Gare de Quimper

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Quimper
Image illustrative de l'article Gare de Quimper
Bâtiment voyageurs et entrée de la gare.
Localisation
Pays France
Commune Quimper
Adresse Place Louis Armand
29000 Quimper
Coordonnées géographiques 47° 59′ 41″ nord, 4° 05′ 32″ ouest
Gestion et exploitation
Propriétaire SNCF
Exploitant SNCF
Services TGV Atlantique
TER Bretagne
Fret SNCF
Caractéristiques
Ligne(s) Savenay à Landerneau
Quimper à Pont-l'Abbé
Quimper à Douarnenez
Voies 5 (+ voies de service)
Quais 3 (dont 2 centraux)
Transit annuel 928 000[1] (2013)
Altitude 6 m
Historique
Mise en service
Architecte Phidias Vestier
Correspondances
Bus et cars voir Intermodalité

Géolocalisation sur la carte : Bretagne

(Voir situation sur carte : Bretagne)
Quimper

Géolocalisation sur la carte : Finistère

(Voir situation sur carte : Finistère)
Quimper

Géolocalisation sur la carte : Quimper

(Voir situation sur carte : Quimper)
Quimper

La gare de Quimper est une gare ferroviaire française de la ligne de Savenay à Landerneau, située à proximité du centre-ville de Quimper, préfecture du département du Finistère, en région Bretagne.

Elle est mise en service en 1863 par la compagnie du chemin de fer de Paris à Orléans (PO).

C'est une gare de la Société nationale des chemins de fer français (SNCF), desservie par le TGV Atlantique et des trains régionaux TER Bretagne.

Situation ferroviaire[modifier | modifier le code]

Établie à 6 mètres d'altitude, la gare de bifurcation de Quimper est située au point kilométrique (PK) 684,794 de la ligne de Savenay à Landerneau, entre les gares ouvertes de Rosporden et de Châteaulin. Vers Rosporden s'intercale la gare fermée de Saint-Yvi et vers Châteaulin s'intercalent les gares fermées de Pont-Quéau et Quéménéven[2].

Elle est l'origine de la ligne de Quimper à Pont-l'Abbé, exclusivement utilisée pour le trafic fret vers l'embranchement particulier du Groupe Doux à Pluguffan.

Elle était également l'origine de la ligne de Quimper à Douarnenez - Tréboul, désaffectée, déposée et réaménagée en voie verte.

Histoire[modifier | modifier le code]

Concession et travaux[modifier | modifier le code]

La ville de Quimper a la confirmation de l'arrivée du chemin de fer lors de la publication de la loi du qui approuve la concession, à la Compagnie du Chemin de fer de Paris à Orléans (PO), d'une ligne de Nantes à Châteaulin, passant par ou près Redon, Lorient et Quimper. La compagnie s'engage à réaliser la section de Lorient à Quimper dans un délai maximal de huit années[3].

Le tracé de la section est approuvé le . Cela permet une adjudication des chantiers et leurs ouvertures en 1861 avant la mise en service de la première section de la ligne[4]. Les rails de la voie unique sont posés jusqu'à Quimper en septembre 1862[5]. Le site où l'on établit la gare a été choisi par l'administration en 1858, il est situé à l'ouest de la ville, sur la rive gauche de l'Odet au lieu-dit « les prairies de Choucouren » en face de l'hospice civil[4]. L'emprise de la gare est un vaste espace de 12 hectares dont une partie située sur les territoires des communes de Kerfeunteun et d'Ergué-Armel[6]. Les travaux sont réalisés par les ingénieurs Dubreil et Arnoux sous la direction des ingénieurs en chef Morandière et Desnoyers. Les bâtiments sont réalisés sous la direction de l'architecte de la compagnie Phidias Vestier[4].

Inauguration et mise en service[modifier | modifier le code]

L'inauguration de la section, à voie unique sur une plateforme prévue pour deux voies, entre Lorient et Quimper se déroule en grande pompe[7] dans la nouvelle gare le 7 septembre 1863[8]. La gare comporte notamment un bâtiment voyageurs construit sur un modèle type de la compagnie, il est constitué d'un corps central avec un étage et six ouvertures en façade et deux ailes, sans étage, comportant également six ouvertures. Les matériaux utilisés sont une alternance de briques et de pierres blanches comme les autres édifices de la ligne[9].

La mise en service officielle de la gare avec l'ouverture de l'exploitation, par la compagnie du PO, a lieu, le lendemain de l'inauguration, le [4].

Gare PO[modifier | modifier le code]

En 1864, un projet de loi s'intéresse au problème posé par cette gare qui s'étend sur 12 hectares[10] situés sur trois communes : Quimper, Kerfeunteun et Ergué-Armel. Les territoires sont redécoupés entre les communes en attribuant à celle de Quimper les terrains utilisés directement par les installations de la gare. La loi est adoptée le [10].

En 1879, les « trains de marée »[5] au départ de la gare de Quimper sont une source de nouveaux marchés vers les grandes agglomérations pour les pêcheurs des ports du littoral breton, comme Douarnenez ou Le Guilvinec, ce dernier pouvant expédier jusqu'à 100 000 maquereaux[5] en une seule journée. Il faut deux heures pour transporter les poissons, dans 150 voitures à cheval, depuis le port jusqu'à la gare, distante de 30 kilomètres. Avec l'ouverture des embranchements de Quimper à Pont-l'Abbé et de Quimper à Douarnenez, elle devient une gare de bifurcation qui nécessite, en 1887, la construction d'une remise pour trois locomotives[9].

Gare SNCF[modifier | modifier le code]

Les installations voyageurs sont complétées et rénovées en 1952-1953. L'infrastructure est modifiée avec, la création d'un souterrain pour le passage sous les voies et l'accès aux quais des voyageurs, et l'allongement et la couverture de ces quais. La décoration du hall du bâtiment voyageurs est renouvelée dans une ambiance locale avec l'installation de fresques en faïences et émaux sur les murs, elles sont offertes par les entreprises de la Faïence de Quimper : « Les costumes de la Bretagne Sud » par Henriot, « La mer et les pêcheurs » par Keraluc, et « Les richesses de la terre, les trésors de la mer » par HB[11].

Pour la saison estival de 1968, un bureau d'accueil spécifique est construit pour le nouveau service train auto-couchettes (TAC)[11].

L'intérieur du bâtiment voyageurs est refait en 1976. Lors de ce chantier la décoration du hall est modifiée avec la suppression des fresques en faïences remplacées par des peintures de paysages d'Armor et d'Argoat réalisés par André Coupé (1932-2013), peintre régional connu pour ses peintures dans les gares de Lorient, Brest et Saint-Brieuc[11],[12].

En 1989[13], a lieu la première desserte par un TGV Atlantique venant de la gare de Paris-Montparnasse. Le temps du parcours entre Quimper et Paris est d'environ h 30 min dans des conditions ordinaires[14],[15].

Évolution du trafic de voyageurs de la gare de Quimper depuis 2010 :

Source : Le Télégramme[1]
Année Voyageurs Variation annuelle
2010 946 000 en stagnation 0 %
2011 979 000 en augmentation +3,5 %
2012 987 000 en augmentation +4,3 %
2013 928 000 en diminution -6 %
2014 914 000 en diminution -1,5 %
2015 908 486 en diminution -0,7 %

Service des voyageurs[modifier | modifier le code]

Le TGV Atlantique, rame 401, en attente de départ.
Le Bombardier B 82601 assurant un TER, à quai.

Accueil[modifier | modifier le code]

Gare SNCF[16], elle dispose d'un bâtiment voyageurs, avec guichets, ouvert tous les jours. Elle est équipée d'automates pour l'achat de titres de transport et de quais couverts. Elle dispose de divers services, notamment d'un buffet et d'une boutique de presse.

Un passage souterrain permet l'accès aux quais.

Desserte[modifier | modifier le code]

TGV Atlantique[modifier | modifier le code]

Quimper est desservie par des TGV Atlantique, sur la relation entre la gare de Paris-Montparnasse et celle de Quimper, via Rennes et les principales gares du sud de la Bretagne[16].

À cela, s'ajoute un aller-retour en iDTGV entre Paris-Montparnasse et Quimper, chaque vendredi et dimanche. Par ailleurs, une liaison avec Lille-Europe existe les week-ends, devenant quotidienne en période estivale.

TER[modifier | modifier le code]

Quimper est desservie par des trains TER Bretagne qui effectuent des missions entre les gares de : Quimper et Rennes, Quimper et Lorient, Quimper et Brest via Landerneau[16]. Des trains TER Bretagne ou TER Pays de la Loire effectuent le service sur la relation entre les gares de Quimper et Nantes.

Intermodalité[modifier | modifier le code]

La gare de Quimper dispose d'une plateforme intermodale[13], avec un parc pour les vélos et un parking pour les véhicules[16], une gare routière attenante desservie par le réseau interurbain des cars Penn-ar-Bed et un arrêt desservi par des bus urbains du réseau Qub (lignes 9 et 11).

Service des marchandises[modifier | modifier le code]

Quimper est ouverte au service du fret, « uniquement au train massif »[17]. Un accord permet à l'Armée d'avoir une desserte par wagon isolé[17].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b http://www.letelegramme.fr/ig/generales/economie/gares-et-aeroports-les-chiffres-bretons-24-01-2014-2379631.php
  2. Reinhard Douté, Les 400 profils de lignes voyageurs du réseau français : lignes 001 à 600, vol. 1, La Vie du Rail, , 239 p. (ISBN 978-2-918758-34-1), « [470/2] Vannes - Quimper et [470/3] Quimper - Landerneau », p. 167-168.
  3. Annales des ponts et chaussées. : Mémoires et documents relatifs à l'art des construction et au service de l'ingénieur ; Lois, décrets, arrêtés et autres actes concernant l'administration des Ponts et chaussées, Paris, Victor Dalmont éditeur, (lire en ligne), « N°982 - 2 mai 1855 : Chemin de fer de Nantes à Châteaulin, avec embranchement sur Napoléonville - Concession », p. 382.
  4. a, b, c et d François et Maguy Palau, Le rail en France : Le Second Empire, t. 2 (1858-1863), Palau, , 221 p. (ISBN 2-950-942-12-1), « 6.22. Lorient-Quimper : 8 septembre 1863 », p. 211.
  5. a, b et c Francisco Calo Lourido (Coordinador), Antropoloxía mariñeira (Actas do Simposion Internacional de Antropoloxia In Memoriam Xosé Filgueira Valverde), Santiago de Compostela, Édition Consello da Cultura Galega, , 359 p. (ISBN 9788487172373, lire en ligne), p. 108.
  6. Conseil général du Finistère, « Circonscriptions territoriales : extension des limites de Quimper sur le territoire des commune d'Ergué-Armel, Kerfeunteun et Penhars », Rapports et délibérations,‎ , p. 217 (lire en ligne)
  7. Site mairie de Quimper, L'arrivée du chemin de fer à Quimper, lire en ligne (consulté le 5 septembre 2010).
  8. Jean-Pierre Nennig, 2008, p. 129
  9. a et b Jean-Pierre Nennig, 2008, p. 139
  10. a et b France. Sénat, Annales du Sénat et du Corps législatif, volume 3, Administration du Moniteur universel, 1864, p. 263 intégral (consulté le 29 août 2011)
  11. a, b et c Jean-Pierre Nennig, 2008, p. 141
  12. Véronique Constance, « André Coupé, artiste peintre, est décédé », Ouest-France,‎ (lire en ligne).
  13. a et b Site mairie.quimper.fr, La gare SNCF de Quimper lire (consulté le 28 août 2011).
  14. « Comment venir », sur Office de tourisme de Quimper (consulté le 23 novembre 2011)
  15. « Services de transports : se déplacer », sur Finistère.developpement-durable.gouv.fr (consulté le 23 novembre 2011)
  16. a, b, c et d « Services & Gares / Gare (de) Quimper », sur http://www.ter.sncf.com/, (consulté le 9 juillet 2016).
  17. a et b Site fret.sncf.com, Quimper : code Gare 474098 lire (consulté le 28 août 2011).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • « Quimper », La Vie du Rail notre métier, no 411,‎ ,
  • Jean-Pierre Nennig, Le chemin de fer de Bretagne sud : De Savenay et de Rennes à Landerneau par Redon, Vannes, Auray, Lorient, Quimper et Châteaulin et ses embranchements vers Ploërmel, Quiberon, Pontivy, Concarneau, Pont-L'Abbé et Douarnenez-Tréboul, Pornichet, JPN Éditions, coll. « Archéologie ferroviaire », , 224 p. (ISBN 978-2-9519898-5-6, notice BnF no FRBNF41302229, présentation en ligne).

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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