Ouigo

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Ouigo
logo de Ouigo
Logo de Ouigo
illustration de Ouigo

Création 2013
Slogan Let's Go ![1]
Siège social ParisVoir et modifier les données sur Wikidata
Actionnaires Société nationale des chemins de fer françaisVoir et modifier les données sur Wikidata
Produits Train à grande vitesse
Site web ouigo.com

Ouigo est le nom de l'offre de TGV à bas coûts lancée par la SNCF le . Ces trains relient principalement les gares de Marne-la-Vallée - Chessy, Paris-Montparnasse-Vaugirard, Massy TGV, Aéroport Charles-de-Gaulle TGV, Lyon-Saint-Exupéry TGV, Marseille-Saint-Charles, Montpellier-Saint-Roch, Tourcoing, Rennes, Nantes, Bordeaux-Saint-Jean et Strasbourg.

L'offre est segmentée de façon à se rapprocher de la tarification de l'autocar ou du covoiturage[2], ainsi que du niveau de service de l'avion (en particulier à bas coûts), avec l'éloignement des gares desservies par rapport aux centres-villes des principales agglomérations, des délais de présence obligatoire avant le départ et des services optionnels payants (tels que les prises électriques).

Histoire[modifier | modifier le code]

Le lancement[modifier | modifier le code]

Lancée le (après présentation officielle le ), l'offre Ouigo, inspirée des compagnies aériennes low cost, est présentée dans un contexte de crise économique, qui avait conduit à une baisse de la fréquentation et de la rentabilité des TGV classiques en 2012[3]. Les billets Ouigo ne sont disponibles qu'en ligne sur les sites de Ouigo, de OUI.sncf et de Trainline.

Contrôle des billets avant l'embarquement, à la gare d'Avignon TGV.

Comme les compagnies aériennes low cost, Ouigo fait payer le bagage supplémentaire au-delà d'une valise et d'un sac par passager (en outre, la taille maximale d'un bagage doit être de 55 × 35 × 25 cm, afin de pouvoir être mis sous le siège[4]). De même, à l'instar des iDTGV, les titres de transports (imprimables 4 jours avant le départ) sont contrôlés avant la montée dans le train. Cela implique pour les clients de devoir se présenter trente minutes avant le départ du train. L'utilisation de l'outil de production est maximisée : les trains circulent en moyenne 13 heures par jour, soit le double des TGV classiques, et sont entretenus uniquement la nuit. Les trains offrent 20 % de places en plus en supprimant la première classe et la voiture-bar, et en utilisant un type de sièges moins larges. Ainsi, le coût de production d'une place dans un Ouigo est 50 % moins élevé que celui d'une place dans un TGV classique[5].

Contrairement à iDTGV ou Ouibus, Ouigo n'est pas une filiale indépendante, mais constitue un service spécifique au sein de la maison mère SNCF, plus précisément la branche Voyages SNCF[6]. Pour les cheminots travaillant pour la marque Ouigo, des conditions de travail spécifiques ont toutefois été négociées[7], sans pour autant modifier leur statut spécifique (il n'y a d'ailleurs aucune particularité concernant les conducteurs, si ce n'est qu'ils s'occupent du dégarage des rames et de les amener au nettoyage, contrairement à leurs collègues dans la majorité des cas)[8].

L'extension[modifier | modifier le code]

Des liaisons supplémentaires sont créées le 13 décembre 2015 : de Tourcoing (en banlieue de Lille) à Lyon-Perrache, Nantes et Rennes, avec des arrêts dans des gares intermédiaires du parcours[9].

La SNCF annonce, puis lance, l'ouverture d'une liaison vers Strasbourg le 2 juillet 2017[10], ainsi qu'une autre vers Bordeaux à la même date[11],[12].

Enfin, entre 2018 et 2020, Ouigo devrait également desservir les gares principales de Paris, pour attirer une clientèle supplémentaire[13]. C'est le cas de Paris-Montparnasse-Vaugirard, dès le .

Réseau[modifier | modifier le code]

Offre au 10 décembre 2017 :
Date de création Liaison Circulations hebdomadaires
Marne-la-Vallée - ChessyMarseille-Saint-Charles 14
Marne-la-Vallée - Chessy → Montpellier-Saint-Roch 9
Marne-la-Vallée - Chessy → Lyon-Part-Dieu 2
Marseille-Saint-Charles → Marne-la-Vallée - Chessy 14
Marseille-Saint-Charles → Lyon-Perrache 7
Montpellier-Saint-Roch → Marne-la-Vallée - Chessy 5
Lyon-Perrache → Marne-la-Vallée - Chessy 7
Lyon-Perrache → Marseille-Saint-Charles 7
TourcoingRennes 14
Rennes → Tourcoing 7
Nantes → Tourcoing 7
Tourcoing → Marseille-Saint-Charles 7
Marseille-Saint-Charles → Tourcoing 7
Rennes → Strasbourg-Ville 7
Strasbourg-Ville → Marne-la-Vallée - Chessy 7
Massy-TGV → Nantes 7
Massy-TGV → Bordeaux-Saint-Jean 7
Bordeaux-Saint-Jean → Massy-TGV 7
Aéroport Charles-de-Gaulle 2 TGV → Bordeaux-Saint-Jean 7
Bordeaux-Saint-Jean → Aéroport Charles-de-Gaulle 2 TGV 7
Montpellier-Saint-Roch → Aéroport Charles-de-Gaulle 2 TGV 2
Aéroport Charles-de-Gaulle 2 TGV → Lyon-Part-Dieu 2
10 décembre 2017[14] Bordeaux-Saint Jean → Paris-Montparnasse-Vaugirard 14
Paris-Montparnasse-Vaugirard → Bordeaux-Saint-Jean 14
Bordeaux-Saint-Jean → Tourcoing 7
Tourcoing → Bordeaux-Saint-Jean 7
Nantes → Paris-Montparnasse-Vaugirard 14
Paris-Montparnasse-Vaugirard → Nantes 14
Rennes → Paris-Montparnasse-Vaugirard 7
Paris-Montparnasse-Vaugirard → Rennes 7
Deux rames couplées, en gare de Marne-la-Vallée - Chessy.
Deux rames couplées, en gare de Marne-la-Vallée - Chessy.
Rame en gare de Lyon-Saint-Exupéry TGV.
Rame en gare de Lyon-Saint-Exupéry TGV.

Les principales gares de Lyon sont exploitées de cette manière :

  • la gare de Lyon-Saint-Exupéry-TGV, située en périphérie, est un arrêt desservi par les trains ayant pour terminus Marseille ou Montpellier ;
  • les gares de Lyon-Part-Dieu et Lyon-Perrache, situées au cœur de la ville, constituent les terminus des trains reliant Marne-la-Vallée, Marseille ou Roissy à Lyon.

De plus, les gares suivantes sont desservies par la plupart des trains, en tant qu'arrêt intermédiaire : Aix-en-Provence-TGV, Avignon-TGV, Nîmes, Valence-TGV, TGV Haute-Picardie, Le Mans, Angers-Saint-Laud, Angoulême, Champagne-Ardenne-TGV et Lorraine-TGV.

Matériel roulant[modifier | modifier le code]

Passage d'un train, près de Saint-Aunès (34).
Ouigo à Saint-Aunès.

Ouigo dispose de rames TGV à deux niveaux dédiées (dont le nombre devrait atteindre 35 vers 2020[13]), constituées de motrices de la génération Dasye, et de voitures de la première génération des TGV Duplex aménagées pour pouvoir transporter 20 % de passagers en plus[15] (une rame Ouigo en unité simple peut en effet contenir 634 passagers, contre 510 sur une rame standard). Ce gain en capacité est rendu possible par moins d'espace pour les bagages, l'absence de première classe et de voiture-bar, et par l'utilisation d'un autre type de sièges[15],[16]. Ces rames disposent d'une livrée spécifique dans les couleurs bleu ciel et rose. Les rames Ouigo, sur les rails pendant douze heures par jour, sont entretenues pendant la nuit dans les technicentres SNCF de Lyon[17], de Marseille, de Châtillon, du Landy (Saint-Denis)[réf. souhaitée] et de Tourcoing[18].

Résultats[modifier | modifier le code]

Les trains Ouigo sont remplis en moyenne à 88 % début 2017, soit vingt points de plus que les TGV classiques[5].

Années 2013 2014 2015 2016
Taux de remplissage 60 % 85 % 90 % 85 %

Entre et , deux millions et demi de personnes ont voyagé dans un train Ouigo[19] (la barre des deux millions de billets vendus a été atteinte en [20]).

Début , la direction indique que le seuil de rentabilité est atteint, et que trois millions et demi de passagers ont déjà été transportés[21].

Pour 2016, Ouigo annonce avoir transporté 5,1 millions de passagers[22]. L'offre représente désormais 5 % du trafic des TGV, dont 15 % sur la ligne Marseille – Paris[23]. De plus, sa direction indique que 40 % des passagers n'auraient pas voyagé si Ouigo n'avait pas existé[24]. Selon les prévisions de la SNCF, la barre des 7 millions devrait être franchie en 2017 grâce aux nouvelles dessertes de Bordeaux et Strasbourg[5].

L'objectif de la SNCF est que la part de Ouigo dans le trafic des TGV atteigne 25 %, représentant 25 millions de passagers, à l'horizon 2020[13].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « OUIGO Let's Go ! » [vidéo], sur youtube.com, (consulté le 8 avril 2017).
  2. Camille Kaelblen, « Ouigo, Ouibus, Blablacar : comment voyager à moindre frais ? », sur rtl.fr, (consulté le 17 mars 2017).
  3. « La SNCF lance son TGV anti-crise », (consulté le 25 février 2013).
  4. Even Vallerie, « SNCF. Comment les TGV Ouigo réussissent à casser les prix », sur ouest-france.fr, (consulté le 6 septembre 2015).
  5. a, b et c Lionel Steinmann, « La SNCF va quintupler son offre de TGV low cost », lesechos.fr, (consulté le ).
  6. Lionel Steinmann, « Avec Ouigo, comment la SNCF a fait du low cost sans susciter de mouvements des cheminots. », lesechos.fr, (consulté le ).
  7. Stéphane Lauer, « Avec Ouigo, la SNCF arrête de mener grand train », sur lemonde.fr, (consulté le 21 janvier 2016).
  8. Par AFP, « TGV Ouigo, une organisation du travail aux coûts resserrés », sur lexpansion.lexpress.fr, (consulté le 27 mars 2017).
  9. « Tourcoing: La gare de Tourcoing s’apprête à accueillir les Ouigo », sur La Voix du Nord (consulté le 25 novembre 2015).
  10. Par AFP, « SNCF : les attentats ont coûté des "dizaines de millions d'euros", nouvelle dépréciation des TGV », sur lexpansion.lexpress.fr, (consulté le 14 mai 2016) : « Bordeaux et Strasbourg s'ajouteront en 2017 à la liste des dessertes ».
  11. Par AFP, « Ouigo à la conquête de l’Ouest », sur mobilicites.com, 26 – 27 mai 2014 (consulté en 14 ami 2016).
  12. « Ouigo ouvre ses ventes été et lance Bordeaux et Strasbourg », sur tourmag.com, (consulté le 15 mars 2017).
  13. a, b et c Florence Guernalec, « Ouigo, l'arme fatale de la SNCF pour se donner de l'air », sur mobilicites.com, (consulté le 22 mars 2017).
  14. Groupe SNCF, « Communiqué de presse: @ouigoSNCF, l'offre low-cost à grande vitesse de #SNCF arrive à Paris-Montparnasse le 10 décembre. », sur twitter.com, (consulté le 1er octobre 2017).
  15. a et b « TGV « low cost » : lancement au printemps entre Marne-la-Vallée et Marseille... et plus tard vers le Nord », sur lavoixdunord.fr, (consulté le 17 février 2013).
  16. « Les TGV low cost bientôt sur les rails », sur europe1.fr, (consulté le 18 février 2013).
  17. « Ouigo, ou comment améliorer la productivité de la SNCF », sur lemonde.fr, (consulté le 20 mai 2017).
  18. Rail Passion no 237 () : « Ouigo tisse sa toile », p. 36.
  19. « Ouigo, le TGV à bas prix, s'ouvre aux groupes et tour-opérateurs », Challenges, (consulté le ).
  20. « Le TGV low-cost Ouigo franchit le cap des 2 millions de billets vendus », sur Le Figaro, (consulté le 2 septembre 2015).
  21. Marine Vautrin, « La SNCF étoffe son offre low-cost », sur reponseatout.com, (consulté le 6 septembre 2015).
  22. « SNCF : le TGV low-cost Ouigo étend sa toile », leparisien.fr,‎ (lire en ligne).
  23. Fabrice Gliszczynski, « TGV low-cost : jusqu'où pousser Ouigo ? , s'interroge la SNCF », sur latribune.fr, (consulté le 28 janvier 2016).
  24. « SNCF : multiplication par cinq du trafic de "Ouigo" », sur francetvinfo.fr, (consulté le 23 mars 2017).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]