Autoroute A355 (France)

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Autoroute A355
Cartouche de la route
Autres dénominations Grand contournement ouest de Strasbourg
Historique
Ouverture 2020
Caractéristiques
Direction Nord / Sud
Intersections A4 A35 au nord de Strasbourg
A351 à l'est de Strasbourg
A35 A352 au sud de Strasbourg
Extrémité Strasbourg
Réseau Autoroute française, actuellement en projet
Territoire traversé
Régions Grand Est
Départements Bas-Rhin
Villes principales Strasbourg
Exploitation
Concessionnaire Vinci Autoroutes

L'autoroute A355, dite grand contournement ouest (GCO) ou contournement ouest de Strasbourg (COS)[1], est un projet de contournement autoroutier de Strasbourg de 24 kilomètres par l'ouest à travers le Kochersberg.

Cette autoroute à péage devrait ouvrir ses voies à la circulation en septembre 2020. Elle est financée intégralement par le concessionnaire Vinci (entreprise) qui a créé deux sociétés : ARCOS (pour la gestion) et SOCOS (pour la construction).

Le contournement ouest sera le prolongement au nord de Strasbourg de l'autoroute A4, dans le sens Paris-Strasbourg, au niveau de Vendenheim à l'intersection avec l'autoroute A35 provenant de Lauterbourg. Au sud, il prolongera l'autoroute A35, dans le sens Colmar-Strasbourg, au niveau d'Innenheim à l'intersection avec l'autoroute A352.

En plus des échangeurs nord et sud, un échangeur au niveau du barreau de péage d'Ittenheim permettra de relier Strasbourg par la nationale 4 puis l'autoroute A351. Un quatrième échangeur au niveau de la zone d'activités de la plaine de la Bruche entre Duttlenheim et Duppigheim relié à l'air de service de Duttlenheim donnera un accès la zone d'activité. Ces deux échangeurs entre Vendenheim et Innenheim seront les seuls accès au contournement.

Le projet a pour but de désengorger la traversée strasbourgeoise de l'A35, l'un des axes les plus fréquentés de France avec 160 000 véhicules par jour, dont 10 % de poids lourds[2]. D'après Jean-Luc Heimburger, président de la CCI de Strasbourg et du Bas-Rhin, l'autoroute A355 permettrait de transférer dans le Kochersberg une partie du trafic en transit de l'agglomération strasbourgeoise et diminuer l'impact de pollution[3]. Alsace Nature s'oppose au projet.

Description du projet[modifier | modifier le code]

Tracé principal de l'A355[modifier | modifier le code]

L'autoroute, à 2×2 voies et d'une longueur de 24 km, contournera l'agglomération de Strasbourg par l'ouest à travers le Kochersberg, en reliant l’A4 et la jonction A35/A352.

Le tracé emprunte un "couloir" non bâti sur l'ensemble de son tracé : la création de l 'A355 ne procédera à aucune destruction de maison. Deux grand viaducs sont prévus (Vallée de la Bruche et nord de Vendenheim), ainsi qu'une tranchée couverte de près de 300m. L'autoroute traverse la zone de protection stricte (ZPS) nord du grand hamster d'Alsace, à Kolbsheim et Ernolsheim-sur-Bruche imposant au concessionnaire le respect de fortes contraintes environnementales.

L’investissement total initial était estimé à environ 750 millions d’euros en 2012. Suite aux déboires de l'entreprise Vinci qui avait d'abord été sélectionnée pour la mise en œuvre du chantier, le projet autoroutier a été réduit à un tronçon de 2×2 voies sans terre-plein central et le coût estimé atteindrait environ 475 millions d'euros.

Échangeurs[modifier | modifier le code]

Le tracé est interconnecté à l'échangeur A352/A4/A35 au sud, et à l'échangeur A4/A35 au nord. Par ailleurs, un diffuseur gratuit est prévu dans la zone industrielle de la Bruche (Duttlenheim/Duppigheim), ainsi qu'un diffuseur sur la RN4 (Ittenheim)

Contrairement au projet présenté lors de l’enquête publique, le projet d’échangeur prévoit une continuité entre l'A4 et la future A355. En venant de Paris, les automobilistes sont conduits naturellement à éviter la traversée de Strasbourg (A35) pour emprunter le contournement (A355). A contrario, pour se diriger vers Strasbourg, ils devront emprunter une bretelle. A cet emplacement, le trafic s’élève à environ 100 000 véhicules par jour (70 000 de Brumath et vers Brumath sur l'A4, et 30 000 véhicules de Lauterbourg et vers Lauterbourg sur l’A35). La future bretelle a été redimensionnée (déboitement à 2 voies) pour absorber les 70 000 passages journaliers (abstraction faite des véhicules en transit réorientés vers l'A355).

Requalification de l'A35 traversant Strasbourg[modifier | modifier le code]

L’autoroute A35 a été conçue pour accueillir un trafic de 50 000 véhicules/jour et rester praticable jusqu’à 80 000 véhicules/ jour. En 2010, 164 000 véhicules/jour en moyenne sont comptabilisés à hauteur de Cronenbourg[4].

La création de l'A355 devrait être accompagnée de la requalification de l'A35 traversant Strasbourg entre Vendenheim et Geispolsheim. Le président de la métropole de Strasbourg a procédé à l’installation d’un groupe de travail à cet effet. La tâche s’avère délicate mais c'est une condition nécessaire pour apaiser la traversée de Strasbourg d'une part en instaurant une baisse de la vitesse, et le succès du transfert de trafic vers l'A355 d'autre part. Nombreux sont ceux, parmi les opposants comme les défenseurs du projet, qui expriment des craintes quant à l’accessibilité de Strasbourg[5].

Calendrier[modifier | modifier le code]

En 2012, le début du chantier de l'autoroute A355 était initialement annoncé pour 2013 et la mise en service prévue en 2016 ou 2017[6]. Vinci Concessions avait été choisi comme concessionnaire en janvier 2012, avant que sa candidature soit invalidée en juin suivant pour défaut de financement.

En novembre 2014, un nouvel appel d'offre est lancé : les quatre entreprises candidates au premier appel d'offre, Vinci, Eiffage, Bouygues et un consortium composé de Lingenheld, Fayat et NGE, sont de nouveau en lice pour un marché total de 475 millions d'euros.

Le début des travaux est alors prévu pour 2018 et la mise en service du tronçon autoroutier pour 2020[7].

Le décret du 29 janvier 2016 publié au Journal officiel du 31 janvier 2016[8], désigne Vinci comme concessionnaire de l'A355 après une première attribution en 2012. Il s'agira d'une autoroute à péage, financée intégralement par Vinci et concédée pour une durée de 54 ans. La mise en service est prévue fin 2020.

Soutien au projet[modifier | modifier le code]

Chambre de commerce[modifier | modifier le code]

Pour soutenir le projet, les CCI de Strasbourg, du Bas-Rhin et d'Alsace ont créé le blog GCO 2016 tous gagnants[9].

Automobile Club Association[modifier | modifier le code]

L’Automobile Club Association s’est déclarée favorable dès l’origine à ce projet en 1970 et se réjouit de la mise en œuvre du GCO, maillon qu'il juge indispensable et attendu de la mobilité dans la région.

Un site internet a été mis en place pour témoigner de ce soutien[10].

Opposition au projet[modifier | modifier le code]

Stéphane Bern, Charlotte de Turckheim, et José Bové interpellent Audrey Azoulay, ministre de la culture, sur les dégâts irréversibles qu'entraînerait la construction du Grand Contournement Ouest de Strasbourg sur les jardins du château de Kolbsheim[11]. Entre temps, le président de la république, Emmanuel Macron, a chargé Stéphane Bern d'une une « mission de réflexion au financement de la rénovation du petit patrimoine en péril »[12], ce qui renforce la détermination des opposants au projet.

Le projet autoroutier est localement très contesté dans plusieurs des communes traversées, pour de nombreuses raisons : il doit être frayé dans le Kochersberg, zone agricole fertile, et va modifier l'environnement de 24 communes; il menace l'habitat naturel du grand hamster d'Alsace, déjà réduit par l'extension de la culture intensive du maïs dans la région. Des écologistes alsaciens dénoncent un projet destiné à subventionner le secteur du BTP aux dépens des populations locales[13],[14]. Certains agriculteurs craignent que leurs parcelles ne soient polluées, et refusent la disparition de 280 hectares de terres cultivables très fertiles[15]. L'état de la biodiversité en France présente une dégradation continue, à tel point qu'un tiers des espèces est menacé[16]. Alsace Nature regrette amèrement l'absence de débat public, en dépit des assurances données par les hommes politiques [17],[18],[19].

Un collectif GCO non merci[20] – composé d' Alsace nature[21] ( qui comprend Astus[22]), des amis de la Confédération paysanne[23], des Jeunes écologistes ; du collectif Alsace Notre-Dame des Landes[24], du groupe Convergence des luttes en Alsace et ailleurs[25]; de partis politiques comme Europe Écologie Les Verts ; d'élus et de maires de communes opposés au projet comme Alain Jund, écologiste et vice-président de l'Eurométropole Strasbourg, Dany Karcher, maire de Kolbsheim, Luc Huber, maire délégué de Pfettisheim, Jean-Charles Lambert, maire de Stutzheim-Offenheim ou encore Philippe Pfrimmer, maire de Vendenheim ; des agriculteurs indépendants ou syndiqués, mais aussi de citoyens de tout bord – représente l’opposition visible au projet depuis plus de vingt ans pour certains.

Le parti Unser Land s'oppose à ce qu'il considère comme le saccage du Kochersberg[26].

Alsace Nature annonce saisir la Commission Européenne pour non-respect des directives Habitat-Faune-Flore ainsi que Étude d’impact[27].

De nombreuses associations locales et régionales ont appelé à participer à un grand rassemblement contre le Grand Contournement de Strasbourg le samedi 15 octobre à Strasbourg[28]. Outre quarante tracteurs, la manifestation a rassemblé 1800 personnes selon la police et 3000 selon les organisateurs[29].

Dans la nuit du 27 au 28 octobre 2016, des engins effectuant des sondages géotechniques ont été sabotés sur le ban de la commune d'Eckwersheim [30]. Dans un communiqué publié le 29 octobre le collectif GCO non merci « ne cautionne pas ces actes » mais « n'exclut pas une certaine forme de désobéissance civile »[31].

Le 29 mars 2017, le tribunal administratif de Strasbourg rejette la requête de l'association Alsace Nature contre le contrat de concession. Le tribunal estime que l'association, ainsi que la commune de Vendenheim, qui s'était associée à la requête, n'ont pas suffisamment prouvé être lésées par ce contrat de concession[32]. Le 7 avril suivant, Alsace Nature est déboutée d'une procédure en référé-suspension contre les arrêtés préfectoral et ministériel autorisant des travaux préparatoires au GCO dans des zones protégées[33].

Venu soutenir les opposants le 14 juin 2017, le député européen José Bové annonce un moratoire de la part de Nicolas Hulot, ministre de la Transition énergétique et solidaire. Mais le ministre dément catégoriquement les propos tenus par le député[34]. Les DNA titrent « Bové met Hulot dans l'embarras »[35]. La députée de la circonscription Martine Wonner (LREM) a exprimé son opposition personnelle au projet, sachant qu'elle seule ne peut contribuer à faire annuler le projet. La représentante bas-rhinoise du parti LREM, Laurence Vaton, a également affirmé son opposition au projet. Mais LREM n’a pas pris de position officielle sur le sujet. Par ailleurs, le gouvernement a annoncé la fin de la période des grandes infrastructures, pour mieux se consacrer à l'entretien et la modernisation de celles existantes, et ainsi redonner ses lettres de noblesse aux transports du quotidien. Les opposants au projet aimeraient que cette philosophie soit appliquée localement[36],[37]. Martine Wonner a défendu son point de vue auprès du cabinet de la ministre chargée des Transports, Élisabeth Borne[38].

Les opérations cabanes[modifier | modifier le code]

En juin 2014, l'opération « cabanes anti-GCO » commence avec l'installation le 29 juin, entre Duppigheim et Duttlenheim sur la route départementale D393 à proximité de l'intersection avec la D111, d'une première cabane destinée à alerter les habitants et automobiliste. En septembre, une deuxième est érigée à Kolbsheim, à l'intersection de la D45 et de la D174, avec le soutien de maires des communes concernées par le projet[39]. Inaugurée le 27 septembre, elle va devenir un point de rendez-vous régulier. Début 2015, une troisième cabane est inaugurée le 24 janvier en bordure de la route départementale D263 à la sortie nord de Vendenheim [40]. Une quatrième, le , à proximité des communes d'Ittenheim et de Breuschwickersheim est installée en bordure de la nationale 4.

En 2016, l'opposition se poursuit avec la mise en place d'une cinquième le 30 janvier sur la D31 entre Pfettisheim et Pfulgriesheim [41]. À cette occasion, Luc Huber, maire délégué de Pfettisheim et pilier du collectif GCO non merci, lance la formule « Vinci geh Heim ! » (« Vinci rentre chez toi »). Le 4 février, Emmanuelle Cosse, alors secrétaire nationale d'EELV, se rend en visite à la cabane de Kolbsheim[42]. Le 12 mars suivant, la sixième cabane est inaugurée à Stutzheim-Offenheim[43]. Enfin le 28 mai, la septième est installée à Griesheim-sur-Souffel.

En 2017, une huitième est inaugurée le 4 février à Eckwersheim au pied du château d'eau le long de la route départementale D226. Le 14 juin, José Bové, eurodéputé écologiste vient confirmer son engagement aux côtés des opposants à la cabane de Kolbsheim devenu le "spot de Kolbsheim" et bivouaque avec eux dans un près à côté de l'ancien moulin du village. Quelques jours plutard, le 24 juin, quasiment 3 ans jour pour jour, la première cabane qui avait été éphémère, est définitivement installée à proximité de l'intersection entre la D393 et D111, entre Duppigheim et Duttlenheim sur le terrain d'un agriculteur opposé au projet.

Autres manifestations d'opposants[modifier | modifier le code]

En février 2016, la pétition « Tous unis contre le GCO » est mise en ligne[44].

Le 22 mars 2016, de nombreux agriculteurs se mobilisent et matérialisent l'emprise du GCO à Griesheim-sur-Souffel[45].

Les 2 et 3 avril suivant, la réserve du Bishnoï est inaugurée près d'Ernolsheim sur Bruche[46].

Le 24 avril, une marche populaire entre Pfettisheim et Vendenheim rassemble environ 350 personnes le long de l’hypothétique tracé du GCO entre ces deux communes[47].

Une manifestation contre le GCO a eu lieu à Strasbourg le samedi 30 septembre 2017[48]. L'opposition au projet s'est légèrement accentuée. C'est désormais à Nicolas Hulot qu'il revient de décider de la suite à donner au projet[49].

La zadification[modifier | modifier le code]

Le collectif GCOnonMerci prévient lors de ses opérations cabanes qu'il ne pourra plus longtemps rester insensible à l'appel des zadistes, bien que la population locale soit traditionnellement attachée au respect de la légalité[50]. En Alsace, le collectif Alsace NDDL soutient les opposants au projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes[51]. Il rappelle qu'en « arriver à une confrontation sur le terrain est la résultante née de l'obtusisme des collectivités à croire que ce qu'elles défendent est l'unique solution. L'absence d'un dialogue objectif est de leur responsabilité et donc, la confrontation sur le terrain aussi. ». Fort du soutien des deux mille manifestants (estimation des organisateurs) à Strasbourg, le président d'Alsace Nature précise que « s’il le faut, même si ce n’est pas notre volonté, peut-être que nous serons même obligés pour arriver à nos fins à monter une ZAD », tandis que le président de France Nature Environnement souhaite que le GCO connaisse un retentissement national[52]. Une zone à défendre commence à se mettre en place à Kolbsheim[36], sur un terrain appartenant au châtelain voisin, opposé au projet, et avec l'assentiment du maire de la commune, partisan de la « désobéissance civile et non violente dans la lutte contre Vinci ». Même si les agriculteurs concernés par le trajet affirment leur opposition au projet, la FDSEA, quant à elle, ne souhaite pas s'y opposer[53].

Au cas où les travaux de destruction de la forêt de Kolbsheim débuteraient, les cloches de l'église protestante de la commune résonneraient, de sorte que la population, ainsi avertie, pourrait venir s'opposer à l'abattage des arbres[54]. Les conclusions du Conseil National de Protection pour la Nature, critiques vis-à-vis du projet, renforcent la conviction des opposants.

Autre position: la FDSEA[modifier | modifier le code]

La FDSEA se dit certes opposée au GCO[55], mais s'oppose surtout à ce qu'elle considère comme la surenchère des mesures de compensation environnementale demandée par les défenseurs de l'environnement. Pour la FDSEA, la perte des terres nécessaires à l'emprise autoroutière d'une part, et celles nécessaires à la compensation d'autre part, est perçue comme une « double peine ». Aussi du fumier et des pneus ont-ils été déversés devant le siège d' Alsace Nature[56].

Début des travaux[modifier | modifier le code]

En septembre 2016, le concessionnaire Arcos a publié « Liaison(s) A355 »[57], un magazine d'information distribué aux riverains de la future autoroute.

En septembre 2016, des forages sont menés sur l'ensemble du tracé. Dans le cas particulier de Kolbsheim, ces travaux préparatoires situés en ZPS commencent vraisemblablement sans autorisation[58] . Les travaux ont été arrêtés. Le maire de Kolbsheim, opposant au projet, a profité d'une atteinte portée à l'habitat du grand hamster pour prendre un arrêté « interdisant les travaux [...] sur le ban de Kolbsheim »[59]. En réalité, aucun hamster n'a été repéré depuis de nombreuses années sur cette commune. Cet arrêté a été levé depuis. Fin 2016, au titre des mesures compensatoires préalables à la construction de l'infrastructure[60], la société d'autoroute a procédé à un premier lâcher de 70 grands hamsters dans la ZPS sud, sur le territoire des communes d'Elsenheim, Grussenheim et Jebsheim. Alsace Nature se pose la question du caractère pertinent de la mesure à 45 km de la zone concernée par les travaux. D'ailleurs, le maire d'Elsenheim s'est fendu d'une lettre à la sous-préfecture, restée jusque-là sans réponse (« on a été mis devant le fait accompli »)[61].

En avril et mai 2017, de nouveaux comptages des terriers effectué par l'Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS), sur l'ensemble des 3 ZPS, ont révélé une évolution encourageante de leur nombre, passant de 400 à 523[62]. Il n'en est pas moins vrai que le grand hamster fait partie des espèces menacées[63].

En septembre 2017, le concessionnaire commence le déboisement des massifs forestiers pour permettre les diagnostics archéologiques préalables. Face au blocage par des opposants au projet, le ministère des transports décide de suspendre ces travaux[64]. Nombre d'élus locaux[65], les présidents de la CCI Alsace Eurométropole, de la Chambre régionale de métiers et de l’artisanat du Grand Est en appellent directement au Premier ministre, Édouard Philippe, pour que les travaux reprennent[66]. Alsace Nature demande elle-aussi à être reçue par le Premier ministre[67].

Le , les ministres de la Transition écologique et solidaire et des Transports confirment que l’État respectera les termes du contrat relatif au contournement ouest de Strasbourg conclu en 2016 avec le concessionnaire ARCOS.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. « GCO, COS, A355, A35 », sur dna.fr le 27 octobre 2016
  2. O.C, « L’A35 à Strasbourg : 160 000 véhicules par jour, 10% de poids lourds », sur www.dna.fr, Dernières Nouvelles d'Alsace, (consulté le 30 juillet 2013)
  3. « Pourquoi il nous faut le GCO », sur gco2016tousgagnants.com
  4. Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte ; aucun texte n’a été fourni pour les références nommées croissance_du_trafic
  5. Les dernières nouvelles d’Alsace en date du mercredi 9 novembre. Voir page 44.
  6. « Grand contournement Ouest de Strasbourg : et maintenant le péage… », DNA, 3 février 2012
  7. « Quatre candidats pour le GCO », sur www.lesechos.fr,
  8. Décret n° 2016-72 du 29 janvier 2016 approuvant la convention de concession passée entre l'Etat et la société concessionnaire de l'autoroute de contournement ouest de Strasbourg pour le financement, la conception, la construction, l'entretien, l'exploitation et la maintenance de l'autoroute A 355, autoroute de contournement ouest de Strasbourg, ainsi que le cahier des charges annexé à cette convention, (lire en ligne)
  9. « GCO tous gagnants »
  10. je veux mon GCO
  11. des personnalites interpellent la ministre de la culture sur dna.fr
  12. Le président de la république confie à Stéphane Bern une mission de préservation du patrimoine sur rancetvinfo.fr
  13. « GCO - les écologistes strasbourgeois stupéfaits », sur dna.fr,
  14. le BTP doit se réorienter vers des projets utiles et sobres sur actus.alsacenature.org
  15. Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte ; aucun texte n’a été fourni pour les références nommées Kochersberg
  16. L'état de la biodiversité en France se dégrade continûment sur reporterre.net, site de Reporterre.
  17. [1] site web alsacenature.org
  18. projet nuisible, inutile site web France Nature Environnement.
  19. le contournement-de strasbourg un projet obsolète et destructeur sur fne.asso.fr
  20. GCO non merci site web GCOnonMerci.org
  21. Alsace Nature
  22. Astus, Arbres
  23. les Amis de la Confédération Paysanne
  24. collectif Alsace NDDL
  25. Convergence des luttes en Alsace et ailleurs
  26. « Unser Land dit non au GCO »
  27. Saisine de la commission européenne sur alsacenature.org
  28. appel à manifestation 15 octobre 2016 à Strasbourg sur gcononmerci.org
  29. « Les opposants en force », Journal,‎ (lire en ligne)
  30. « Vandalisme contre les engins de Vinci », sur dna.fr,
  31. Communiqué du collectif GCO non merci sur gcononmerci.org.
  32. « Le tribunal administratif rejette le recours contre le GCO », sur rue89strasbourg.com,
  33. « Alsace Nature échoue à faire suspendre des travaux », sur rue89strasbourg.com,
  34. Moratoire: le ministre dément sur lalsace.fr
  35. « Bové met Hulot dans l'embarras », sur dna.fr (consulté le 16 juin 2017)
  36. a et b ZAD sur rue89strasbourg.com
  37. transports-les-grands-chantiers-suspendus sur lejdd.fr
  38. GCO: les opposants montent au créneau tandis que les travaux tardent. sur france3-regions.francetvinfo.fr
  39. « Deuxième cabane anti-GCO », sur rue89strasbourg.com,
  40. le 24 janvier 2015. « Une cabane anti-GCO installée à Vendenheim », francetvinfo.fr, 24 janvier 2015
  41. « Une 5e cabane anti-GCO », gcononmerci.org
  42. Emmanuelle Cosse à la cabane de Kolbsheim le 4 février 2016 site web gcononmerci.org
  43. Cabane anti-GCO#6, gcononmerci.org
  44. Tous unis contre le GCO sur change.org
  45. « Manifestation : non au GCO », reportage vidéo de L'Est agricole et viticole, 22 mars 2016
  46. « Inauguration de la réserve du Bishnoï », gcononmerci.org, 5 avril 2016
  47. « Marche Pfettisheim-Vendenheim en images », gcononmerci.org, 24 avril 2016
  48. GCO non merci sur gcononmerci.org
  49. Manifestation GCO Strasbourg sur rue89strasbourg.com
  50. « ZAD en Alsace ? », sur www.rue89strasbourg.com,
  51. Collectif Alsace NDDL
  52. les anti-gco refusent de lâcher l'affaire sur lalsace.fr
  53. Les Dernière Nouvelles d'Alsace en date du samedi 12 août 2017. Voir page 13 article intitulé "un camp permanent".
  54. Aux arbres, citoyens! sur gcononmerci.org
  55. Mobilisation contre le GCO sur fdsea67.fr
  56. La manifestation anti-nature de la FDSEA-67 sur alsacenature.org
  57. « Magazine Liaisons(s) A355 »
  58. infraction à l'environnement sur fne.asso.fr (site de France Nature Environnement).
  59. Dernières nouvelles d'Alsace en date du 7 octobre 2016. Voir page 16
  60. « Premier lâcher compensatoire », sur dna.fr,
  61. Dernière nouvelles d'Alsace en date du mercredi 7 juin 2017 (article page 13).
  62. « Le grand hamster gagne du terrain », sur dna.fr,
  63. Liste rouge des mammifères d'Alsace sur odonat-grandest.fr. ODONAT Grand Est fait partie de France Nature Environnement-Grand Est.
  64. « Les opposants au GCO marquent un point en Alsace », sur europe1.fr,
  65. « CGO : 23 maires de l'agglomération strasbourgeoise signent une tribune en faveur de l'autoroute », sur France3-regions,
  66. « GCO : les collectivités saisissent Matignon », sur Dernières Nouvelles d'Alsace,
  67. « Les collectivités tentent une riposte...quitte à renouer avec les mensonges ! », sur salsacenature.org,

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]