Photomaton

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Photomaton
Création 1936
Direction Éric Mergui
Activité Photographie
Société mère Photo-Me International

Photomaton est une entreprise française fabricant et commercialisant des cabines photographiques de marque Photomaton.[1]

Sa société mère est Photo-Me International dont le P.-DG. est Serge Crasnianski.

Cabine photomaton argentique, délivrant des bandes de quatre portraits d'identité en couleur. Dans le hall de la gare de Morlaix (Finistère) au début des années 2000.

Histoire[modifier | modifier le code]

La cabine photographique telle que nous l’entendons a été inventée par Anatol Josepho[2] à New York, en septembre 1925. Il lui donne le nom de « photomaton » qui deviendra le nom générique des cabines photographiques. Anatol Josepho revend ensuite son brevet[3] en mars 1927 pour 1.000.000 $ à Henry Morgautheu.

La même année, un investisseur britannique acheta les droits d’exploitation pour l'Europe[3]. À partir de là, le concept de cabine photographique automatique était lancé et l'on vit apparaitre d’autres cabines similaires des deux côtés de l’Atlantique.

En France, les cabines photos ont été importées dès la fin de 1928[4] à Paris.

Bien que ces cabines aient été initialement produites dans un but de « souvenir festif », elles prennent sous l’occupation allemande un tout autre rôle. Elles auraient été utilisées pour photographier et classer les déportés, comme on peut le lire dans cette citation extraite d’une lettre écrite par l’entreprise Photomaton en 1941 :

«  Nous pensons que le rassemblement de certaines catégories d'individus de race juive dans des camps de concentration aura pour conséquence administrative la constitution d'un dossier, d'une fiche ou carte, etc. Spécialiste des questions ayant trait à l'identité, nous nous permettons d'attirer particulièrement votre attention sur l'intérêt que présentent nos machines automatiques Photomaton susceptibles de photographier un millier de personnes en six poses et ce en une journée ordinaire de travail. La qualité très spéciale du papier ne permet ni retouche, ni truquage[5]. »

C’est dans les années cinquante, sous l’influence du mode de vie américain, que les cabines automatiques Photomaton atteignent leur apogée, avant de se convertir à la couleur dans les années soixante-dix à la même époque que leurs homologues américaines.

C’est à partir des années 1990 que le mécanisme se numérise[3] et est assisté par ordinateur.

Aujourd’hui, les cabines Photomaton ont été revisitées et redessinées par le designer Philippe Starck[6]. Elles sont vite reconnaissables à leurs sièges lumineux de couleur orange.

L’entreprise Photomaton[modifier | modifier le code]

L’entreprise française Photomaton, initialement dédiée à la photographie, a étendu son commerce à d’autres objets automatisés et autonomes.

On retrouve bien sûr différents types de cabines photographiques (fixe, location, vintage, avec Wi-Fi…), ainsi que différentes bornes d’impression photo, poster ou encore pour coque de téléphone ainsi qu’une nouvelle cabine d’impression de figurines 3D, mais aussi des bornes de paiement, des machines de toilettage pour chien en libre-service, des machines à café ainsi qu’un portique lave-auto en association avec une entreprise de nettoyeur à eau haute pression.

Livres[modifier | modifier le code]

  • Raynal Pellicer, Photomaton, Paris, Éditions de la Martinière, , 260 p. (ISBN 9782732441344)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Le terme « photomaton » souvent employé à tort par antonomase pour désigner toutes les cabines photographiques
  2. (en) « The history of the photobooth - Telegraph », sur telegraph.co.uk (consulté le 3 juillet 2016)
  3. a, b et c (en) « A History of the Photobooth by Mark Bloch », sur www.panmodern.com (consulté le 3 juillet 2016)
  4. « Botanique : Derrière les Rideaux, l'esthétique photomaton. », sur botanique.be (consulté le 3 juillet 2016)
  5. Renaud de Rochebrune et Jean-Claude Hazera, Les Patrons sous l'occupation, Paris, Odile Jacob, , 959 p. (ISBN 9782738129383)
  6. « Starck », sur www.starck.com (consulté le 3 juillet 2016)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]