Le Vésinet

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Le Vésinet
L'hôtel de ville du Vésinet.
L'hôtel de ville du Vésinet.
Blason de Le Vésinet
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Yvelines
Arrondissement Saint-Germain-en-Laye
Canton Chatou
Intercommunalité Communauté d'agglomération Saint-Germain Boucles de Seine
Maire
Mandat
Bernard Grouchko
2014-2020
Code postal 78110
Code commune 78650
Démographie
Gentilé Vésigondins, Vésigondines
Population
municipale
15 929 hab. (2014)
Densité 3 186 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 53′ 41″ nord, 2° 07′ 59″ est
Altitude Min. 26 m – Max. 47 m
Superficie 5,00 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.levesinet.fr

Le Vésinet est une commune française située dans le département des Yvelines (78) et la région Île-de-France. C'est une commune résidentielle de l'ouest parisien, s'ordonnant autour de parcs, lacs et rivières artificiels, desservis par des artères vertes aux arbres plus que centenaires (4 fleurs et Grand Prix National de Fleurissement au concours des villes et villages fleuris en 2013[1]). Elle présente la particularité d'être née d'un des premiers lotissements créés en région parisienne au XIXe siècle

Site résidentiel classé, Le Vésinet est protégée au titre des sites (loi de 1930) et des monuments historiques (loi de 1913).

Elle fait partie de la Communauté d'agglomération Saint-Germain Boucles de Seine avec 19 autres communes des Yvelines et du Val-d'Oise.

Ses habitants sont appelés les Vésigondins.

Le Tour de France est parti du Vésinet en 1925 puis, chaque année, de 1927 à 1939 inclus. Le démarrage de l'épreuve se faisait à Paris, à proximité de l'Etoile, mais le départ réel était donné au Vésinet et parfois de nuit, vers deux ou trois heures du matin. L'organisateur du départ était Julien Rudolphe, coureur sur piste, cycliste de demi-fond d'avant la Première guerre mondiale. Il avait installé au Vésinet, en 1917, son atelier et son magasin de construction et de réparation de cycles dans l'immeuble qu'il fit construire au 15bis boulevard Carnot, bâtiment qui appartient maintenant à la Ville. Une plaque commémorative a été posée sur la façade.

Géographie[modifier | modifier le code]

Position du Vésinet dans les Yvelines.
Locator Dot.png
Le lac des Ibis.

La commune du Vésinet se trouve au milieu d'un méandre de la Seine, sans accès au fleuve, à 19 kilomètres à l'ouest de Paris et à quatre kilomètres à l'est de Saint-Germain-en-Laye. Les communes limitrophes sont Chatou à l'est, Croissy-sur-Seine au sud, Le Pecq à l'ouest et au nord, Montesson au nord.

Le territoire est constitué par une plaine alluviale s'étageant entre 28 mètres (au niveau du rond-point du Pecq) et 45 mètres d'altitude (à l'extrémité est de la route de Montesson), en légère pente du nord-est vers le sud-ouest.

C'est une commune entièrement urbanisée, formée très majoritairement d'habitations individuelles. Les espaces verts représentent 20 % du territoire. Dans ces espaces verts, distribués dans la commune, ont été aménagés des plans d'eau : le lac Supérieur, le lac Inférieur, le lac de la Station, le lac de Croissy et le Grand lac (avec une grande île centrale, l'Île des Ibis) aussi appelé « Lac des Ibis »[2] ou « Grand Lac des Ibis »[3]. Ces plans d'eau sont reliés les uns aux autres (sous la forme de deux réseaux indépendants séparés par la voie de chemin de fer) par près de quatre kilomètres de ruisseaux artificiels appelés « les Petites Rivières ».

Les communications sont assurées par trois grands axes rayonnant à partir de la place de la République (qui est une ancienne étoile forestière) : au nord la route de Montesson (RD 311), au sud la route de Croissy (RD 121), au centre le boulevard Carnot (RD 186). Ce dernier qui relie le pont de Chatou au pont du Pecq constitue l'artère principale de la commune.

Sur le plan ferroviaire, Le Vésinet est desservi par deux stations du RER A : Le Vésinet-Centre et Le Vésinet-Le Pecq.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes du Vésinet

Les armes du Vésinet se blasonnent ainsi : De gueules au cor de chasse d'or, contourné et virolé d'argent, au chef cousu d'azur, chargé d'une marguerite d'argent, boutonnée d'or, tigée et feuillée de sinople, accostée de deux feuilles de chêne d'or en bande et en barre..

  • Les armoiries ont été dessinées par Eugène Bénard, deuxième secrétaire de mairie du Vésinet, et définitivement officialisées en 1898. Il n'y a plus de devise associée aux armoiries[4].
  • Elles font apparaître un cor, rappelant la légende selon laquelle Ganelon avait préparé dans la forêt du Vésinet la défaite du col de RoncevauxRoland avait fait retentir son olifant. Le cor est également associé aux parties de chasse que faisaient les rois dans la forêt du Vésinet.
  • La guirlande de feuille de chêne entourant l'écu symbolise l'ancienne forêt.
  • Pour finir, la couronne rappelle l'appartenance de la forêt au domaine royal durant de nombreux siècles[5].

Toponymie[modifier | modifier le code]

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La mention du Vésinet apparaît pour la première fois dans une charte de 704, du roi Childebert III sous l'appellation Visiniolum qui pourrait provenir du latin Vicinium (hameau) [6].

Histoire[modifier | modifier le code]

Les origines[modifier | modifier le code]

Dans une charte de 704, le roi Childebert III octroyait la terre du Pecq et son annexe Le Vésinet aux moines de l'abbaye de Fontenelle devenue Saint-Wandrille au XIIe siècle.

Le territoire actuel du Vésinet était autrefois recouvert par une forêt, une partie de l'ancienne forêt d'Yveline, qui fut acquise par le roi François Ier au XVIe siècle et resta longtemps un domaine de chasse de la couronne.

Au Moyen Âge la forêt avait une mauvaise réputation qui dura jusqu'à Louis XIV qui néanmoins y chassait au vol.

Le cardinal de Noailles la fit défricher et y bâtit des maisons et une chapelle pour les cultivateurs.

Sous la Révolution, ce territoire fut partagé entre les nouvelles communes de Croissy, Chatou, Montesson et Le Pecq.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Woodcottage
Palmarès des villes fleuries décerné au Vésinet.

En 1837, la nouvelle ligne de chemin de fer de Paris-Saint-Lazare au Pecq est inaugurée. En 1848, le tracé de la ligne est modifié pour permettre son prolongement jusqu'à Saint-Germain-en-Laye. La gare du Vésinet est ouverte en 1862.

En 1855, Napoléon III décréta qu'il y serait bâti un asile pour les ouvriers convalescents, ou mutilés dans le cours de leurs travaux. Le , l'asile impérial du Vésinet est inauguré.

Un banquier nommé Place possédait de nombreux espaces boisés en région de Saint-Germain-en-Laye et Marly. Sa gestion de la banque donnant des signes de fragilité, le duc Charles Auguste de Morny, demi-frère de Napoléon III, inquiet pour les deux millions qu'il y avait déposés, imagina un moyen de récupérer sa mise en proposant l'échange entre l'Etat et le banquier Place des propriétés de ce dernier contre les bois du Vésinet, partagés entre plusieurs communes et ayant peu d'attrait pour l'Etat.

Le fut fondée la société Pallu et Cie, dont l'objectif était d'urbaniser la forêt du Vésinet afin de créer une ville nouvelle. Le gérant en était Alphonse Pallu, associé à Auguste de Morny, à l'origine également de l'urbanisation de Deauville et de Biarritz. À cette fin, elle procéda à un échange de terrains avec Napoléon III, troquant 321 ha de terrains situés entre les forêts de Saint-Germain et de Marly, ce qui permettait à l'empereur de réunir ses terrains de chasse en un seul tenant contre 436 ha au Vésinet (et 49 ha dans la forêt de Saint-Germain).

La création du plan de la ville est confié au comte Paul de Choulot suivant un plan de cité-jardin « à l'anglaise » avec un plan en damier pour le centre-ville mais des voies courbes en second réseau de circulation, ainsi que des coulées vertes accompagnées de rivières artificielles. Les travaux de défrichement, de terrassement, de création des réseaux de lacs et rivières, d'installation du réseau d'eau potable ainsi que les ouvrages d'art, sont réalisés par Pierre-Joseph Olive, architecte attitré de la société Pallu. Choulot et Olive cosignent la vue cavalière du Vésinet (mairie du Vésinet) datée de 1858. Le centre-ville comporte comme le veut la tradition une église, l'église Sainte-Marguerite, qui est un des premiers bâtiments publics réalisé en béton en France.

La société Pallu aménage ce qui va devenir un des tout premiers lotissements de France et le commence la vente par adjudication des premiers lots. Des affiches sont éditées pour promouvoir le caractère de villégiature de la ville et attirer ainsi les bourgeois parisiens[7].

En 1858, un cahier des charges est établi. Modifié en 1863, il fixe les règles auxquelles doivent se conformer les acquéreurs pour préserver le caractère résidentiel du lotissement. En particulier, sont interdites toutes les activités industrielles, seuls sont autorisés à s'installer les jardiniers et fleuristes. C'est l'un des premiers règlements d'urbanisme établis en France.

Le , le Vésinet est érigé en commune autonome[8]. Alphonse Pallu en est le premier maire est élu.

En 1934, la plus grande partie des pelouses et des rivières furent classés ou inscrits à l'inventaire des sites pittoresques protégés (Arrêté ministériel du 5 février 1934, Arrêté ministériel du 1er février 1934).

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

La ville a été bombardée notamment trois fois[9] :

  • Par les Allemands le 3 juin 1940 : au moins une victime.
  • Par les Anglais le 3 mars 1942 : deux ou trois morts, quinze blessés.
  • Par les Américains le 1er juin 1944 : trois ou quatre morts.
  • André Douminjou est fusillé par les allemands le 21 août 1944 au Vésinet lors d'une prise d'otages devant le Café de la mairie, boulevard Carnot[10].

Après-Guerre[modifier | modifier le code]

En 1970, l'ensemble des secteurs résidentiels d'habitations individuelles de la commune fut à son tour inscrit à l'inventaire des sites pittoresques du département des Yvelines (Arrêté ministériel du 10 juillet 1970). Enfin, en 1983 furent classés l'ensemble des lacs, rivières, pelouses, coulées et autres espaces verts publics. (Arrêté ministériel du 25 juillet 1983).

Le Lac des Ibis (ou Grand Lac, ou Lac des Courses) fut acheté par la Ville en 1914. Les quatre autres lacs et les rivières qui les relient, relevant d'un traité de concession conclu entre la Lyonnaise des Eaux et la Ville (en 1949, renouvelé en 1974), ne sont intégrés au domaine public que depuis 2005.

Cet ensemble de mesures de protection a permis au Vésinet de demeurer l'exemple unique en France de « ville-parc ». Depuis 1997, Le Vésinet bénéficie en effet de la distinction suprême des Quatre Fleurs au Concours des villes et villages fleuris.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1872. À partir du milieu des années 2000, les populations légales des communes sont publiées annuellement. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[11],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 15 929 habitants, en diminution de -1,42 % par rapport à 2009 (Yvelines : 0,99 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911
2 285 2 465 3 329 4 460 4 342 4 895 5 414 5 680 6 353
1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
7 610 9 405 11 222 11 712 13 020 15 665 17 964 18 459 17 986
1982 1990 1999 2006 2011 2014 - - -
17 272 15 945 15 921 16 419 15 929 15 929 - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[12] puis Insee à partir de 2006 [13].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (24,1 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (17,5 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (52,2 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 47,8 % d’hommes (0 à 14 ans = 22,3 %, 15 à 29 ans = 15,4 %, 30 à 44 ans = 21,8 %, 45 à 59 ans = 19,3 %, plus de 60 ans = 21,3 %) ;
  • 52,2 % de femmes (0 à 14 ans = 18,8 %, 15 à 29 ans = 14,6 %, 30 à 44 ans = 20,5 %, 45 à 59 ans = 19,5 %, plus de 60 ans = 26,7 %).
Pyramide des âges au Vésinet en 2007 en pourcentage[14]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,5 
90  ans ou +
1,8 
7,7 
75 à 89 ans
10,9 
13,1 
60 à 74 ans
14,0 
19,3 
45 à 59 ans
19,5 
21,8 
30 à 44 ans
20,5 
15,4 
15 à 29 ans
14,6 
22,3 
0 à 14 ans
18,8 
Pyramide des âges du département des Yvelines en 2007 en pourcentage[15]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90  ans ou +
0,9 
4,3 
75 à 89 ans
6,6 
11,2 
60 à 74 ans
11,6 
20,3 
45 à 59 ans
20,7 
22,1 
30 à 44 ans
21,5 
19,9 
15 à 29 ans
18,9 
21,9 
0 à 14 ans
19,8 

Enseignement[modifier | modifier le code]

Le lycée Alain, vue du côté de la route de Croissy.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[16]
Période Identité Étiquette Qualité
1875 1879 Alphonse Pallu   Industriel
1879 1887 Jean Laurent   Commerçant (restaurateur)
1887 1888 Aimé Foucault Républicain radical Avoué
1888 1892 Alphonse Ledru Union républicaine (clérical) Avocat
1892 1904 Charles Drevet Union républicaine (clérical)  
1904 1908 Gaston de Casteran Union républicaine Avocat
1908 1919 Gaston Rouvier Radical socialiste Journaliste, haut fonctionnaire
1919 1929 Camille Saulnier Radical socialiste  
1929 1934 Henri Cloppet Union Républicaine Démocratique Journaliste
1934 1935 Émile Aubrun    
1935 1941 Émile Thiébaut   Commerçant (Horticulteur, fleuriste)
1941 1944 Georges Dessoudeix   Journaliste, écrivain, critique littéraire
1944 1945 Max Boisville   Membre du Comité de Libération du Vésinet,
1945 1953 Jean-Marie Louvel MRP Polytechnicien, ministre, sénateur
1953 1965 Marc Ferlet   Ingénieur
1965 1995 Alain Jonemann UDF puis RPR Journaliste puis chef d'entreprise (transports)
1995 2008 Alain-Marie Foy RPR puis UMP Cadre banque
2008 2012 (démission) Robert Varese UMP Militaire gradé
2012 2013 Philippe Bastard de Crisnay UMP Chef d'une grande entreprise
2013 2014 Didier Jonemann DVD Médecin
2014   Bernard Grouchko DVD Dirigeant de société

Économie[modifier | modifier le code]

Immobilier[modifier | modifier le code]

C'est une ville résidentielle. Selon plusieurs palmarès, Le Vésinet est une des villes regroupant le plus d'expatriés et la plus chère d'Île-de-France avec un prix médian des maisons de 1 000 000 €[17]. Par exemple, une maison de 350 m² située au Vésinet à proximité du parc des Ibis vaudrait 3 380 000 € alors qu'une propriété à Rueil-Malmaison (commune très aisée de l'ouest parisien) avec exactement la même superficie et les mêmes caractéristiques vaudrait 2 500 000 €[réf. nécessaire].

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

En 2010, le revenu fiscal médian par ménage était de 55 502 €[18]. En 2012, la part des ménages fiscaux imposables était de 84,9 %[19].

Emploi[modifier | modifier le code]

La commune du Vésinet fait partie de la zone d’emploi de Nanterre[20].

Au recensement de 2006, la commune comptait 4 727 emplois dont 4007 salariés (84,8 %) et 720 non salariés (15,2 %). Ces emplois se répartissaient massivement (4371 soit 92,7 %) dans le secteur tertiaire (administration, enseignement, santé, commerce, services, transports, immobilier).

Répartition des emplois par domaines d'activité

  Agriculture Industrie Construction Tertiaire dont Commerce dont Services
Le Vésinet 0,3 % 3,5 % 3,4 % 92,7 % 7,9 % 31,9 %
Moyenne nationale 3,5 % 15,2 % 6,4 % 74,8 % 13,3 % 20,9 %
Sources des données : INSEE[21]

Répartition des emplois par catégories socioprofessionnelles

  Agriculteurs Artisans, commerçants,
chefs d'entreprise
Cadres, professions
intellectuelles
Professions
intermédiaires
Employés Ouvriers
Le Vésinet 0,0 % 6,9 % 19,1 % 28,1 % 36,8 % 9,1 %
Moyenne nationale 2,2 % 6,0 % 15,4 % 24,6 % 28,7 % 23,2 %
Sources des données : INSEE[21]

La population active comptait 7 130 personnes, soit un taux d'activité de 72,2 %. Parmi celles-ci, 6 549 avaient un emploi, soit un taux d'emploi de 66,3 % et 581 étaient en chômage, soit un taux de chômage de 8,2 %[21], très proche du taux national (8,3 %) mais un peu plus élevé que la moyenne départementale égale à 6,3 %. Les moins de 24 ans sont les plus touchés, avec un taux de chômage de 16,8 %. Parmi les personnes ayant un emploi, près des deux-tiers (63,6 %) travaillaient dans un autre département francilien et seulement 17,4 % dans la commune et 17,4 % également dans une autre commune des Yvelines[22]. Pour les déplacements domicile-travail, 43,2 % d'entre elles utilisaient des véhicules automobiles et 43 % les transports en commun, ce dernier chiffre s'élevant à 60,7 % pour les personnes travaillant dans un autre département de la Région[23]. Ces chiffres reflètent l'importance de la liaison directe assurée par la ligne A du RER entre Le Vésinet et les zones d'emploi de La Défense et de Paris.

Culture[modifier | modifier le code]

Patrimoine architectural[modifier | modifier le code]

Villa Olivia bâti par l'architecte Pierre-Joseph Olive au bord du Lac de la Station.

Le Vésinet comporte de nombreuses villas à l'architecture pittoresque du fin du XIXe siècle et début du XXe siècle.

Beaucoup d'entre elles sont répertoriées dans l'Inventaire général du patrimoine culturel d'Île-de-France par le Ministère de la Culture[24].

Cinq édifices du Vésinet sont classés ou inscrits comme Monuments historiques ISMH.

  • Wood Cottage (122 boulevard des Etats Unis) : maison fabrique construite en 1864 par l'entrepreneur Tricotel pour M. Taconnet . Ses façades présentent des modénatures béton représentant des banches d'arbre. Inscrite à l'inventaire supplémentaire en 1993, cette maison fut classée Monument historique en 2000. Elle fut léguée à la Ville en 2007 pour être conservée comme musée.
  • L'église Sainte-Marguerite  : elle fut le premier bâtiment non industriel réalisé en béton en France. Elle fut construite de 1862 à 1865 sur commande de la société Pallu par l'architecte Louis-Auguste Boileau qui adopta un parti novateur, l'emploi d'une structure métallique accompagnée d'une maçonnerie de remplissage préfabriqué en béton selon le procédé Coignet, imitant la pierre, couverte par un système de pendentifs à nervures métalliques. Cette église fut très critiquée lors de sa réalisation en raison de sa morphologie mais aussi du procédé Coignet qui faisait débat. Les vitraux de la nef et du chœur ont été mis en place entre 1865 et 1904, offerts par Alphonse Pallu et de généreux paroissiens. En 1866, création de la paroisse du Vésinet par Napoléon III. En 1896, ajout d'une sacristie dans l'axe du chœur et de deux chapelles latérales reliées par un déambulatoire sur les plans de l'architecte Louis Gilbert. De 1901 à 1903, décor des chapelles par Maurice Denis, entièrement restaurés en 2007-2008. Restauration des vitraux en 1980 par Emmanuel Chauche, maître-verrier et vésigondin, et pose de trois nouveaux vitraux. En juillet 2009, un incendie en endommagea gravement une partie. Une nouvelle restauration fut nécessaire. Elle fut poursuivie par la restauration du chœur et du déambulatoire (2012-2014). Inscrite à l'inventaire supplémentaire en 1978, elle est classée Monument historique depuis avril 2016.
  • Le Palais Rose du Vésinet (12 rue Diderot) : c'est une villa construite sur le modèle du Grand Trianon de Versailles vers 1900 pour l'ingénieur Arthur Schweitzer ; celui-ci ne la conserva que deux ans car ruiné, il dut vendre le bâtiment au milliardaire Pârsî Ratanji Jamsetji Tata. À nouveau vendu, le palais est habité de 1908 à 1921 par le poète et esthète Robert de Montesquiou, qui le laissa à son dernier secrétaire Henri Pinard. Ce dernier le vendit en 1923 à Luisa Amann, marquise Luisa Casati, muse de nombre d'artistes de la première moitié du XXe siècle qui, ruinée, l'abandonna à ses créanciers en 1932. En 1912, Robert de Montesquiou avait acheté un terrain boisé contigu, où il fit dessiner un parc et dresser de nombreux vases et statues. Il y fit surtout construire une rotonde, baptisée Temple de l’Amour, abritant la vasque qui avait été la baignoire de marbre de l’appartement de Madame de Montespan à Versailles[25]. Le Palais Rose est inscrit à l'ISMH depuis 1986.

Autres constructions :

  • L'église Sainte-Pauline (55 boulevard d'Angleterre) : en 1905, après la séparation de l'Église et de l'État, une Vésigondine, Mme Chardon, offre à l'évêché de Versailles le terrain sur lequel sera bâtie l'église Sainte-Pauline. Celle-ci, construite grâce à la générosité de Mme Chardon et d'autres Vésigondins, fut appelée Sainte-Pauline, en mémoire de sa fille unique décédée en 1886. L'église fut consacrée le 13 juillet 1913 par Mgr Gibier, évêque de Versailles. D'abord rattachée à Sainte-Marguerite, Sainte-Pauline est devenue paroisse le 15 janvier 1919.
  • La villa « romaine » Olivia, au 12 avenue Rembrandt, due à Pierre-Joseph Olive.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

La maison du Vésinet où vécut le philosophe Alain de 1917 à 1951, 75 rue Maurice Berteaux
  • Alain (1868-1951), écrivain et philosophe, a vécu au Vésinet jusqu'à sa mort, 75 rue Maurice-Berteaux, villa achetée en 1917 et nommée "La maisonnette". Une plaque commémorative, visible de la rue, est apposée sur la façade. Le lycée situé sur la commune porte son nom
  • Guillaume Apollinaire (1880-1918), poète, a vécu son enfance au Vésinet avec sa mère et son frère Albert
  • Joséphine Baker (1906-1975), chanteuse, danseuse et meneuse de revues, a vécu de 1929 à 1947 dans la villa « Le Beau-Chêne » au 52 avenue Georges-Clemenceau
  • Jean-Louis Barrault (1910-1994), acteur, metteur en scène et directeur de théâtre, naît au Vésinet le 8 septembre 1910
  • André Beaunier (1869-1925), écrivain et critique littéraire, a vécu avenue de la Prise-d'Eau dans les années 1920
  • Emmanuel Berl (1892-1976), journaliste, est né au Vésinet 
  • Antoine Bourdelle (1861-1929) est un sculpteur français. En 1929, il est malade,. Son ami fondeur, Eugène Rudier l'invite à passer l'été au Vésinet[26] au 18 route des Bouleaux. Le sculpteur y meurt en octobre. Il est enterré au cimetière Montparnasse.
  • Philippe Bouvard (1925), journaliste et animateur de radio. Il y a résidé durant de nombreuses années
  • Julien Carette (1897-1966), acteur prolifique ayant vécu au Vésinet 
  • Luisa Casati (1881-1957), muse et mécène d'un grand nombre d'artistes du début du XXe siècle, a vécu de 1924 à 1932, au Palais rose
  • Jean-Louis Costes (1954), un artiste performer et musicien français, y a été élevé dans la maison de ses grands-parents
  • Léon Groc (1882-1956), journaliste et écrivain, a vécu au Vésinet [27]
  • Sylvine Delannoy (1929-1993), actrice française née au Vésinet
  • Jacques Duboin (1878-1976)[28], député, Secrétaire d'État au Trésor, économiste, écrivain et journaliste, vécut 88 boulevard Carnot
  • Patrick Font (1940), humoriste et chansonnier français ancien membre de l'équipe de Laurent Ruquier
  • Fernand Fournier-Aubry (1901-1972), aventurier. Sa famille était originaire du Vésinet
  • Charles de Gaulle (1890-1970) installa son quartier général en mai 1940 à "la Gouvrière", 34, boulevard Carnot
  • Georges Gimel (1898-1962) artiste expressionniste français
  • Gotlib (1934-2016), dessinateur et scénariste de bande dessinée
  • Julien Green (1900-1998), évrivain américain de langue française, a vécu au Vésinet dans la grande maison "Villa du Lac", 1 avenue Scribe, que ses parents avaient louée de début 1913 à septembre 1915.
  • Madeleine Louise Jeannest (1892-1957), dessinatrice de mode et haute-couture Parisienne.
  • Jeanne Lanvin (1867-1946), créatrice de mode et de parfums, vécut plusieurs années au Vésinet dans sa villa, « les Vieilles Tuiles », au 8 boulevard de Belgique où elle est morte. Elle est enterrée dans le cimetière communal
  • Jean Lattès (1917-1996), photographe, habita Le Vésinet de 1955 à 1996
  • Auguste Le Breton (1913-1999), écrivain, a vécu ses dernières années au Vésinet, au 12, rue Pasteur. Il est enterré dans le cimetière communal
  • Francis Lopez (1916-1995), compositeur d'opérettes, habita au Vésinet de 1948 à 1950 dans une villa située dans l'île-du-Rêve (lac Inférieur)
  • Jean-Marie Louvel (1900-1970), industriel, homme politique, maire du Vésinet de 1945 à 1953. Il résidait au 74 boulevard de Belgique
  • Brigitte Lozerec'h (1945), écrivain, y a vécu de 1950 à 1960
  • Jean Marais (1913-1998), acteur de cinéma, vécut une partie de son enfance au Vésinet, 90 boulevard de Belgique, où il fut élevé par sa mère, sa tante et sa grand-mère. Le cinéma du Vésinet porte son nom
  • Luis Mariano (1914-1970), chanteur d'opérettes, habita dans la villa « Les Lionceaux », 86 boulevard Carnot
  • Robert de Montesquiou (1855-1921), écrivain et dandy, fut propriétaire et habita de 1908 à 1921 au Palais Rose
  • Anne Marie Peysson (1935-2015) habita de nombreuses années dans une villa, avenue des Pages
  • Ruddy Pomarede (1978), acteur, réalisateur et scénariste des web-séries Damned et Flander's Company, est professeur de physique-chimie au collège du Cèdre
  • Charles Rigoulot (1903-1962), haltérophile et coureur automobile français, est né au Vésinet en 1903. Décédé d'un cancer le 22 août 1962 à Paris, il est inhumé à Saint-Mandé
  • Eugène Rudier (1855-1952), fondeur, s'installe au Vésinet en 1918, au 18 rue des Bouleaux puis au 84-86 rue Georges-Clemenceau. Il meurt le 18 juin 1952 à Malakoff. Il est inhumé au cimetière du Vésinet. Une sculpture de Rodin, La Grande Ombre, décore sa tombe
  • Denis Sassou-Nguesso (1943), président de la République populaire du Congo, a résidé au Vésinet en 1995
  • Maurice Utrillo (1883-1955), artiste-peintre, a vécu au Vésinet avec sa femme Lucie Valore une vingtaine d'années jusqu'à sa mort en 1955
  • Maurice de Vlaminck (1876-1958) a passé son enfance au Vésinet

Galerie[modifier | modifier le code]

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Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Pierre Michet de la Baume, Petites et grandes heures du Pecq et du Vésinet, Diguet-Deny, Saint-Germain-en-Laye, , 120 p.
  • Geneviève Petit, Le Vésinet en cartes postales anciennes, 2e édition, Bibliothèque européenne - Zaltbommel, , 78 p. (ISBN 90-288-1253-9).
  • Georges Poisson, La curieuse histoire du Vésinet, Ville du Vésinet, 1975 (réédité en 1986 et 1998), 253 p. (ISBN 2-9513471-0-3).
  • Le Vésinet, modèle français d'urbanisme paysager 1858-1930, Inventaire général des monuments et des richesses artistiques de la France, coll. « Cahiers de l’Inventaire », , 144 p. (ISBN 2-11-081019-X).
  • Le Vésinet au fil du temps, Société d'Histoire du Vésinet, , 125 p. (ISBN 2-9508691-0-6).
  • Michèle Courbis, Le Vésinet, Alan Sutton Eds, , 128 p. (ISBN 978-2-8138-0264-4)[29].
  • Michèle Courbis, Le Vésinet - Tome II, Alan Sutton Eds, , 128 p. (ISBN 978-2-8138-0552-2)[30].
  • Alain-Marie Foy, Le Vésinet en Chemins, 2e édition, Société d'Histoire du Vésinet, , 144 p. (ISBN 978-2-9508691-1-1).

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Palmarès du Concours des villes et villages fleuris dans les Yvelines
  2. « Géolocalisation sur Geoloco », sur http://geoloco.inovagora.net.
  3. Le Vésinet sur la carte 1/25000 de l'IGN sur Géoportail..
  4. Les armoiries sur le site municipal du Vésinet
  5. [1](Site de la Mairie du Vésinet)
  6. http://www.levesinet.fr/le_vesinet/menu_haut/decouvrir_la_ville/histoire_1
  7. « Affiches publicitaires », sur histoire-vesinet.org
  8. Voir par exemple la page 6 du P.O.S.
  9. Les bombardements au Vésinet durant la Seconde Guerre mondiale
  10. Témoignage de Lucienne Douminjou
  11. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee
  12. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  13. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  14. « Évolution et structure de la population au Vésinet en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 2 mai 2011)
  15. « Résultats du recensement de la population des Yvelines en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 2 mai 2011)
  16. Les maires du Vésinet, Société d'Histoire du Vésinet
  17. blog-vesinet.fr, Le prix des maisons anciennes dans L'Express
  18. « Revenus fiscaux localisés des ménages-Année 2010 », sur site de l'Insee,‎ (consulté le 16 septembre 2016)
  19. « Insee - Chiffres clés : Commune du Vésinet (78650) », sur www.insee.fr (consulté le 18 septembre 2016)
  20. « Zone d'emploi de Nanterre », sur Chambre régionale de commerce et d'industrie Paris - Île-de-France (consulté le 23 septembre 2009)
  21. a, b et c INSEE, recensement 2006, Chiffres clés Emploi - Population active
  22. INSEE, recensement 2006, Tableaux détaillés, Déplacements domicile-travail
  23. INSEE, recensement 2006, Tableaux détaillés, Déplacements domicile-travail
  24. base Mérimée
  25. Site de la Société d'Histoire du Vésinet : Le Palais Rose
  26. Référence : http://histoire-vesinet.org/saga_rudier.htm
  27. Jacques Duboin, député, sous secrétaire d'État au Trésor, économiste, écrivain et journaliste, vécut 88 boulevard Carnot
  28. Jacques Duboin (1878-1976), député, Secrétaire d'État au Trésor, économiste, écrivain et journaliste, vécut 88 boulevard Carnot
  29. Le Vésinet - Alan Sutton Editions
  30. Le Vésinet - Tome II - Alan Sutton Editions