Le Vésinet

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Le Vésinet
Le Vésinet
L'hôtel de ville du Vésinet.
Blason de Le Vésinet
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Yvelines
Arrondissement Saint-Germain-en-Laye
Canton Chatou
Intercommunalité Communauté d'agglomération Saint-Germain Boucles de Seine
Maire
Mandat
Bernard Grouchko
2014-2020
Code postal 78110
Code commune 78650
Démographie
Gentilé Vésigondins, Vésigondines
Population
municipale
15 884 hab. (2015 en diminution de 2,25 % par rapport à 2010)
Densité 3 177 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 53′ 41″ nord, 2° 07′ 59″ est
Altitude Min. 26 m
Max. 47 m
Superficie 5,00 km2
Localisation

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Liens
Site web levesinet.fr

Le Vésinet est une commune française située dans le département des Yvelines et la région Île-de-France. C'est une commune résidentielle de l'ouest parisien, s'ordonnant autour de parcs, lacs et rivières artificiels, desservis par des artères vertes aux arbres plus que centenaires (4 fleurs et Grand Prix National de Fleurissement au concours des villes et villages fleuris en 2013[1]). Elle présente la particularité d'être née d'un des premiers lotissements créés en région parisienne au XIXe siècle.

Site résidentiel classé, Le Vésinet est protégée au titre des sites (loi de 1930) et des monuments historiques (loi de 1913).

Ses habitants sont appelés les Vésigondins.

Géographie[modifier | modifier le code]

Position du Vésinet dans les Yvelines.
Locator Dot.png
Le lac des Ibis.

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune du Vésinet se trouve au milieu d'un méandre de la Seine, sans accès au fleuve, à 19 kilomètres à l'ouest de Paris et à quatre kilomètres à l'est de Saint-Germain-en-Laye. Les communes limitrophes sont Chatou à l'est, Croissy-sur-Seine au sud, Le Pecq à l'ouest et au nord, Montesson.

Le territoire est constitué par une plaine alluviale s'étageant entre 28 mètres (au niveau du rond-point du Pecq) et 45 mètres d'altitude (à l'extrémité est de la route de Montesson), en légère pente du nord-est vers le sud-ouest.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Urbanisme[modifier | modifier le code]

C'est une commune entièrement urbanisée, formée très majoritairement d'habitations individuelles. Les espaces verts représentent 20 % du territoire. Dans ces espaces verts, distribués dans la commune, ont été aménagés des plans d'eau : le lac Supérieur, le lac Inférieur, le lac de la Station, le lac de Croissy et le Grand lac (avec une grande île centrale, l'Île des Ibis) aussi appelé « Lac des Ibis »[2] ou « Grand Lac des Ibis »[3]. Ces plans d'eau sont reliés les uns aux autres (sous la forme de deux réseaux indépendants séparés par la voie de chemin de fer) par près de quatre kilomètres de ruisseaux artificiels appelés « Les petites rivières ».

La commune est une ville résidentielle. Selon plusieurs palmarès, Le Vésinet est une des villes regroupant le plus d'expatriés et la plus chère de l'immobilier d'Île-de-France avec un prix médian des maisons de 1 000 000 [4].

Voies de communication[modifier | modifier le code]

Les communications sont assurées par trois grands axes rayonnant à partir de la place de la République située sur l'emplacement de l'étoile forestière : la route de Sartrouville (RD 121) en direction du nord, la route de Montesson (RD 311) en direction du nord-est, le boulevard Carnot (RD186) en direction de l'est et la route de Croissy (RD 121) en direction du sud-est. Le boulevard Carnot relie le pont du Pecq au pont de Chatou et constitue l'artère principale de la commune.

Sur le plan ferroviaire, Le Vésinet est desservi par deux stations du RER A : Le Vésinet-Centre et Le Vésinet-Le Pecq.

Toponymie[modifier | modifier le code]

La mention du Vésinet apparaît pour la première fois dans une charte de 704, du roi Childebert III sous l'appellation Visinolium[5], vesiniolum[6], visiniotum[7],[8], Visiniolo en 768[9],[10].

Selon Dauzat, le nom « Vésinet » viendrait du latin vicinicum est signifierait « hameau ». Mais l'origine est visiniolum « lieu voisin ». Cette seconde hypothèse est plus probante, car au moment de la rédaction des documents les plus anciens, entre le VIIIe et le IXe siècle, lorsque apparaissent les mots visiniolum et visiniolo, il n'y a pas encore de hameau, mais seulement une terre, un bois qui est cédé à Alpicum (Le Pecq) en sous-fief. C'est une réserve de bois pour le modeste prieuré qui s'établit au Pecq et pour les quelques dizaines de familles qui se serrent autour du petit oratoire en bois de Saint-Wandrille, sur la rive gauche de la Seine[11],[12].

Histoire[modifier | modifier le code]

Les origines[modifier | modifier le code]

Dans une charte de 704, le roi Childebert III octroie la terre du Pecq et son annexe Le Vésinet aux moines de l'abbaye de Fontenelle devenue Saint-Wandrille au XIIe siècle.

Le territoire actuel du Vésinet est alors recouvert par une forêt, une partie de l'ancienne forêt d'Yveline, acquise par le roi François Ier au XVIe siècle et restant longtemps un domaine de chasse de la couronne.

Du Moyen Âge au règne de Louis XIV, la forêt a mauvaise réputation, ce qui n'empêche pas Louis XIV d'y chasser au vol.

Le cardinal de Noailles la fait défricher et y bâtit des maisons et une chapelle pour les cultivateurs.

Sous la Révolution, ce territoire est partagé entre les nouvelles communes de Croissy, Chatou, Montesson et Le Pecq.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Woodcottage.
Palmarès des villes fleuries décerné au Vésinet.
La ligne de train et l'ancienne gare

En 1837, la nouvelle ligne de chemin de fer de Paris-Saint-Lazare au Pecq est inaugurée. Le train ne pouvant affronter le dénivelé jusqu'à Saint-Germain-en-Laye, la gare se situe sur la commune du Pecq, sur la rive droite de la Seine, au pied du pont dit « pont du Pecq », reconstruit en 1963 et baptisé « pont Georges Pompidou » en 1996 ; grâce à un chantier pour un programme immobilier, des vestiges de cette gare ont été découverts début 2017. En 1848, la création d'un train dit « atmosphérique » permet le prolongement de la ligne jusqu'à Saint-Germain-en-Laye ; ce train subit un accident dans la gare du Vésinet le 6 septembre 1858 qui fait trois morts et 35 blessés[13]. La première gare est abandonnée ; la gare du Vésinet (actuellement « Le Vésinet-Le-Pecq ») est ouverte en 1862.

La création de la ville

En 1855, Napoléon III décrète qu'il y sera bâti un asile pour les ouvriers convalescents ou mutilés dans le cours de leurs travaux. Le , l'asile impérial du Vésinet est inauguré.

Un banquier nommé Place possède de nombreux espaces boisés dans la région de Saint-Germain-en-Laye et Marly. Sa gestion de la banque donnant des signes de fragilité, le duc de Morny, demi-frère de Napoléon III, inquiet pour les deux millions qu'il y a déposés, imagine un moyen de récupérer sa mise en proposant l'échange entre l'État et le banquier Place des propriétés de ce dernier contre les bois du Vésinet, répartis sur trois communes (Chatou, Croissy, le Pecq) et ayant peu d'attrait pour l'État.

Le est fondée la société Pallu et Cie, dont l'objectif est d'urbaniser la forêt du Vésinet afin de fonder une ville nouvelle. Le gérant en est Alphonse Pallu, associé à Auguste de Morny, à l'origine également de l'urbanisation de Deauville et de Biarritz. À cette fin, elle procède à un échange de terrains avec Napoléon III, troquant 321 ha de terrains situés entre les forêts de Saint-Germain et de Marly, ce qui permet à l'empereur de réunir ses terrains de chasse en un seul tenant contre 436 ha au Vésinet (et 49 ha dans la forêt de Saint-Germain).

La création du plan de la ville est confiée au comte de Choulot suivant un plan de cité-jardin « à l'anglaise » avec un plan en damier pour le centre-ville, mais des voies courbes en second réseau de circulation ainsi que des coulées vertes accompagnées de rivières artificielles. Les travaux de défrichement, de terrassement, de création des réseaux de lacs et rivières, d'installation du réseau d'eau potable ainsi que les ouvrages d'art sont réalisés par Pierre-Joseph Olive, architecte attitré de la société Pallu. Choulot et Olive cosignent la vue cavalière du Vésinet (mairie du Vésinet) datée de 1858. Le centre-ville comporte comme le veut la tradition une église, Sainte-Marguerite, qui est un des premiers bâtiments publics réalisés en béton en France.

La société Pallu aménage ce qui va devenir un des tout premiers lotissements de France et la vente par adjudication des premiers lots commence le . Des affiches sont éditées pour promouvoir le caractère de villégiature de la ville et attirer ainsi les bourgeois parisiens[14].

En 1858, un cahier des charges est établi et modifié en septembre 1865 et et mai 1869. Il fixe les règles auxquelles doivent se conformer les acquéreurs pour préserver le caractère résidentiel du lotissement. En particulier, sont interdites toutes les activités industrielles ; seuls sont autorisés à s'installer « les commerces, métiers et industries utiles aux constructions ou aux besoins domestiques pourront seuls s'établir [...] sur ceux des lots seulement qui seront spécialement indiqués à cet effet par MM. Pallu et Cie. » Les jardiniers et fleuristes sont libres de s'installer où bon leur semble.

C'est l'un des premiers règlements d'urbanisme établis en France.

En 1866, est installé un champ de courses autour de l'actuel Grand Lac, appelé aussi lac des Ibis (appelé à l'époque « lac du Champ de Courses »)[15],[16].

Le , le Vésinet est érigé en commune autonome[17]. Alphonse Pallu en est le premier maire est élu.

En 1934, la plus grande partie des pelouses et des rivières sont classés ou inscrits à l'inventaire des sites pittoresques protégés[18].

Le tour de France

Le tour de France part du Vésinet en 1925 puis, chaque année, de 1927 à 1939 inclus. Le démarrage de l'épreuve se fait à Paris, à proximité de l'Étoile, mais le départ réel est donné au Vésinet et parfois de nuit, vers deux ou trois heures du matin. L'organisateur du départ est Julien Rudolphe, coureur sur piste, cycliste de demi-fond d'avant la Première guerre mondiale. En 1917, il installe au Vésinet son atelier et son magasin de construction et de réparation de cycles dans l'immeuble qu'il fait construire au 15 bis boulevard Carnot, bâtiment qui appartient maintenant à la Ville. Une plaque commémorative est posée sur la façade.

La Seconde Guerre mondiale

La ville est bombardée notamment trois fois[19] :

  • par les Allemands le 3 juin 1940, au moins une victime ;
  • par les Britanniques le 3 mars 1942, deux ou trois morts, quinze blessés ;
  • par les Américains le 1er juin 1944, trois ou quatre morts.

André Douminjou est fusillé par les Allemands le 21 août 1944 au Vésinet lors d'une prise d'otages devant le café de la Mairie, boulevard Carnot[20].

L'après-guerre

En 1970, l'ensemble des secteurs résidentiels d'habitations individuelles de la commune fut à son tour inscrit à l'inventaire des sites pittoresques du département des Yvelines[21]. Enfin, en 1983 est classé l'ensemble des lacs, rivières, pelouses, coulées et autres espaces verts publics[22].

Le lac des Ibis (ou Grand Lac ou lac du Champ de Courses) est acheté par la ville en 1914. Les quatre autres lacs et les rivières qui les relient, relevant d'un traité de concession conclu entre la Lyonnaise des Eaux et la ville (en 1949, renouvelé en 1974), sont intégrés au domaine public plus tard, en 2005[réf. nécessaire].

Cet ensemble de mesures de protection permet au Vésinet de demeurer l'exemple unique en France de « ville-parc ». Par ailleurs, depuis 1997, Le Vésinet bénéficie de la distinction suprême des Quatre Fleurs au Concours des villes et villages fleuris[réf. nécessaire].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

Antérieurement à la loi du 10 juillet 1964[23], la commune faisait partie du département de Seine-et-Oise. La réorganisation de la région parisienne en 1964 fit que la commune appartient désormais au département des Yvelines et à son arrondissement de Saint-Germain-en-Laye, après un transfert administratif effectif au .

Pour l'élection des députés, la commune fait partie depuis 1988 de la Canton du Vésinet.

De sa création en 1875 à 1964, la commune faisait partie du canton de Saint-Germain-en-Laye, année où elle rejoint le canton de canton de Chatou. Lors de la mise en place du département des Yvelines, elle devient en 1967 le chef-lieu du canton du Vésinet[24]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, elle réintègre le canton de Chatou, dans une composition redéfinie.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune était membre fondateur de la communauté de communes de la Boucle de la Seine, créée fin 2004 et qui s'est transformée ultérieurement en communauté d'agglomération sous le nom de la communauté d'agglomération de la Boucle de la Seine.

Dans le cadre de la mise en œuvre de la loi MAPAM du 27 janvier 2014, qui prévoit la généralisation de l'intercommunalité à l'ensemble des communes et la création d'intercommunalités de taille importante en Île-de-France, capables de dialoguer avec la métropole du Grand Paris, cette intercommunalité fusionne avec ses voisines pour former, le , la communauté d'agglomération Saint Germain Boucles de Seine, dont la commune est désormais membre.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Élections municipales de 2014
Résultats de l'élection municipale des 23 et 30 mars 2014 à Le Vésinet[25]
Tête de liste Liste Premier tour Second tour Sièges
Voix % Voix % CM CC
Bernard Grouchko DVD 1 837 27,87 2 458 36,94 23 5
Philippe Bastard De Crisnay DVD 1 299 19,71 1 607 24,15 4 1
Stanislas Chesnais DVD 1 088 16,51 1 463 21,98 3 1
André Michel PS-PCF-EELV 1 056 16,02 1 126 16,92 3
Thibaut Gripoix DVD 904 13,71
Josyane Husson DVD 405 6,14
Inscrits 12 284 100,00 12 284 100,00
Abstentions 5 549 45,17 5 477 44,59
Votants 6 735 54,83 6 807 55,41
Blancs et nuls 146 2,17 153 2,25
Exprimés 6 589 97,83 6 654 97,75

Politique locale[modifier | modifier le code]

La commune est marquée par une très forte instabilité politique avec 5 maires élus entre 1995 et 2014 dont aucun n'est parvenu au terme de son mandat.

Bernard Grouchko, le maire élu en 2014, mis en minorité au sein de sa majorité[26],[27], annonce en février/mars 2018 sa démission avant de la reprendre et de constituer une nouvelle alliance au sein du conseil municipal[28],[29],[30].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[31]
Période Identité Étiquette Qualité
1875 1879 Alphonse Pallu   Industriel
1879 1887 Jean Laurent   Commerçant (restaurateur)
1887 1888 Aimé Foucault Républicain radical Avoué
1888 1892 Alphonse Ledru Union républicaine (clérical) Avocat
1892 1904 Charles Drevet Union républicaine (clérical) officier d'académie
1904 1908 Gaston de Casteran Union républicaine Avocat
1908 1919 Gaston Rouvier Radical socialiste Journaliste, haut fonctionnaire
1919 1929 Camille Saulnier Radical socialiste  
1929 1934 Henri Cloppet Union Républicaine Démocratique Journaliste
1934 1935 Émile Aubrun   Négociant
1935 1941 Émile Thiébaut   Commerçant (Horticulteur, fleuriste)
Démisssionnaire
mai 1941[32] 1944 Georges Dessoudeix[33]   Journaliste, écrivain, critique littéraire
Nommé conseiller départemental de Seine-et-Oise (1943 → 1944)
Nommé par le Gouvernement de Vichy
octobre 1944 1945 Max Boisville[34]   Électricien
Membre du Comité de Libération du Vésinet
Nommé par le préfet de la Libération
avril 1945 1953 Jean-Marie Louvel[35],[36],[37] MRP Polytechnicien
Ministre de l'industrie et du commerce (1950 → 1954)
Sénateur du Calvados (1959 → 1970)
Député du Calvados (1945 → 1958)
Maire de Caen (1959 → 1970)
1953 1965 Marc Ferlet[38]   Ingénieur
1965 1995 Alain Jonemann[39] RI puis
UDF-PR puis RPR
Journaliste puis chef d'entreprise (transports)
Député des Yvelines (5e circ) (1988 → 1993)
Conseiller général du Vésinet (1967 → 1992)
Vice-président du conseil général des Yvelines (1970 → 1992)
Conseiller régional (1976 → 1986)
1995 2008[40] Alain-Marie Foy[41] RPR puis UMP Cadre de banque
Président de la CC Boucle de la Seine (2005 → 2008)
2008 janvier 2012[42] Robert Varèse[43] UMP Ingénieur civil du Génie maritime
Vice-président de la CC Boucle de la Seine (2008 → 2012[44])
Démissionnaire
janvier 2012[45] avril 2013[46] Philippe Bastard de Crisnay[47],[48] UMP Chef d'une grande entreprise
Vice-président de la CC Boucle de la Seine (2012[44] → ?)
Mandat écourté à la suite de la démission de 11 conseillers municipaux
avril 2013[49] avril 2014 Didier Jonemann[50] DVD Médecin généraliste.
Fils d'Alain Jonemann, maire de 1965 à 1995
avril 2014 en cours
(au 2 mars 2018)
Bernard Grouchko[51] DVD Dirigeant de société
Vice-président de la CA Saint Germain Boucles de Seine (2016 → )

Jumelages[modifier | modifier le code]

Pacte d’amitié[modifier | modifier le code]

Ancien jumelage[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1872. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[52],[Note 1].

En 2015, la commune comptait 15 884 habitants[Note 2], en diminution de 2,25 % par rapport à 2010 (Yvelines : +1,32 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911
2 2852 4653 3294 4604 3424 8955 4145 6806 353
1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
7 6109 40511 22211 71213 02015 66517 96418 45917 986
1982 1990 1999 2006 2011 2015 - - -
17 27215 94515 92116 41915 92915 884---
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[24] puis Insee à partir de 2006[53].)
Histogramme de l'évolution démographique
Pyramide des âges en 2007

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (24,1 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (17,5 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (52,2 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 47,8 % d’hommes (0 à 14 ans = 22,3 %, 15 à 29 ans = 15,4 %, 30 à 44 ans = 21,8 %, 45 à 59 ans = 19,3 %, plus de 60 ans = 21,3 %) ;
  • 52,2 % de femmes (0 à 14 ans = 18,8 %, 15 à 29 ans = 14,6 %, 30 à 44 ans = 20,5 %, 45 à 59 ans = 19,5 %, plus de 60 ans = 26,7 %).
Pyramide des âges au Vésinet en 2007 en pourcentage[54]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,5 
90  ans ou +
1,8 
7,7 
75 à 89 ans
10,9 
13,1 
60 à 74 ans
14,0 
19,3 
45 à 59 ans
19,5 
21,8 
30 à 44 ans
20,5 
15,4 
15 à 29 ans
14,6 
22,3 
0 à 14 ans
18,8 
Pyramide des âges du département des Yvelines en 2007 en pourcentage[55]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,3 
90  ans ou +
0,9 
4,3 
75 à 89 ans
6,6 
11,2 
60 à 74 ans
11,6 
20,3 
45 à 59 ans
20,7 
22,1 
30 à 44 ans
21,5 
19,9 
15 à 29 ans
18,9 
21,9 
0 à 14 ans
19,8 

Enseignement[modifier | modifier le code]

Le lycée Alain, vue du côté de la route de Croissy.
Enseignement public[réf. nécessaire]
  • Cinq écoles maternelles : Centre, Charmettes, la Borde, Princesse, les Cygnes
  • Quatre écoles élémentaires : Merlettes, Pallu, Pasteur, Princesse
  • Un collège : Le Cèdre
  • Un lycée d'enseignement général : Alain (pseudonyme de l'écrivain Émile Chartier, qui habita le Vésinet jusqu’à sa mort en 1951)
Enseignement privé sous contrat[réf. nécessaire]
  • L'École Saint-Charles (élémentaire) (Fondation des Orphelins apprentis d'Auteuil)
  • L'Ensemble scolaire Le Bon Sauveur (de la maternelle au lycée)
  • L’École Sainte-Odile (maternelle et élémentaire)
  • L'École Sainte-Jeanne-d'Arc (maternelle et élémentaire)

Par ailleurs, la fondation des Orphelins Apprentis d'Auteuil, possède l'Institution Saint-Charles au no 23 de l'avenue de Lorraine.

Petite enfance[modifier | modifier le code]

Le Vésinet possède[Quand ?] six crèches, une halte-garderie et une crèche intercommunale[réf. nécessaire].

Personnes âgées[modifier | modifier le code]

Il y a[Quand ?] trois foyers-logements et un Ehpad à l'hôpital du Vésinet , avenue de la Princesse[réf. nécessaire].

Culture[modifier | modifier le code]

La bibliothèque municipale est renommée en avril 2018 bibliothèque Marcel Gotlib, du nom du dessinateur qui habita longtemps la commune[56].

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

En 2010, le revenu fiscal médian par ménage était de 56 706 , ce qui place Le Vésinet au 71e rang parmi les 31 525 communes de plus de 39 ménages en métropole[57].

En 2012, la part des ménages fiscaux imposables est de 84,9 %[58].

Emploi[modifier | modifier le code]

En 2009, la commune du Vésinet fait partie de la zone d’emploi de Nanterre[59].

Recensement de 2006

La commune compte 4 727 emplois dont 4007 salariés (84,8 %) et 720 non salariés (15,2 %). Ces emplois se répartissent massivement (4371 soit 92,7 %) dans le secteur tertiaire (administration, enseignement, santé, commerce, services, transports, immobilier).

Répartition des emplois par domaines d'activité

  Agriculture Industrie Construction Tertiaire dont Commerce dont Services
Le Vésinet 0,3 % 3,5 % 3,4 % 92,7 % 7,9 % 31,9 %
Moyenne nationale 3,5 % 15,2 % 6,4 % 74,8 % 13,3 % 20,9 %
Sources des données : INSEE[60]

Répartition des emplois par catégories socioprofessionnelles

  Agriculteurs Artisans, commerçants,
chefs d'entreprise
Cadres, professions
intellectuelles
Professions
intermédiaires
Employés Ouvriers
Le Vésinet 0,0 % 6,9 % 19,1 % 28,1 % 36,8 % 9,1 %
Moyenne nationale 2,2 % 6,0 % 15,4 % 24,6 % 28,7 % 23,2 %
Sources des données : INSEE[60]

La population active compte 7 130 personnes, soit un taux d'activité de 72,2 %. Parmi celles-ci, 6 549 ont un emploi, soit un taux d'emploi de 66,3 % et 581 sont en chômage, soit un taux de chômage de 8,2 %[60], très proche du taux national (8,3 %) mais un peu plus élevé que la moyenne départementale égale à 6,3 %. Les moins de 24 ans sont les plus touchés, avec un taux de chômage de 16,8 %. Parmi les personnes ayant un emploi, près des deux-tiers (63,6 %) travaillent dans un autre département francilien, seulement 17,4 % dans la commune et également 17,4 % dans une autre commune des Yvelines[61]. Pour les déplacements domicile-travail, 43,2 % d'entre elles utilisent des véhicules automobiles et 43 % les transports en commun, ce dernier chiffre s'élevant à 60,7 % pour les personnes travaillant dans un autre département de la Région[62]. Ces chiffres reflètent l'importance de la liaison directe assurée par la ligne A du RER entre Le Vésinet et les zones d'emploi de La Défense et de Paris.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

.Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Villa Olivia bâtie par l'architecte Pierre-Joseph Olive au bord du Lac de la Station.

Le Vésinet comporte de nombreuses villas à l'architecture pittoresque du fin du XIXe siècle et début du XXe siècle.

Beaucoup d'entre elles sont répertoriées dans l'Inventaire général du patrimoine culturel d'Île-de-France par le Ministère de la Culture[63].

Cinq édifices sont classés ou inscrits comme Monuments historiques ISMH :

  • Wood Cottage (122 boulevard des États-Unis) : maison fabrique construite en 1864 par l'entrepreneur Tricotel pour M. Taconnet . Ses façades présentent des modénatures béton représentant des banches d'arbre. Inscrite à l'inventaire supplémentaire en 1993, cette maison fut classée Monument historique en 2000. Elle fut léguée à la Ville en 2007 pour être conservée comme musée ;
  • la villa Berthe ou La Hublotière (72 route de Montesson) : construite en 1896, elle est l'une des rares réalisations de l'architecte Hector Guimard, le créateur des bouches de métro parisiennes, inscrite en 1979 à l'Inventaire supplémentaire des monuments historiques (ISMH) ;
  • le Palais Rose du Vésinet (12 rue Diderot) : c'est une villa construite sur le modèle du Grand Trianon de Versailles vers 1900 pour l'ingénieur Arthur Schweitzer ; celui-ci ne la conserva que deux ans car ruiné, il dut vendre le bâtiment au milliardaire Pârsî Ratanji Jamsetji Tata. À nouveau vendu, le palais est habité de 1908 à 1921 par le poète et esthète Robert de Montesquiou, qui le laissa à son dernier secrétaire Henri Pinard. Ce dernier le vendit en 1923 à Luisa Amann, marquise Luisa Casati, muse de nombre d'artistes de la première moitié du XXe siècle qui, ruinée, l'abandonna à ses créanciers en 1932. En 1912, Robert de Montesquiou avait acheté un terrain boisé contigu, où il fit dessiner un parc et dresser de nombreux vases et statues. Il y fit surtout construire une rotonde, baptisée Temple de l’Amour, abritant la vasque qui avait été la baignoire de marbre de l’appartement de Madame de Montespan à Versailles[64]. Le Palais Rose est inscrit à l'ISMH depuis 1986 ;
  • l'Hôpital du Vésinet (72 avenue de la Princesse) : ancien asile impérial construit en 1859, inscrit en partie en 1998 à l'Inventaire supplémentaire ISMH.
Sortie de messe en 1913 à Sainte-Marguerite.
  • l'église Sainte-Marguerite (place de l'Église) : ce fut le premier bâtiment non industriel réalisé en béton en France. L'église fut construite de 1862 à 1865 sur commande de la société Pallu par l'architecte Louis-Auguste Boileau qui adopta un parti novateur, l'emploi d'une structure métallique accompagnée d'une maçonnerie de remplissage préfabriqué en béton selon le procédé Coignet, imitant la pierre, couverte par un système de pendentifs à nervures métalliques. Cette église fut très critiquée lors de sa réalisation en raison de sa morphologie mais aussi du procédé Coignet qui faisait débat. Les vitraux de la nef et du chœur ont été mis en place entre 1865 et 1904, offerts par Alphonse Pallu et de généreux paroissiens. En 1866, érection de la paroisse du Vésinet par Napoléon III. En 1896, ajout d'une sacristie dans l'axe du chœur et de deux chapelles latérales reliées par un déambulatoire sur les plans de l'architecte Louis Gilbert. De 1901 à 1903, décor des chapelles par Maurice Denis, entièrement restaurés en 2007-2008. Restauration des vitraux en 1980 par Emmanuel Chauche, maître-verrier et vésigondin, et pose de trois nouveaux vitraux. En juillet 2009, un incendie en endommagea gravement une partie. Une nouvelle restauration fut nécessaire. Elle fut poursuivie par la restauration du chœur et du déambulatoire (2012-2014). Inscrite à l'inventaire supplémentaire en 1978, elle est classée Monument historique depuis avril 2016 ;

Autres constructions :

  • l'église Sainte-Pauline (55 boulevard d'Angleterre) : en 1905, après la séparation de l'Église et de l'État, une Vésigondine, Mme Chardon, offre à l'évêché de Versailles le terrain sur lequel sera bâtie l'église Sainte-Pauline. Celle-ci, construite grâce à la générosité de Mme Chardon et d'autres Vésigondins, est appelée Sainte-Pauline, en mémoire de sa fille unique décédée en 1886. L'église est consacrée le 13 juillet 1913 par Mgr Gibier, évêque de Versailles. D'abord rattachée à Sainte-Marguerite, Sainte-Pauline est devenue paroisse le 15 janvier 1919 ;
  • la villa « romaine » Olivia, au 12 avenue Rembrandt, due à Pierre-Joseph Olive.

La ville du Vésinet est classée au Conseil national des Villes et Villages Fleuris. La ville présente un cadre paysager né des travaux du Comte Paul de Lavenne de Choulot, paysagiste français, réalisés à partir de 1830.

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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

La maison du Vésinet où vécut le philosophe Alain de 1917 à 1951, au 75 rue Maurice Berteaux.
  • Alain (1868-1951), écrivain et philosophe, a vécu au Vésinet jusqu'à sa mort au 75 rue Maurice-Berteaux, dans une villa achetée en 1917 et nommée « La maisonnette ». Une plaque commémorative, visible de la rue, est apposée sur la façade. Le lycée situé sur la commune porte son nom.
  • Guillaume Apollinaire (1880-1918), poète, a vécu son enfance au Vésinet avec sa mère et son frère Albert.
  • Robert Aron (1898-1975), écrivain et académicien français, est né au Vésinet au 55, avenue Georges-Clemenceau (à l'époque avenue Centrale).
  • Joséphine Baker (1906-1975), chanteuse, danseuse et meneuse de revues, a vécu de 1929 à 1947 dans la villa « Le Beau-Chêne » au 52 avenue Georges-Clemenceau.
  • Jean-Louis Barrault (1910-1994), acteur, metteur en scène et directeur de théâtre, naît au Vésinet le 8 septembre 1910.
  • André Beaunier (1869-1925), écrivain et critique littéraire, a vécu avenue de la Prise-d'Eau dans les années 1920.
  • Emmanuel Berl (1892-1976), journaliste, est né au Vésinet.
  • Antoine Bourdelle (1861-1929) est un sculpteur français. En 1929, il est malade. Son ami fondeur, Eugène Rudier, l'invite à passer l'été au Vésinet[65] au 18 route des Bouleaux. Le sculpteur y meurt en octobre et est enterré au cimetière Montparnasse.
  • Philippe Bouvard (1925), journaliste et animateur de radio, y a résidé durant de nombreuses années.
  • Julien Carette (1897-1966), acteur prolifique, a vécu au Vésinet jusqu'à son décès.
  • Luisa Casati (1881-1957), muse et mécène d'un grand nombre d'artistes du début du XXe siècle, a vécu de 1924 à 1932 au Palais rose.
  • Cécile Chaminade (1857-1944), pianiste et compositrice, soutenue par Georges Bizet, vécut au Vésinet de 1865 à 1925. Elle fut la première musicienne à être promue chevalier de la Légion d'honneur.
  • François Ceyrac (1912-2010), industriel, président de l'Union des Industries Métallurgiques et Minières (UIMM) puis du Conseil national du patronat français (CNPF), a occupé à partir de 1959, une villa à l'angle du boulevard de Belgique et de l'avenue des Courlis, construite pour Jeanne Lanvin par l'architecte Robert Fournez.
  • Léon Groc (1882-1956), journaliste et écrivain, a vécu au Vésinet[66] 
  • Jacques Duboin, député, sous-secrétaire d'État au Trésor, économiste, écrivain et journaliste, vécut 88 boulevard Carnot[66].
  • Charles de Gaulle (1890-1970) installa son quartier général en mai 1940 à « la Gouvrière », 34, boulevard Carnot.
  • Robert de Montesquiou (1855-1921),da écrivain et dandy, fut propriétaire et habita de 1908 à 1921 au Palais rose.
  • Maurice de Vlaminck (1876-1958) a passé son enfance au Vésinet.
  • Marcel Delannoy (1898-1962), compositeur, a vécu au Vésinet, au 36 rue Alphonse Pallu, de la fin des années vingt à 1940[66].
  • Sylvine Delannoy (1929-1993), actrice française et fille de Marcel Delannoy, est née au Vésinet.
  • Jacques Duboin (1878-1976), député, Secrétaire d'État au Trésor, économiste, écrivain et journaliste, vécut au 88 boulevard Carnot.
  • Patrick Font (né en 1940), humoriste et chansonnier français ancien membre de l'équipe de Laurent Ruquier.
  • Fernand Fournier-Aubry dit Don Fernando (1901-1972), aventurier. Sa famille était originaire du Vésinet[66],[67].
  • Georges Gimel (1898-1962) artiste expressionniste français[66].
  • Marcel Gottlieb dit Gotlib (1934-2016), dessinateur et scénariste de bande dessinée, a vécu des années 1970 à son décès dans la maison qu'il avait fait construire au 2 rue du Petit-Montesson, au quartier des Charmettes[68],[66],[69].
  • Julien Green (1900-1998), écrivain américain de langue française, a vécu au Vésinet dans la grande maison « villa du Lac », 1 avenue Scribe, que ses parents avaient louée de début 1913 à septembre 1915[66].
  • Madeleine Louise Jeannest (1892-1957), dessinatrice de mode et haute-couture Parisienne.
  • Jeanne Lanvin (1867-1946), créatrice de mode et de parfums, vécut plusieurs années au Vésinet dans sa villa, « les Vieilles Tuiles », au 8 boulevard de Belgique où elle est morte. Elle est enterrée dans le cimetière communal[66],[70].
  • Jean Lattès (1917-1996), photographe, habita Le Vésinet de 1955 à 1996.
  • Auguste Le Breton (1913-1999), écrivain, a vécu ses dernières années au Vésinet, au 12, rue Pasteur. Il est enterré dans le cimetière communal.
  • Francis Lopez (1916-1995), compositeur d'opérettes, habita au Vésinet de 1948 à 1950 dans une villa située dans l'île-du-Rêve (lac Inférieur) détruite par un incendie en 1991.
  • Jean-Marie Louvel (1900-1970), industriel, homme politique, maire du Vésinet de 1945 à 1953. Il résidait au 74 boulevard de Belgique.
  • Brigitte Lozerec'h (1945), écrivain, y a vécu de 1950 à 1960.
  • Jean Marais (1913-1998), acteur de cinéma, vécut une partie de son enfance au Vésinet, 90 boulevard de Belgique, où il fut élevé par sa mère, sa tante et sa grand-mère. Le cinéma du Vésinet porte son nom.
  • Luis Mariano (1914-1970), chanteur d'opérettes, habita dans la villa « Magreluma » située au 86 boulevard Carnot, devenue « Les Lionceaux ».
  • Anne Marie Peysson (1935-2015), journaliste et présentatrice de télévision, habita de nombreuses années dans une villa, avenue des Pages.
  • Ruddy Pomarede (1978), acteur, réalisateur et scénariste des web-séries Damned et Flander's Company, est professeur de physique-chimie au collège du Cèdre.
  • Charles Rigoulot (1903-1962), haltérophile et coureur automobile français, est né au Vésinet en 1903. Décédé d'un cancer le 22 août 1962 à Paris, il est inhumé à Saint-Mandé.
  • Albert Robida (1848-1926) dessinateur, lithographe, aquafortiste, caricaturiste et romancier, fait construire une villa au 15 route de la Plaine. Il la quitte après la Première Guerre mondiale. Il a été conseiller municipal du Vésinet de 1900 à 1908.
  • Eugène Rudier (1855-1952), fondeur, s'installe au Vésinet en 1918, au 18 rue des Bouleaux puis au 84-86 rue Georges-Clemenceau. Il meurt le 18 juin 1952 à Malakoff. Il est inhumé au cimetière du Vésinet. Une sculpture de Rodin, La Grande Ombre, décore sa tombe.
  • Pierre Satre (1909-1980), ingénieur aéronautique, habita allée du Lac Supérieur. Il y est mort le .
  • Jean Séphériades (1922-2001), champion de France d'aviron (de 1942 à 1946) habitait au 46 bis route de Croissy.
  • Jean Schiffer (1891-1965), ancien combattant de la guerre 14-18, grand officier de la Légion d'honneur, secrétaire général du syndicat d'initiative au début des années 1930, auteur d'un ouvrage sur l'aménagement du Vésinet (1932), conseiller municipal (1941-1945) ; il habita 77 route de Croissy de 1931 à 1960[71].
  • Maurice Utrillo (1883-1955), artiste-peintre, a vécu au Vésinet avec sa femme peintre Lucie Pauwels dite Lucie Valore une vingtaine d'années jusqu'à sa mort en 1955, tout d'abord au 27 Route de la Plaine jusqu’en 1936 puis au 18 route des Bouleaux (villa La Bonne Lucie).
  • Pierre-Jean Vaillard (1918-1988), humoriste et chansonnier, a vécu au 31 route de Montesson et est décédé à Paris.
  • Iannis Xenakis (1922-2001), compositeur, architecte et ingénieur civil, a séjourné au Vésinet dans la villa « Les Vertes Feuilles » au 35 avenue de la Princesse, maison que les éditions Salabert mettaient à la disposition des artistes pour qu'ils y travaillent au calme.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes du Vésinet

Les armes du Vésinet se blasonnent ainsi :
De gueules au cor de chasse d'or, contourné et virolé d'argent, au chef cousu d'azur, chargé d'une marguerite d'argent, boutonnée d'or, tigée et feuillée de sinople, accostée de deux feuilles de chêne d'or en bande et en barre..

Les armoiries ont été dessinées par Eugène Bénard, deuxième secrétaire de mairie du Vésinet, et définitivement officialisées en 1898. Il n'y a plus de devise associée aux armoiries[72].

Elles font apparaître un cor, rappelant la légende selon laquelle Ganelon avait préparé dans la forêt du Vésinet la défaite du col de RoncevauxRoland avait fait retentir son olifant. Le cor est également associé aux parties de chasse que faisaient les rois dans la forêt du Vésinet.

La guirlande de feuille de chêne entourant l'écu symbolise l'ancienne forêt.

La marguerite, hommage à sainte Marguerite, patronne du Vésinet, évoque le prénom des deux filles d'Alphonse Pallu, le créateur de la commune, Marie-Marguerite et Marguerite-Marie.

Pour finir, la couronne rappelle l'appartenance de la forêt au domaine royal durant de nombreux siècles[73].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Pierre Michet de la Baume, Petites et grandes heures du Pecq et du Vésinet, Diguet-Deny, Saint-Germain-en-Laye, , 120 p.
  • Geneviève Petit, Le Vésinet en cartes postales anciennes, 2e édition, Bibliothèque européenne - Zaltbommel, , 78 p. (ISBN 90-288-1253-9).
  • Georges Poisson, La curieuse histoire du Vésinet, Ville du Vésinet, 1975 (réédité en 1986 et 1998), 253 p. (ISBN 2-9513471-0-3).
  • Le Vésinet, modèle français d'urbanisme paysager 1858-1930, Inventaire général des monuments et des richesses artistiques de la France, coll. « Cahiers de l’Inventaire », , 144 p. (ISBN 2-11-081019-X).
  • Le Vésinet au fil du temps, Société d'Histoire du Vésinet, , 125 p. (ISBN 2-9508691-0-6).
  • Michèle Courbis, Le Vésinet, Alan Sutton Eds, , 128 p. (ISBN 978-2-8138-0264-4)[74].
  • Michèle Courbis, Le Vésinet - Tome II, Alan Sutton Eds, , 128 p. (ISBN 978-2-8138-0552-2)[75].
  • Michèle Courbis, Le Vésinet - Tome III, Alan Sutton Eds, , 128 p. (ISBN 9782813810007)[76],[77],[78].
  • Alain-Marie Foy, Le Vésinet en Chemins, 2e édition, Société d'Histoire du Vésinet, , 144 p. (ISBN 978-2-9508691-1-1).

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Palmarès du Concours des villes et villages fleuris dans les Yvelines
  2. « Géolocalisation sur Geoloco », sur http://geoloco.inovagora.net.
  3. Le Vésinet sur la carte 1/25000 de l'IGN sur Géoportail..
  4. « blog-vesinet.fr, Le prix des maisons anciennes dans L'Express »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?)
  5. La Curieuse histoire du Vésinet - Georges Poisson, 1975.
  6. Le Vésinet historique - Jean Delcour, Amelot éditeur, 1962.
  7. La Commune du Vésinet - Histoire, Urbanisme et Paysages - J. Schiffer, Imprimeries Oberthur, Rennes.
  8. http://www.levesinet.fr/le_vesinet/menu_haut/decouvrir_la_ville/histoire_1
  9. Dictionnaire étymologique des noms de lieux de France - Albert Dauzat & Charles Rostaing, Paris, 1963
  10. Ernest Nègre -Toponymie générale de la France - Volume 1 - Page 384.
  11. Jean-Paul Debeaupuis de la Société d'Histoire du Vésinet, (état des recherches au 10 août 2009).
  12. Louis Bigard-Les seigneurs du Pecq et du Vésinet.
  13. L'accident du train atmosphérique en gare du Vésinet, le 6 septembre 1858
  14. « Affiches publicitaires », sur histoire-vesinet.org
  15. « Lac des Ibis, Le Vésinet AA », sur http://onvqf.over-blog.com/ (consulté le 5 décembre 2017).
  16. http://www.histoire-vesinet.org/scandaleauchampdecourses.htm
  17. Voir par exemple la page 6 du P.O.S.
  18. Arrêté ministériel du 5 février 1934, Arrêté ministériel du 1er février 1934
  19. Les bombardements au Vésinet durant la Seconde Guerre mondiale
  20. Témoignage de Lucienne Douminjou
  21. arrêté ministériel du 10 juillet 1970
  22. arrêté ministériel du 25 juillet 1983.
  23. Loi no 64-707 du 10 juillet 1964 portant réorganisation de la région parisienne, JORF no 162 du 12 juillet 1964, p. 6204–6209, fac-similé sur Légifrance.
  24. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  25. Résultats officiels pour la commune Le Vésinet
  26. « Le Vésinet : les élus d’opposition unis contre le maire », Le Parisien, édition des Yvelines,‎ (lire en ligne).
  27. « Le Vésinet : 5 adjoints et 4 conseillers municipaux se désolidarisent du maire et créent leur groupe : Cinq maires adjoints et quatre conseillers municipaux ont décidé de se désolidariser du maire du Vésinet, Bernard Grouchko, et de former un groupe autonome lors du prochain conseil municipal », 78 actu,‎ (lire en ligne).
  28. Benjamin Derveaux, « Le Vésinet : l’opposition part en guerre contre le maire : Les élus ont distribué des tracts ce mardi à la gare du Vésinet pour demander la tenue d’un conseil municipal extraordinaire », Le Parisien, édition des Yvelines,‎ (lire en ligne).
  29. Sébastien Birden, « Le Vésinet : le grand bazar en mairie : Lâché par une partie de sa majorité, le maire Bernard Grouchko (DVD) a annoncé sa démission avant de se rétracter et de se tourner vers… ses opposants historiques », Le Parisien, édition des Yvelines,‎ (lire en ligne).
  30. « Le Vésinet : les adjoints frondeurs débarqués », Le Parisien, édition des Yvelines,‎ (lire en ligne).
  31. Les maires du Vésinet, Société d'Histoire du Vésinet
  32. « Lettre ouverte aux habitants du Vésinet : Par M. Georges Dessoudeix, maire désigné du Vésinet », Le Courrier de Seine-et-Oise,‎ (lire en ligne).
  33. « XIIe maire du Vésinet : Georges Dessoudeix (1941-1944) », Liste des maires, Société d'Histoire du Vésinet - http://www.histoire-vesinet.org (consulté le 28 mars 2018).
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  36. « Hommage à Jean-Marie Louvel, ancien maire du Vésinet (1945-1953) », Bulletin municipal du Vésinet no16, septembre 1970
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  42. Laurent Mauron, « Le maire du Vésinet démissionne », Le Parisien, édition des Yvelines,‎ (lire en ligne).
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  44. a et b « Délibération n°12-18 : élection du premier vice-président » [PDF], Extrait du registre des délibérations du conseil communautaire - séance du 21 mars 2012, sur www.saintgermainbouclesdeseine.fr (consulté le 28 mars 2018), p. 2-3.
  45. « Philippe Bastard de Crisnay élu maire de la ville », Le Parisien, édition des Yvelines,‎ (lire en ligne) « Le conseil municipal du Vésinet a élu, hier soir, Philippe Bastard de Crisnay (UMP) au poste de maire en remplacement de Robert Varèse, officiellement démissionnaire depuis début janvier. Devant un nombreux public, l'élection s'est achevée vers 22 heures. Elle a donné lieu à un score surprenant car, avec 16 voix sur 33 possibles, le nouveau maire n'a dû son salut qu'à 4 bulletins blancs qui ont ramené les suffrages exprimés à 29 voix ».
  46. « Elections municipales au Vésinet: un fauteuil pour quatre : Avant le premier tour des élections municipales qui a lieu ce dimanche 14 avril, le Courrier des Yvelines vous présente les quatre candidats en lice », 78 actu,‎ (lire en ligne).
  47. « XIXe maire du Vésinet : Philippe Bastard de Crisnay (2012 - 2013) », Liste des maires, Société d'Histoire du Vésinet - http://www.histoire-vesinet.org (consulté le 27 mars 2018).
  48. « Le Vésinet : l’ancien maire quitte le conseil », Le Parisien, édition des Yvelines,‎ (lire en ligne).
  49. « Didier Jonemann nouveau maire du Vésinet : Au deuxième tour des élections municipales anticipées, Didier Jonemann est élu maire du Vésinet avec 42,19% des voix. Il devance le maire sortant Philippe Bastard de Crisnay », 78 actu,‎ (lire en ligne).
  50. « XXe maire du Vésinet : Didier Jonemann (2013 - 2014) », Liste des maires, Société d'Histoire du Vésinet - http://www.histoire-vesinet.org (consulté le 27 mars 2018).
  51. « XXIe maire du Vésinet : Bernard Grouchko (2014 - ) », Liste des maires, Société d'Histoire du Vésinet - http://www.histoire-vesinet.org (consulté le 27 mars 2018).
  52. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee
  53. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
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