Luxe

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L'industrie française du cosmétique : porte-étendard mondial du luxe hexagonal.

Le luxe (lat. luxus) est le mode de vie consistant à pratiquer des dépenses somptuaires et superflues, dans le but de s'entourer d'un raffinement fastueux ou par pur goût de l'ostentation, par opposition aux facteurs ne relevant que de la stricte nécessité. Par extension, le luxe désigne également tous les éléments et pratiques permettant de parvenir à ce niveau de vie. L'aspect d'inutilité du luxe est à la base de l'expression « C'est du luxe ! », familière dans son utilisation pour qualifier quelque chose de superflu. Un produit de luxe désigne un produit d'une très grande qualité, raffiné, coûteux et rare, même si de nos jours les frontières du luxe sont tenues volontairement floues par les entreprises commercialisant produits et prestations.

Histoire du luxe[modifier | modifier le code]

Le luxe véritable n'apparaît généralement pas dans une seule forme ou réalisation et s'accorde mieux avec une certaine profusion semblant si possible illimitée. Le luxe est donc naturellement associé à la richesse qui permet des investissements qui visent le pur agrément et non le profit. Dans le luxe, l'abondance s'associe au superflu pour conférer un sentiment de grande aisance matérielle et de raffinement du goût. Au XVIIIe siècle, cette sensation particulière a été fixée par Voltaire dans une formule un rien paradoxale : « Le superflu, chose très nécessaire. » (poème Le Mondain, 1736).

C'est sans doute en Asie que se situe pendant plusieurs siècles l'épicentre de l'idée de luxe, avec ses pierres précieuses, ses laques, ses épices ou la soie, loin de la notion de productivité actuelle[1]. En France, une étape importante dans l’émergence d’une tradition du luxe est d’ailleurs le développement de la culture du mûrier pour le ver à soie, sous Henri IV, dans le midi et le centre, même si la fabrication de la soie existait à Lyon depuis la Renaissance[2],[3]. Une autre étape, à l'époque de Louis XIV est la constitution des grandes manufactures[4]. Le luxe n'est pas considéré par tous, dans cette France du XVIIIe siècle, comme un stimulant économique : au contraire, il était généralement accusé de nombre de maux comme de s'accroître au détriment des besoins élémentaires des pauvres ou de favoriser la corruption des mœurs, en particulier celles de la jeunesse.

Pour autant, Paris acquiert à cette époque une réputation de « capitale du luxe » même si cette évolution n'est pas du goût de tous : « Que le luxe, croissant tous les jours, commence à devenir un usage onéreux et insoutenable au monde qui l'a inventé, que c'est d'ici [Paris] qu'il se répand dans toute l'Europe… » (Massillon, Panégyrique de Saint Louis). Ce développement d’une tradition du luxe en France s’accélère avec l’émergence d’une profession, les marchandes de modes, en contact avec une clientèle intéressée par les mécanismes de l’ostentation et de la séduction, les membres de cette Cour vivant désormais dans l’entourage immédiat du Roi depuis Louis XIV, et se voulant au-dessus des contingences communes. Ces marchandes de modes constituent un rouage déterminant entre les producteurs d’étoffe, les manufacturiers, les couturiers d’une part, et les consommateurs d’autre part. Elles sont à la fois en prise directe avec ces derniers, et donneurs d’ordre des différentes activités concernées. Elles vont diffuser constamment de nouvelles tendances, introduire une variation continuelle des parures, et cristalliser également cette notion de luxe autour de la figure de quelques créateurs, dont la fameuse Rose Bertin. À la veille de la Révolution française, on ne veut plus simplement une robe dans la haute société, on veut du Bertin[2]. Suit, une soixantaine d'années plus tard, sous le Second Empire, la création de marques telles que Cartier, Hermès ou Vuitton. La bourgeoisie a supplanté la noblesse et revendique le droit au luxe[5]. C’est également sous ce Second Empire que Charles Frederick Worth, couturier français d'origine britannique bénéficiant du soutien du régime impérial, lance ce qui va devenir la haute couture, en y associant une dimension de rêve et de mystère[6].

Bien plus tard, autour de quelques grands couturiers, parfumeurs et industriels[7], la constitution de grands groupes — souvent familiaux — de l'industrie du luxe se réalise[8] aux environs des années 1990, sur l'héritage historique d'artisans devenus marques de luxe internationales[1]. La France, « championne mondiale du luxe » concentre d'ailleurs plus de la moitié des quinze marques les plus importantes, qu'elles soient françaises ou appartenant à un groupe national[5].

Cette tradition du luxe qui s’implante en France et en Europe gagne aussi dès le XIXe siècle le nouveau continent, et notamment les États-Unis. Dans cette société initialement très puritaine, le luxe se conçoit comme une des récompenses du travail, un signe de la réussite dans la compétition, et de l’achèvement du processus de civilisation. Il y est « public », et s’affirme y compris dans les buildings, du Woolworth Building à la Trump Tower. Il est une partie intégrante du projet social américain. Il repousse les frontières de la consommation, comme la conquête de l’Ouest a repoussé les frontières du pays, et il s’exprime dans un « goût américain » qui rejette l’entassement hétéroclite des styles et des époques de l’Ancien Monde[9].

En Asie, dans un pays tel que le Japon, le luxe a été longtemps, comme en France, le privilège de l’aristocratie. Puis avec l’ouverture à l’Occident, et surtout la défaite de 1945 suivi d’un spectaculaire redressement du pays qui devient l’une des grandes puissances économiques du monde, la consommation de produits de luxe est devenue preuve du succès. Certaines marques occidentales deviennent des marqueurs de la réussite. Une nouvelle culture du luxe y est cependant en train d’y émerger au XXIe siècle, prenant davantage de distance avec l’Occident, pour affirmer son identité propre[10]. En Chine, l’attrait pour le luxe n’est pas tourné vers les siècles passés et un certain «  âge d’or » en la matière, mais vers le monde[11].

Dans le sous-continent indien, l’idée de luxe reste imprégnée de la riche histoire culturelle de cette contrée, qui a été historiquement au carrefour de différentes civilisations. Deux termes sont associés à cette notion. Le premier, vilas, d’origine sanskrit, évoque le plaisir et l’excès. Le second, aish, d’origine arabe, est lié au plaisir sensuel, au confort, et ouvre sur l’idée de profiter de la vie jusqu’au bout. Aishwarya, qui malgré la ressemblance, n’a pas de lien étymologique avec aish, signifie, en hindi, opulence, ostentation, et est issu d’une racine, ish, évoquant les Dieux. Il n’y a pas d’idée de «péché» associé : le luxe et la fortune sont le résultat de la place tenue dans la société. Mais l’hindouisme exhorte les personnes vivant dans le luxe à savoir s’en dégager temporairement et à en faire bénéficier leur entourage, le vrai sage étant celui qui renonce à tout. L’Inde a également hérité de l’empire moghol le goût de la mise en scène somptueuse du pouvoir[12].

L'Afrique compte également quelques marques de luxe comme l'entreprise sud-africaine Yswara, fondée en 2012, qui produit des thés[13] ou la marque de chocolat bio du Ghana 57 Chocolate[14]

Poids économique des entreprises du luxe[modifier | modifier le code]

Le luxe s'exprime dans tous les domaines où le plaisir importe, puisqu'il y contribue par un registre particulier et quelquefois le constitue presque entièrement, particulièrement pour ceux qui ont le goût du luxe. Ainsi, le luxe peut-il participer à un type de bonheur et être subjectivement vécu sous des apparences fort modestes. Comme l'écrit en 1751 Denis Diderot dans l'article « Luxe » de l’Encyclopédie : « Sans un immense superflu, chaque condition se croit misérable[15],[16]. » Un produit de luxe représente avant tout un label de qualité : l'acheteur sait par avance qu'il a été produit grâce à un savoir-faire au sommet de « l'état de l'art » d'une profession et est donc prêt à payer la qualité d'un tel produit.

Le luxe favorise la créativité et l'innovation technique, il stimule les multiples secteurs d'activité qui peuvent conforter tout « consommateur » dans le sentiment qu'il jouit d'une certaine aisance et d'un certain goût. De plus, quand le luxe, quoique toujours un peu élitiste et exceptionnel, peut se concilier avec les séductions de la mode, il incite à des achats de renouvellement qui peuvent ne plus correspondre à aucun besoin réel mais s'avérer très favorables au commerce, voire à une approche de type obsolescence programmée. Dès le XIXe siècle, chez les joailliers anglais par exemple, une partie de l'industrie du luxe s'est orientée vers la diffusion massive de produits pour le grand public[17]. C'est également le cas de nombre de stylistes aux États-Unis ayant choisi une diffusion plus large, mais luxueuse, de leurs créations vestimentaires, au contraire des restrictives maisons de couture parisiennes, investissant par là un segment premium[1] ou masstige (en).

De nos jours, le luxe reste un domaine dynamique en pleine croissance[18] où l'Europe domine avec suprématie[1]. Avec la constitution des grosses entités vers la fin du XXe siècle, le luxe connait une progression moyenne annuelle de 5 % par an depuis plus de trois décennies[19] pour atteindre un chiffre d'affaires mondial de 850 milliards de dollars[20]. Mais le luxe ne se résume pas à la création de vêtements de haute couture, même si cette création en reste l'archétype. Il touche de nombreux autres domaines variés comme l'hôtellerie, les voyages ou encore la gastronomie et le vin[1],[20].

Le luxe et la mode[modifier | modifier le code]

Le luxe et la mode sont deux univers distincts de la vie socio-économique, et pourtant sont souvent confondus. Les phénomènes de modes ont été longtemps cantonnés aux classes sociales les plus aisées, et pour cette raison associés au luxe. Mais le rapport au temps est différent. La mode, par nature, joue du changement, et des ruptures, là les marques de luxe s’imposent une continuité stylistique, veulent incarner une tradition et rêvent d’intemporalité. La mode, autre que la haute-couture, s'appuie désormais sur une industrialisation des process de production pour s’adresser au plus grand nombre, là où le luxe souhaite le plus souvent maintenir des pratiques de production plus artisanales, associées à une rareté du produit[21],[22].

Pour autant, les objets de luxe ne peuvent échapper à l’évolution sociale et aux changements des modes de consommation. Mieux encore, les marques de luxe peuvent chercher à mettre à contribution les leviers de la mode pour « rester sous les feux de la rampe », redynamiser régulièrement leur image, et préparer l’avenir de leurs produits[22]. Ce distingo entre le monde du luxe et le monde de la mode, et les passerelles entre ces deux univers, sont illustrés par exemple par les propos en 2019 de Michael Burke, PDG de Louis Vuitton, sur l’activité joaillerie de son groupe et une nouvelle collection conçue par Francesca Amfitheatrof : « Nous sommes une marque de luxe qui fait de la mode, pas l’inverse. La joaillerie doit survivre aux tendances, assurer une certaine continuité »[23].

Stratégies des entreprises du luxe[modifier | modifier le code]

Magasin Hermès à Bombay (2012).

Pour des groupes tels que LVMH et Kering en France, la définition du luxe doit rester floue : seuls la publicité ou le merchandising de leurs marques imposent leur conception du luxe, afin de pouvoir regrouper sous cette dénomination nombre de produits n'ayant parfois aucun points communs ; ils doivent convaincre que le produit appartient à ce domaine[15], que ce soit par de larges dépenses dans des campagnes internationales ou par l'implantation d'un réseau de distribution très sélectif[18]. Pour cela, ces entreprises exploitent diverses techniques issues du « marketing du rêve » (dreamketing en anglais) afin de développer un univers dit luxueux autour de marchandises émanant d'origines diverses, le tout avec une obsolescence programmée afin de favoriser un désir permanent et un renouvellement perpétuel[15]. La notion de luxe fait ainsi le grand écart entre le plus cher des produits et un simple flacon de parfum griffé d'un nom prestigieux[15].

Par leurs actions de communications ainsi que le poids qu'elles imposent aux médias[24],[25], ces marques ont abrogé les frontières qui contingentaient le luxe : plusieurs décennies auparavant, chaque entreprise dite « de luxe » possédait un quasi-monopole sur son domaine respectif : Louis Vuitton était un malletier, Hermès un maroquinier-sellier, Dior une maison de couture… de nos jours, les univers se mélangent : Vuitton fait du prêt-à-porter, Hermès habille les hommes sur mesure et Dior est leader dans l'univers du parfum. La diversification et la concurrence compliquent encore à définir le luxe et à déclencher la pulsion d'achat[15] ; de plus, la multiplication de lignes annexes, sous une même marque, entraine parfois la disparition du positionnement luxe[26]. Certaines entreprises, par cette vulgarisation de leur nom dans les produits les plus divers, s'y sont perdues, à l'image d'un Pierre Cardin vendant des stylos ou de la marque Yves Saint Laurent sur des cigarettes : côtoyer le commerce de masse en descendant de gamme revient à quitter le luxe[15]. « Les enseignes doivent à la fois surfer sur cette folle croissance tout en conservant le même niveau de qualité[18]. ». La cohérence de l'ensemble de ces offres diverses, si elles souhaitent être perçues comme appartenant au luxe, s'impose donc en premier lieu par une exigence forte de cette qualité[27].

Outre cette notion qualitative émanant d'un travail particulier parfois manuel, le « savoir-faire », le luxe se définit également par une question de rareté, de frustration à ne pas posséder, mais également de prix ; celui-ci doit être élevé : une marchandise de luxe ne peut, dans sa nature, éviter de « signifier qu’elle vaut cher[28]. » Malgré tout, le « positionnement prix » du produit est un choix important devant rester en adéquation avec l'image de l'entreprise et sa clientèle ; cette clientèle définit elle aussi la notion : Nicolas Hayek précise que « le luxe est identifié par celui qui le porte[15]. ».

Un nouveau point d'attention des industries du luxe, attentives aux critiques à leur égard, et à l'évolution des sociétés, est constitué par les préoccupations éthiques, écologiques et de développement durable. Hermès ou LVMH, par exemple, ont été ainsi pris à partie sur l'utilisation de la fourrure et la maltraitance des animaux, par l'association People for the Ethical Treatment of Animals (PETA)[29],[30],[31]. Le sujet du cruelty-free, ou des composants naturels, sans paraben ou sans substances animales prend également de l'importance dans le domaine des cosmétiques, et surtout dans les critères de choix des nouvelles générations de consommateurs[32]. Autre exemple, dans la joaillerie, après des pionniers en la matière tels que Jewellery Ethically Minded (JEM), le joaillier suisse Chopard fait le choix, sur ses approvisionnements d'or, de s'obliger à une traçabilité et de privilégier des extractions de cette matière précieuse qui soient certifié Fairmined. François-Henri Pinault, patron de Kering, annonce également que ses entreprises de joaillerie vont progressivement utiliser de l'«or éthique», sans pour autant recourir à une certification de ces approvisionnements par un organisme tiers[33].

Afin de maintenir leurs approvisionnements, leur indépendance face aux façonniers, la qualité des produits lors de la fabrication, puis le niveau de marge au moment de la vente, les groupes du luxe ont rapidement évolué vers un modèle d'intégration verticale jusqu'au réseau de distribution ; si ce modèle n'est pas applicable uniformément à tous les produits, il est plus particulièrement adapté à la maroquinerie[19]. L'intégration verticale permet également, en sécurisant de façon exclusive toute la chaine, de minimiser la liberté pour un concurrent de s'intégrer dans un domaine donné : ainsi par exemple, en achetant des tanneries, les fabricants de sacs interdisent la fournitures de la matière première à d'autres entreprises[19]. C'est également le cas des points de vente que les entreprises de luxe possèdent en propre et qui commercent au détriment du multi-marque plus concurrentiel. Ainsi, le luxe montre plusieurs barrières freinant l'entrée de nouveaux intervenants[19], permettant aussi de maintenir une certaine « rareté » des produits, principe de ce domaine. Le souhait de contrôle de l'ensemble de la chaine reste une démarche relativement récente loin du principe des licences qui prévaut lors de la seconde moitié du XXe siècle[1].

Numérisation du commerce du luxe[modifier | modifier le code]

Le luxe se tourne désormais vers le commerce en ligne ; à l'image du groupe français Chanel qui a lancé son site dans 13 nouveaux pays, mais aussi par exemple de Kering ou LVMH. Par contre, la marque Chanel n’y propose pas par exemple ses tailleurs ni ses sacs à main, entendant pour l’instant réserver ces produits à ses boutiques, pour privilégier le contact client[34]. Au sein de LVMH, le lancement de la marque Fenty, avec la chanteuse Rihanna, est significatif. Cette marque de mode s’appuie sur une distribution atypique : des boutiques éphémères sont bien ouvertes à Paris et New York pour la visibilité de la collection, mais un site de vente en ligne permet d’acheter et de livrer les produits partout[34]. Pour le cabinet de conseil en stratégie Bain, le Web devrait représenter un quart des ventes de produits de luxe en 2025 contre environ 10 % aujourd’hui. « En Chine, le Net, c’est déjà 35 % des ventes de produits de luxe », précise Sébastien Badault, directeur général d’Alibaba en France[34].

Les entreprises de ce secteur du luxe commence également à envisager l’utilisation de la blockchain pour mieux protéger la propriété intellectuelle des créateurs, et lutter contre les contrefaçons[35],[36].

Formations[modifier | modifier le code]

Il existe en France de nombreuses formations spécifiques au luxe, que ce soient des écoles de commerce ou des écoles d'ingénieurs proposant des mastères d'un an ou des écoles spécialisées, dans les domaines du design de mode, de gemmologie / joaillerie, ou de parfumerie, ainsi que dans les filières artisanales et industrielles. En 2012, est lancée l'opération « Trans Faire », par la Fédération mode du Grand Ouest, en partenariat avec l'État et OPCALIA Textiles, dont la finalité est de transmettre et donc de sauvegarder des savoir-faire des sociétés œuvrant dans le secteur du luxe[37]. En fait, ce secteur offre des débouchés pour une grande palette de formations, avec des emplois en studio de création, en bureau d'études, en atelier, en production et dans le commerce[38].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d e et f Interview de Jean-Noël Kapferer, in : Patrick Piquard, « Le luxe, c'est un équilibre entre la créativité et la rente », Capital, no 8 hors-série,‎ décembre 2015 - janvier février 2016, p. 11
  2. a et b Michelle Sapori, « Les marchandes de modes parisiennes : le luxe de la parure féminine dans la France des Lumières », dans Olivier Assouly (dir.) (préf. Pierre Bergé), Le Luxe, essai sur la fabrique de l’ostentation, IFM/Regard, , p. 29-50
  3. « Vers à soie », sur Futura
  4. Hélène Guillaume et Emilie Veyretout, « Chanel et le couturier des Lumières », Le Figaro,‎ (lire en ligne)
  5. a et b Thiébault Dromard, « Luxe, marques internationales. Champions du monde », Challenges, no 444,‎ , p. 75 (ISSN 0751-4417)
  6. Jean Poirier (dir.), « Les modes vestimentaires dans la société occidentale », dans Histoire des mœurs, Éditions Gallimard, coll. « Encyclopédie de la Pléiade », , p. 1055
  7. Chevalier, M., Mazzalovo, G., (2008), Management et Marketing du luxe, Paris, Dunod.
  8. Chatriot, A. (2007), La construction récente des groupes de luxe français : mythes, discours et pratiques, Entreprises et Histoire no 46, p. 143-156.
  9. Bruno Remaury, « Luxe et identité culturelle américaine », dans Olivier Assouly (dir.) (préf. Pierre Bergé), Le Luxe, essai sur la fabrique de l’ostentation, IFM/Regard, , p. 213-230
  10. Jean-Marie Bouissou, « Les avatars du luxe en son paradis japonais », dans Olivier Assouly (dir.) (préf. Pierre Bergé), Le Luxe. Essai sur la fabrique de l’ostentation, IFM/Regard, , p. 231-246
  11. Danièlle Elisseeff, « Quelques aspects d’un luxe que l’on pourrait dire chinois », dans Olivier Assouly (dir.) (préf. Pierre Bergé), Le Luxe. Essai sur la fabrique de l’ostentation, IFM/Regard, , p. 247-256
  12. Max-Jean Zins, « Le luxe en Inde : le lot des Dieux », dans Olivier Assouly (dir.) (préf. Pierre Bergé), Le Luxe, essai sur la fabrique de l’ostentation, IFM/Regard, , p. 257-268
  13. Maryline Baumard, « Être une femme en Afrique : On doit toujours prouver qu’on est capables », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  14. Maryline Baumard, « Au Ghana, la marque 57 Chocolate fabrique « des tablettes de patriotisme » », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  15. a b c d e f et g Stéphane Marchand, Les guerres du luxe, Fayard, , 382 p. (ISBN 978-2213609539), « Le nouveau luxe ratisse large », p. 89 à 94
  16. Article Luxe de L'Encyclopédie sur Wikisource.
  17. (en) Carnevali, F. (2007), Luxury for the masses. Jewellery and jewellers in London and Birmingham in the 19 th century, dans Daumas, J-C., Ferrière le Vayer (de), M., (dir.), Entreprises et Histoire, Le luxe, no 46, p. 56-70.
  18. a b et c Le marché du luxe en pleine ébullition - Corinne Scemama, L'Express, 8 juillet 2011

    « Pour rester dans le jeu, les marques sont obligées de multiplier les boutiques haut de gamme dans les emplacements les plus en vue (et les plus chers) du monde. »

  19. a b c et d Institut français de la mode, Franck Delpal, L’intégration verticale dans le secteur du luxe : objectifs, modalités, effets, Mode de recherche, no 16 - juin 2011, p. 30 à 40., sur ifm-paris.com
  20. a et b Olivier Dehoorne et Sopheap Theng, « Étudier le luxe », Revue Études Caribéennes, no 30,‎ (lire en ligne)
  21. Frédéric Godart, « Comment penser la relation entre les concepts de mode et de luxe », dans Olivier Assouly (dir.) (préf. Pierre Bergé), Le Luxe, essai sur la fabrique de l’ostentation, IFM/Regard, , p. 101-108
  22. a et b Gilles Marion, « Objets et marques de luxe », dans Olivier Assouly (dir.) (préf. Pierre Bergé), Le Luxe, essai sur la fabrique de l’ostentation, IFM/Regard, , p. 397-422
  23. Élodie Baëro, « La joaillerie Louis Vuitton, saison 3 », Le Figaro,‎ , p. 31
  24. Interview de Pierre Bergé in : Paquita Paquin, « Ils composent des écuries », Culture, sur liberation.fr, (consulté le 21 janvier 2015)
  25. Paquita Paquin et Cédric Saint-Andre Perrin, « OPA sur la mode et l'art », Culture, sur liberation.fr,

    « Rodée à la technique du renvoi d'ascenseur (pub contre rédactionnel), la presse de mode est dépendante des grands groupes. Chez LVMH, les achats médias sont négociés pour l'ensemble du groupe. »

  26. Catherine Pleeck, « #followmystyle », L'Express Styles, L'Express, no supplément au n° 3354,‎ 14 au 20 octobre 2015, p. 46
  27. Guénolée Milleret (préf. Alexis Mabille), Haute couture : Histoire de l'industrie de la création française des précurseurs à nos jours, Paris, Eyrolles, , 192 p. (ISBN 978-2-212-14098-9), « La haute couture à l'heure du Marketing », p. 175
  28. Institut français de la mode, Nicolas Liucci-Goutnikov, Le luxe, la part maudite et la plus-value, Mode de recherche, N° 16 - juin 2011, p. 55 et sv., sur ifm-paris.com
  29. « Hermès interpellé par l'association Peta », Le Figaro,‎ (lire en ligne)
  30. Solenne, « Le marché de la fourrure divise le monde du luxe », Journal du Luxe,‎ (lire en ligne)
  31. Romain, « PETA s’en prend à LVMH et Louis Vuitton », Journal du Luxe,‎ (lire en ligne)
  32. Valentine Petry, « La cosméto vegan est-elle le futur de la beauté ? », Le Figaro,‎ (lire en ligne)
  33. Fabienne Reybaud, « François-Henri Pinault révèle au Figaro ses ambitions dans la joaillerie », Le Figaro,‎ (lire en ligne)
  34. a b et c Juliette Garnier, « L’envolée du e-commerce oblige les marques de luxe à se convertir au Net », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  35. Patrick Duvaut, Laurence Joly, Eric Seulliet et Sabri Solani, « Libérer la propriété intellectuelle grâce à la blockchain », Harvard Business Review,‎ (lire en ligne)
  36. « LVMH résout le problème de la contrefaçon avec la blockchain AURA », FashionUnited,‎ (lire en ligne)
  37. Dominique Chapuis, « Mode : les façonniers préparent la relève », sur Les Échos, (consulté le 12 juin 2016)
  38. Les métiers de la mode et du luxe, Onisep,

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Berg, M. (2000) New commodities, luxuries and their consumers in eighteenth-cetury England, in Berg, M., Clifford, H., (dir.), Consumers and Luxury. Consumer Culture in Europe 1750-1850, Manchester, Manchester University Press.
  • (en) Berg, M., Clifford, H., (dir.) (2000) Consumers and Luxury. Consumer Culture in Europe 1750-1850, Manchester, Manchester University Press.
  • (en) Berg, M., (2003) Asian Luxuries and the Making of the European Consumer Revolution, in Berg, M., Eger, E., (eds.), Luxury in the eighteenth century: debates, desires and delectable goods, Basingstoke, Palgrave Macmillan.
  • (en) Berg, M., Eger, E., (eds.) (2003), Luxury in the eighteenth century: debates, desires and delectable goods, Basingstoke,
  • (en) Berry, C-J. (1994), The Idea of Luxury. A conceptual and historical investigation, Cambridge, Cambridge University Press.
  • Blanckaert, C. (1996), Les Chemins du luxe, Paris, Grasset.
  • Coquery, N. (1998), L'Hôtel aristocratique. Le marché du luxe ; Paris au XVIIIe siècle, Paris, Publications de la Sorbonne.
  • Marcilhac V. (2013), Le luxe alimentaire : une singularité française, Rennes, PUR/PUFR.
  • Pascal Morand (2012), Les Religions et le luxe : l’éthique de la richesse d’Orient en Occident, Éditions du Regard, 248 p. (ISBN 978-2-9148-6313-1)
  • Palgrave Macmillan.Berneron-Couvenhes, M.-F. (2007), La croisière : du luxe au demi-luxe. Le cas des Messageries maritimes (1850-1960), in Daumas, J.-C., Ferrière le Vayer (de), M. (dir.), Entreprises et Histoire, Le luxe no 46, Avril, p. 34-55.
  • Vincent Bastien, Jean-Noel Kapferer, Luxe oblige, Eyrolles
  • Marc Abélès, Un ethnologue au pays du luxe, Odile Jacob, 2018, 144 p.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Il existe une catégorie consacrée à ce sujet : Luxe.

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