Gare de Sélestat

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Sélestat
Image illustrative de l’article Gare de Sélestat
Bâtiment voyageurs et entrée de la gare.
Localisation
Pays France
Commune Sélestat
Adresse 1 place de la Gare
67600 Sélestat
Coordonnées géographiques 48° 15′ 36″ nord, 7° 26′ 35″ est
Gestion et exploitation
Propriétaire SNCF
Exploitant SNCF
Services TGV, TER
Fret SNCF
Caractéristiques
Ligne(s) Strasbourg-Ville à Saint-Louis
Sélestat à Lesseux - Frapelle (en partie HS)
Sélestat à Saverne (en partie HS)
Sélestat à Sundhouse (HS)
Voies 8 (+ voies de service)
Quais 5 (dont 4 centraux)
Transit annuel 2 049 330 voyageurs (2014)
Altitude 176 m
Historique
Mise en service
Correspondances
Bus et cars voir à Intermodalité

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Sélestat

Géolocalisation sur la carte : Alsace

(Voir situation sur carte : Alsace)
Sélestat

Géolocalisation sur la carte : Bas-Rhin

(Voir situation sur carte : Bas-Rhin)
Sélestat

La gare de Sélestat (anciennement « gare de Schlestadt ») est une gare ferroviaire française, située sur le territoire de la commune de Sélestat, dans le département du Bas-Rhin, en région Grand Est.

Elle est mise en service en 1840, par la Compagnie du chemin de fer de Strasbourg à Bâle.

C'est une gare de la Société nationale des chemins de fer français (SNCF), du réseau TER Grand Est, desservie par des TGV et des trains express régionaux (en particulier TER 200).

Situation ferroviaire[modifier | modifier le code]

Établie à 176 m d’altitude, la gare de Sélestat et située point kilométrique (PK) 43,218 de la ligne de Strasbourg-Ville à Saint-Louis, entre la gare ouverte d'Ebersheim et la gare fermée de Saint-Hippolyte.

Nœud ferroviaire, elle constitue l'origine, au PK 0,000, des lignes : de Sélestat à Lesseux - Frapelle, déclassée et déposée après Bois-l'Abbesse sur le territoire de la commune de Lièpvre (la gare suivante est Châtenois) et de Sélestat à Saverne, déclassée et déposée entre Molsheim et Saverne (la gare suivante est Scherwiller).

Elle était aussi l'origine de la ligne de Sélestat à Sundhouse aujourd'hui entièrement déclassée et déposée.

Histoire[modifier | modifier le code]

La « station de Schlestadt » est mise en service le 19 octobre 1840 par la Compagnie du chemin de fer de Strasbourg à Bâle, lorsqu'elle ouvre à l'exploitation la section de Benfeld à Colmar. Elle est établie sur le territoire du ban communal de Sélestat, qui compte 2 700 habitants. Un omnibus permet de rejoindre la ville, et des diligences attendent pour emmener les voyageurs à Sainte-Marie-aux-Mines et Saint-Dié-des-Vosges. À la station, on peut se restaurer au « restaurant et café du Débarcadère » ou rejoindre « l'Hôtel du Bouc », sur la place du Marché-aux-grains ; un omnibus y stationne pour le retour à la station[1].

La gare, en 1842.

C'est l'une des vingt stations qui étaient prévues sur le projet d'origine de la ligne et confirmées sur les études définitives[2]. C'est la moins importante des stations de première classe, la superficie de son emprise étant de deux hectares. Elle comprend notamment un bâtiment principal, dû aux dessins de l'architecte Félix Fries, qui, étant situé dans une zone de servitude militaire, est construit avec des matériaux légers pour être facilement détruit en cas de conflit. Donc seules les fondations sont en maçonnerie ; l'ensemble situé au-dessus du sol est réalisé en charpente avec un remplissage en torchis ou en briques crues, le tout étant revêtu d'un enduit hydraulique et protégé par une assez forte saillie de la toiture réalisée en zinc. Il comprend les trois salles d'attente, une pour chaque classe, les bureaux : du chef de station, du receveur, de l'agent de surveillance préposé par le gouvernement à la police du chemin de fer et celui des bagages des voyageurs. Sur le site on trouve également un hangar pour le stationnement des convois et un magasin des marchandises[3].

Du 15 août 1841 au 31 mai 1842, la station de Sélestat délivre des billets à 50 208 voyageurs, pour une recette de 89 936,00 francs, à laquelle s'ajoutent 6 246,45 francs pour le service des bagages et marchandises. Cela la place à la quatrième place des stations de la compagnie pour le nombre de voyageurs, à la cinquième pour la recettes voyageurs et à la sixième pour la recette des bagages et marchandises[4].

Le 20 avril 1854, la Compagnie des chemins de fer de l'Est succède à la Compagnie du chemin de fer de Strasbourg à Bâle.

En 1871, la gare entre dans le réseau de la Direction générale impériale des chemins de fer d'Alsace-Lorraine (EL), à la suite de la défaite française lors de la guerre franco-allemande de 1870 (et le traité de Francfort qui en découle).

Le bâtiment voyageurs actuel est construit en 1873, par la Direction générale impériale des chemins de fer d'Alsace-Lorraine[5].

Le bâtiment voyageurs, du côté des quais.

Le , la gare entre dans le réseau de l'Administration des chemins de fer d'Alsace et de Lorraine (AL), à la suite de la victoire française lors de la Première Guerre mondiale. Puis, le , cette administration d'État forme avec les autres grandes compagnies la SNCF, qui devient concessionnaire des installations ferroviaires de Sélestat. Cependant, après l'annexion allemande de l'Alsace-Lorraine, c'est la Deutsche Reichsbahn qui gère la gare pendant la Seconde Guerre mondiale, du jusqu'à la Libération (en 1944 – 1945).

En 1947, le service voyageurs est fermé en direction de Sundhouse.

Sélestat comportait également un dépôt de locomotives. Celui-ci comportait deux rotondes. L'une se trouvait à l'est, côté bâtiment voyageurs, et l'autre à l'ouest, côté gare aux marchandises. La rotonde « est » est démolie vers 1946[6]. Dans les années 1950, les effectifs de ce dépôt étaient de 25 engins dont des 232 TC[7].

Le poste 1.

La transformation du tunnel de Sainte-Marie-aux-Mines en tunnel routier, en 1973, met un terme aux liaisons directes entre Colmar, Sélestat et Nancy.

En 1980, le service voyageurs est fermé en direction de Sainte-Marie-aux-Mines.

La rotonde « ouest » de l'ancien dépôt est démolie au début des années 1990[8].

Depuis le 11 décembre 2011, soit 4 ans et demi après la mise en service de la première phase de la LGV Est européenne, et 40 ans après les essais du TGV 001 sur son territoire, Sélestat voit s'arrêter le TGV, à raison d'un aller-retour quotidien avec Paris effectué en h 40 min environ.

À contrario, la mise en service de la LGV Rhin-Rhône a supprimé les trains Corail entre Strasbourg et Lyon ; Sélestat a ainsi perdu sa liaison directe avec les anciennes régions administratives Franche-Comté et Rhône-Alpes. Une correspondance à Colmar ou Mulhouse est désormais nécessaire.

En 2014, la SNCF estime la fréquentation annuelle de la gare à 2 049 330 voyageurs[9].

Le poste d'aiguillage de Sélestat est automatisé en 2015, dans le cadre de la mise en service de la « télécommande de la plaine d'Alsace »[10].

Les EuroCity Iris et Vauban, qui reliaient Bâle à Bruxelles via Mulhouse, Colmar, Sélestat, Strasbourg, Metz et Luxembourg, sont supprimés le 3 avril 2016 (dernier jour de circulation le ) en prévision de la mise en service du second tronçon de la LGV Est. Les TER 200 reliant Nancy ou Luxembourg à Bâle sont supprimés à cette même date.

Les derniers Intercités de nuit desservant cette gare, faisant partie du « Quadritranche », disparaissent en 2016. Il s'agit des relations Strasbourg – Montpellier – Cerbère (Portbou jusqu'en ), supprimée le , et Strasbourg – Marseille – Nice, dont la suppression intervient le .

Le , la BB 25588, ayant tracté une rame réversible régionale en provenance de Strasbourg, a pris feu peu après avoir effectué son terminus en gare vers 18 h. L'incident n'a pas fait de victime mais deux voies, une caténaire et une marquise de quai ont été légèrement endommagées[11],[12].

Service des voyageurs[modifier | modifier le code]

Accueil[modifier | modifier le code]

Quai central et salle d’attente.

Gare SNCF[13], elle dispose d'un bâtiment voyageurs avec salle d'attente et guichets ouverts tous les jours. Elle est équipée d'automates pour l'achat de titres de transport TER. Un point presse et un service de restauration sont présents dans le hall. Elle dispose également de salles d'attente sur les quais. La traversée des voies s'effectue par un passage souterrain.

Un service d'accueil pour les personnes à mobilité réduite est ouvert tous les jours et la gare possède des aménagements et équipements spécifiques (fauteuils roulants, rampes d'accès, élévateurs d'embarquement et toilettes aménagées).

Desserte[modifier | modifier le code]

Arrivée d'un TER 200 Bâle – Strasbourg.

Sélestat est desservie par les trains suivants :

Intermodalité[modifier | modifier le code]

Un parking pour automobiles et un parc pour les vélos y sont aménagés. La gare est desservie par les autocars TER et Réseau 67 ainsi que par les autobus urbains du réseau TIS.

Service des marchandises[modifier | modifier le code]

La gare de Sélestat est ouverte au service du fret[14] (trains massifs et wagons isolés pour certains clients).

Elle est essentiellement utilisée par le transport du bois.

La gare aux marchandises est située le long de la route d'Orschwiller.

Coordonnées de la gare aux marchandises : 48° 15′ 26″ N, 7° 26′ 19″ E

Le document de référence du réseau ferré national (DRR) de 2018 indique que la cour marchandises de Sélestat est « immédiatement accessible »[15].

Infrastructures ferroviaires[modifier | modifier le code]

La gare aux marchandises comprend un bâtiment principal auquel est accolée une halle. Elle possède un faisceau de voies de triage. La société Transports Klein y dispose de silos pour le stockage de produits pulvérulents[16].

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. J. Duplessy, Le guide indispensable des voyageurs sur les chemins de fer de l'Alsace: ouvrage rédigé sur des documents authentiques, et contenant la description de tous les lieux parcourus, V. Levrault, 1842, pp. 75 et 83-84 ; intégral (consulté le 4 novembre 2013).
  2. Pierre-Dominique Bazaine, Chemin de fer de Strasbourg à Bâle - notes et documents, Imprimerie nouvelle (association ouvrière), Paris, 1892 p. 88 ; intégral.
  3. Pierre-Dominique Bazaine, Paul-Romain Chaperon, « Légende explicative des planches : Planches 28 et 29 », dans Chemins de fer d'Alsace: leur description complète, trace, terrassements, travaux d'art, voies en fer, stations de toute classe, ateliers, matériel de locomotion : ouvrage formant un ensemble de détails pratiques pour la construction et l'exploitation des chemins de fer, Carilian-Goeury et Vve. Dalmont, 1844, pp. 55-60 ; intégral (consulté le 10 novembre 2013).
  4. J. Duplessy, 1842, opus cité, pp. 18-19 ; intégral (consulté le 16 novembre 2013).
  5. Benfeld - Colmar sur le site d’Étienne Biellmann (consulté le 19 juillet 2017).
  6. « Les dépôts de l'ex AL », page 3, sur le forum LR Presse (consulté le 19 juillet 2017).
  7. EC 64, « Re: Liste (exhaustive) des dépôts Est et AL », sur lrpresse.com, (consulté le 2 mai 2016).
  8. « Photos SNCF années 1970 » page 180, sur le forum LR Presse (consulté le 26 juin 2017).
  9. Fréquentation de la gare de Sélestat, sur SNCF Open Data (consulté le 3 août 2016).
  10. « Automatisation : l'Alsace précurseur », article des DNA du 10 juin 2015.
  11. « Une motrice en feu en gare de Sélestat, trafic toujours bloqué à 21h15, incertitude sur la situation samedi », sur dna.fr, (consulté le 3 septembre 2016).
  12. Marie Heidmann, « Sélestat : motrice en feu à la gare, trafic bloqué pendant des heures », sur france3-regions.francetvinfo.fr/alsace, (consulté le 3 septembre 2016).
  13. Site SNCF TER Grand Est, Informations pratiques sur les gares : Gare de Sélestat ; lire (consulté le ).
  14. Site Fret SNCF : la gare de Sélestat.
  15. DRR - Horaire de service 2018 sur le site de SNCF Réseau.
  16. Stockage, sur le site de Transports Klein.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]


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Strasbourg-Ville Benfeld TER 200 Colmar Mulhouse-Ville
ou Bâle-SNCF
Strasbourg-Ville Strasbourg-Ville TER 200 Colmar Colmar
Strasbourg-Ville Benfeld TER Grand Est Colmar Mulhouse-Ville
ou Bâle-SNCF
Strasbourg-Ville Ebersheim TER Grand Est Terminus
ou Colmar
Terminus
ou Colmar
Strasbourg-Ville
via Molsheim
Scherwiller TER Grand Est Terminus Terminus