Ligne de Franois à Arc-et-Senans

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Ligne de
Franois à Arc-et-Senans
Image illustrative de l’article Ligne de Franois à Arc-et-Senans
Une rame TGV Duplex franchit le Doubs (dans le sens Arc-et-Senans – Franois), à Thoraise.
Pays Drapeau de la France France
Villes desservies Franois, Arc-et-Senans
Concessionnaires PL (1853 – 1857)
PLM (1857 – 1937)
SNCF (1938 – 1997)
RFF (1997 – 2014)
SNCF (depuis 2015)
Caractéristiques techniques
Numéro officiel 871 000
Longueur 26,948 km
Écartement Voie normale (1,435 m)
Électrification 25 kV – 50 Hz
Pente maximale 15 
Nombre de voies Double voie
Signalisation BAPR
BAL (entre les gares et les bif. de Franois et d'Arc-et-Senans)
Trafic
Propriétaire SNCF
Exploitant(s) SNCF et autres entreprises ferroviaires
Trafic TGV, TER
Fret

La ligne de Franois à Arc-et-Senans est une courte ligne ferroviaire française, du département du Doubs, qui relie la gare de Franois, sur la ligne de Dole-Ville à Belfort, à celle d'Arc-et-Senans, sur la ligne de Dijon-Ville à Vallorbe (frontière).

Elle est notamment utilisée par la relation TER Belfort – Lyon.

Elle constitue la ligne no 871 000 du réseau ferré national[1].

Historique[modifier | modifier le code]

La ligne est concédée, dans le cadre d'un itinéraire de Bourg-en-Bresse à Besançon par Lons-le-Saunier, à la Compagnie du chemin de fer de Paris à Lyon par une convention signée le 20 avril 1854 entre le ministre des Travaux publics et la compagnie. Cette convention est approuvé par un décret impérial le même jour[2].

À la suite de la déconfiture financière de la Compagnie du chemin de fer Grand-Central de France, son démantèlement est organisé en 1857 au profit de la Compagnie du chemin de fer de Paris à Orléans et de la constitution de la Compagnie des chemins de fer de Paris à Lyon et à la Méditerranée par la fusion des compagnies du chemin de fer de Paris à Lyon et de Lyon à la Méditerranée aux termes d'une convention signée le 11 avril 1857. Cette convention est approuvée par décret le 19 juin 1857[3].

Cette ligne a été mise en service par la Compagnie des chemins de fer de Paris à Lyon et à la Méditerranée (PLM) le 1er août 1864[4].

À voie unique à l'origine, la 2e voie a été mise en service le 28 mars 1881.

Elle a été électrifiée en courant 25 kV - 50 Hz en juillet 1995.

Description de la ligne[modifier | modifier le code]

Tracé - Parcours[modifier | modifier le code]

La ligne a pour origine la bifurcation de Franois située 400 m avant la gare de Franois (sens Dole-Besançon), sur la ligne de Dole-Ville à Belfort. Elle traverse une zone boisée sur 3 km avant de retrouver la vallée du Doubs aux abords de Montferrand-le-Château. Elle franchit cette rivière à trois reprises ; sur la commune de Thoraise, par deux ponts distants l'un de l'autre d'environ 1200m et à environ 4 200 m plus loin, une troisième fois par un pont situé sur la commune de Osselle-Routelle avant d'atteindre Byans-sur-Doubs. Elle quitte alors la vallée du Doubs, traverse une nouvelle zone boisée pour arriver dans le bassin de la Loue. Elle contourne ensuite la Saline royale d'Arc-et-Senans avant de se raccorder à Arc-et-Senans à la ligne de Dijon-Ville à Vallorbe (frontière).

Caractéristiques[modifier | modifier le code]

Infrastructure[modifier | modifier le code]

C'est une ligne à double voie au profil médiocre, les déclivités atteignent 15 . Les vitesses maximum sont faibles en raison du rayon des courbes rencontrées. Les trains, autorails et automotrices sont limités à 100 km/h de Franois à Byans et à 110 km/h de Byans à Arc-et-Senans (120 km/h pour les autorails et automotrices). Si la bifurcation de Franois est franchissable à 100 km/h, celle d'Arc-et-Senans impose un ralentissement à 60 km/h[4].

Elle a été électrifiée en courant alternatif 25 kV - 50 Hz (mise sous tension le 5 juillet 1995), l'alimentation est réalisée à partir de la sous-station de Liesle télécommandée depuis le central sous-station de Dijon.

L'espacement des trains est assuré par un block automatique à permissivité restreinte (BAPR). Toutefois, il existe 2 cantons de block automatique lumineux (BAL) en aval de la bifurcation de Franois et en amont de celle d'Arc-et-Senans.

Elle est équipée du contrôle de vitesse par balises ainsi que de la radio sol-train sans transmission de données.

Superstructure[modifier | modifier le code]

Exploitation et trafic[modifier | modifier le code]

Galeries d'images[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Réseau ferré de France, « Élaboration du schéma de desserte de la branche Est (1re tranche) de la LGV Rhin-Rhône : rapport de mission » [PDF], , p. 58 (consulté le ).
  2. « N° 1520 - Décret impérial qui approuve la convention passée, le 20 avril 1854, entre le ministre de l'Agriculture, du Commerce, et des Travaux publics, et la Compagnie du chemin de fer de Paris à Lyon : 20 avril 1854 », Bulletin des lois de l'Empire Français, Paris, Imprimerie Impériale, série XI, vol. 3, no 177,‎ , p. 1398 - 1406 (lire en ligne).
  3. « N° 4797 - Décret impérial qui approuve la convention passée le 11 avril 1857 entre le ministre de l'Agriculture, du Commerce et des Travaux publics, et les Compagnies des chemins de fer de Paris à Lyon, et de Lyon à la Méditerranée : 11 avril 1857 », Bulletin des lois du l'Empire Français, Paris, Imprimerie impériale, série XI, vol. 10, no 522,‎ , p. 275 - 327.
  4. a et b Revue : Rail Passion, no 95 de septembre 2005, pages 72 à 85.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Voir Aussi[modifier | modifier le code]

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Liens internes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]