, maire de Stutzheim-Offenheim ou encore Philippe Pfrimmer, maire de Vendenheim ; des agriculteurs indépendants ou syndiqués, mais aussi de citoyens de tout bord – représente l’opposition visible au projet depuis plus de vingt ans pour certains.

Le parti Unser Land s'oppose à ce qu'il considère comme le saccage du Kochersberg[35].

Alsace Nature annonce saisir la Commission Européenne pour non-respect des directives Habitat-Faune-Flore ainsi que Étude d’impact[36].

De nombreuses associations locales et régionales ont appelé à participer à un grand rassemblement contre le Grand Contournement de Strasbourg le samedi 15 octobre à Strasbourg[37]. Outre quarante tracteurs, la manifestation a rassemblé 1800 personnes selon la police et 3000 selon les organisateurs[38].

Dans la nuit du 27 au 28 octobre 2016 des engins effectuant des sondages géotechniques ont été sabotés sur le ban de la commune d'Eckwersheim [39]. Dans un communiqué publié le 29 octobre le collectif GCO non merci « ne cautionne pas ces actes » mais « n'exclut pas une certaine forme de désobéissance civile »[40].

Les opérations cabanes[modifier | modifier le code]

En juillet 2014, l'opération « cabanes anti-GCO » commence avec l'installation au rond-point entre Duppigheim et Duttlenheim d'une première cabane destinée à alerter les habitants. En septembre, une deuxième cabane est érigée à Kolbsheim, à l'intersection de la D45 et de la D174, avec le soutien de maires des communes concernées par le projet[41], puis une troisième en bordure de la route départementale D263 à la sortie nord de Vendenheim le [42] et une quatrième le , à proximité des communes d'Ittenheim et de Breuschwickersheim.

En 2016, l'opposition se poursuit avec la mise en place d'une cinquième le 30 janvier sur la D31 entre Pfettisheim et Pfulgriesheim [43]. À cette occasion, Luc Huber, maire délégué de Pfettisheim et pilier du collectif GCO non merci, lance la formule « Vinci geh Heim ! » (« Vinci rentre chez toi »). Le 4 février, Emmanuelle Cosse, alors secrétaire nationale d'EELV, se rend en visite à la cabane de Kolbsheim[44]. Le 12 mars suivant, la sixième cabane est inaugurée à Stutzheim-Offenheim[45]. Enfin le 28 mai, la septième est installée à Griesheim-sur-Souffel, commune sur le territoire de laquelle une aire de repos de 18 hectares devrait être construite.

Autres manifestations d'opposants[modifier | modifier le code]

En février 2016, la pétition « Tous unis contre le GCO » est mise en ligne[46].

Le 22 mars 2016, de nombreux agriculteurs se mobilisent et matérialisent l'emprise du GCO à Griesheim-sur-Souffel[47].

Les 2 et 3 avril suivant, la réserve du Bishnoï est inaugurée près d'Ernolsheim sur Bruche[48].

Le 24 avril, une marche populaire entre Pfettisheim et Vendenheim rassemble environ 350 personnes le long de l’hypothétique tracé du GCO entre ces deux communes[49].

La « zadification »[modifier | modifier le code]

Le collectif GCOnonMerci prévient lors de ses opérations cabanes qu'il ne pourra plus longtemps rester insensible à l'appel des zadistes. L'idée que la population locale soit traditionnellement attachée au respect de la légalité[50] ne pourrait bientôt plus être de mise tant la volonté de bloquer le chantier fait son chemin et semble inéluctable. Toutefois, tous les opposants ne sont pas prêts à en découdre avec les forces de l'ordre[réf. nécessaire].

En Alsace, le collectif Alsace NDDL soutient les opposants au projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes[51]. Il rappelle qu'en « arriver à une confrontation sur le terrain est la résultante née de l'obtusisme des collectivités à croire que ce qu'elles défendent est l'unique solution. L'absence d'un dialogue objectif est de leur responsabilité et donc, la confrontation sur le terrain aussi. ».

Fort du soutien des trois mille manifestants (estimation des organisateurs) à Strasbourg, le président d'Alsace Nature précise que « s’il le faut, même si ce n’est pas notre volonté, peut-être que nous serons même obligés pour arriver à nos fins à monter une ZAD », tandis que le président de France Nature Environnement souhaite que le GCO connaisse un retentissement national[52]

Début des travaux[modifier | modifier le code]

Des forages ont été menés à Kolbsheim, vraisemblablement sans autorisation[53]. Les travaux ont été arrêtés. Le maire de Kolbsheim, compte tenu de l'atteinte portée à l'habitat du grand hamster, a pris un arrêté « interdisant les travaux [...] sur le ban de Kolbsheim »[54].

En septembre 2016, le concessionnaire Arcos a publié « Liaison(s) A355 »[55], un magazine d'information distribué aux riverains de la future autoroute.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. « GCO, COS, A355, A35 », sur dna.fr le 27 octobre 2016
  2. O.C, « L’A35 à Strasbourg : 160 000 véhicules par jour, 10% de poids lourds », sur www.dna.fr, Dernières Nouvelles d'Alsace,‎ (consulté le 30 juillet 2013)
  3. « Pourquoi il nous faut le GCO », sur gco2016tousgagnants.com
  4. le gco est-il la solution? surwww.dna.fr
  5. une-seule-solution-contre-la-pollution-diminuer-le-trafic site web actus.alsacenature.org
  6. Strasbourg respire
  7. GCO projet inutile sur reporterre.net
  8. bureau d'étude TTK site web gcovendenheim voir page 50.
  9. l’État donne raison aux anti-GCO site web gcononmerci.org
  10. Le PLU adopté, mais des bémols dont le GCO sur gcononmerci.org
  11. 10 propositions pour faire sauter le bouchon site web gcononmerci.
  12. Les dernières nouvelles d’Alsace en date du samedi 15 octobre 2016. Voir page 37
  13. Les dernières nouvelles d’Alsace en date du mercredi 9 novembre. Voir page 44.
  14. « Grand contournement Ouest de Strasbourg : et maintenant le péage… », DNA, 3 février 2012
  15. « Quatre candidats pour le GCO », sur www.lesechos.fr,‎
  16. Décret n° 2016-72 du 29 janvier 2016 approuvant la convention de concession passée entre l'Etat et la société concessionnaire de l'autoroute de contournement ouest de Strasbourg pour le financement, la conception, la construction, l'entretien, l'exploitation et la maintenance de l'autoroute A 355, autoroute de contournement ouest de Strasbourg, ainsi que le cahier des charges annexé à cette convention, (lire en ligne)
  17. « GCO tous gagnants »
  18. je veux mon GCO
  19. des personnalites interpellent la ministre de la culture sur dna.fr
  20. le transport collectif absent sur fnaut.fr
  21. la FNAUT réclame une réorientation profonde de la politique des transports sur fnaut.fr
  22. « A 355 - Grand contournement ouest de Strasbourg (GCO) », Info-projet.fr,‎ (consulté le 15 février 2012)
  23. « GCO - les écologistes strasbourgeois stupéfaits », sur dna.fr,‎
  24. le BTP doit se réorienter vers des projets utiles et sobres sur actus.alsacenature.org
  25. [PDF] Le_point_sur___Sols_V7.pdf sur www.developpement-durable.gouv.fr Le taux d'artificialisation en Alsace est d'environ 10%, cependant qu'entre 2000 et 2006, les terres agricoles ont diminué de 0,3% (voir graphique en première page)
  26. [1] site web alsacenature.org
  27. projet nuisible, inutile site web France Nature Environnement.
  28. le contournement-de strasbourg un projet obsolète et destructeur sur fne.asso.fr
  29. GCO non merci site web GCOnonMerci.org
  30. Alsace Nature
  31. Astus, Arbres
  32. les Amis de la Confédération Paysanne
  33. collectif Alsace NDDL
  34. Convergence des luttes en Alsace et ailleurs
  35. « Unser Land dit non au GCO »
  36. Saisine de la commission européenne sur alsacenature.org
  37. appel à manifestation 15 octobre 2016 à Strasbourg sur gcononmerci.org
  38. « Les opposants en force », Journal,‎ (lire en ligne)
  39. « Vandalisme contre les engins de Vinci », sur dna.fr,‎
  40. Communiqué du collectif GCO non merci sur gcononmerci.org.
  41. « Deuxième cabane anti-GCO », sur rue89strasbourg.com,‎
  42. le 24 janvier 2015. « Une cabane anti-GCO installée à Vendenheim », francetvinfo.fr, 24 janvier 2015
  43. « Une 5e cabane anti-GCO », gcononmerci.org
  44. Emmanuelle Cosse à la cabane de Kolbsheim le 4 février 2016 site web gcononmerci.org
  45. Cabane anti-GCO#6, gcononmerci.org
  46. Tous unis contre le GCO sur change.org
  47. « Manifestation : non au GCO », reportage vidéo de L'Est agricole et viticole, 22 mars 2016
  48. « Inauguration de la réserve du Bishnoï », gcononmerci.org, 5 avril 2016
  49. « Marche Pfettisheim-Vendenheim en images », gcononmerci.org, 24 avril 2016
  50. « ZAD en Alsace ? », sur www.rue89strasbourg.com,‎
  51. Collectif Alsace NDDL
  52. les anti-gco refusent de lâcher l'affaire sur lalsace.fr
  53. infraction à l'environnement sur fne.asso.fr (site de France Nature Environnement).
  54. Dernières nouvelles d'Alsace en date du 7 octobre 2016. Voir page 16
  55. « Magazine Liaisons(s) A355 »

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]