Gare de Metz-Ville

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Metz-Ville
Image illustrative de l'article Gare de Metz-Ville
Le bâtiment voyageurs de la gare de Metz-Ville, place du Général de Gaulle, en 2014.
Localisation
Pays France
Commune Metz
Quartier Quartier impérial
Adresse Place du Général de Gaulle
57000 Metz
Coordonnées géographiques 49° 06′ 35″ Nord 6° 10′ 38″ Est / 49.1098, 6.1772
Gestion et exploitation
Propriétaire SNCF
Exploitant SNCF
Services TGV, TER
Fret SNCF
Caractéristiques
Ligne(s) Lérouville à Metz-Ville
Metz-Ville à Zoufftgen
Réding à Metz-Ville
Metz-Ville à la frontière allemande vers Ueberherrn (en partie HS)
Metz-Ville à Château-Salins (HS)
Conflans - Jarny à Metz-Ville (en partie HS)
Voies 10 (+ voies de service)
Quais 9
Transit annuel 8 935 725 voyageurs (2015)[1]
Altitude 179 m
Historique
Mise en service
Architecte Jürgen Kröger
Protection  Inscrit MH (1975)
Correspondances
Mettis Mettis MA Mettis MB
Bus L1 L3 L3c L3d L4 L4a L4b L5a L5b L5c L5d L5e L5f
C11 C12 C13 C14
N83 Arteo
P101 P102 P103 P104 P105 P106 P107 P108 P109 P110 P111 P113 (arrêt P.E.M.)
Car (arrêt Foch) 6 27 46 47 48 49 50 61 64 65 66 68 74 75 77 78 82 176 Ex200 Ex201 Ex202
Gare Lorraine TGV
Aéroport Metz Nancy Lorraine

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La gare de Metz-Ville (dénomination officielle donnée par la Société nationale des chemins de fer français pour la différencier des autres gares messines), usuellement appelée gare de Metz, est une gare ferroviaire française située à proximité du centre-ville de Metz, préfecture du département de la Moselle.

Inaugurée en 1908 par la Direction générale impériale des chemins de fer d'Alsace-Lorraine, elle remplace l'ancienne gare de Metz mise en service en 1878. Le bâtiment voyageurs, pour ses façades et toitures (hors verrière), son salon d’honneur, le décor du buffet et son hall de départ, fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le 15 janvier 1975[2].

C'est une gare de la Société nationale des chemins de fer français (SNCF) desservie par des TGV, et des trains régionaux TER Lorraine, ainsi que TER Alsace et TER Champagne-Ardenne.

Situation ferroviaire[modifier | modifier le code]

Plan du système ferroviaire de Metz.

Établie à 179 mètres d'altitude, la gare de Metz-Ville est le centre d’un important complexe ferroviaire. Elle est située au point kilométrique (PK) 353,700[3] de la ligne de Lérouville à Metz-Ville, au PK 154,320[3] de la ligne de Réding à Metz-Ville (les PK de cette ligne sont en fait comptés depuis Strasbourg) et constitue l'origine de la ligne de Metz-Ville à Zoufftgen.

Elle était également l'aboutissement, au PK 347,0, de la ligne de Conflans - Jarny à Metz-Ville, aujourd'hui déclassée et remplacée par la liaison indirecte de la ligne de Saint-Hilaire-au-Temple à Hagondange, et constituait l'origine de la ligne de Metz-Ville à la frontière allemande vers Überherrn, supprimée aux abords de Metz, et de la ligne de Metz-Ville à Château-Salins, déclassée en totalité.

Histoire[modifier | modifier le code]

La desserte ferroviaire de Metz, qui débute en 1850, s'articule autour de trois gares qui se succédèrent au cours de la deuxième moitié du XIXe siècle et au début du XXe siècle, la dernière étant la gare actuelle (mise en service en 1908).

Première gare[modifier | modifier le code]

La première gare de Metz, construite provisoirement en bois, est une gare terminus édifiée vers 1850 à l'extérieur des remparts de la ville (actuellement place du Roi-George).

En 1871, la gare entre dans le réseau de la Direction générale impériale des chemins de fer d'Alsace-Lorraine (EL) à la suite de la défaite française lors de la guerre franco-allemande de 1870 (et le traité de Francfort qui s'ensuivit).

Ancienne gare[modifier | modifier le code]

Article connexe : Ancienne gare de Metz.
Ancienne gare, place du Roi-George (bâtiment de 1878).

La première gare est détruite par un incendie en 1872. Une nouvelle gare, réalisée par Johann Eduard Jacobsthal (futur architecte de la gare de Strasbourg-Ville), est inaugurée le 17 juin 1878. C'est l'administration impériale allemande qui prend, au début du XXe siècle, la décision de la remplacer par une gare de plus grande ampleur.

Gare actuelle[modifier | modifier le code]

Le buffet de la gare de Metz au début du XXe siècle.
Aujourd'hui, l'ancien buffet est devenu la librairie de la gare.

Le bâtiment voyageurs, long de plus de 300 mètres et dont la tour de l’horloge s’élève à 40 m, est édifié de 1905 à 1908 par l’architecte berlinois Jürgen Kröger, assisté des architectes Peter Jürgensen et Jürgen Bachmann ainsi que du sculpteur Schirmer, dans un style néoroman rhénan[4]. La gare est inaugurée le [5]. Le coût final de la construction ressort à vingt-et-un millions de marks-or[6], alors que le cahier des charges initial, prévoyait un budget à ne pas dépasser, de 2 190 000 marks-or (Le Lorrain, du ).

La fonction première de cette nouvelle gare de Metz est militaire, elle est le terminus de la « Kanonenbahn Berlin - Metz », une ligne de chemin de fer stratégique. Elle doit répondre à un impératif stratégique de l’Empire allemand, dans l’éventualité d’une guerre avec la France, l’Allemagne doit pouvoir acheminer ses troupes sur la frontière occidentale, en particulier dans le secteur de la Moselstellung, en un minimum de temps. Les nouvelles installations doivent permettre à l’empereur de déplacer 20 000 hommes en vingt-quatre heures. Les quais sont larges et longs, et les voies en nombre important. Elle doit permettre le chargement et le déchargement rapide de la logistique et des chevaux d'une armée. Chaque voie dispose d’un quai surélevé pour les voyageurs, à l’origine prévu pour faire embarquer et débarquer les chevaux sans différence de niveau avec les wagons, et d’un quai bas de l’autre côté de la voie, actuellement réservé pour le service, mais à l’origine utilisé pour les personnes et les marchandises. La tour qui se dresse à gauche de la gare est le château d'eau qui, avec une contenance de 300 mètres cubes, servait à alimenter les locomotives à vapeur.

Ancien château d’eau de la gare qui approvisionnait en eau les locomotives à vapeur.

Le , la gare entre dans le réseau de l'Administration des chemins de fer d'Alsace et de Lorraine (AL), à la suite de la victoire française lors de la Première Guerre mondiale. Puis, le , cette administration d'État forme avec les autres grandes compagnies la SNCF, qui devient concessionnaire des installations ferroviaires de Metz. Cependant, après l'annexion allemande de l'Alsace-Lorraine, c'est la Deutsche Reichsbahn qui gère la gare pendant la Seconde Guerre mondiale, du jusqu'à la Libération (en 1944 – 1945).

Le bâtiment de la gare de Metz est inscrit monument historique depuis le 15 janvier 1975 ; sont protégés, la façade (à l’exception de la verrière) et la toiture sur la place, le hall des départs, le salon d’honneur et l’ancien buffet avec le décor intérieur[7].

La gare a remporté le premier Prix spécial des Gares du Conseil national de villes et villages fleuris (CNVVF) en 2007[8].

Architecture[modifier | modifier le code]

Le télégraphiste actionnant le manipulateur. Détail d’un chapiteau de la façade des arrivées.
Vitrail de Charlemagne dans le salon de l’empereur Guillaume II
La gare de nuit depuis la poste centrale (photographie inversée)
La façade orientale : vitrail du salon impérial (milieu) et entrée du petit hall (droite)

La gare de Metz est l'une des trois gares monumentales, avec les gares de Strasbourg et de Colmar, érigées lors de l'annexion de l'Alsace-Lorraine à l'Empire allemand.

Construite en grès de Niderviller[9] de couleur gris pâle, elle se distingue des bâtiments du centre ancien faits de calcaire ocre jaune très caractéristique (en pierre de Jaumont). Le projet a été réalisé par la Société de construction lorraine[7], de Metz.

Le projet architectural lauréat de Jürgen Kröger, « Licht und Luft », "Lumière et Air", exprimait initialement une facture franchement modern style[10]. Jugé « clair, précis et fonctionnel », son projet dut évoluer pour se conformer à une stylistique romane rhénane qui recueillait l’assentiment de Guillaume II, puisant dans la gloire passée du Saint Empire sa légitimation ; la parenté formelle avec une église[11] (partie départ), vue de l'extérieur, est la plus frappante pour une gare. Pour la partie droite (buffet et hall des arrivées), c'est un palais impérial[11] qui est évoqué. La gare réinterprète la symbolique des pouvoirs religieux et temporels de l’empereur au Moyen Âge. Guillaume II qui aimait se rendre dans la cité messine — le Reichsland Elsaß-Lothringen était placé sous son autorité directe — en aurait esquissé le clocheton[7] de l’horloge d’après la presse de l’époque. Le projet conserva toutefois l’organisation et la disposition spatiale et fonctionnelle des volumes.

Attenant au salon d’honneur, le buffet de la gare est l’occasion d’un décor de boiseries travaillées et de frises peintes. Des scènes de victuailles où la représentation sociale des personnages répond avec emphase à la tripartition en classes de voyageurs, viennent s’ajouter aux bas-reliefs illustrant les thèmes du voyage, des moyens de communication et de transports, avec des références orientales[10],[11]. Les figurants émergent des entrelacs courbes de rinceaux sur lesquels ils s’accrochent parfois, les enjambent et vont jusqu’à se donner la main entre deux chapiteaux voisins.

Une profusion de détails sculptés, la statuaire, ou encore les vitraux évoquant la protection de Charlemagne, en écho aux origines locales de la dynastie carolingienne, soulignent la dimension symbolique insufflée à l’édifice. Le vitrail voisin de celui dit "Charlemagne" représentant l'aigle impérial allemand, visible depuis le parvis devant le hall des arrivées, disparaît au retour de Metz à la France étant donné la force du symbole. Ceci n’a pas manqué de donner lieu à des mutilations adverses en 1918[10], puis lors de la deuxième annexion. Ainsi, la statue monumentale placée à l’angle de la tour de la gare représentait, jusqu’en 1919, le comte Haeseler en chevalier Roland[12]. Cette sculpture monumentale fut d’ailleurs reprise par la propagande impériale durant la Première Guerre mondiale pour sa valeur hautement symbolique[13].

Initialement deux halles métalliques abritaient les quais, une troisième sera ajoutée après l'inauguration de 1908. Les minces voiles de béton[10] qu’elles supportaient s’étant fragilisées et la vapeur des locomotives entraînant la corrosion du métal, les marquises sont démantelées progressivement dès 1955[14]. Une dalle en béton armé s’y est substituée en 1974. Selon les préoccupations urbanistiques de l’époque, elle a ainsi été aménagée en parc de stationnement aérien accessible par une rampe hélicoïdale.

Longtemps, l’esthétique massive de la gare au discours impérialiste ostentatoire, lui a valu la désaffection de la population. Dès son ouverture, elle lui vaudra une critique de la part de l'écrivain nationaliste français Maurice Barrès qui parlera d'un style "kôlossal", un vocabulaire caricatural qui dépeint relativement bien l'esprit revanchard et germanophobe répandu dans la France de la Belle Époque.

Néanmoins l’urbanisme du quartier tout entier, dont la gare constitue le point de confluence, est très novateur et d’une grande qualité. Cette composition urbaine s’organise, avec le démantèlement de l’enceinte bastionnée, de part et d’autre d’un boulevard circulaire (actuelle avenue Foch) planté d’arbres, assurant une jonction douce (graduation des gabarits construits) avec les quartiers préexistants.

La gare et son château d’eau (également protégé) prennent assise sur 3 034[7] pieux de fondation de dix à dix-sept mètres de profondeur, réalisés en béton armé suivant le procédé que venait de mettre au point l’ingénieur français François Hennebique[10].

Dans les productions artistiques[modifier | modifier le code]

  • Dans l’esprit revanchard de son époque, Maurice Barrès donne une description vitriolée de la gare de Metz, blâmant le style didactique et pédagogique du pouvoir impérial allemand, et n’hésitant pas à qualifier de « tourte » au « style colossâl » l'édifice de Jürgen Kröger, où « tout est retenu, accroupi, tassé sous un couvercle d'un prodigieux vert épinard »[10]. Le style architectural de la gare est maintenant totalement réhabilité[15]
  • Adrienne Thomas évoque avec émotion la gare de Metz, dans son ouvrage Die Katrin wird Soldat[16].
  • Bernard Lavilliers a chanté Le buffet de la gare de Metz dans l'album Le Stéphanois en 1975, évoquant une atmosphère enfumée et étrange de ce rare lieu ouvert tard la nuit.
  • Gilles Taurand a relié à la gare de Metz l’énigme du narrateur de son roman publié en 2005, Exécution d’un soldat en gare de Metz.
  • L'imagerie d'Épinal a réalisé une image de la façade de la gare[réf. nécessaire].

Service des voyageurs[modifier | modifier le code]

Accueil[modifier | modifier le code]

Plafond de l'aile gauche du grand hall
Arcade à entrelacs du hall Jean Moulin, ancien hall des départs

Gare[17] SNCF, elle dispose d'un bâtiment voyageurs, avec guichets, ouvert tous les jours. Elle est équipée d'automates pour l'achat de titres de transport. C'est une gare « ACCES TER LORRAINE METROLOR » disposant d'aménagements, d'équipements et de services pour les personnes à mobilité réduite.

Dans le hall prennent place divers commerces et services notamment : deux bars-restaurants-brasseries, un tabac presse, une librairie, une boulangerie, une agence de location de véhicule, un stand de location de vélos, une supérette, diverses boutiques, un distributeur de billets de banque, un photomaton et des toilettes publiques payantes gardées. Une œuvre contemporaine de l'artiste allemand Stephan Balkenhol rend hommage à Jean Moulin[18], dont le décès aurait été constaté le 8 juillet 1943 en gare de Metz. Elle représente le résistant en pied, entouré de trois résistants[19]. Des historiens affirment cependant que Jean Moulin n'est jamais monté dans un train en partance pour Berlin et qu'il est mort à Neuilly[19].

Accès aux voies[modifier | modifier le code]

Exemple de frise du début du XXe siècle visible dans les passages de la gare[20]

Deux passages souterrains permettent aux voyageurs d'accéder aux 10 voies dont dispose la gare. Ils traversent entièrement la gare dans un axe Nord-Sud.

Le premier passage baptisé passage Jürgen-Kröger, du nom de l’architecte ayant bâti la gare[21], relie la place du général de Gaulle au quartier de l'Amphithéâtre et au Dépose-Minute Gare Sud. L'extrémité de ce passage avait été condamnée au moment de l’électrification de la gare en 1954[22]. Après 11 mois de restauration, il a été de nouveau ouvert le 5 octobre 2012 à l'occasion de la nuit blanche[22].

Le second passage baptisé « passage Adrienne-Thomas », du nom d'une aide soignante engagée volontaire en 1915 et 1916[21], relie la station de Taxis située rue Lafayette au quartier de l'Amphithéâtre et au pôle d'échange multimodal. Une passerelle située sortie sud permet aux voyageurs de rejoindre directement le parvis des droits de l'Homme et le Centre Pompidou-Metz.

Desserte[modifier | modifier le code]

Pièce commémorant l'arrivée du TGV Est à Metz
Avers de la pièce commémorative précédente

Depuis le , la gare bénéficie du service TGV entre la ville et Nice en remplacement du service corail. Le , par anticipation du TGV Est, le premier TGV Paris - Metz - Luxembourg circule mais uniquement sur la ligne classique. Depuis le 10 juin 2007 la gare est reliée à Paris en 1 h 23 via la LGV Est européenne. Entre la gare de Lorraine TGV et la gare de Metz Ville une navette routière fait le trajet en une demi-heure. Avec la réalisation du second tronçon de la LGV Est, un TGV Luxembourg - Thionville - Metz - Strasbourg sera peut-être envisagé. La LGV Rhin-Rhône devrait également améliorer les liaisons vers le sud de la France via Lyon. L’itinéraire entre Metz et Lyon via la LGV est à l’étude pour connaitre le meilleur passage entre la ligne via Neufchâteau (comme c’est le cas actuellement) ou la ligne via Épinal.

Depuis le , les trains de nuit vers Berlin, Munich et Hambourg font un arrêt dans la gare ainsi que le Transeuropean Express depuis décembre 2011 vers Brest (BY), Minsk et Moscou. Depuis décembre 2012, ces trains ne desservent plus Metz.

Les TER en partance de Metz relient avec une grande fréquence Nancy vers le sud, Thionville vers le nord. De nombreux trains rallient également Luxembourg, l’Allemagne (Trèves et Sarrebruck) et toutes les autres directions. Par ailleurs, les principales villes des Vosges (Épinal, Saint-Dié et Remiremont) sont desservies par un aller-retour quotidien avec Metz.

La gare possédait un terminal auto/train du service auto-train fonctionnant uniquement en été (du 15 juin au 15 septembre). Les liaisons se faisaient vers Avignon, Fréjus, Nantes, Auray, Bordeaux, Biarritz et Narbonne. L’aller s’effectuait dans la nuit du vendredi au samedi tandis que le retour avait lieu dans la nuit du samedi au dimanche. Ces liaisons ont été supprimées.

Depuis décembre 2009, un aller-retour supplémentaire Paris - Metz a été prolongé vers Thionville et Luxembourg. La desserte de la ville vers Paris devrait être également renforcée le week-end. De plus, un aller-retour Metz - Montpellier a été mis en place en TGV à la place d'un train Corail Metz Ville - Lyon Part Dieu et le train Intercités de nuit Metz - Port-Bou a été prolongé jusqu’à Luxembourg.

En 2012 la desserte vers le sud-est a été simplifiée et se résume à trois TGV : un pour Marseille et Nice, un pour Montpellier et un autre pour Marseille tous ces TGV desservent Nancy, Dijon et Lyon.

Les EuroCity Iris et Vauban, qui reliaient Bâle à Bruxelles via Colmar, Strasbourg, Metz et Luxembourg, sont supprimés le 3 avril 2016 (dernier jour de circulation le 2 avril) en prévision de la mise en service du second tronçon de la LGV Est européenne. Les TER 200 de la relation Bâle - Strasbourg - Metz - Luxembourg (ancien EuroCity Jean Monnet) sont supprimés à la même date.

Programme d'investissement stratégique à horizon 2015[modifier | modifier le code]

Entre 2002 et 2012, le trafic en gare de Metz a augmenté de 54 %, notamment du fait de l'arrivée du TGV en provenance de Paris en 2006[23]. Afin de faire circuler plus de trains et d’accueillir plus de voyageurs, réseau ferré de France, en lien avec la région Lorraine, a décidé de poursuivre le développement de la gare en ouvrant deux nouveaux quais. Par ailleurs, des travaux de modernisation des voies permettront d'augmenter les cadences entre chaque départ[24]. L'objectif est d'accroître l'offre de transports au sein du sillon lorrain Nancy-Metz-Thionville-Luxembourg et de renforcer la mobilité transfrontalière. Le programme permettra d’absorber 35 % de circulation ferroviaire supplémentaire à l’issue des travaux prévue pour mars 2015[25]. Le budget global du projet est de 133,17 millions d’euros, financé à hauteur de 18 % par la région Lorraine, 25 % par l’État et 57 % par réseau ferré de France[24].

Grandes lignes[modifier | modifier le code]

Depuis le 9 décembre 2012, la ville n'a plus de relations directes avec l'Allemagne autres que Sarrebruck (tous les jours) et Trêves (les fins de semaine uniquement)

TER[modifier | modifier le code]

Service des marchandises[modifier | modifier le code]

Cette gare est ouverte au service du fret[26].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. SNCF Open Data
  2. « Notice no PA00106842 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  3. a et b Livre : Reinhard Douté, Les 400 profils de lignes voyageurs du réseau ferré français, édité par La Vie du Rail en août 2011, ISBN 978-2-918758-34-1, volume 1.
  4. Vivre à Metz, no 335, juin 2008, p. 18. — La gare a 100 ans.
  5. Journées européennes du patrimoine 19 et 20 septembre 2009 — 1. Gare de Metz, dans Metz Magazine, hors série no 3, 2009, p. 4.
  6. André Schontz, « La gare de Metz « intégrée » au patrimoine lorrain » [PDF], sur documents.irevues.inist.fr,‎ (consulté le 15 mars 2016).
  7. a, b, c et d Fiche sur la gare de Metz dans la Base Mérimée du ministère de la Culture.
  8. « LES PRIX SPECIAUX – Lauréats 2007 », sur villes-et-villages-fleuris.com (archive consultée le 24 novembre 2015).
  9. Carrières de Niederviller, site web de la commune.
  10. a, b, c, d, e et f André Schontz, Le Chemin de fer et la Gare de Metz, p. 141, 152 et 200, Éditions Serpenoises, 1990.
  11. a, b et c La gare et le château d’eau, site de la mairie de Metz.
  12. F.-Y. Le Moigne, Histoire de Metz, Privat, Toulouse, 1986, p. 354.
  13. Gravure de Robert Schirmer, Nimmer wird das Reich zerstöret, wenn ihr einig Seid und Treu! / Graf Haeseler, als Roland, am Bahnhof in Metz.
  14. Histoire de la gare sur Miroir du temps
  15. La gare de Metz intégrée au patrimoine lorrain, dans Les Cahiers Lorrains, no 4, 1994en ligne.
  16. Adrienne Thomas, le fantôme oublié de la gare de Metz
  17. Site SNCF TER Lorraine, Informations pratiques sur les gares et arrêts : Gare de Hagondange lire (consulté le 6 février 2012).
  18. Hommage à Jean Moulin le 10 juillet 2014 en gare de Metz sur moselle.gouv.fr
  19. a et b Une statue de Jean Moulin inaugurée en gare de Metz sur francebleu.fr.
  20. À la suite de l'électrification de la gare dans les années 1950, cette frise est recouverte en majorité dans les tunnels d'accès aux quais (des fragments réapparaissent par endroits comme ici avec l'escalier d'accès aux voies). Or on retrouve cette même frise en totalité dans la section du passage Jürgen-Kröger rouverte en 2012.
  21. a et b http://tout-metz.com/nouveau-passage-souterrain-gare-metz-326.php
  22. a et b http://www.republicain-lorrain.fr/actualite/2012/09/26/un-passage-souterrain-de-la-gare-de-metz-prolonge
  23. http://www.loractu.fr/metz/2405-gare-de-metz-des-retards-a-prevoir-pendant-deux-ans-de-travaux.html
  24. a et b http://tout-metz.com/travaux-modernisation-gare-metz-2015-848.php
  25. http://www.republicain-lorrain.fr/moselle/2012/10/17/133-m-investis-a-la-gare-de-metz
  26. Site fret SNCF : la gare de Metz-Ville

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • André Schontz, Le Chemin de fer et la Gare de Metz, éditions Serpenoise, [détail de l’édition], 244 p. (notamment p. 141, 152 et 200).
  • André Schontz, La Gare de Metz, éditions Serpenoise, [détail de l’édition].
  • André Schontz, « La gare de Metz intégrée au patrimoine lorrain » dans Les Cahiers lorrains, 4, 1994, p. 325-334 Texte en ligne.
  • Jean Desprat, « La gare de Metz », Revue lorraine populaire, 81, 1988, p. 120-124.
  • Jean Nauroy, « Metz, la gare et le quartier germanique », Chroniques du Graouly, 1991, 1, p. 37-42.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Paris-Est Paris-Est
ou Champagne-Ardenne-TGV
TGV Thionville Luxembourg
Paris-Est Paris-Est
ou Meuse-TGV
TGV Terminus Terminus
Montpellier-Saint-Roch
ou Marseille-Saint-Charles
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Nice-Ville Nancy-Ville TGV Terminus Terminus
Terminus Terminus TER Lorraine /
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Nancy-Ville
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Pagny-sur-Moselle TER Lorraine Hagondange Luxembourg
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Verdun Hagondange
ou Onville
TER Lorraine Terminus Terminus
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Rémilly Peltre TER Lorraine Terminus Terminus
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Bar-le-Duc Bar-le-Duc TER Lorraine Terminus Terminus