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La Chapelle-Gauthier (Eure)

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La Chapelle-Gauthier
La Chapelle-Gauthier (Eure)
La mairie.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Eure
Arrondissement Bernay
Intercommunalité Communauté de communes Intercom Bernay Terres de Normandie
Maire
Mandat
Pascal Laignel
2020-2026
Code postal 27270
Code commune 27148
Démographie
Population
municipale
409 hab. (2021 en stagnation par rapport à 2015)
Densité 25 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 59′ 13″ nord, 0° 27′ 47″ est
Altitude Min. 144 m
Max. 207 m
Superficie 16,43 km2
Type Commune rurale à habitat très dispersé
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Breteuil (Eure)
Législatives Troisième circonscription
Localisation
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La Chapelle-Gauthier
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La Chapelle-Gauthier

La Chapelle-Gauthier est une commune française située dans le département de l'Eure, en région Normandie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La Chapelle-Gauthier est une commune située dans l'ouest du département de l'Eure et limitrophe de celui du Calvados. Selon l'atlas des paysages de Haute-Normandie, elle appartient à la région naturelle du Lieuvin[1]. Toutefois, l'Agreste, le service de la statistique et de la prospective du ministère de l'Agriculture, de l'Agroalimentaire et de la Forêt, la classe au sein du pays d'Auge (en tant que région agricole)[2].

Climat[modifier | modifier le code]

En 2010, le climat de la commune est de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du CNRS s'appuyant sur une série de données couvrant la période 1971-2000[4]. En 2020, Météo-France publie une typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique et est dans une zone de transition entre les régions climatiques « Côtes de la Manche orientale » et « Normandie (Cotentin, Orne) »[5]. Parallèlement le GIEC normand, un groupe régional d’experts sur le climat, différencie quant à lui, dans une étude de 2020, trois grands types de climats pour la région Normandie, nuancés à une échelle plus fine par les facteurs géographiques locaux. La commune est, selon ce zonage, exposée à un « climat contrasté des collines », correspondant au Pays d’Auge, Lieuvin et Roumois, moins directement soumis aux flux océaniques et connaissant toutefois des précipitations assez marquées en raison des reliefs collinaires qui favorisent leur formation[6].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 9,9 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 13,5 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 836 mm, avec 12,7 jours de précipitations en janvier et 8,7 jours en juillet[4]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique la plus proche, située sur la commune de Bernay à 15 km à vol d'oiseau[7], est de 10,9 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 666,9 mm[8],[9]. Pour l'avenir, les paramètres climatiques de la commune estimés pour 2050 selon différents scénarios d’émission de gaz à effet de serre sont consultables sur un site dédié publié par Météo-France en novembre 2022[10].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Au , La Chapelle-Gauthier est catégorisée commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à 7 niveaux définie par l'Insee en 2022[11]. Elle est située hors unité urbaine[12] et hors attraction des villes[13],[14].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (93,9 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (93,9 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (64,9 %), prairies (29 %), forêts (6,1 %)[15]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous la forme Capella Galteri vers 1350[16]

Le second élément -Gauthier est un nom de personne, en l’espèce le nom d'homme très usuel Gauthier / Gautier, tiré du germanique Walterus[16] ou, autrement dit, du francique Walthêr[17].

Histoire[modifier | modifier le code]

Au XVIe siècle, le village de La Chapelle-Gauthier a donné son nom à la Jacquerie des gautiers un célèbre épisode des guerres de Religion.

La Jacquerie des gautiers se déroule dans le contexte des guerres de Religion, alors que la situation économique est préoccupante. Elle tire son nom du village de La Chapelle-Gauthier d'où la révolte partit en 1587, à la suite du viol d’une femme par un soldat. Les révoltés sont rejoints par les villageois des alentours et réunissent 16 000 hommes. La révolte est surtout anti-fiscale. La Ligue catholique contrôle vite la révolte, et les gentilshommes ligueurs ultra-catholiques en prennent la tête. La Ligue les envoie combattre les troupes royales de Montpensier et la plupart des Gautiers sont massacrés en 1589.

Commune accrue en 1845 de Saint-Laurent-des-Grès[18].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 mars 2008 Jean-Claude Guemier    
mars 2008   Pascal Laignel    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[19]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[20].

En 2021, la commune comptait 409 habitants[Note 1], en stagnation par rapport à 2015 (Eure : −0,5 %, France hors Mayotte : +1,84 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
590520533507495482496682661
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
625606579537534518528528528
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
464454473445463468433470473
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
437426365349350381358353400
2015 2020 2021 - - - - - -
409410409------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[21] puis Insee à partir de 2006[22].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Notre-Dame
  • Église Saint-Laurent (hameau de Saint-Laurent-des-Grès)[Note 2]

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Sites classés[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Les familles Lesage et Froville ont représenté la mairie de Saint-Laurent-des-Grès jusqu'en 1845, appelée ensuite commune de La Chapelle-Gauthier. Un vitrail offert par la famille Lesage est toujours présent dans l'église.

Le village est en outre le lieu de naissance du cycliste Jean Noret (1909-1990), vainqueur de la course Bordeaux-Paris de 1934.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2024, millésimée 2021, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2023, date de référence statistique : 1er janvier 2021.
  2. Hameau attesté sous les formes Sanctus Laurentius de Quercu Varin ; Sanctus Laurentius de Gressibus.

Cartes[modifier | modifier le code]

  1. IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Le Lieuvin », sur Atlas des paysages de la Haute-Normandie (consulté le ).
  2. « Zonages », sur Agreste (consulté le ).
  3. « Géoportail (IGN), couche « Communes 2016 » activée ».
  4. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI 10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
  5. « Zonages climatiques en France métropolitaine. », sur pluiesextremes.meteo.fr (consulté le )
  6. GIEC normand, Le climat en Normandie : présentation et évolution, , 18 p. (lire en ligne), p. 2
  7. « Orthodromie entre La Chapelle-Gauthier et Bernay », sur fr.distance.to (consulté le ).
  8. « Station Météo-France « Bernay » (commune de Bernay) - fiche climatologique - période 1991-2020 », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
  9. « Station Météo-France « Bernay » (commune de Bernay) - fiche de métadonnées. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
  10. « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur meteofrance.fr, (consulté le )
  11. « La grille communale de densité », sur le site de l’Insee, (consulté le ).
  12. Insee, « Métadonnées de la commune ».
  13. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  14. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  15. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le ).
  16. a et b François de Beaurepaire (préf. Marcel Baudot), Les Noms des communes et anciennes paroisses de l'Eure, Paris, A. et J. Picard, , 221 p. (ISBN 2-7084-0067-3, OCLC 9675154), p. 89
  17. Annales de Normandie : (Longnon, PPR, p. 252 b), vol. 18 et 19, Laboratoire d’ethnographie régionale, , p. 5.
  18. Ernest Poret de Blosseville, Dictionnaire topographique du département de l’Eure, Paris, , p. 51.
  19. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  20. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  21. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  22. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020 et 2021.
  23. « Les ifs du cimetière communal de La Chapelle-Gauthier », sur Direction Régionale de l'Environnement, de l'Aménagement et du Logement Normandie (consulté le ).
  24. « L'if du cimetière Saint-Laurent à La Chapelle-Gauthier », sur Direction Régionale de l'Environnement, de l'Aménagement et du Logement Normandie (consulté le ).

Liens externes[modifier | modifier le code]

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