Société nationale des chemins de fer luxembourgeois

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Société nationale des chemins de fer luxembourgeois
Logo de Société nationale des chemins de fer luxembourgeois
Logo des CFL.
Photo de l'automotrice 2319 à Hesperange.

Création
Dates-clés 1995 : Cession de la propriété du réseau à l'État luxembourgeois
1997 : Nouveaux statuts

Forme juridique Société créée selon la loi du 28 mars 1997[1],[2]
Sigle CFL
Slogan(s) « Mir bréngen iech weider »
Siège social Drapeau du Luxembourg Luxembourg-Ville (Luxembourg)
Actionnaires État luxembourgeois (94 %)
État belge (4 %)
État français (2 %)
Direction Jeannot Waringo (président)
Effectifs 4 521
RCSL B59025
Filiales CFL Cargo
CFL Multimodal
CFL Immo
CFL Evasion
NEG Niebüll GmbH
CFL Mobility
Site web cfl.lu

Fonds propres en augmentation 442,6 M€ (2017)
Chiffre d’affaires en diminution 882,3 M€ (2017)
Résultat net en diminution 10 M€ (2017)

Localisation Grand-Duché de Luxembourg
Longueur 621 km
Dont électrifiés 590 km
Écartement des rails Standard UIC (1 435 mm)
Trafic voyageurs en augmentation 22,9 millions (2017)
Trafic fret en augmentation 2,055 millions de tonnes km (2017)

Image illustrative de l’article Société nationale des chemins de fer luxembourgeois
Le réseau des chemins de fer luxembourgeois en 2018.

La Société nationale des chemins de fer luxembourgeois (CFL) est l'entreprise ferroviaire publique luxembourgeoise créée le 14 mai 1946. Elle est présente dans le domaine du transport de voyageurs, du transport de marchandises, et réalise la gestion et l'exploitation du réseau ferré du Luxembourg.

Les parts de la société sont réparties comme suit : 94 % l'État luxembourgeois, 4 % l'État belge et 2 % l'État français.

Histoire[modifier | modifier le code]

La locomotive Diesel 1604 des CFL.

Les premières lignes de chemins de fer luxembourgeoises sont ouvertes en octobre 1859. Elles appartiennent à la Société royale grand-ducale des chemins de fer Guillaume-Luxembourg (GL), fondée en 1857, mais sont exploitées par la Compagnie des chemins de fer de l'Est (Est).

De son côté la Compagnie des chemins de fer Prince-Henri ouvre en août 1873 ses propres lignes ; la compagnie fait faillite en 1877 et est remplacée par la Société anonyme luxembourgeoise des chemins de fer et minières Prince-Henri (PH).

À partir de 1872, le réseau Guillaume-Luxembourg est exploité par la Direction générale impériale des chemins de fer d'Alsace-Lorraine (en allemand : Kaiserliche Generaldirektion der Eisenbahnen in Elsass-Lothringen) (EL) à la suite de l'annexion de l'Alsace-Lorraine à l'Empire allemand.

L'Administration des chemins de fer d'Alsace et de Lorraine (AL) est créée en 1919, lors du retour de l'Alsace-Lorraine à la France, et reprend l'exploitation du réseau Guillaume-Luxembourg (GL).

Le 1er janvier 1938, le réseau GL entre dans le giron de la nouvelle Société nationale des chemins de fer français (SNCF) mais dès 1940, celui-ci est exploité par la Deutsche Reichsbahn jusqu'à la fin du conflit, où le réseau est lourdement endommagé, par exemple la ligne du nord est rendue inutilisable.

Le un arrêté grand-ducal est pris afin que l'État reprenne directement l'exploitation de l'ensemble des lignes de chemin de fer à voie normale et à voie étroite du grand-duché, avec effet rétroactif au [3].

Le 17 avril 1946, une convention est signée entre le Luxembourg, la France et la Belgique. La Société nationale des chemins de fer luxembourgeois (CFL) est officiellement créée le 14 mai 1946 et reprend les concessions des réseaux Guillaume-Luxembourg et Prince-Henri, ainsi qu celles des Chemins de fer à voie étroite (CVE) étatisés en 1934. La convention est approuvée par la loi du 16 juin 1947, qui annule notamment les concessions des anciennes compagnies[4].

La loi du transfère à l'État luxembourgeois la propriété du réseau et de ses infrastructures, qui en confie l'exploitation à la Société nationale des chemins de fer luxembourgeois (CFL) ; elle crée aussi le Fonds du rail chargé de financer les projets de remise en état, de modernisation et d’extension du réseau ferré ou de suppression de lignes et le Fonds des raccordements ferroviaires internationaux chargé de financer les infrastructures à l'étranger dans le but est de raccorder le réseau grand-ducal aux réseaux ferroviaires étrangers[5]. À la suite de cette loi, les statuts des CFL sont renouvelés par la loi du 28 mars 1997, suivant le protocole additionnel du 28 janvier 1997 qui modifiait la convention de 1946[6].

Au , l'attribution des sillons horaires est un rôle désormais dévolu à l'Administration des chemins de fer[7]. En 2010, l'Institut luxembourgeois de régulation (ILR) s'est vu confié la mission de veiller à ce que l'accès au réseau ferroviaire se fasse dans le respect des règles européennes sur la concurrence, dans le cadre de la libéralisation du transport ferroviaire au sein de l'Union européenne[8].

En 2017, les CFL se lancent dans l'autopartage avec le lancement du service Flex, comptant à son lancement une vingtaine de stations réparties à travers le pays.

Le réseau[modifier | modifier le code]

La gare de Luxembourg, la plus importante du pays
Un train régional entre Luxembourg et Pétange.

La Société nationale des chemins de fer luxembourgeois est le gestionnaire du réseau ferré national luxembourgeois, propriété de l'État luxembourgeois.

En 2015, le réseau ferré du Luxembourg compte 275 km de lignes dont 154 km de lignes à double voie, 121 km de lignes à voie unique, 262 km de lignes électrifiées et 13 km de lignes non électrifiées.

Le tout représente un total de 621 km de voies (451 km de voies principales et 170 km de voies de services), dont 590 km sont électrifiées en courant alternatif monophasé 25 000 V – 50 Hz (il n'y a plus de sections en 3 000 V au Luxembourg depuis 2018).

Le réseau compte également 994 aiguillages et 40 embranchements particuliers. Bien que situées en France, les gares d'Audun-le-Tiche et Volmerange-les-Mines font partie du réseau ferré luxembourgeois et ne sont pas raccordés au réseau ferré national français.

La ponctualité des trains est élevée, avec 89,6 % en 2017 ; ce chiffre est toutefois en baisse au cours des années puisqu'il était de 98,8 % en 2016 et 90,9 % en 2015[9].

Le matériel roulant[modifier | modifier le code]

Les CFL utilisent de nombreux matériels identiques à ceux de la SNCB belge et de la SNCF française. La plupart des engins des CFL portent une livrée à base de rouge bordeaux. Depuis 2017, l'ensemble de la flotte est équipée du système ETCS de niveau 1[9]. Le remisage et la maintenance du matériel est regroupé au dépôt de Luxembourg.

En 2024, l'ensemble de la flotte destinée au transport de voyageur sera équipée de la climatisation ; cela se traduira par le remplacement des Série 2000, dérivées des Z2, à partir de 2021[10].

Le groupe CFL[modifier | modifier le code]

Les CFL ont trois actionnaires, l'État luxembourgeois (94 %), l'État belge (4 %) et l'État français (2 %)[11].

Les CFL contrôlent vingt-deux filiales et entreprises[12] présentes dans des activités liées au transport de personnes ou de marchandises, à la logistique ou à des domaines complètement éloignées du chemin de fer comme l'autopartage ou plus simplement la gestion du parc immobilier des chemins de fer.

Ces filiales sont présentes non seulement au Luxembourg mais aussi en Belgique, en France, en Allemagne, au Danemark ou encore en Suède. En outre les CFL disposent, pour assurer les opérations de réassurance, d'une filiale nommée Rail Réassurances SA[9].

CFL Évasion[modifier | modifier le code]

Créée en 1999 et filiale à 100 %, CFL Évasion SA est une agence de voyages[13].

CFL Immo[modifier | modifier le code]

Créée en 1997 et filiale à 99,67 %, CFL Immo SA s'occupe du patrimoine immobilier ferroviaire, non seulement des CFL, mais aussi de celui appartenant à l'État luxembourgeois[14].

Elle dispose depuis 2009 d'une filiale nommée Immo-Rail SA, spécialisée dans la promotion immobilière[15].

CFL Cargo[modifier | modifier le code]

Article détaillé : CFL Cargo.

Créée en 2006 par la fusion des activités Fret des CFL (ex-EuroCargoLux) et du département de transport interne des sites de production luxembourgeois d'ArcelorMittal et filiale à 66,67 % des CFL et à 33,33 % d'ArcelorMittal, CFL Cargo SA est chargée des transports et de la logistique, exclusivement pour les marchandises[16]. CFL Cargo travaille en étroite collaboration avec CFL Multimodal[16],[17].

CFL Multimodal[modifier | modifier le code]

Créée en 1979 et filiale à 99,99 %, CFL Multimodal est une filiale orientée logistique, en particulier via la gare multimodale de Bettembourg[18]. CFL Multimodal travaille en étroite collaboration avec CFL Cargo[18].

CFL Multimodal dispose de plusieurs filiales au Luxembourg et en Belgique[18] :

  • CFL Intermodal (ex-Eco Logistics Operator), spécialisée dans le transport combiné rail-route ;
  • CFL Logistics (ex-Lentz multimodal), spécialisée dans l'entreposage de marchandises ;
  • CFL Port Services (ex-Van Eecke & Govers), opère des services portuaires et douaniers dans le port d'Anvers en Belgique ;
  • CFL Terminals (ex-Terminaux Internationaux Bettembourg), gestionnaire du terminal intermodal de Bettembourg.

En 2016, CFL Multimodal a pris le contrôle des Transports internationaux Fischbach, et procède de façon progressive à l'intégration de l'entreprise en son sein[19].

Lorry-Rail[modifier | modifier le code]

Lorry-Rail SA, filiale à 33,34 %, est l'opérateur de l'autoroute ferroviaire reliant le Luxembourg à Perpignan (France)[20].

NEG Niebüll[modifier | modifier le code]

La Norddeutsche Eisenbahngesellschaft Niebüll (de) (NEG) est devenue une filiale à 100 % des CFL en 2004[21]. Une filiale-sœur, NEG Siderau Betriebs, existe aussi[9].

L'entreprise opère dans la région de Niebüll et Dagebüll, à la frontière entre l'Allemagne et le Danemark[21].

CFL Mobility[modifier | modifier le code]

Créée en 2017 et filiale à 100 %, CFL Mobility est destinée à la gestion du service d'autopartage Flex.

Anciennes filiales[modifier | modifier le code]

Le groupe CFL a compté par le passé deux autres filiales : ACTS Logistik- Dienstleistungssysteme AG, liquidée en 2003 et PKP Cargo CFL International (joint-venture avec PKP Cargo (en), division Fret des chemins de fer polonais), liquidée en 2014[9].

Identité visuelle (logo)[modifier | modifier le code]

Activités[modifier | modifier le code]

La Société nationale des chemins de fer luxembourgeois est une entreprise ferroviaire dite « intégrée » : elle exerce à la fois le métier d'exploitant (voyageurs et marchandises) et celui de gestionnaire d'infrastructure ferroviaire.

En 2017, le président du conseil d'administration des CFL est Jeannot Waringo. Le directeur général du groupe est Marc Wengler.

Transport de voyageurs[modifier | modifier le code]

Fréquentation[modifier | modifier le code]

En 15 ans, la fréquentation du réseau a presque doublé et augmente presque chaque année : elle passe ainsi de 13,5 millions de voyageurs en 2003 à 22,9 millions en 2017 soit près de 70 % de hausse, alors qu'entre 1960 et 2005 elle n'avait que peu augmenté et même stagné dans les années 1980 et diminué au début des années 2000[9],[22].

Année Fréquentation (millions de voyageurs)
1950 10,6
1960 en stagnation 10,6
1970 en augmentation 12,5
1980 en augmentation 14,0
1990 en diminution 13,9
2000 en augmentation 14,9
2003 en diminution 13,5
2004 en augmentation 13,7
2005 en augmentation 14,1
2006 en augmentation 14,8
2007 en augmentation 16,4
2008 en augmentation 17,7
2009 en diminution 17,0
2010 en augmentation 18,0
2011 en augmentation 18,4
2012 en augmentation 19,8
2013 en augmentation 20,7
2014 en augmentation 21,5
2015 en augmentation 22,5
2016 en stagnation 22,5
2017 en augmentation 22,9

Par ligne commerciale, la fréquentation a évolué comme suit, sur la période 2012-2017[9].

Fréquentation par ligne (en milliers de voyages), les antennes ne sont pas décomptées des lignes principales.
2012 2013 2014 2015 2016 2017
Ligne 10 4,619 4,956 5,053 5,350 5,002 5,053
Ligne 30 1,405 1,304 1,329 1,297 1,290 1,369
Ligne 50 2,075 2,134 2,099 1,901 1,790 1,765
Ligne 60 6,900 6,983 7,424 7,650 7,685 7,963
Ligne 70 1,583 1,944 2,132 2,510 2,461 2,689
Ligne 80[23] 109 100 100 103 27
Ligne 90 2,902 3,070 3,165 3,465 4,153 4,088

Les lignes régionales[modifier | modifier le code]

L'État luxembourgeois confie aux CFL par le biais d'un contrat de délégation de service public la desserte de l'ensemble du réseau ferré luxembourgeois. Le contrat en cours concerne la période 2009-2024[12].

Les CFL mettent en œuvre des trains Regionalbunn (RB) et Regional-Express (RE), calqués sur le modèle allemand (bunn étant l'équivalent de l'allemand bahn en luxembourgeois). Les trains RB et RE desservent les mêmes axes : les trains RB assurent des dessertes omnibus tandis que les trains RE assurent des dessertes directes ou semi-omnibus avec des vitesses moyennes plus élevées.

Le réseau régional est découpé en 6 lignes principales et 3 lignes transversales, assurées aux heures de pointe, regroupant pour le cas des lignes 10, 60 et 70, plusieurs antennes. Toutefois, la ligne 10 est la seule des trois à ne pas compter d'antennes distinguées commercialement par des lettres. La plupart des trains régionaux circulant au Luxembourg sont assurés par du matériel à deux niveaux.

Depuis le , la tarification est unifiée pour l'ensemble des réseaux de transports du pays, y compris les CFL, permettant d'utiliser avec un même titre de transport, stocké sur la mKaart, l'ensemble des lignes de trains, de tramways ou de bus du pays[24]. Cette tarification ne concerne pas les trains internationaux.

De par la configuration du réseau, de nombreux trains luxembourgeois franchissent les frontières du Grand-Duché et desservent des gares en Belgique (Athus et Virton), en Allemagne (Igel, Kreutz Konz et Trèves) et en France (Longwy, Audun-le-Tiche et Volmerange-les-Mines).

Ligne Desserte
10
Luxembourg - Ettelbruck - Kautenbach - Troisvierges - Frontière Drapeau de la Belgique vers Liège
Luxembourg - Ettelbruck - Diekirch
Kautenbach - Wiltz
30
Luxembourg - Wasserbillig - Frontière Drapeau de l'Allemagne - Trèves-Hbf - Coblence-Hbf - Düsseldorf-Hbf
50
Luxembourg - Kleinbettingnen - Frontière Drapeau de la Belgique - Arlon vers Bruxelles
60 Luxembourg - Bettembourg - Esch-sur-Alzette - Pétange - Rodange
60A (Luxembourg -) Bettembourg - Frontière Drapeau de la France - Volmerange-les-Mines
60B Bettembourg - Rumelange
60C Esch-sur-Alzette - Frontière Drapeau de la France - Audun-le-Tiche
70 Luxembourg - Rodange - Frontière Drapeau de la France - Longwy
70A Luxembourg - Rodange - Athus - Virton - Frontière Drapeau de la Belgique vers Arlon
90 Luxembourg - Bettembourg - Frontière Drapeau de la France vers Metz et Nancy (assuré par TER Grand Est)
10-60 Troisvierges - Luxembourg - Rodange (transversale)
70-10 Longwy - Luxembourg - Mersch (transversale)
30-60 Wasserbillig - Luxembourg - Pétange (transversale)

Les CFL exploitent en coopération avec la SNCF les trains express régionaux (TER) de l'axe Luxembourg - Metz - Nancy, désignée en tant que ligne 90. Avec la libéralisation du transport ferroviaire en Europe, les CFL pourraient d'ici 2024 exploiter cette ligne[25].

Une telle coopération existait également pour les TER de la relation Longwy - Belval-Université - Thionville, désignée en tant que ligne 80, qui exista du 14 décembre 2009 au 31 mars 2016[26],[9].

En partenariat avec la Deutsche Bahn, des RegioExpress relient Luxembourg à Coblence.

Trains grandes lignes[modifier | modifier le code]

Les CFL exploitent en coopération avec la SNCB des trains InterCity reliant Luxembourg à Bruxelles en empruntant la ligne 5 et reliant Luxembourg à Liège en empruntant la ligne 1.

Jusqu'en décembre 2014, des Intercity de la Deutsche Bahn reliaient Trèves à Luxembourg et jusqu'en 2016, des Intercités de nuit de la SNCF reliaient le Luxembourg à Nice et Port-Bou, via Metz et Nancy.

Trains à grande vitesse et internationaux[modifier | modifier le code]

Depuis juin 2007, le Luxembourg est desservi par des TGV en provenance et à destination de Paris empruntant la LGV Est-Européenne. Cette desserte se substitue aux EuroCity qui existaient auparavant ; certains de ces EC continuaient jusqu'en Allemagne.

En avril 2016, les derniers EuroCity desservant le Luxembourg, reliant Bruxelles à la Suisse, ont été supprimés. En échange, des TGV reliant Luxembourg à Strasbourg via Metz ont été mis en place. Ces TGV sont à destination du sud de la France.

Funiculaire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Funiculaire Pfaffenthal-Kirchberg.
Le funiculaire Pfaffenthal-Kirchberg.

Les CFL possèdent et exploitent le funiculaire Pfaffenthal-Kirchberg, ligne reliant la gare de Pfaffenthal-Kirchberg au plateau du Kirchberg et au tramway de Luxembourg ; cette ligne est l'unique funiculaire construit au Luxembourg.

Service d'autobus[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Service d'autobus des CFL.
Un Mercedes-Benz Citaro G des CFL sur la ligne 120 du RGTR.

Les CFL possèdent environ septante autobus et autocars à leurs couleurs, héritage des services d'autobus ayant remplacé les anciennes lignes de chemin de fer à voie étroite. La plupart de ces véhicules sont engagés par les CFL sur des lignes routières interurbaines organisées par le RGTR, dont elles sont intégrées depuis le [24]. Les véhicules sont également ponctuellement utilisés en cas de substitution au chemin de fer lors d'incidents ou de travaux.

Par ailleurs, en l'absence de liaisons ferroviaires directes, les CFL mettent en œuvre deux lignes d'autocar « CFL Express » au départ de Luxembourg : l'une à destination de la gare de Sarrebruck en Allemagne, l'autre à destination de la gare Lorraine TGV en France.

Autopartage[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Flex (autopartage).

Le , les CFL ont lancé un service d'autopartage nommé Flex, réparti sur 20 stations correspondant à autant de gares à travers le pays (Luxembourg, Esch-sur-Alzetteetc.)[27],[28]. La flotte est composée de 84 véhicules électriques et thermiques (11 BMW i3, 34 BMW Série 1 et 39 Seat León) qui, dans un premier temps, ne peuvent être empruntés et rendus que dans la même station[27]. L'accès au véhicule s'effectue à l'aide d'une carte spécifique compatible mKaart qui remplace la clé de contact[28].

Le service est géré par la filiale CFL Mobility, basée dans la gare de Wasserbillig[29].

Transport de marchandises[modifier | modifier le code]

Le réseau a transporté 11,7 millions de tonnes de marchandises en 2005, mais seulement 6,6 millions de tonnes en 2009[30]. Ce chiffre a continué de chuter pour atteindre un plus bas de 1,29 millions en 2013, avant de remonter à 2,05 millions en 2017[9]. L'ouverture à la concurrence du transport de marchandises en 2007 est en partie responsable de cette chute.

Les services marchandises sont commercialisés par CFL Multimodal.

Gestion de l'infrastructure[modifier | modifier le code]

Draisine des CFL.

L'État Luxembourgeois, propriétaire des infrastructures, confie la gestion du réseau ferré aux CFL conformément à la législation européenne et du contrat de gestion signé le 6 novembre 2009 entre l'État et les CFL[31].

Gestion des circulations[modifier | modifier le code]

Les CFL sont chargés par l'Administration des chemins de fer d'assurer la gestion, la fluidité et la sécurité du trafic en se référant aux sillons attribués. Ils sont également chargés de l'information voyageurs en gare.

Entretien des installations[modifier | modifier le code]

Les CFL sont responsables de l'entretien régulier du réseau et de la maintenance des voies, des caténaires, des installations de signalisation, des appareils de voie et des passages à niveau.

Le centre logistique de l'infrastructure, basé à Bettembourg, possède 24 engins ferroviaires spécialisés pour l'entretien du réseau.

Grands projets[modifier | modifier le code]

Travaux de mise à double voie de la ligne 3, ici à la halte de Cents-Hamm.

Lancés par le gouvernement luxembourgeois, de nombreux projets d'envergure sont conduits par les CFL sur le réseau :

Les CFL ont investi 242,9 millions d'euros en 2017, dans le cadre du Fonds du rail, pour mener à bien ces projets[9].

Situation financière[modifier | modifier le code]

Le chiffre d'affaires brut global du groupe CFL s'élève à 882,3 millions d'euros (contre 913,9 millions en 2016). Cette baisse s'explique par la diminution des revenus liées aux projets, à le gestion de l'infrastructure et au patrimoine immobilier[9]. Les capitaux propres s'élèvent à 442,6 millions d'euros en 2017[9].

Dans le détail, le chiffre d'affaires se décompose de la façon suivante[9] :

  • Activités liées au transport de voyageurs : 259,2 millions d'euros (augmentation de 3,2 % par rapport à 2016) ;
  • Activités liées au transport de marchandises : 213,9 millions d'euros (diminution de 10,2 % par rapport à 2016) :
  • Projets, gestion d’infrastructure et patrimoine immobilier : 388,4 millions d'euros (augmentation de 2 % par rapport à 2016).

Le chiffre d'affaires net est de 638,063 millions d'euros en 2017 (contre 685,978 millions en 2016). Dans le détail, il est de 265,928 millions d'euros pour l'activité voyageurs, de 376,763 millions pour l'activité infrastructure et de 4,370 pour d'autres activités[9].

Le résultat net du groupe est de 10 millions d'euros en 2017 (contre 13,5 % en 2016)[9]. La dette financière du groupe s'élève à 279 millions d'euros en 2017, en baisse de 4,8 % par rapport à l'année précédente[9].

Salariés[modifier | modifier le code]

En 2017, les CFL comptent 4 521 salariés pour l'ensemble du groupe, dont 1 235 pour les activités fret, filiales à l'étranger comprises[12]. Les femmes sont peu présentes aux CFL, elles ne représentent que 13 % des effectifs en 2017[12].

En deux ans, le nombre de salariés est passé de 4 244 en 2015 à 4 521 en 2017, soit près de 300 salariés en plus (3,9 % de 2016 à 2017)[12].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Loi du 28 mars 1997
  2. Registre des commerces et des sociétés luxembourgeoises; Société nationale des chemins de fer luxembourgeois
  3. « Arrêté grand-ducal du 24 mai 1945 concernant l'exploitation provisoire des chemins de fer luxembourgeois. », sur http://legilux.public.lu, (consulté le 6 octobre 2018)
  4. « Loi du 16 juin 1947 concernant l'approbation de la convention Belgo-Franco-Luxembourgeoise du 17 avril 1946 relative à l'exploitation des chemins de fer du Grand-Duché et des conventions annexes. », sur http://legilux.public.lu, (consulté le 5 octobre 2018)
  5. « Loi du 10 mai 1995 relative à la gestion de l’infrastructure ferroviaire », sur http://www.cc.lu, (consulté le 2 octobre 2018)
  6. « Loi du 28 mars 1997 », sur http://legilux.public.lu, (consulté le 5 octobre 2018)
  7. « Attributions et missions », sur http://www.mt.public.lu (consulté le 29 septembre 2018)
  8. « Loi du 3 août 2010 », sur http://legilux.public.lu, (consulté le 3 octobre 2018)
  9. a b c d e f g h i j k l m n o et p « Rapport annuel 2017 », sur http://www.cfl.lu, (consulté le 5 octobre 2018)
  10. « CFL : tous les trains seront climatisés à fin 2024 », sur http://www.lequotidien.lu, (consulté le 5 octobre 2018)
  11. « Qui sont les CFL? », sur http://www.cfl.lu (consulté le 5 octobre 2018)
  12. a b c d et e « Rapport RSE 2017 », sur http://www.cfl.lu, (consulté le 4 octobre 2018)
  13. « CFL Evasion S.A. », sur http://www.cfl.lu (consulté le 4 octobre 2018)
  14. « CFL Immo S.A. », sur http://www.cfl.lu (consulté le 4 octobre 2018)
  15. « Immo-Rail S.A. », sur http://www.cfl.lu (consulté le 4 octobre 2018)
  16. a et b « CFL Cargo », sur http://www.cfl.lu (consulté le 4 octobre 2018)
  17. (en) « Railway Operators in Luxemburg », sur http://www.railfaneurope.net (consulté le 4 octobre 2018)
  18. a b et c « CFL Multimodal », sur http://www.cfl.lu (consulté le 4 octobre 2018)
  19. « Les Transports Fischbach intègrent CFL Multimodal », sur http://paperjam.lu, (consulté le 5 octobre 2018)
  20. « Lorry-Rail S.A. », sur http://www.cfl.lu (consulté le 4 octobre 2018)
  21. a et b « neg Niebüll GmbH », sur http://www.cfl.lu (consulté le 4 octobre 2018)
  22. « Entrevue entre la Direction des CFL et l’Association des Voyageurs du TER Metz-Luxembourg », sur http://www.cfl.lu, (consulté le 8 novembre 2018)
  23. Supprimée le 31 mars 2016
  24. a et b Chambre des Députés du Grand-Duché de Luxembourg, « Dossier thématique Tram régional », sur http://www.rail.lu, (consulté le 5 novembre 2016).
  25. « La libéralisation du rail pourrait-elle se traduire par une offre des CFL sur le trajet qui concerne les frontaliers français? «Oui», répond-on à nouveau dans l'entourage du ministre des Transports, François Bausch, en vacances. », sur Luxemburger Wort, (consulté le 5 octobre 2018)
  26. « Gare Esch/Alzette », sur http://rail.lu (consulté le 7 octobre 2018)
  27. a et b Guillaume Chassaing, « Les CFL se lancent dans le carsharing », sur https://www.lequotidien.lu, (consulté le 22 septembre 2017)
  28. a et b « Flex : embarquement immédiat », sur http://www.lequotidien.lu, (consulté le 14 juin 2018)
  29. « Site de CFL Mobility » (consulté le 22 septembre 2017)
  30. Rapport annuel 2009
  31. « Règlement grand-ducal du 6 novembre 2009 portant approbation du contrat de gestion de l'infrastructure ferroviaire et de la convention relative à la gestion administrative des immeubles dépendant de l'infrastructure ferroviaire signés le 7 mai 2009 entre l'Etat et la Société Nationale des CFL. », sur http://legilux.public.lu, (consulté le 4 octobre 2018)

Sources[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Anciens réseaux et compagnies ayant opéré au Luxembourg :

Liens externes[modifier | modifier le code]