Gare de Colmar

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Colmar
Image illustrative de l'article Gare de Colmar
Bâtiment voyageurs et entrée de la gare.
Localisation
Pays France
Ville Colmar
Adresse 9 place de la Gare
68000 Colmar
Coordonnées géographiques 48° 04′ 22″ N 7° 20′ 47″ E / 48.072834, 7.34647948° 04′ 22″ Nord 7° 20′ 47″ Est / 48.072834, 7.346479  
Gestion et exploitation
Propriétaire SNCF
Exploitant SNCF
Services TGV, EC, Intercités de nuit, TER Alsace
Fret SNCF
Caractéristiques
Ligne(s) Strasbourg-Ville à Saint-Louis
Colmar-Central à Metzeral
Colmar-Central à Neuf-Brisach
Colmar-Central à Marckolsheim (HS)
Voies 5 + voies de service
Transit annuel 3,4 millions
Altitude 198 m
Historique
Mise en service 19 octobre 1840
Ouverture 1er mai 1907
(bâtiment voyageurs actuel)
Architecte Ludwig Drum
Classement  Inscrit MH (1984, bâtiment principal)
Correspondances
Bus Lignes   1     3     4     5     7     8    20   21   22   23   24   25   26    A     B     C     E  

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La gare de Colmar est une gare ferroviaire française située à proximité du centre-ville de Colmar, préfecture du département du Haut-Rhin, en région Alsace.

C'est la principale gare de Colmar, la ville possédant deux autres haltes ferroviaires voyageurs (Colmar-Saint-Joseph et Colmar-Mésanges) et une gare aux marchandises. Elle s'appelait autrefois « Colmar-Central » pour la différencier des gares de Colmar-Sud et de Colmar-Nord, aujourd'hui fermées.

Situation ferroviaire[modifier | modifier le code]

Plan du système ferroviaire de Colmar.

Gare de bifurcation elle est établie à 198 m d'altitude et située au point kilométrique (PK) 65,817[1] de la ligne de Strasbourg-Ville à Saint-Louis entre les gares ouvertes de Sélestat (s'intercalent les gares fermées de Saint-Hippolyte, Ribeauvillé, Ostheim - Beblenheim et Bennwihr) et de Herrlisheim-près-Colmar (s'intercale la gare fermée d'Eguisheim).

Elle est l'origine, au PK 0,000, des lignes : de Colmar-Central à Metzeral et de Colmar-Central à Neuf-Brisach.

Elle était aussi l'origine de la ligne de Colmar-Central à Marckolsheim à voie étroite aujourd'hui déclassée et déposée.

Histoire[modifier | modifier le code]

Premières gares[modifier | modifier le code]

La « station de Colmar » est mise en service le 19 octobre 1840 par la Compagnie du chemin de fer de Strasbourg à Bâle, lorsqu'elle ouvre au service la section de Benfeld à Colmar. Le premier mai 1841 elle est reliée à Strasbourg-Koenigshoffen avec la mise en service de Koenigshoffen à Benfeld et le 15 août 1841 elle est reliée à Saint-Louis avec l'ouverture de la section de Colmar à Mulhouse, Mulhouse à Saint-Louis ayant été ouverte le 26 octobre 1840[2]. Le premier bâtiment provisoire en bois est construit, il a la forme d'une grande halle[3].

La gare de Colmar en 1844.

Les travaux pour un bâtiment définitif sont en cours, il est achevé en avril 1842, « au débouché de la rue Bruat sur la rue de la Gare »[4]. Construit par l'entrepreneur Ignace Wetterle, il comporte un corps central à trois ouvertures à la base, avec un étage et un clocheton, il est encadré par deux ailes comportant cinq ouvertures. Une place fermée est aménagée en façade. Son inauguration a lieu le 15 avril 1842[5].

En 1842, J. Duplessy la décrit comme « une vaste et belle station placée en dehors de la porte Kléber ». À la station des « Omnibus » attendent les voyageurs pour les emmener en ville. Colmar est une importante ville qui compte, en 1841, 19 908 habitants. Duplessy signale notamment les deux principaux hôtels : l'Hôtel « de l'Ange » et celui « des Deux-Clefs », qui ont notamment l'avantage de disposer d'un omnibus en attente pour le chemin de fer[6].

Du 15 août 1841 au 31 mai 1842 la station de Colmar délivre des billets à 100 094 voyageurs pour une recette de 198 465,15 francs, auxquels s'ajoutent 13 942,70 francs pour le service des bagages et marchandises. Cela la place à la deuxième place des stations de la compagnie pour le nombre de voyageurs, à la troisième pour la recettes voyageurs et à la quatrième pour la recette des bagages et marchandises[7].

Après la Guerre franco-allemande de 1870 et l'annexion du territoire par l'Empire allemand, la gare est gérée par la Direction générale impériale des chemins de fer d'Alsace-Lorraine. À la fin des années 1870, l'augmentation de sa fréquentation incite l'administration allemande à procéder à des travaux d'agrandissement. Le premier étage du corps central est modifié et à l'extrémité des ailes on ajoute deux bâtiment identiques à l'élément du centre. Cette configuration devient de nouveau insuffisante au début des années 1900[8].

Gare actuelle[modifier | modifier le code]

La gare centrale de Gdańsk (anciennement Dantzig) qui a inspiré l'architecture de celle de Colmar.

La Direction générale impériale des chemins de fer d'Alsace-Lorraine propose de créer une nouvelle gare plus importante légèrement plus au Sud (quelques centaines de mètres), la ville adopte ce projet le 24 mars 1900. En 1902, débutent les travaux de construction sur des plans inspirés de ceux de la gare de Dantzig[9]. De nombreuses entreprises locales participent à cet important chantier qui va coûter 5 525 000 marks (or) à l'Empire allemand et 150 000 marks à la ville. Les nouvelles installations comportent notamment : une gare marchandise et un bâtiment voyageurs d'une longueur de 105 m avec un beffroi d'une hauteur de 36 m. Les voyageurs auront à leur disposition une salle d'attente pour chacune des quatre classes, une salle de relaxation pour les non-fumeurs et un important buffet[10].

La nouvelle gare aux marchandises est mise en service en février 1904 et la nouvelle gare voyageurs le 1er mai 1907[10].

La gare est fustigée par l'artiste Hansi qui l'assimile au "style Babel" ou "style donjon"[11].

Elle est successivement exploitée par la Direction générale impériale des chemins de fer d'Alsace-Lorraine puis par l'Administration des chemins de fer d'Alsace et de Lorraine.

Le 1er janvier 1938, la gare de Colmar devient la propriété de la nouvelle Société nationale des chemins de fer français, mais dès 1940 et la seconde annexion de l'Alsace-Lorraine, elle est exploitée par la Deutsche Reichsbahn comme l'ensemble du réseau ferroviaire d'Alsace-Lorraine.

Les baies originales, qui représentaient la Force et la Vapeur, ont été soufflée par l'explosion d'un train en 1944. Celles actuelles sont de Jean Le Gac et ont été mises en place en 1991[11].

Elle a été dotée en 2008 d'une nouvelle entrée côté ouest et équipée d'un nouvel espace de vente.

Plus de trois millions de voyageurs transitent chaque année par la gare de Colmar.

Service des voyageurs[modifier | modifier le code]

Accueil[modifier | modifier le code]

Gare SNCF, elle dispose d'un bâtiment voyageurs (côté Est), avec guichets, salle d'attente, service accueil jeune voyageur, un point de rencontre et un point d'accueil groupe, ouvert tous les jours, et d'un pavillon Ouest avec également un espace de vente ouvert du lundi au samedi et fermé les dimanches et jours fériés. Elle est équipée d'automates pour l'achat de titres de transport. Des aménagements, équipements et services sont à la disposition des personnes à la mobilité réduite[12].

Place de la Gare, le buffet de la gare comporte également un bar et un espace de vente à emporter[13].

Desserte[modifier | modifier le code]

Voies et quais.

Colmar est une gare voyageurs SNCF, desservie par des trains de grandes lignes et des trains express régionaux du réseau TER Alsace :

Intermodalité[modifier | modifier le code]

Des parcs pour les vélos et des parkings pour les véhicules y sont aménagés. Elle est desservie par des bus du réseau des Transports de Colmar et environs (Trace).

Patrimoine ferroviaire[modifier | modifier le code]

Architecture[modifier | modifier le code]

Façade du bâtiment voyageurs.

Le bâtiment actuel de la gare de Colmar date de 1907, une époque où l'Alsace-Moselle était annexée à l'Empire allemand avec des chemins de fer gérés par la Direction générale impériale des chemins de fer d'Alsace-Lorraine. Inspirée des plans de la gare centrale de Gdańsk, ville polonaise annexée à la Prusse de 1815 à 1919, elle est considérée comme « un des fleurons de l'architecture allemande des années 1900. », comme la gare de Metz[14]. Le style de la gare est caractéristique des mélanges alors en vogue : architecture d'Europe centrale, néo-gothique et néo-renaissance.

En 2004, le parvis de la gare est réaménagé pour mettre en valeur la façade du bâtiment. Un nouvel éclairage doit mettre en relief l'architecture, il propose différentes variantes qui se succèdent en « fondus enchaînés »[15].

Protection[modifier | modifier le code]

Le bâtiment voyageur fait l'objet d'une inscription au titre des monuments historiques depuis le [16].

Rotonde[modifier | modifier le code]

Une ancienne rotonde pour la remise des locomotives existe toujours mais il ne reste plus qu'une seule voie, les autres ont été déposées. Elle sert aujourd'hui d'entrepôt. À l'arrière de celle-ci se dresse l'ancien château d'eau.

Service des marchandises[modifier | modifier le code]

La gare de Colmar est ouverte au service du fret[17].

La gare aux marchandises, mise en service en 1904 par l'administration allemande de l'époque, se trouve au n°28 route de Rouffach. Depuis , la ligne de fret dessert de nouveau la zone industrielle nord de Colmar.

Coordonnées de la gare aux marchandises : 48° 04′ 07″ N 7° 20′ 38″ E / 48.06848, 7.343886 (Gare de Colmar-Marchandises)

L'entreprise Geismar, installée juste en face de la gare aux marchandises, dispose d'un embranchement particulier.

Infrastructures ferroviaires[modifier | modifier le code]

Les bâtiments de la gare aux marchandises et le chantier fret sont situés le long de la route de Rouffach. La gare comprend un bâtiment principal ainsi que trois halles construites en grès rose, une vaste cour de débord et un portique de transbordement. Une agence du Sernam[18] y était installée. Elle dispose aussi d'un faisceau de voies de triage.

Galerie de photographies[modifier | modifier le code]

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Gérard Blier, Nouvelle géographie ferroviaire de la France, tome 2, planche no 11
  2. Pierre-Dominique Bazaine, Chemin de fer de Strasbourg à Bâle - notes et documents, Paris, Imprimerie nouvelle,‎ (lire en ligne), p. 107
  3. Étienne Biellmann, « La première halte en 1840 », sur etienne.biellmann.free.fr (consulté le 26 janvier 2015)
  4. Georges Livet, Histoire de Colmar, Privat, 1983 (ISBN 9782708982048), p. 154
  5. Étienne Biellmann, « La seconde gare en 1842 », sur etienne.biellmann.free.fr (consulté le 26 janvier 2015)
  6. J. Duplessy, Le guide indispensable des voyageurs sur les chemins de fer de l'Alsace: ouvrage rédigé sur des documents authentiques, et contenant la description de tous les lieux parcourus, V. Levrault,‎ (lire en ligne), p. 96-103
  7. J. Duplessy, Le guide indispensable des voyageurs sur les chemins de fer de l'Alsace,‎ (lire en ligne), p. 18-19
  8. Étienne Biellmann, « La troisième gare en 1878 », sur etienne.biellmann.free.fr (consulté le 26 janvier 2015)
  9. Nom allemand de Gdańsk en Pologne.
  10. a et b Étienne Biellman, « La quatrième et actuelle gare (depuis 1907) », sur etienne.biellmann.free.fr (consulté le 26 janvier 2015)
  11. a et b Dominique Toursel-Harster, Jean-Pierre Beck et Guy Bronner, Alsace : Dictionnaire des monuments historiques, Strasbourg, La Nuée Bleu,‎ , 664 p. (ISBN 978-2-7165-0250-4), p. 86-87
  12. « Rechercher Un Horaire », sur ter-sncf.com (consulté le 26 janvier 2015)
  13. « Restaurant - Buffet - Bar », sur gares-en-mouvement.com (consulté le 26 janvier 2015)
  14. Bertrand Lemoine, Guide d'architecture France : 20e siècle, éditions A&J Picard,‎ (ISBN 9782708406032, lire en ligne), p. 2
  15. « Le Patrimoine Architectural de la Ville de Colmar », sur colmar.fr (consulté le 26 janvier 2015)
  16. « Gare centrale des voyageurs », base Mérimée, ministère français de la Culture
  17. « Fret SNCF », sur fret.sncf.com (consulté le 26 janvier 2015)
  18. L'enseigne "Sernam" est toujours présente.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Autres gares de Colmar[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]


Origine Arrêt précédent Train Arrêt suivant Destination
Paris-Est Sélestat TGV Terminus Terminus
Strasbourg-Ville Strasbourg-Ville TGV Mulhouse-Ville Lyon-Part-Dieu
ou Marseille-Saint-Charles
ou Montpellier-Saint-Roch
Bruxelles-Midi Sélestat EC Mulhouse-Ville Bâle-SNCF
Strasbourg-Ville Sélestat Intercités de nuit Mulhouse-Ville Nice-Ville
ou Cerbère
ou Portbou
Luxembourg
ou Nancy-Ville
Sélestat TER 200 Mulhouse-Ville Bâle-SNCF
Luxembourg
ou Strasbourg-Ville
Sélestat TER 200 Rouffach Mulhouse-Ville
Strasbourg-Ville Sélestat TER 200 Terminus
ou Rouffach
Terminus
ou Bâle-SNCF
Strasbourg-Ville Sélestat TER Alsace Mulhouse-Ville Bâle-SNCF
Strasbourg-Ville Sélestat TER Alsace Terminus
ou Rouffach
Terminus
ou Mulhouse-Ville
Strasbourg-Ville
ou Terminus
Benfeld
ou Terminus
TER Alsace Herrlisheim-près-Colmar Mulhouse-Ville
Metzeral
ou Munster
Colmar-Saint-Joseph TER Alsace Terminus Terminus