Livarot

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Page d'aide sur l'homonymie Pour le fromage, voir Livarot (fromage).
Livarot
L'église Saint-Ouen.
L'église Saint-Ouen.
Blason de Livarot
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Calvados
Arrondissement Lisieux
Canton Livarot
Intercommunalité Communauté d'agglomération Lisieux Normandie
Maire délégué Sébastien Leclerc
Code postal 14140
Code commune 14371
Démographie
Gentilé Livarotais
Population 2 139 hab. (2014)
Densité 177 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 00′ 24″ nord, 0° 09′ 09″ est
Altitude Min. 52 m – Max. 184 m
Superficie 12,09 km2
Historique
Commune(s) d’intégration Livarot-Pays-d'Auge
Localisation

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Livarot est une ancienne commune française, située dans le département du Calvados en région Normandie, devenue le une commune déléguée au sein de la commune nouvelle de Livarot-Pays-d'Auge[1].

Elle est peuplée de 2 139 habitants[Note 1].

Cette commune a donné son nom à un fromage : le livarot. La ville abrite des entreprises de renom telles que la fromagerie Graindorge où l'on fabrique entre autres le livarot, ou la cidrerie du calvados La Fermière (CCLF).

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Livarot[2]
Saint-Martin-du-Mesnil-Oury,
Saint-Michel-de-Livet
Le Mesnil-Durand Sainte-Marguerite-des-Loges
Le Mesnil-Bacley Livarot[2] Sainte-Marguerite-des-Loges
Heurtevent La Brévière Saint-Ouen-le-Houx

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le lieu est attesté tardivement sous les formes Livarrot en 1155[3], Livar(r)ou en 1156 ou 1157[4].

L'explication étymologique de ce nom de lieu ne fait pas l'unanimité chez les toponymistes :

  • Albert Dauzat et Charles Rostaing, se basant sur une fausse attestation Livaron de 1137 (forme et date erronées), le qualifient d'« obscur », tout en évoquant un sous-dérivé d’ivos, mot supposé gaulois désignant l'if, et le déclarant peu probable[5]. Ils reprennent peut-être en cela des hypothèses antérieures. En réalité, le terme *ivos ou *īvos n'est pas attesté et devrait comporter un astérisque.
  • Ernest Nègre, raisonnant à partir de cette même forme erronée, considère qu'il pourrait s'agir du nom de personne germanique Liubwar, suivi du suffixe -o / -onem[6] et que la finale se serait modifiée par attraction des noms en -ot. Or, François de Beaurepaire note qu'un nom de personne germanique n'est jamais employé avec ce suffixe[7].
  • Dominique Fournier réfute Livaron (cacographie attribuable à Albert Dauzat, et mal datée) et se base sur la forme réelle Livar(r)ou issue de la Chronique de Robert de Torigni pour avancer l'hypothèse du nom de personne gallo-romain Libarius suivi du suffixe d'origine gauloise -avo qui explique la plupart des terminaisons en -ou de Normandie[8].
  • livat (breton, celtique) débordement, inondation, torrent ou livot (bas latin) ruisseau[9].

Le gentilé est Livarotais.

Histoire[modifier | modifier le code]

Bataille de Normandie[modifier | modifier le code]

Le , le pharmacien et maire de Livarot, Marcel Lescène, apporta les premiers soins au maréchal Rommel[10],[11] accidenté à la suite du mitraillage de sa voiture par un avion allié, non loin de là, entre les villages de Sainte-Foy-de-Montgommery et Vimoutiers. Il fut ensuite évacué le jour même sur l'hôpital militaire allemand de Bernay.

Livarot ne fut libéré que le 19 août. À la suite de l'opération Paddle, la 7e division blindée britannique est sur les bords de la Vie[10]. Elle doit alors faire face à une vive résistance par la 272e division d'infanterie allemande mais subit aussi des pertes de tirs amis de l'aviation alliée[10]. Le 19, l'artillerie britannique bombarde lourdement le secteur. Les Britanniques arrivent à s'emparer d'un pont non détruit au-dessus de la rivière à Saint-Michel-de-Livet[10], au nord de Livarot. La Résistance française leur apprend alors que les Allemands ont abandonné Livarot et les premiers soldats britanniques y pénètrent le jour même[10].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Livarot Blason D'azur au chef parti au I losangé d'argent et de gueules et au II coticé de gueules et d'or, à la crosse d'or brochant sur le tout, à l'écusson d'argent au lion de gueules couronné d'or brochant sur la crosse, accosté de deux fleurs de lys aussi d'or.
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
vers 1850   Alfred de Neuville[12]    
1888 1892 Paul Rioult, vicomte de Neuville    
1892 1896 Pierre Cochon-Labutte   Vice-président de la Société d'agriculture[13]
1896 1897 Pierre Petit    
1897 1898 Édouard Sonnet    
1898 1900 Georges Fleuriot    
1901 1904 Charles Lemaréchal    
1904 1919 Désiré Dalençon    
1919 1938 Georges Bisson   Fromager[14]
1938 1945 Marcel Lescène DVD puis
RPF puis DVD
Pharmacien
1945 1947 Paul Rioult, vicomte de Neuville    
1947 1953 Marcel Lescène   Pharmacien, conseiller général du canton de Livarot (1945-1956)
1953 1968 Gustave Timmerman    
1968 1977 Joseph Rioult, vicomte de Neuville    
1977 1983 Annick Prado    
1983 1992 Jean-Pierre Lacagne   Médecin
1993 1998 Pierre Tréhet    
Septembre 1998 Mars 2008 Jeannine Louis   Directrice d'école
Mars 2008[15] En cours Sébastien Leclerc UMP Gérant de société, conseiller général
Les données manquantes sont à compléter.

Le conseil municipal est composé de vingt-trois membres dont le maire et six adjoints[16].

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2014, la commune comptait 2 139 habitants. Depuis 2004, les enquêtes de recensement dans les communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans (en 2008, 2013, 2018, etc. pour Livarot[17]) et les chiffres de population municipale légale des autres années sont des estimations[Note 2]. Livarot a compté jusqu'à 2 654 habitants en 1975.

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 033 996 1 066 662 1 162 1 215 1 291 1 376 1 464
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 576 1 386 1 499 1 557 1 761 1 842 1 823 1 851 1 763
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 813 2 080 2 281 2 266 2 147 2 193 2 255 2 434 2 391
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2008 2013 2014
2 494 2 535 2 654 2 538 2 469 2 516 2 309 2 140 2 139
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[18] puis Insee à partir de 2006[19].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Activité et manifestations[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

L'Étoile sportive livarotaise fait évoluer deux équipes de football en divisions de district[22].

La section cyclisme du club a formé de nombreux coureur tel les Lemarchand père et fils[réf. nécessaire] ou encore Fabien Taillefer.

Manifestations[modifier | modifier le code]

  • Foire aux fromages de Livarot, chaque année en août.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale 2014.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « recueil des actes administratifs du Calvados »
  2. « Géoportail (IGN), couche « Limites administratives » activée »
  3. Charte confirmative de Goscelin Crespin et de son fils Guillaume, 1155, in « Histoire de l’abbaye du Bec », Études Lexoviennes I, 1915, p. 656.
  4. Léopold Delisle, Chronique de Robert de Torigni, abbé du Mont-Saint-Michel, Le Brument, Rouen, vol. I, 1872, p. 207; entrée concernant l'an 1137.
  5. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieu en France, Librairie Guénégaud, Paris, 1989 (ISBN 2-85023-076-6), p. 406.
  6. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France, vol. II, Librairie Droz, 1990, p. 865.
  7. François de Beaurepaire (préf. Marcel Baudot), Les Noms des communes et anciennes paroisses de l'Eure, Paris, A. et J. Picard, 1981 (ISBN 2-7084-0067-3) (OCLC 9675154).
  8. Dominique Fournier, Les noms de lieux du pays de Livarot; vol. I : communes, anciennes paroisses, principaux cours d’eau, Éditions des Mortes-Terres, Saint-Georges-en-Auge, 2010, p. 40-42. Information reprise dans Ouest-France, 14 octobre 2010 (l'article n'est plus en ligne), Ouest-France.
  9. Bibliothèque historique et littéraire du Dauphiné, E. Allier (lire en ligne), p13 du supplement à Alivet
  10. a, b, c, d et e Claude Quétel (dir.), Dictionnaire du débarquement, Rennes, éditions Ouest-France, , 560 p. (ISBN 978-2-7373-4826-6), p. 435.
  11. « Le 17 juillet 1944 la voiture du Generalfeldmarschall Erwin Rommel est mitraillée sur la route de Vimoutiers. », sur sgmcaen.free.fr (consulté le 31 juillet 2016)
  12. Annuaire du département du calvados, année 1850, p. 357.
  13. http://archives.numerisees.calvados.fr/cg14v3/visualiseur/visu_presse.php?id=140090372&PHPSID=33dd709bd2e5ee11d9a2fd9717ce5507&w=1600&h=900#
  14. http://www.camembert-museum.com/pages/historiques-normands/bisson-georges-livarot-14.html
  15. « Livarot :Sébastien Leclerc », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 31 juillet 2014)
  16. « Livarot (14140) - Municipales 2014 », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 31 juillet 2014)
  17. Date du prochain recensement à Livarot, sur le-recensement-et-moi.fr, site spécifique de l'Insee.
  18. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  19. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  20. « Ancienne usine Leroy », notice no PA00111499, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  21. « Orgue de tribune », notice no PM14001296, base Palissy, ministère français de la Culture.
  22. « Site officiel de la Ligue Basse-Normandie – Ét. S. Livarotaise » (consulté le 6 septembre 2015)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Auguste Guilmeth, Livarot, Orbec et leurs environs, Paris, Res Universis, 1988. Extrait de Notices sur diverses localités du département du Calvados, paru en 1846.
  • Arcisse de Caumont, Statistique monumentale du Calvados, t. 5 : Arrondissement de Lisieux, Caen, Hardel, (lire en ligne), p. 668-686
  • Jacques Harivel, Véronique Herbaut, Bons Baisers de Livarot, Sainte-Marguerite-des-Loges, Editions BVR, 2008.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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