Gare de Namur

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Namur
Image illustrative de l’article Gare de Namur
Bâtiment voyageurs et entrée de la gare.
Localisation
Pays Belgique
Commune Namur
Quartier Centre-ville
Adresse Place de la Station
Coordonnées géographiques 50° 28′ 09″ nord, 4° 51′ 45″ est
Gestion et exploitation
Propriétaire SNCB
Exploitant SNCB
Services InterCity (IC)
Suburbain (S)
Omnibus (L)
Heure de pointe (P)
Caractéristiques
Ligne(s) 125, 130, 142, 154, 161, 162
Voies 11
Quais 6
Transit annuel 7,11 millions
Altitude 90 m
Historique
Mise en service
Architecte Lambeau
Correspondances
Bus TEC Namur-Luxembourg
Géolocalisation sur la carte : Belgique
(Voir situation sur carte : Belgique)
Namur
Géolocalisation sur la carte : Province de Namur
(Voir situation sur carte : Province de Namur)
Namur

La gare de Namur est une gare ferroviaire belge située à Namur, au nord de la Corbeille, le centre historique de la ville. Le sillon ferroviaire est établi sur un ancien bras de Sambre qui ceinturait anciennement le rempart nord de la ville. Elle est un élément essentiel du réseau wallon du fait de sa situation géographique : les lignes raccordant les parties est-ouest et nord-sud du territoire wallon passant toutes par Namur. Elle est d'ailleurs la première gare wallonne par le nombre de voyageurs, avec 18.649 passagers entrants par jour ouvrable en 2012, devant la gare d'Ottignies (17.240) et la gare de Liège-Guillemins (16.807)[1].

Le bâtiment de la gare se situe entre la gare routière et la « grande poste » (qui a été démantelée en 2009 au profit du nouveau centre de tri de Belgrade). À l'arrière du faisceau, côté Boulevard du Nord, les entrepôts de la cour marchandise ont fait place, fin du siècle dernier, à une enfilade de bureaux occupés par le Service public de Wallonie (anciennement MET).

Situation ferroviaire[modifier | modifier le code]

Établie à 90 mètres d'altitude, la gare de Namur est un important nœud ferroviaire situé aux points kilométriques (PK) : 58,960 de la ligne 125 de Lièges-Guillemins à Namur, après la gare de Marche-les-Dames[2] ; 00,000 de la Ligne 130 de Namur à Charleroi-Sud, avant la gare de Ronet[3] ; 00,000 de la ligne 130B de Namur à Flawinne, avant la gare de Ronet[4] ; 00,00 de la Ligne 154 de Namur à Dinant (Y Neffe), avant la gare de Jambes[5] ; 60,260 de la ligne 161 de Schaerbeek à Namur, après la gare de Rhisnes[6] ; 00,000 de la ligne 162 de Namur à la frontière luxembourgeoise (Kleinbettingen), avant la gare de Jambes-Est[6].

La gare est située à l'intersection de deux axes ferroviaires importantes : Bruxelles - Luxembourg (nord-sud) et de la dorsale wallonne Lille - Liège (est-ouest). Elle est également située en tête d'une ligne secondaire en direction de Dinant, partie intégrante du corridor de fret 2 (dit aussi Athus-Meuse), expliquant l'important trafic de marchandises qui y transite.

Histoire[modifier | modifier le code]

La gare de Namur en 1904
La gare à la même époque, et les tramways de la SNCV.

Le tout premier train à avoir atteint Namur était un train d’essais mis en marche entre Bruxelles et Namur, qui arriva à 10 h le . La distance séparant Bruxelles de Namur, via Braine-le-Comte et Charleroi, fut parcourue en h[7].

L’administration des chemins de fer de l’État belge inaugure le la gare de Namur, ainsi que la ligne de Braine-le-Comte à Namur (actuelles lignes 117, 124 et 130)[8]. À partir du de la même année, les trains commencent à circuler régulièrement[7].

Namur est alors relié à Bruxelles via Charleroi (ligne 130), Luttre et Braine-le-Comte. En effet, après avoir posé les voies ferrées de la « Croix de Malines », entre 1835 et 1840, un second ensemble de voies est posé au départ de la gare de Bruxelles-Midi.

Dès 1850, la gare n'est plus une tête de ligne : un prolongement vers Liège (Val Benoit) est alors inauguré (ligne 125). Il faut noter que les deux lignes sont exploitées par deux compagnies différentes : l'État vers Charleroi et le « Nord-Belge » vers Liège.

En 1856, une troisième compagnie atteint Namur : La Grande compagnie du Luxembourg avec une liaison plus directe vers Bruxelles (ligne 161). Deux ans plus tard, la même compagnie inaugure sa ligne vers Arlon (ligne 162). La gare comportera alors deux dépôts : celui du nord et celui du « Grand Luxembourg ».

En 1862, la Compagnie du Nord-Belge ouvre la ligne vers Dinant (ligne 154). La construction du bâtiment de la nouvelle gare - qui est toujours là - bat son plein. Elle sera inaugurée en 1864. Une sixième ligne sera établie par les chemins de fer de l'État en 1869, en direction de Ramillies et Tirlemont (ligne 142).

Cette ligne est aujourd'hui la seule à avoir été déferrée : l'essentiel entre 1972 et 1975, le tronçon Éghezée - Saint-Servais en 1983 et les derniers kilomètres en 1989 afin de transformer la ligne en RAVeL (voie verte).

Entre 1987 et le , Namur était reliée par deux EuroCity à la ville suisse de Bâle[9].

Le est mis en service la liaison Thalys reliant Namur à la gare de Paris-Nord[10], supprimée pour des raisons budgétaire en 2015[11]. Il y avait deux rotations quotidiennes jusqu'en mai 2000, où il n'y a eu plus qu'une seule par la suite[12].

À la fin des années 1990, le bâtiment voyageurs a été restauré et agrandi par une dalle recouvrant les voies.

Avec la mise en service du tunnel Josaphat à Bruxelles le , Namur obtient une liaison directe avec l'aéroport de Bruxelles-National[13].

Bâtiment[modifier | modifier le code]

La gare actuelle est construite sur les plans de l'architecte M. Lambeau. Celui-ci a aussi réalisé l'ancienne gare de Liège-Guillemins et celle de Charleroi-Sud. Sa façade est ornée des blasons de différentes villes de Belgique, essentiellement des villes ayant une gare importante ou en relation avec celle de Namur. Colorés à l'origine, ces blasons n'ont plus retrouvé leurs couleurs depuis le dernier ravalement des façades. Les deux pavillons aux extrémités des ailes sont des ajouts de 1883. Jadis le public avait accès à la première voie par la salle des pas-perdus en rez-de-chaussée à laquelle étaient joints les buffets de 1re et 2e classe. L'accès aux 6 autres voies se faisait par deux passages souterrains.

Fin des années 1990, la SNCB entreprend une rénovation en profondeur de la gare. De transformations en transformations, l'ancestrale passerelle jouxtant le bâtiment et qui permettait aux piétons d'accéder au Boulevard du Nord a été remplacée par la prolongation du souterrain donnant accès aux voies. Les guichets et la salle d'attente ont été déplacés au-dessus des voies. Cet ensemble forme ainsi un second lien entre la Place de la Station, le Boulevard du Nord et les bureaux du Service public de Wallonie. Le public accède actuellement aux voies 3 à 11, recouvertes d'une dalle de béton, par un ascenseur, des escalators ou des escaliers. Bien que des quais y subsistent, les voies 1 et 2, placées dans un caisson isolé phoniquement, sont maintenant réservées au trafic de marchandises depuis la mise en service d'un passage souterrain (pont tube) évitant le croisement des convois sur les lignes Bruxelles - Luxembourg et Charleroi - Liège, source de difficultés vu la densité du trafic.

Le nœud ferroviaire de Namur comporte également deux autres sites :

  • un des deux ateliers centraux SNCB, chargés des entretiens lourds du matériel, à Salzinnes.
  • un vaste site en reconversion à Ronet. Comptant initialement une gare de triage et deux ateliers de réparation courante, l'un de ceux-ci ferma en 1993 alors que l'autre fut converti en dépôt de base pour l'entretien du réseau par Infrabel. La gare de triage quant à elle ferme en 2011[14].

Service des voyageurs[modifier | modifier le code]

Accueil[modifier | modifier le code]

La gare dispose de salles d'attente, de plusieurs petits commerces et points de restauration. Depuis , la gare accueille le tout premier café Starbucks de Wallonie[15]. Depuis , la gare dispose d'un espace d'accueil où les voyageurs sont orientés par des collaborateurs vers les différents supports de vente réunis en un même espace comportant des automates et des guichets décloisonnés[16].

Desserte[modifier | modifier le code]

La gare de Namur est desservie par des trains de l'opérateur SNCB : InterCity (IC), Omnibus (L), Suburbains (S) et d'Heure de pointe (P). L'offre de service évolue régulièrement, le coeur de desserte depuis la refonte ayant introduit le cadencement généralisé en 1984 (plan IC-IR) est la suivante :

  • Sur l'axe international nord - sud "Ligne du Luxembourg" (ligne 161 vers Bruxelles et ligne 162 vers Arlon et Luxembourg)
    • Une relation intercity à cadence horaire reliant Bruxelles à Luxembourg
    • En effet, depuis 1990, une seconde relation intercity à cadence horaire entre Bruxelles et Namur. Circulant initialement la semaine uniquement et prolongée comme omnibus vers Dinant, elle est ensuite scindée avec une branche Dinant (semaine et weekend) et une branche Liège (semaine uniquement). Cette scission prend fin en 2016. Seule la branche "Liège" subsiste en semaine.
    • Depuis 2016, une troisième relation intercity à cadence horaire entre Bruxelles et Namur, reprenant ensuite la branche "Dinant" de la relation précédente, et desservant le quartier européen de Bruxelles et l'aéroport (plutôt que le centre ville) vient renforcer l'offre. Le weekend, Dinant reste relié à Bruxelles par la seconde relation intercity
    • Une relation omnibus à cadence horaire vers le nord (Gembloux puis Ottignies après y avoir marqué un long arrêt de correspondance avec un train Intercity)
    • Une relation omnibus à cadence horaire (bihoraire le weekend) vers le sud (Ciney voire Rochefort-Jemelle)
  • Sur l'axe international est - ouest "dorsale wallonne" (ligne 125 vers Liège et ligne 130 vers Charleroi, Tournai et Lille ou Mouscron)
    • Une relation intercity à cadence horaire reliant l'agglomération liégeoise : Liège Guillemins, éventuellement amorcée à Liège Saint-Lambert (ex Liège-Palais), Herstal ou Liers) à est et Lille à l'ouest (initialement Mouscron, éventuellement limitée à Tournai lorsque la ligne transfrontalière est en maintenance). En 2014, la relation est scindée en deux : Liège-Saint-Lambert - Mons d'une part et Namur - Lille de l'autre, ce qui donne un tronçon Namur - Mons desservi deux fois par heure.
    • Une relation intercity semi-directe (anciennement Inter-Regio) à cadence horaire reliant Liège/Liers à Charleroi. Cette relation sera scindée dès 1988. La branche ouest (Namur - Charleroi) étant initiée à Jambes. Elle se prolongera au fil du temps vers Mons ou Tournai, puis vers Bruxelles voir Roosendael aux Pays-Bas. En 2014, cette branche est intégrée dans la seconde relation issue du dédoublement de la relation intercity ci-dessus.
    • Une relation omnibus à cadence horaire vers l'ouest (Liège Guillemins, éventuellement prolongée vers une autre gare de l'agglomération liégeoise).
    • Une relation omnibus à cadence horaire vers l'est (Charleroi, parfois prolongée vers Ottignies via la ligne 144). En 2014, le point de rupture entre ces deux relations omnibus est déplacé de Namur à Tamines. En 2017, L'apparition des relations suburbaines autour de Charleroi marque la fin de cette expérience et le retour de l'omnibus Jambes - Namur - Charleroi - Ottignies.
  • Sur la ligne de la Haute Meuse (ligne 154 Namur - Dinant) :
    • avant l'électrification en 1990, des trains omnibus en traction diesel assurent la desserte (prolongée vers Givet jusqu'en 1984) ;
    • dès 1990, un intercity Gand - Bruxelles - Namur - Dinant est assuré par des automotrices "break" ;
    • en 2014, l'omnibus Libramont - Bertrix - Dinant est prolongé jusqu'à Namur (cadence bihoraire) en semaine ;
    • en 2017, il passe en cadence horaire, assurant de ce fait une desserte à la demi-heure entre les deux villes mosanes.


Pour plus de précisions sur la desserte actuelle, on se référera au site internet de l'opérateur SNCB [17].

Intermodalité[modifier | modifier le code]

De nombreuses correspondances sont possibles avec les bus du TEC Namur-Luxembourg[Lesquels ?]. La Place de la Station accueille les lignes urbaines tandis que les lignes périurbaines et express partent des rues avoisinantes. Une gare routière sera installée sur la dalle de la gare SNCB.

La gare dispose d’une station Li Bia Vélo, un service de location de bicyclettes.

Projet[modifier | modifier le code]

Depuis la restauration de la gare dans les années 1990, la dalle de couverture est en attente d'une utilité. On a parlé d'un cinéma, galerie commerçante et même du parlement wallon, mais ce n'en serait rien, puisqu'une étude de faisabilité indique qu'il est tout à fait possible d'accueillir la gare des autobus périurbains des TEC via une rampe d'accès depuis le rond point Léopold Ier. C'est ce troisième qui est donc réalisé, en concert par la ville de Namur, la SNCB et la SRWT.

Les travaux ont commencé fin 2015 et l'inauguration est prévue fin 2020[18].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Bruxelles-Midi première gare du pays, Namur première gare wallonne », sur DH.be,
  2. Annexe E1, Infrabel, 2015, p. 31
  3. Annexe E1, Infrabel, 2015, p. 32
  4. Annexe E1, Infrabel, 2015, p. 33
  5. Annexe E1, Infrabel, 2015, p. 35
  6. a et b Annexe E1, Infrabel, 2015, p. 36
  7. a et b « Tamines : vue du chemin de fer entre Aiseau et Tamines », sur Sambreville bibliotheca (consulté le 2 août 2020)
  8. Édouard Perrot, Des chemins de fer belges, M. Hayez, (lire en ligne)
  9. « Les liaisons "EuroCity" Bruxelles-Bâle supprimées à partir du 3 avril », sur RTBF (via Belga),
  10. « Pari à demi gagné pour le Thalys Namur-Paris Partir de Namur ou de Bruxelles? Ne pas oublier les trains classiques », sur Le Soir,
  11. « Le gouvernement confirme sa décision de suspendre le Thalys wallon », sur RTL Info,
  12. « Un Thalys sur deux en mai L'offre TGV au régime à Mons et Charleroi », sur Le Soir,
  13. « Ouverture du tunnel Schuman-Josaphat : légères adaptations horaires à partir du 3 avril », sur BelgianRail.be,
  14. https://www.rtbf.be/info/regions/detail_gare-de-ronet-fermeture-definitive-a-la-fin-de-l-annee?id=6204103 "Ronet - Fermeture définitive à la fin de l'année ?" rtbf.be
  15. « Un Starbucks Coffee dans la gare de Namur », sur RTBF.be,
  16. « La SNCB inaugure un nouveau concept d’espace d’accueil en gare de Namur », Sudinfo,‎ (lire en ligne).
  17. « Brochures de ligne », sur www.belgiantrain.be, (consulté le 18 janvier 2020).
  18. M.V., « Namur: une phase impressionnante du chantier gare des bus dès lundi », La Dernière Heure/Les Sports,‎ (lire en ligne).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Infrabel, Annexe E.1 : Distances entre gares et nœuds, coll. « Document de référence du réseau », , 43 p. (lire en ligne [PDF]), p. 31-33 et 35-36

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Autres gares ferroviaire de Namur :

Liens externes[modifier | modifier le code]


Origine Arrêt précédent Train Consultez la documentation du modèle Arrêt suivant Destination
Bruxelles-Midi Gembloux IC Ciney Luxembourg
Lille-Flandres
ou Tournai
Tamines IC
(en semaine)
Terminus Terminus
Bruxelles-National-Aéroport Gembloux IC
(en semaine)
Jambes Dinant
Bruxelles-Midi Gembloux IC
(week-ends et fériés)
Jambes Dinant
Bruxelles-Midi Gembloux IC
(en semaine)
Andenne Liège-Saint-Lambert
Mons Tamines IC
(en semaine)
Andenne Liège-Saint-Lambert
Mouscron Jemeppe-sur-Sambre IC
(week-ends et fériés)
Andenne Liers
Maubeuge Charleroi-Sud IC
(en semaine)
Terminus Terminus
Bruxelles-Midi Gembloux P
(en semaine)
Terminus
ou Rochefort-Jemelle
Terminus
Bruxelles-Midi Bruxelles-Luxembourg P
(en semaine)
Libramont Luxembourg
Terminus Terminus L Jambes-Est Ciney
Terminus Terminus L Marche-les-Dames Liège-Guillemins
Terminus Terminus L Jambes Libramont
Terminus Terminus L
(week-ends et fériés)
Jambes-Est Ciney
Terminus Terminus L Gembloux Ottignies
Ottignies
ou Wavre
ou Basse-Wavre
Ronet S Terminus
ou Jambes
Terminus
ou Jambes
Terminus Terminus P
(en semaine)
Jambes-Est Ciney
Terminus Terminus P
(en semaine)
Marche-les-Dames Huy