Gare de Culmont - Chalindrey

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Culmont - Chalindrey
Image illustrative de l’article Gare de Culmont - Chalindrey
Le bâtiment voyageurs et l'entrée de la gare.
Localisation
Pays France
Communes Chalindrey
Culmont
Adresse Rue de la Gare
52600 Chalindrey
Coordonnées géographiques 47° 48′ 36″ nord, 5° 26′ 35″ est
Gestion et exploitation
Propriétaire SNCF
Exploitant SNCF
Services TER
Fret
Caractéristiques
Ligne(s) Paris-Est à Mulhouse-Ville
Is-sur-Tille à Culmont-Chalindrey
Culmont-Chalindrey à Toul
Culmont-Chalindrey à Gray
Voies 5 (+ voies de service)[1]
Quais 3 (1 latéral et 2 centraux)[1]
Transit annuel 71 831 voyageurs (2016)
Altitude 332 m
Historique
Mise en service
Correspondances
Autocars voir Intermodalité

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Culmont - Chalindrey

Géolocalisation sur la carte : Grand Est

(Voir situation sur carte : Grand Est)
Culmont - Chalindrey

Géolocalisation sur la carte : Haute-Marne

(Voir situation sur carte : Haute-Marne)
Culmont - Chalindrey

La gare de Culmont - Chalindrey est une gare ferroviaire française de la ligne de Paris-Est à Mulhouse-Ville, située sur les territoires des communes de Chalindrey et de Culmont, dans le département de la Haute-Marne, en région Grand Est.

Elle est mise en service en 1858, par la Compagnie des chemins de fer de l'Est.

C'est une gare de la Société nationale des chemins de fer français (SNCF), desservie par des trains régionaux du réseau TER Grand Est. Nœud ferroviaire, elle est jouxtée par un dépôt.

Situation ferroviaire[modifier | modifier le code]

Établie à 332 mètres d'altitude, la gare de Culmont - Chalindrey est située au point kilométrique (PK) 307,627[1] de la ligne de Paris-Est à Mulhouse-Ville, entre les gares ouvertes de Langres et Vesoul.

Gare de bifurcation, elle est l'origine de la ligne de Culmont - Chalindrey à Toul et de la ligne de Culmont - Chalindrey à Gray (fermée). Elle est également l'aboutissement, au PK 390,773 (chaînage depuis Paris-Gare-de-Lyon)[1], de la ligne d'Is-sur-Tille à Culmont - Chalindrey, dont l'une des deux voies est reliée à la ligne Paris – Mulhouse par l'intermédiaire d'un saut-de-mouton à voie unique (comprenant un viaduc en courbe de 70 arches, mis en service en 1933[2]).

Histoire[modifier | modifier le code]

La gare de Culmont - Chalindrey est située sur le tracé de la ligne de Paris à Mulhouse. Elle est mise en service le , par la Compagnie des chemins de fer de l'Est, lors de l'ouverture de la section entre les gares de Langres et de Vesoul[3].

La commune de Chalindrey, à l'origine un village isolé du plateau de Langres, connaît par la suite une croissance démographique continue liée à l'installation de cheminots (de la Compagnie de l'Est puis de la SNCF), du fait de l'importance géographique du site, qui, à la croisée de deux lignes — radiale Paris – Mulhouse et transversale Nancy – Dijon, s'est vu adjoindre un dépôt de locomotives développé dès 1858[4]. En effet, elle passe de 1 100 habitants en 1880 à un maximum de 3 487 en 1968[5].

Dans la nuit du 12 au , le nœud ferroviaire est lourdement bombardé par les Alliés, dans le but de ralentir les renforts allemands à la suite du débarquement de Normandie. L'importance des destructions nécessite notamment la reconstruction du bâtiment voyageurs, dans les années 1950 ; un passage souterrain est concomitamment créé[6].

En 1964, l'électrification de l'artère Nord – Sud (à l'exception du saut-de-mouton situé sur le viaduc en courbe) entraîne l'allongement des quais de la gare, et la fusion des quatre anciens postes d'aiguillage en deux nouveaux postes de technologie alors plus moderne[7].

La relation de Reims à Nice, en train Lunéa, est arrêtée depuis le [8]. Un TER Reims – Culmont-Chalindrey était en correspondance avec l'Intercités de nuit Luxembourg – Nice, en substitution de cette relation. Depuis le , le train de nuit Metz – Cerbère – Portbou, circulant le week-end, était amorcé à Luxembourg. Cependant, ces deux derniers trains nocturnes sont à leur tour supprimés en [8].

Depuis le , la gare était desservie par le TGV Metz – Marseille[9], qui se substituait à un train classique[8] ; il fut remplacé par le TGV Metz – Nice en 2016[8]. Cette desserte est supprimée à l'occasion du service annuel 2019 (commençant le ), pour une durée estimée à cinq ans, en raison de travaux d'agrandissement de la gare de Lyon-Part-Dieu[10] ; une substitution par TER est alors mise en place entre Nancy et Dijon, où s'effectue la correspondance avec les TGV vers Lyon et au-delà[11].

En 2016, selon les estimations de la SNCF, la fréquentation annuelle de la gare est de 71 831 voyageurs. Ce nombre s'élevait à 80 877 en 2015 et 91 413 en 2014[12].

En 2017, le nœud ferroviaire de Chalindrey est emprunté par 150 circulations quotidiennes (voyageurs et fret) les jours ouvrés[8]. Par ailleurs, les Intercités Paris – Troyes – Belfort – Mulhouse sont devenus des TER en [13].

Service des voyageurs[modifier | modifier le code]

Accueil[modifier | modifier le code]

Gare de la SNCF, elle dispose d'un bâtiment voyageurs, avec guichet, ouvert tous les jours. Elle est équipée d'automates pour l'achat de titres de transport TER, d'une salle d'attente, de deux quais couverts et d'aménagements pour l'accessibilité[14].

Desserte[modifier | modifier le code]

Les voies et les quais, avec une rame AGC.

La gare est desservie par des trains du réseau TER Grand Est, sur la relation Paris-Est – Troyes – Culmont-Chalindrey ; une partie de ces trains continuent vers Dijon-Ville, ou surtout vers Belfort et Mulhouse-Ville via Vesoul. À cela s'ajoutent les liaisons Nancy-Ville – Toul – Neufchâteau – Culmont-Chalindrey – Dijon-Ville et Reims / Troyes – Chaumont – Culmont-Chalindrey – Dijon-Ville[14].

Intermodalité[modifier | modifier le code]

Un parc pour les vélos et un parking sont aménagés aux abords de la gare[14].

Elle permet des correspondances avec les autocars des relations de Culmont-Chalindrey à Vesoul, Gray, mais aussi Is-sur-Tille[14] (liaisons conventionnées par les régions, notamment la Bourgogne-Franche-Comté).

Service des marchandises[modifier | modifier le code]

La gare dispose de voies de service[15], et dessert une installation terminale embranchée[16].

Dépôt de Chalindrey[modifier | modifier le code]

Aperçu de la rotonde du dépôt, en .

Le dépôt de Chalindrey, équipé d'un technicentre (s'occupant notamment, en 2017, des dernières locomotives CC 72100[17] et CC 72000), ainsi que d'une rotonde de type P en béton armé[18], est établi à proximité de la gare, en bordure de la courbe de la ligne vers Dijon[2],[18],[19]. Ce dépôt était initialement situé dans les emprises de la gare voyageurs[2], mais cet emplacement ne fut que provisoire, du fait que ses installations (alors rudimentaires) ne suffirent rapidement plus en raison du développement de l'étoile ferroviaire au XIXe siècle[18].

Début 2014, la rotonde fut reconvertie en un centre de démantèlement et de désamiantage — notamment de voitures Corail, par GeoWaste (filiale de la SNCF)[20]. Le , un important incendie s'y est déclaré[21]. Ce centre a donc été fermé définitivement, tandis que des travaux de reconstruction de la rotonde (qui néanmoins gardera des séquelles), pour un coût d'un million d'euros, ont dû être engagés en 2018[22].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b c et d Rail Passion no 238, p. 66.
  2. a b et c Rail Passion no 238, p. 58.
  3. Adolphe Laurent Joanne, Atlas historique et statistique des chemins de fer français, L. Hachette, 1859, p. 31 ; lire (consulté le ).
  4. Rail Passion no 238, p. 64-65.
  5. Rail Passion no 238, p. 57.
  6. Rail Passion no 238, p. 59.
  7. Rail Passion no 238, p. 63.
  8. a b c d et e Rail Passion no 238, p. 67.
  9. « TGV Chalindrey – Marseille », sur haute-marne.fr (consulté le 9 décembre 2018).
  10. Nicolas Zaugra, « Disparition des TGV directs entre la Lorraine, Lyon et Marseille : les élus interpellent le gouvernement », sur actu.fr, Lorraine Actu, (consulté le 9 décembre 2018) : « Avec la nouvelle configuration, plusieurs villes se retrouveront sans TGV pour rejoindre le sud de la France comme Toul, Neufchâteau ou encore Culmont-Chalindrey. »
  11. Nicolas Zaugra, « Fin du TGV Metz-Nancy-Lyon-Marseille : voici les propositions de remplacement de la SNCF », sur actu.fr, Lorraine Actu, (consulté le 9 décembre 2018).
  12. « Fréquentation en gares – Culmont-Chalindrey », sur SNCF Open Data, traitement du 25 septembre 2017 (consulté le 10 octobre 2018).
  13. Gislain Saby, « Problème de réservations pour le train Paris-Troyes. », sur champagnefm.com, (consulté le 9 décembre 2018).
  14. a b c et d SNCF Mobilités, « Gare Culmont-Chalindrey », sur ter.sncf.com/grand-est (consulté le 9 décembre 2018).
  15. SNCF Réseau, « DRR - Horaire de service 2018 : ANNEXE 8.2 – LOCALISATION DES VOIES DE SERVICE » [PDF], sur sncf-reseau.fr (consulté le 10 octobre 2018), p. 6.
  16. SNCF Réseau, « DRR - Horaire de service 2017 : ANNEXE 8.4 – LOCALISATION DES INSTALLATIONS TERMINALES EMBRANCHEES » [PDF], sur sncf-reseau.fr (consulté le 10 octobre 2018), p. 10.
  17. Rail Passion no 238, p. 65.
  18. a b et c Rail Passion no 238, p. 64.
  19. La rotonde du dépôt est située à cet emplacement : 47° 48′ 08″ N, 5° 26′ 44″ E.
  20. Catherine Daudenhan, « Culmont-Chalindrey se recycle », sur estrepublicain.fr, (consulté le 10 octobre 2018).
  21. Doris Henry, « Chalindrey (52) : 3 000 m² partent en fumée au centre de désamiantage SNCF », sur magnumlaradio.com, (consulté le 10 octobre 2018).
  22. « La rotonde de Chalindrey gardera des cicatrices », sur jhm.fr, (consulté le 10 octobre 2018).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Bernard Collardey, « La croix ferroviaire de Culmont-Chalindrey, pivot du Grand Est », Rail Passion, no 238,‎ , p. 56 à 69 (ISSN 1261-3665).

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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